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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:00

seuls t1 01Yvan, Leïla, Camille, Terry et Dodji sont 5 enfants entre 5 et 12 ans. Ils habitent la même ville mais ne se connaissent pas. Jusqu'au jour où, un matin, ils constatent que leur ville est déserte. Il n'y a plus ni adultes, ni enfants. Tout le monde a disparu de façon inexpliquée. Les communications sont coupées. Errant dans la ville à la recherche de leurs pairs, les 5 enfants vont se trouver et tenter de survivre ensemble dans cette grande ville abandonnée.

 

Il m'aura fallu bien du temps pour lire cette série jeunesse qui a la faveur des enfants comme des professionnels. Et ce à juste titre !

Nous avons donc une bande de 5 enfants confrontés à un vaste mystère qui est la disparition de tout ce que la ville compte d'humains. Cette découverte à la fois effrayante et excitante va obliger nos compagnons à faire preuve de responsabilité et de débrouillardise.

Yvan est le garçon un peu geek qui, pour pallier aux trop longues absences de ses parents, plonge dans les jeux videos et s'occupe sur l'ordinateur. Leïla est une grande débrouillarde qui aime bricoler et fabriquer des inventions de son imagination. Camille est l'élève modèle, première de sa classe qui ne jure que par l'école et les devoirs. Terry est le plus jeune et apparaît comme un petit garnement. Enfin, Dodji est orphelin et sa vie malheureuse en foyer lui a appris à ne compter que sur lui-même. 5 enfants bien différents, d'âge, d'origine et de personnalité variés qui vont donc devoir apprendre à cohabiter et à allier leurs compétences et connaissances afin de parvenir à subvenir à leurs besoins et bientôt à se défendre.

 

Premier tome d'introduction d'une série qui compte 6 albums à ce jour, La disparition présente l'excellent départ d'une série originale et addictive. L'idée d'une bande d'enfants qu'on met dans une situation exceptionnelle, comme la disparition de tous les adultes et accessoirement des autres enfants a de prime abord de quoi faire fantasmer les jeunes esprits. Après les premières frayeurs et l'incompréhension, les enfants se laissent vite aller à la liberté qui leur est offerte. On peut presque tout se permettre, aucun adulte ne viendra les réprimander. La ville, en dehors de sa solitude inquiétante, devient pour certains un terrain de jeu qui permet quelques excentricités comme se baigner dans les fontaines publiques !

Bien évidement, le scénario va au-delà de cette simple récréation. Car s'ils sont libres de toute obligation, il leur reste à subvenir à leurs besoins. Trouver à manger, se protéger de ces animaux qui errent désormais dans la ville, chercher où dormir, rassurer les plus jeunes. Bien vite, une belle entente se forme entre les 5 enfants et la solidarité est de mise dans ces conditions extrêmes.

Chaque personnage possède un profil bien marqué, un caractère particulier qui enrichit le groupe et l'histoire par la même occasion. On assiste à l'évolution de leurs relations et on ne doute pas un instant que cette histoire incroyable les fera murir en même temps que forger de belles amitiés.

Le rythme de l'histoire est particulièrement bien étudié, alternant phases de danger et de stress avec des passages plus posés où les enfants se ressourcent en sécurité.

Si ce premier tome ne développe pas encore complètement le mystère de la disparition générale, on peut néanmoins comprendre que la menace plane sur le petit groupe et que les choses ne vont pas être aussi facile et bon-enfant qu'elles semblent l'être tout d'abord. Bientôt, il faudra fabriquer des armes et des pièges pour se protéger des lions errants, apprendre à conduire la voiture des adultes pour pouvoir circuler dans la ville et bien d'autres débrouilles à venir dans les tomes suivants.

 

Graphiquement, c'est Gazotti, l'auteur de Soda, qui s'y colle. Cela donne un dessin dynamique et réaliste très agréable à lire. Les cases ne sont pas surchargées, et sont facilement accessibles aux plus jeunes, tout en offrant un univers assez riche qui laisse place à l'imagination. Les personnages ont des traits arrondis et la couleur accentue le dynanisme sans trop assombrir l'histoire. La mise en scène rappelle parfois certains angles cinématographiques et on imagine aisément ce genre de scénario au cinéma !

