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Bande dessinée

Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 07:00

Carlisle-t1-01.jpgPennsylvanie, 1903. Jonas rejoint avec son épouse l'école industrielle indienne de Carlisle, destinée à "cultiver" les indiens Amérique. A la fois humaniste et naïf, ce dernier va découvrir que le colonel richard Henry Pratt, qui dirige l'établissement, a une conception autrement plus rigoriste de l'enseignement des indigènes. Alors que ses belles idées font feu de tout bois au contact des enfants, Jonas doit batailler contre un major particulièrement violent. 

 

" Tuer le sauvage pour sauver l'homme". Voilà le credo qui fait suite aux massacres systématiques des indiens en ce début de siècle. Pratt est à l'initiative d'une expérience d'acculturation des indiens qui s'accompagne une scolarisation plus ou moins forcée. L'école de Carlisle est créée et verra 10 000 élèves passer dans ses lieux.

C'est dans cette école que Jonas,  le jeune diplômé de Harvard débarque, rempli de bonnes intentions. Son enthousiasme va pourtant être peu à peu douché par la réalité quotidienne. A travers son regard de nouvel arrivant, le lecteur découvre le fonctionnement de l'école. Loin d'être une sinécure, elle se révèle presque une prison. La vie des élèves est très réglementée : interdiction de parler leur langue d'origine, coupe de cheveux réglementaires, etc... Les punitions sont régulières, que ce soit des séances de coups ou un isolement dans un cachot. Les fortes têtes sont matées et les fugueurs, durement réprimés. Alors que sa femme semble trouver tout cela acceptable, Jonas tente d'exprimer son désaccord. Mais Pratt a tôt fait de lui rappeler qu'il est maître dans sa paroisse. Prenant de plus en plus partie pour les indiens avec qui il tente de lier contact, Jonas va s'opposer au major Mercy, une véritable brute qui dirige la discipline de l'école.

 

C'est une histoire dramatique et néanmoins réelle que nous propose ici le scénariste Edouard Chevais-Deigthon et le dessinateur Laurent Seigneur. Carlisle fut une expérience des plus traumatisantes qui, sous couvert de tentatives d'intégration, fut un véritable assassinat culturel. Coupés de leurs racines dont le moindre lien, l'infime évocation conduit à une punition, ces adolescents indiens sont devenus des étrangers à l'intérieur de leurs propres tribus tout en étant toujours considérés comme des sauvages par les gentils américains civilisés.

De fait, on constate que le respect n'était pas la première qualité de ces soi-disant éducateurs. On ne peut qu'être effarés par les propos empreints de raciste, par le règlement extrêmement rigide et les punitions à la violence disproportionnée que l'on découvre dans les pages de cet album. On comprend par exemple toute l'importance de la longue chevelure des indiens ou celle d'un simple chant de flûte et combien, l'agression occidentale pouvait être aussi psychologique.

Très documenté, Carlisle retrace de manière très réaliste cet évènement historique. Un important dossier de 8 pages en fin d'album complète d'ailleurs de manière très pertinente les informations distillées au cours de l'histoire.

Si la narration reste relativement classique (découverte des faits à travers les yeux d'un nouvel arrivant), elle débute néamoins dans les années 70 (suivies d'un flash-back donc) auprès d'une communauté d'indiens qui semble toujours aux prises avec les autorités américaines. Nul doute que le deuxième tome de cette histoire reviendra de manière efficace sur le lien entre les deux époques et pourquoi le parallèle entre un ostracisme toujours présent à plusieurs dizaines d'années de distance.

Cette série ne semble pas de prime abord révolutionnaire mais elle a pourtant le mérite de se pencher sur un sujet finalement assez peu traité : l'éradication de la culture indienne.

Une approche classique sur un bon sujet qui permettra à un vaste public de découvrir une réalité historique méconnue.

