Partager l'article ! La photographe du samedi : Jane Evelyn Atwood: Née à New York et vivant à Paris depuis 1971, Jane Evelyn Atwood fait l'acquisit ...
Née à New York et vivant à Paris depuis 1971, Jane Evelyn Atwood fait
l'acquisition de son premier appareil photo en 1975 et commence à photographier un groupe de prostituées à Paris. C'est en partie la force de ces images qui lui valut d'obtenir la première bourse
de la Fondation W. Eugene Smith en 1980 pour un autre sujet qu'elle venait d'aborder : les enfants aveugles. Elle n'avait encore jamais publié de photo.
Au cours des années suivantes, Jane Evelyn Atwood réalise plusieurs séries choisies avec soin, parmi lesquelles un reportage de
dix-huit mois sur un régiment de la Légion étrangère où elle suit les soldats de Beyrouth au Tchad ; une chronique de quatre mois et demi sur le premier malade du sida en France, qu'elle
accompagne jusqu'à sa mort ; et une étude de quatre ans sur les victimes de mines antipersonnel qui la conduit du Cambodge en Angola, en passant par le Kosovo, le Mozambique et l'Afghanistan,
toujours avec le même regard personnel et engagé.
En 1989, elle entreprend de photographier les femmes incarcérées et parvient à avoir accès à certains des pires centres
pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d'Europe et aux États-Unis,
reste aujourd'hui un témoignage photographique déterminant sur le sort des femmes emprisonnées. Il a fait l'objet d'un livre publié en anglais et en français et continue d'être exposé dans le
monde entier.
En 2005, Jane Evelyn Atwood se rend à Haïti, sa vision rompt radicalement avec l'imagerie que l'actualité impose régulièrement
pour évoquer ce pays. Fascinée par ses habitants, la photographe choisit d'utiliser la couleur, avec ses ombres et ses contrastes, pour témoigner de la dignité et des espoirs d'un peuple qui ne
se résout pas à la fatalité. (Source MEP)
La Rue des Lombards - Paris, 1976-1977
Blondine et un client, rue des Lombards, Paris, 1976-1977
Woods Hole, Cape Cod, Massachusetts, Etats-Unis, 1983
Le sauna de la prison, colonie de travail pour délinquants juvénils, Ryazan, Russie, Ex-URSS, 1990
L’Institut départemental des aveugles, Saint-Mandé, France, 1980
Une prisonnière dans l’atelier de l’établissement, Centre Pénitentiaire Les Baumettes, Marseille, France, 1991
Al-Shurooq School, jeunes filles aveugles, Jérusalem, 1982
Victime de mine, 27 ans, pas de jambes, un bras, un enfant. Kuito, Bié, Angola, 2002
James Baldwin et son frère David - St. Germain des Près, Paris, 1981
Jane Evelyn Atwood est actuellement exposée à Paris :
Galerie In Camera, pour sa série "Rue des lombards"
du 6 au 24 Septembre 2011
Maison européenne de la photographie
pour une rétrospective de son oeuvre
"Photographies 1976-2010"
du 29 juin au 25 Septembre 2011
Un catalogue "Rue des Lombards", édité aux éditions Xavier Barral,
réunit plus de trente ans après, le premier reportage réalisé par Jane Evelyn Atwood.
Profitez-en !
http://www.janeevelynatwood.com/
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Contact :
grenierdechoco@gmail.com
Des photos qui marquent !
Oh que oui !!
Je ne connaissais pas cette photographe. Les photos de prison sont particulièrement saisissantes.
Ecoute, j'ai pensé à toi car, pur hasard, j'ai retrouvé une photo d'elle à Arles dans l'expo d'Amnesty ! J'ai adoré cette expo, dure et forte à la fois ! J'ai quasiment mitraillé tous les clichés accrochés là !
Le genre de travail qui "parle" !! J'aime vraiment ce genre de choses, je viens donc de me laisser tenter et j'ai commandé un recueil de ses clichés dans la collection "Photo poche" d'Actes Sud (de beaux petits poches pas chers et de qualité) ...
Merci pour cette découverte!
AH, je suis ravie de t'avoir emballé au point de craquer pour un de ces petits recueils !
Pour ma part, c'est un autre photo poche qui me tente mais j'en parlerais surement dans le cadre de mes billets sur les rencontres photos d'arles ;)
J'adore son style ... c'est marquant, comme photos ! Et bien sûr, j'ai une petite préférence pour la dernière car j'avais adoré "Harlem quartet" de cet auteur :)
Tiens, moi c'est un livre que je voulais lire :)
je me demande si je ne ferais pas un saut jusqu'à paris pour voir ces très belles photos
Je l'envisage aussi... :)
Impressionnant. Waouu. Merci pour les infos sur les expos, faut que je vois ça de plus près !
Tu es sur place, tu pourrais aller y jeter un oeil !
beaucoup d'émotions dans ses photos
Waouw! Des photos qui interpellent!!! C'est certain que cette photographe ne laisse pas indifférents ceux qui apprécient son travail!!!
Je trouve plusieurs photos très dures, même! Mais elles dépeignent une réalité qu'on a pas forcément l'habitude de voir!
Merci Choco!
C'est clair ! La photographe a su pénétrer des univers très fermés ou a travaillé sur des thèmes un poil inhabituels. La force des images parle d'elle-même !
Je ne connaissais pas du tout cette photographe ! (en fait je n'en connais pas beaucoup...) ces photos prises sur le vif sont en effet très saisissantes. On a l'impression d'être à côté de ces personnes, qu'elles vont se mettre à bouger...
En effet, certaines saisissent le mouvement de manière très forte !
De belles images fortes. Je ne connaissais pas du tout, mais ça me donne envie d'aller voir cette expo :-)
Moi aussi, je suis bien tentée !