 

Ce premier tome est donc plus que prometteur, étant déjà une belle réussite qui accrochera sans aucun doute enfants et parents. Les enfants s'enthousiasment pour l'aspect ludique et libre auquel cette bande d'enfants est confronté, tandis que les parents y verront une belle parabole sur la responsabilité et la force de l'entraide. Faits plus qu'avérés puisque que j'ai survendu cet album à Noël pour ces mêmes raisons, réussissant même à convaincre les enfants auxquel l'album n'était pas destiné à la base ! Depuis ma lecture, c'est clairement un des albums jeunesse que je réussis à conseiller le plus.

Bref, voilà un album intelligent et aventureux qui contente tout le monde et a le grand mérite de ne pas infantiliser le jeune public. Autant dire une denrée rare !

 

D'autres avis enthousiastes :

Mo' - Cely - Noukette - Bulles et Onomatopées - Et Jérome sur les 5 premiers tomes.

 

 

Challenge roaarrr 

Prix jeunesse Angoulême 2007

Prix BD Boum 2006

 

 

 

 

 

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Titre : Seuls, tome 1 - La disparition

 Dessinateur : Bruno Gazzotti

Scénariste : Fabien Vehlmann

Editeur : Dupuis

Parution : Janvier 2006

     56 pages 

Prix : 10,60€

 


 


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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 22:38

Choco Shoot 01

 

Oyez ! Oyez !

 

Je vous rappelle qu'il ne vous reste plus que quelques jours pour participer au concours du mois sur le thème suivant :

Illuminations

 

Vous avez jusqu'à dimanche pour m'envoyer votre photo.

 

A ce jour, vous êtes 5 participants. J'attends les autres !

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 07:00

 

lyon-04.jpgLyon - Eté 2011

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 21:50

 

Les ouvrages lus et à chroniquer s'accumulant dangereusement, je me résous à vous parler de manière rapide de quelques ouvrages.

J'ai choisi pour cela quelques titres qui ne m'ont pas totalement convaincus (malgré un engouement majoritaire envers ces derniers qui ne manquera pas de me valoir quelques hauts-cris ) et dont je peine à rédiger un vrai long billet. Sans compter que certains titres ont été lus, il y a plus de 2 mois, et que mes souvenirs deviennent quelque peu évanescents !

 

 

derniers jours d'un immortel 01 Les derniers jours d'un immortel - Bonneval / Vehlmann

 

Nous sommes dans une société futuriste. Elijah est exo-psychologue, c'est à dire qu'il sert de médiateur dans des conflits opposant des êtres de différentes races qui ne parviennent pas à s'entendre, à cause de culture différente. C'est un monde à mille lieux de notre réalité où les hommes sont immortels et ne peuvent enfanter sans autorisation. Une vie sans fin donc mais qui peut se démultiplier. En effet, chacun peut créer des clones temporaires (des échos) qui leur permettent d'effectuer plusieurs tâches en même temps avant de refusionner leur mémoire.

Elijah coure les missions et multiplie les clones mais la "mort" récente d'un ami qui a choisi de ne plus donner de continuité à sa mémoire, le perturbe quelque peu.


Voilà un récit qui nous mène en pleine science-fiction, mais une SF intelligente qui propose en son sein une vaste réflexion philosophique sur l'homme, ce qui fait son existence, sur l'importance de la mémoire. Beaucoup de questionnements existentiels donc qui ont finis par me perdre... Tout en reconnaissant l'intelligence de la réflexion et l'habileté des auteurs à transmettre dans une intrigue fantastique autant de subtilité, je dois reconnaître que je me suis ennuyée... Je ne devais pas être dans un état propice à de tels élancements du cerveau ! Le dessin ne m'a pas non plus particulièrement marqué : très épuré, il laisse un champ assez libre à l'imagination et ne s'encombre pas de détails futuristes inutiles. Un flou qui ne m'a pas permis de m'investir dans cet univers particulier où seuls les personnages et leur paroles ont de l'importance.

C'est donc une lecture quelque peu ratée, compte tenu de l'enthousiasme quasi unanime sur cet album, faite peut-être à un mauvais moment.