 

 

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Titre : Carlisle, tome 1

  Dessinateur  : Laurent Seigneuret

Scénariste : Edouard Chevais-Deighton

Éditeur : Bamboo, grand angle

Parution : Mai 203

  48 pages 

Prix : 13,90€ 


 

 

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chez Lili

 

 

 

 


Par Choco - Publié dans : Bande dessinée - Communauté : Salon Lecture
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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 07:00

tueurs-de-mamans-t1-01.jpegBéatriz, Marie, Valentine, Kom Piu et Toronto sont cinq adolescentes dont la particularité est de vivre sans paternel. Forte de ce point commun, les jeunes filles se sont associées pour former le groupe des "nonnettes". Se réunissant régulièrement dans une cachette secrète, elles refont le monde et profitent de leur intimité pour déblatérer sur leurs mères envahissantes, sévères, et autres dénominatifs énervants. La découverte d'un site internet qui vous promet de punir vos tourmenteurs va entraîner les jeunes filles dans un jeu qui va vite tourner en cauchemar !

 

Tueurs de mamans est la nouvelle série scénarisée par Zidrou et elle n'est pas simple à classer. Présentée comme le nouveau titre jeunesse à la hauteur de Seuls, elle semble pourtant s'adresser aux grands adolescents qui n'ont pas peur des frissons. C'est que derrière cette couverture noire effrayante qui ne mentionne (chose rare) aucun des auteurs, se cache un thriller assez angoissant au sein d'un lycée. 

 

C'est en suivant l'arrivée de Toronto dans ce nouveau lycée et son intégration dans le groupe des nonnettes que le lecteur découvre nos adolescentes aux personnalités très différentes. Les cinq nonnettes sont des adolescentes tout ce qu'il y a de plus contemporaines et on retrouve dans chacune des problématiques inhérentes à leur âge ou à leur époque. L'une est obligée de porter le voile, l'autre supporte mal l'homosexualité affichée de sa mère, la troisième est née avec un bras atrophié, la mère de la quatrième est une obèse permissive tandis que la dernière se voit infantilisée et forcée de manger des choux de bruxelles ! Aussi les réunions secrètes qu'elles tiennent dans l'ancienne chapelle du lycée sont un véritable soulagement et exutoire à leurs frustrations. Libérées des contraintes familiales et sociales, les jeunes filles s'autorisent à laisser libre cours à la parole aussi blessantes soient-elles pour les mamans. C'est dans ce contexte qu'elles font la découverte du site Castigo. Ce dernier propose contre rémunération de châtier les personnes de votre choix. Amusées et quelque peu incrédules quant au fonctionnement de ce site, les 5 nonnettes s'amusent à lister les griefs concernant leurs mères et imaginent des sanctions plus ou moins importantes. Quand, quelques jours plus tard, la première maman subit le premier châtiment demandé par un justicier en costume de bouffon, le ton change. Les jeunes filles s'affolent. Et si, toutes les punitions se réalisaient ?!

 

Tueurs de mamans qui commence comme une chronique adolescente normale tourne rapidement au jeu qui dérape. Après une présentation classique de l'intrigue et des personnages, la tension monte d'un coup avec l'arrivée du mystérieux justicier. D'où sort-il ? Comment fait-il ? Sont-ils plusieurs ? Comment l'arrêter ? Voilà bien des questions sans réponses qui laisseront le lecteur en pleine expectative ! Nul doute que la suite de ce diptyque qui sortira le mois prochain viendra fermer la parenthèse des doutes.

En attendant, Tueurs de mamans permet de s'interroger sur la responsabilité de nos actes. Les adolescentes sont-elles responsables sans être coupables ? Internet peut-il être le siège de dérives anonymes sans scrupules ? Sans aller aussi loin dans la réflexion que le manga Prophecy, par exemple, cette histoire rappelle que rien n'est jamais sans conséquence. Il est facile pour ces jeunes filles de critiquer leur mère mais que se passe-t'il lorsque leurs propos inconséquents ont des répercutions violentes dans leur vie ? Les regrets suffiront-ils à effacer leurs actes et paroles légères ? Il est intéressant aussi de voir le fonctionnement du groupe, d'observer comment les plus fanatiques réussissent à convaincre les plus prudents.

