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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 11:37




Le narrateur et auteur qui se décrit comme un journaliste qui n'a pas réussi à écrire de livres, raconte comment il a eu l'idée d'écrire un "récit réel".
L'idée de départ vient d'un épisode de la guerre d'espagne qui vient de lui être rapporté : Rafael Sanchez Mazas, un des fondateurs de la Phalange, et l'un des principaux théoricien du mouvement fasciste qui prendra le pouvoir en Espagne sous les traits de Franco, a failli être fusillé. Quelques jours avant que les fascistes ne remportent la guerre civile, les républicains procèdent à une éxécution groupée de tous les prisonniers un peu importants que contenait la prison de Collel, près de Gérone. Sanchez Mazas est l'un de ceux-là. Pourtant ce dernier y réchappe miraculeusement en fuyant dans les bois. Pourchassé, il sera débusqué par un milicien qui lui laissera la vie sauve en feignant de n'avoir rien vu.
Notre narrateur va alors se mettre alors en quête des éléments de cette période, enquête qui lui redonnera envie de se remettre à écrire.
Découpée en 3 parties, le récit nous fait suivre tout d'abord l' enquête de terrain pour donner dans la 2ème partie, le premier jet du "récit-réel" écrit par notre narrateur-journaliste. Dans la 3ème partie, Cercas qui a abandonné son projet d'écriture, rencontre l'écrivain Roberto Bolano puis Mirallès, ancien soldat républicain. Leurs échanges, autour de l'écriture, de l'héroisme, donne alors le déclic à Cercas pour la continuation de son récit.

Avant toute lecture, il vaut mieux avoir quelques notions de l'histoire espagnole et de la guerre civile des années 30.
Déstabilisé par cette partie de l'histoire qui m'est un peu inconnue, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le récit. Les éléments historiques se multiplient ainsi que les différents personnages de l'époque ( militaires, écrivains, ...) qui ont véritablement existés mais qui ne sont pas forcemment connus en France.
J'ai également été déstabilisé par la forme : m'attendant à un roman, j'ai plutôt découvert le récit d'un journaliste qui tentait d'écrire un livre sur la guerre d'Espagne et sur un de ces protagonistes. La forme hybride du livre est plutôt un prétexte pour montrer la difficulté pour un écrivain de donner naissance à un livre et de transformer une idée en récit.
Ne vous attendez donc pas un roman, le livre oscille entre récit historique, document et mise en abyme de l'écrivain qui construit son récit.
Si Javier Cercas ne donne pas de jugement sur qui étaient les bons, les mauvais, qui avait raison ou pas, il aborde dans la 3ème partie la notion d'héroisme qui semble primordiale. Belle leçon d'humanité sur ces hommes, héros du quotidien de la guerre, reconnus ou pas, qui finiront par disparaître de nos mémoires.

Le livre a semble t-il été un énorme succès en Espagne. Personnellement,  j'ai été un peu déçue. Je n'ai que moyennement apprécié le récit. Le contexte historique m'a semblé trop ardu et l'aspect fiction / non-fiction donne un côté un peu embrouillé.
Serais-ce un livre écrit par un espagnol pour les espagnols ?
J'attends vos avis !


Note : **

Editions Actes sud - 18,90€
Editions Actes sud Babel - 7,50€
Editions Livre de poche - 6€
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commentaires

Sébastien Fritsch 07/05/2012 08:26


Bonjour,


J'ai découvert cette critique par l'intermédiaire de Babelio et je trouve amusant de voir que ce livre nous a fait un effet si semblable que plusieurs phrases de nos critiques se ressemblent mot
à mot. Etonnant, non ? 

Choco 15/05/2012 13:46



Comme quoi, parfois les impressions de lecture peuvent être universelles ! Ceci dit, je ne sais pas si c'est un avantage pour ce roman dont j'ai, aujourd'hui tout oublié !!



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