 

D'autres avis :

Yvan - Oliv' - Lunch -

 


Titre : Les derniers jours d'un immortel

  Scénariste : Fabien Vehlmann

Dessinateur : Gwen de Bonneval

Editeur : Futuropolis

Parution : Mars 2010

    152 pages 

Prix : 20€


 

 

dors et fais pas chier 01 Dors et fais pas chier - Adam Mansbach

 

Sous l'apparence d'un petit album jeunesse, Dors et fais pas chier est en fait un livre d'humour destiné aux parents. Reprenant l'idée de l'histoire destinée à endormir les enfants, l'auteur propose ici une sorte de petite comptine qui exhorte l'enfant à trouver le sommeil. Sauf que ici, loin d'être une petite chanson douce, le ton est résolument ironique et pointe du doigt le ras le bol du parent qui n'en peux plus d'attendre que l'enfant s'endorme. En effet, chaque couplet se termine par cette engageante remarque : " fais pas chier" ou autre expression du même acabit.

 

" Les lumières de la ville sont éteintes, mon biquet. / Les baleines somnolent dans les grands fonds marins. / Je te lis une dernière histoire si tu me promets / De dormir sans faire chier jusqu’à demain matin. "

 

Vous l'aurez compris, ce n'est donc pas une histoire pour les petits ! Le parent de la chanson se prête de plus en plus à la colère et le "gentil mantra" du début finit par devenir un poil vulgaire et déplacé : "ton doudou tu peux te le mettre où je pense". Bien évidement, prévu pour aller à contre-courant de l'imagerie jeunesse où les parents sont aux petits soins pour border leurs gamins, cet album figure comme une pique destinée à faire sourire les parents excédés qui ont peut-être eu envie de jeter le bébé avec l'eau du bain. Pour ma part, je suis restée de marbre devant de récit qui a fini par devenir agaçant et par trop répétitif. Je l'ai refermé en me disant "tout ça pour ça ?!" Bref, un ouvrage inutile et gadget dont on peut allègrement se passer au profit d'un vrai bon livre d'humour.

 

D'autres avis :

Jérome, tout aussi critique. 

 


Titre : Dors et fais pas chier

  Auteur :Adam Mansbach

Editeur : Grasset

Parution : Novembre 2011

    32 pages 

Prix : 10€


 

 

Elmer-01.jpg Elmer - Gerry Alanguilan

 

En 1979, le monde est secoué par un évènement inexplicable : tous les poulets se sont retrouvés dotés de la parole. Une parole qu'ils se sont empressés de s'approprier et d'utiliser pour améliorer leur intelligence. Après plusieurs années de ce régime, les volatiles ont acquis un certain statut dans la société : ils parlent, travaillent, vivent un quotidien quasi semblable aux humains. Une intégration parfaite en apparence mais qui continue de faire malgré tout quelques remous. 

2003. Jack Gallo, le personnage principal, se révolte contre le mariage de sa soeur avec un humain. Sa situation n'est pas reluisante et son père est souffrant. A sa mort, le fils va plonger dans les carnets intimes de son père et découvrir les détails et les coulisses de ce cataclysme qui a permis aux poulets de raisonner. Un bouleversement qui ne s'est pas fait sans mal et qui a vu le sang versé.

 

Voilà une histoire complètement abracadabrantesque qui recèle pourtant en son sein une bien intéressante réflexion. On plonge tout d'abord dans une belle histoire de mémoire et de transmission où l'on voit un père léguer sa propre histoire et celle de son peuple à un fils naïf et intolérant.

Enfin, il s'agit surtout d'une immense métaphore sur le genre humain et les relations entre les peuples. On découvre une race (les poulets) discriminée par une autre (les hommes), ses problèmes d'intégration, l'intolérance de chacun envers un être qui ne lui ressemble pas, une mixité qui est mal considéré, la discrimination dans le travail, une descendance qui ne connaît pas les détails de sa propre histoire. Vous l'aurez compris, si on oublie les poulets et qu'on les remplace par n'importe quelle origine ethnique, on retrouve ces mêmes travers dans nos sociétés contemporaines.