Graphiquement, le style est plutôt classique et permet aux moins avertis de s'immerger dans cette histoire sans soucis. Visant un public adolescent (une niche peu traité jusqu'à présent), Tueurs de mamans saura convaincre également un public adulte avide de suspense.

Un titre parfait pour passer du rayon jeunesse au rayon adulte sans trop de difficultés !

 

A découvrir donc !

 

 

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tueurs de mamans t1 02

 

 


Titre : Tueurs de mamans, tome 1

  Dessinateurs  : Benoît Ers / Ludo Borecki

Scénariste : Benoît Zidrou

Éditeur : Dupuis

Parution : Mai 203

  48 pages 

Prix : 12€


Par Choco - Publié dans : Bande dessinée - Communauté : Salon Lecture
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Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 07:00

ratafia-t1-01.jpgCharles, le capitaine du Kouklamou vient de perdre son navire aux cartes et, accessoirement la bande de pirates qui va avec ainsi que les 9 cartes au trésor en sa possession ! Le nouveau capitaine est un petit barbu qui, bien qu'épris d'aventures, préfère s'adonner à la passion des arts. Autant dire que ça n'est pas gagné, question trésors...

 

Ratafia est très certainement l'une des seules séries qui revisite les pirates avec humour ! Démarrant de manière absurde, le reste de l'histoire est du même acabit.

Le nouveau capitaine prend ses quartiers sur le bateau devant l'oeil ahuri des pirates stoïques. Alors qu'il commence à s'installer (c'est à dire, changer les draps du lit et jeter à la mer le pauvre perroquet), Romuald, le second du navire vient tout de même aux nouvelles. Alors que les pirates sont en passe de se révolter, la mention des trésors a vite fait d'apaiser l'équipage. Laissant ces derniers discutailler de la marche à suivre, le capitaine préfère vaquer à ses occupations favorites : lire, sculpter, peindre. Rien de plus normal donc !

Mais la route des trésors ne sera pas de tout repos ! Entre l'îlot au trésor de 10m² avec son unique palmier où se planque une vingtaine de dos fixes (domiciles fixes !), les navires à piller aux cales vides, le milliardaire solitaire qui offre son or contre un ballet de pirates en tutu, sans oublier Charles, l'ancien propriétaire qui les poursuit bien décidé à récupérer son bateau, nos pirates de pacotille ont fort à faire !

 

  " tu sais ce que je pense de ces chasses au trésor, romuald ? c'est puéril. En plus, si on nous voit, on va passer pour des scouts. "

 

Vous l'aurez compris, c'est une histoire de piraterie fort bien déjantée que les auteurs nous offrent ici ! Les ratafia-t1-04.jpg personnages sont d'une naiveté (bêtise ?) sans nom et le capitaine ne semble pas à sa place.

Le scénario joue à l'excès avec l'absurdité des faits et les décalages constants des situations. On retrouve à chaque page des jeux de mots jouant parfois les clins d'oeil à notre monde contemporain. Je vous citerais par exemple le coup des "pirates de l'Eire" ou un Robinson Crusoé qui chante du Simon and Garfunkel : "hey, Mrs Robinson " !

Le dessin est à l'avenant. La caricature des personnages, le côté très expressif de leurs expressions accentuent d'autant le côté humoristique de l'histoire tandis que les couleurs douces donnent un cachet très agréable.

 

Ratafia est vraiment une série tout public qui, avec ses différents niveaux de lecture, plaira indifférement à un public adulte et jeunesse. Amateurs d'humour et de loufoquerie, je vous invite donc à prendre le large avec les pirates de Ratafia !

 

" -PARVENU ! PARVENU ! PARVENU ! Ce type est PARVENU jusqu'à moi... il est PARVENU à me battre aux  cartes... et il est enfin PARVENU à convaincre l'équipage de mettre les voiles !!! Résultat : ce gueux devient capitaine de vaisseau ! Y a pas de mot pour ça.
-Tu parles, Charles ! Ces cartes, pour l'équipage, c'est une occasion en or... Ils n'ont pas dû hésiter bien longtemps ! J'arrive toujours pas à comprendre comment il a fait pour te battre aux cartes...

