Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 14:23




Le livre en partie autobiographique part des questions innocentes posées un jour par un auto-stoppeur curieux sur le père de John, le narrateur. John ment sur son père, comme celui-ci a menti toute sa vie durant. Son père a menti sur ses origines et caché la honte d'avoir été abandonné par ses parents et élevés par de nombreux inconnus. Se déroule alors le fil de la vie avec un père alcoolique, humiliant sa femme et ses enfants. On découvre la classe ouvrière et la pauvreté constante, la vie dans des préfabriqués de l'état dont personne ne veut, les promesses de changer de vie qui tombent toujours à l'eau. John grandit, devient un adolescent taciturne des années 70 qui va découvrir les drogues et l'alcool qui le feront tomber dans une sorte de folie passagère.

Récit d'une enfance difficile, "un mensonge sur mon père" est aussi un récit sur la honte et l'acceptation de soi et de ses origines. Le père n'a transmis que la haine de soi, la honte et le fait de ne pas avoir été désiré. Le père comme le fils refusent cette filiation difficile et préfèrent la fuir et s'auto-détruire dans les vapeurs d'alcool ou dans la drogue. Le fils, qui a toujours détesté cette part de mensonge chez son père, ne fait finalement que répéter le shéma familial. John oscille entre désir de ressembler à son père et de s'en éloigner, au risque de se perdre soi-même. Finissant par haïr son père, jusqu'à souhaiter le tuer, John apprendra alors le pardon en découvrant le secret des origines paternelles. Il saura alors devenir le bon père qu'il n'a pas eu en s'acceptant soi-même et en pardonnant à son père.

Ce récit fort mais sans aucun pathos bouleverse par la force et la dureté des sentiments.
Roman autobiographique tourné en fiction, il est la quête initiatique d'un enfant vers un père qu'il ne comprenait pas, la relation de deux êtres en mal d'amour.

L'auteur nous précise d'ailleurs en postface : " ce livre gagne à être considéré comme un roman. S'il était là pour en discuter, mon père serait d'accord, j'en suis sûr, pour dire qu'il est aussi vrai d'affirmer que je n'eus jamais de père, qu'il l'est de prétendre qu'il n'eut jamais de fils".



Note : ****


Editions Metailié - 20€


Vous pouvez trouver une interview de l'auteur ici.

 

 

Vous pouvez retrouver cette chronique sur le site Le Cercle Points des Editions Points Seuil.

 


Partager cet article
Repost0

commentaires

attila 26/03/2012 17:03


celui-ci est dans ma PAL, prévu pour une très prochaine lecture ...


j'ai découvert Burnside avec Scintillation que j'ai littéralement a-do-ré et dé-vo-ré !!!! il fait partie de mon top 3 de 2011.


puis j'ai lu "la maison muette" qui m'a glacée ......et que j'ai lu à mi chemin entre la nausée et la fascination ... rien à voir avec la beauté noire et la magie onirique de Scintillation.


 

Choco 27/03/2012 00:30



JE dois dire que je ne suis pas retourné voir du côté de Burnside depuis ce billet... Son dernier roman me faisait un peu peur...



Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
Suivez moi désormais sur :

 

Rechercher