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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 15:10


Nous sommes en Afrique du Sud, 15 ans après la fin de l'apartheid. La violence et l'épidémie de sida continuent de faire de nombreuses victimes.
Ali Neuman, zoulou qui a vu sa famille massacrée, est devenu le chef de la police criminelle de Cape Town. Avec ses collègues Epkeen et Fletcher, il va enquêter sur la mort d'une fille blanche, fille d'un ancien champion de rugby, qui vient d'être retrouvé morte avec une drogue inconnue dans le corps. S'agit-il d'un acte raciste ou d'une histoire de drogue ?
Nos 3 flics et amis vont alors se lancer dans une enquête plus que dangereuse dans les bas-fonds des townships où tous y perdront quelque chose...

L'auteur réussit à nous entraîner dans un tableau très réaliste de l'Afrique de Sud, en proie à la corruption (de la police entre autres), à la misère et à la violence qui en découle. La fin de l'apartheid et le miracle Mandela sont loin d'avoir résolus tous les problèmes. La peinture, aussi effrayante soit-elle, de la société sud-africaine est imparable.
Les 3 personnages principaux ont d'ailleurs chacun leurs démons et leurs blessures. Epkeen se débat avec une ex-femme et un fils qui le hait et noie ses soucis dans l'alcool et les plaisirs charnels. Fletcher, fréquemment charrié pour sa "féminité", doit assumer le cancer de son épouse.
Bref rien dans de très drole dans ce roman où le happy end n'a pas sa place.

Pourtant, contrairement aux critiques élogieuses qui fleurissent un peu partout, je n'ai pas été emporté par ce roman.
La présentation décousue des personnages m'a fortement gênée. L'auteur peut vous parler sur 3 chapitres d'un des 3 flics puis passer dans les 3 chapitres suivants à un autre flic. On finit alors par découvrir qu'il n'y a pas 1 personnage principal mais 3,... quoique le personnage de Neuman reste quand même le plus important.
Il est alors difficile de s'attacher à ces 3 policiers, même s'ils trimballent tous des casseroles qui les rendent attachants. A la moitié du livre, on a toujours l'impression d'être au début dans une phase de présentation. On a l'impression de ne pas avancer et au final, les caractères de chacun ne semblent pas assez aboutis. Dommage car le potentiel était là.
On peut émettre des doutes aussi sur l'organisation d'une police criminelle qui semble se composer de nos seuls héros et d'un chef qui trouve le temps d'enquêter comme et avec ses officiers... Pas très crédible tout ça. Un chef de police est loin d'avoir le temps d'enquêter et est là pour coordonner celle de ses "subalternes".

"Zulu" reste quand même un bon roman noir, à lire rien que pour la vision réaliste d'une Afrique du Sud, qui n'en finit pas de panser ses plaies.

Note : ***

Editions Gallimard, série noire - 19,50€
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