-IL BLUFFAIT !
-Un carré d'as au poker, j'appelle pas ça bluffer, Charles, j'appelle ça la grande classe !
-On jouait pas au poker, Walter, on jouait au kilo de merde !
- Ah ouais... Alors là, j'appelle ça bluffer."

 

 

Lien :

préview

 

D'autres avis :

Champi -

 

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Titre : Ratafia, tome 1

  Dessinateur  : Frederik Salsedo

Scénariste : Nicolas Pothier

Éditeur : Milan, Treize étrange

Parution : Juin 2005

  48 pages 

Prix : 10,90€


 

 

bd du mercredi

Chez Mango

 

 

Par Choco - Publié dans : Bande dessinée - Communauté : Salon Lecture
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Vendredi 12 avril 2013 5 12 /04 /Avr /2013 23:10

sailor-twain-01.jpg

L'Hudson est un large fleuve américain qui, en cette fin de XIXème, voit encore ses eaux sillonnées par Le Lorelei, un bateau à aubes dirigé par le capitaine Twain. C'est Dieudonné Lafayette qui en est le propriétaire mais depuis la disparition de son frère Jacques-Henry, il n'est plus lui-même. Excentrique, courant les demoiselles et effectuant secrètement des recherches sur les sirènes, il a laissé la gestion du bateau à Elijah Twain. Homme consciencieux et travailleur, mari heureux, ce dernier va pourtant voir sa vie basculer quand il se trouvera brusquement confronté à une jeune femme en détresse. La sauvant in extremis des eaux, il s'aperçoit alors que la belle est une sirène et va bientôt s'employer à la soigner et à la maintenir secrètement dans sa cabine.

 

Mark Siegel nous offre ici un premier album plus que convaincant !

Il nous invite dans une de ces curieuses histoires qui entre fantastique et réalité nous perd au milieu de créatures fabuleuses dont l'Histoire nous a rapporté de multiples légendes.

Cette histoire nous est raconté ici par son protagoniste principal, le capitaine Twain aux aspirations de romancier, qui nous fera inévitablement penser à l'auteur Marc Twain qui travailla lui-même un temps sur un bateau à vapeur du Mississippi. Le capitaine Twain nous livre son histoire à travers son journal de bord. C'est donc le 25 Mai 1887 que sa vie fut chamboulée par l'arrivée d'une belle sirène. Fascinant son hôte mais sans utiliser son chant, elle exerce sur Twain une attraction telle que notre homme s'enferme peu à peu dans sa cabine envahie de salpêtre et délaisse la gestion du bateau. Par la suite, on découvre l'histoire de la famille Lafayette et les aspirations secrètes de Dieudonné, on surfe sur la vague de la littérature fantastique qui a pour fer de lance un certain Beaverton, on pénètre au coeur d'un monde sous marin où d'autres règles prévalent. On oscille entre drame amoureux, aventures fantastiques, conte tragique.

Découpée en chapitres bien rythmés, la narration se veut très fluide malgré les 400 pages de l'ouvrage. Suivant les propres souvenirs du narrateur, le lecteur pénètre avec empathie la psychologie de Twain et peut voir petit à petit l'homme s'enfoncer dans une sorte d'emprise dont il peine à s'extraire. Les explications sont sujettes aux fluctuations de ses propos et ménagent de cette manière un certain suspense. De fait, l'atmosphère qui se dégage de ce récit s'approche de  ces légendes fantastiques qui, racontées au coin du feu effrayent et fascinent à la fois.

Le dessin n'est pas non plus une de ses moindres qualités. Mark Siegel a utilisé le crayon comme base de travail et a su merveilleusement mettre en image son récit en utilisant toute la gamme des gris possibles avec beaucoup de finesse et paradoxalement de douceur. Ses personnages aux grand yeux ronds faussement naïfs donnent un petit côté suranné qui convient bien à l'histoire tandis que le certain flou qui accompagne ses crayonnés accentuent l'ambiance fantastique.

 

Sailor Twain est une vraie réussite à la fois graphique et narrative. Mark Siegel  nous invite à plonger avec lui à la rencontre des sirènes et de cet univers merveilleux à la lisière de notre réalité.

Un beau voyage onirique entre romantisme et fantastique, un très beau coup de coeur que je vous enjoins de découvrir !

 

 

 

Liens :

- Site de l'ouvrage

- Interview de l'auteur

 

D'autres avis :

Mo' - Paka - David Fournol -Champi -


 

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Titre : Sailor Twain

  Scénariste  / Dessinateur : Mark Siegel

Éditeur : Gallimard

Parution : Janvier 2013

  400 pages 

Prix : 25€


 

 

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Lundi 25 mars 2013 1 25 /03 /Mars /2013 07:00

Monde-de-milo-t1-01.jpgMilo est un jeune garçon  qui vit seul dans une cabane au bord d'un lac. Son père est toujours absent et le laisse sous la surveillance de 3 vieilles tantes. Jeune garçon débrouillard et indépendant,  Milo aime passer son temps à pêcher. Un jour, au lieu des écrevisses habituelles, c'est un drôle d'oeuf doré qu'il ramasse. Il l'installe dans une bassine d'eau. Le lendemain, c'est un gros poisson d'or au gros appétit qui le remplace. Mais bientôt, tout va se précipiter avec l'arrivée d'un curieux personnage à tête de crapaud qui cherche ce qu'il a perdu dans le lac... Milo cache sa découverte et va être entraîné dans une aventure fantastique où il a toute sa place.

 

Le monde de Milo est l'adaptation d'un conte chinois. Après Le rêve du papillon, Marazano nous livre une fois encore un scénario au parfum asiatique. Premier album de Christophe Ferreira, l'album nous plonge dans une atmosphère à la Miyazaki. Débutant dans un monde réaliste qui nous est familier, le récit bascule pourtant dans un univers peuplé de créatures fantastiques. Milo va faire la connaissance de Valia, une jeune fille fougueuse qu'il libère de son prison de toile avant d'être entraîné au fond du lac par le fameux poisson d'or. Il y découvrira un autre monde où il fait office de curieux par sa grande taille et de danger notable par son amitié avec Valia. Les deux compères sont en fuite et vont bientôt être des acteurs notables dans le combat du bien contre le mal. La présence de Milo ne semble pas dû au hasard et les trois tantes semblent cacher bien des secrets...

 

Voilà une histoire qui ne s'encombre pas de détour et nous plonge directement dans le merveilleux d'un monde aux multiples facettes. A travers le regard de Milo, on découvre les étrangetés qui ponctuent la vie des villageois comme, l'arrivée du poisson d'or magique, comme ce curieux personnage crapaud et ses chefs qui sont encore plus effrayants. L'intrigue avance rapidement mais ne donne pas toutes les clés laissant une part de mystère non négligeable qui accentue notre impatience quant à la lecture du deuxième et dernier tome. Les personnages sont réussis et même on s'étonne à apprécier les méchants à l'originale physionomie.

Le dessin de Christophe Ferreira joue beaucoup quant à l'ambiance charmante qui nous est offerte ici. La mise en image est particulièrement réussie et on imagine sans mal une adaptation en film d'animation tant le rendu est proche de ce que le studio Ghibli pourrait nous offrir : des personnages marqués, un héros plein de fraîcheur, une histoire située entre deux mondes où le merveilleux a toute sa place, le travail sur la lumière et les couleurs,...etc.


Un premier tome plus que convaincant donc, qui s'adresse à un public d'adolescent mais saura conquérir sans aucun doute le coeur des adultes !

 

 

Lien :

Premières pages à découvrir

 

 

Monde-de-milo-t1-02.jpgMonde-de-milo-t1-03.jpg

 

 


Titre : Le monde de Milo, tome 1

  Scénariste   : Richard Marazano

Dessinateur : Christophe Ferreira

Éditeur : Dargaud

Parution : Mars 2013

  56 pages 

Prix : 13,99€



 


Par Choco - Publié dans : Bande dessinée - Communauté : Salon Lecture
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Humeur

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