Une allégorie formidable donc mais qui m'est restée totalement hermétique...Je n'ai absolument pas aimé le dessin, qui tire vers un style plutôt comics (ceci expliquant peut-être plutôt cela) et j'ai eu beaucoup de mal à digérer cette histoire totalement irréaliste de poulets qui parlent. Cela sert tout à fait le propos mais pour ma part, un récit réaliste m'aurait laissé beaucoup plus sensible. Bref, difficile de sabrer cet album qui contient une immense dose de tolérance envers nos prochains étrangers ou différents de quelque manière que ce soit et stigmatise toute sorte de racisme. En conclusion, un excellent album mais que je n'ai pas aimé (paradoxe, quand tu nous tiens ! ^^ )

 

Challenge roaarrr

 

  - Prix Asie - ACBD 2011
- Prix Ouest-France/Quai des Bulles 2011

 

 

D'autres avis :

Yvan - Jérome - K.BD - Zorgblog - Lunch et Badelel - Mo' - David - Mango - Mathieu -  

 


Titre : Elmer

  Auteur : Gerry Alanguilan

Éditeur : Ça et Là

Parution : Novembre 2010

    140 pages 

Prix : 14€ 



 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 07:00

Aama t1 01Verloc se réveille au beau milieu d'un cratère désertique. Il ne se souvient de rien, excepté qu'il a une fille et qu'il doit la rechercher. Mais bientôt un androide à l'apparence de singe surgit et s'annonce comme son garde du corps. Alors que Verloc le harcèle de questions pour essayer de retrouver la mémoire, ce dernier lui tend un carnet où Verloc a détaillé lui-même les aventures de ses derniers jours. A la suite de Verloc, nous voilà plongé dans son récent passé.

 

Voilà la nouvelle série de science-fiction de Frederik Peeters après son excellent  Chateau de sable : un premier tome d'envergure qui annonce une excellente série !

 

Nous sommes donc dans un univers futuriste où on navigue de planètes en planètes et où les nombreuses races extra-terrestres sont légions. A l'aide du flashbacks, nous allons donc découvrir le personnage de Verloc. Séparé de sa femme et surtout de sa petite fille, c'est un homme un peu perdu qui peine à trouver sa place. Il traine dans les bas-fonds de Radiant et consomme à l'excès le shia, une drogue qui le laisse sur le carreau. C'est d'ailleurs dans le caniveau que son jeune frère le retrouve un jour. Les deux hommes ont des personnalités bien différentes qui les opposa longtemps. Verloc refuse toute avancée technologique et se refuse à porter des implants qui améliorerait sa condition physique. Il préfère se plonger dans les délices rétrogrades et prohibés des livres. Son frère Conrad semble, au contraire, occuper une place d'importance au sein d'une grande entreprise et jouit d'un certain statut.

Dans un geste qu'on croit d'amitié et de fraternité, Conrad pousse son frère à l'accompagner dans l'une de ses missions. Il est chargé de reprendre contact avec une colonie envoyée sur Ona(Ji) dans un but scientifique puis laissée à l'abandon lors d'une crise économique. Ce petit voyage présenté comme une simple routine va s'avérer pourtant bien différent...

 

C'est donc une grande aventure qui se lance avec ce premier tome qui ne fait qu'aborder les premiers jours du carnet intime. Comment Verloc a-t'il perdu la mémoire ? Comment est-il arrivé dans ce cratère ? Les questions se bousculent et Peeters réussit à nous mettre l'eau à la bouche avec beaucoup de facilité. Pourtant, le scénario s'avère très riche tout comme le dessin et les différents personnages et univers esquissés. On sent bien l'énorme potentiel d'intrigues que cette série possède et l'auteur nous les livrera sans aucun doute.

 

Le rythme de l'intrigue est assez lent, les choses se mettent en place petit à petit sans que le lecteur ressente une impression de lenteur, le contenu étant, comme je le disais, plutôt dense avec beaucoup d'incertitudes et de compréhension qui font que le lecteur est plus attentif aux détails pour démêler les noeuds de l'intrigue. Nous sommes donc loin des récits épiques de batailles rangées et de course-poursuite dans l'esapce.


On retrouve ici tout un univers futuriste où les habitants sont constrastés. Le monde, ou plutôt les mondes, que nous découvrons, malgré leurs avancées tehnologiques semblent être loin d'une perfection et on a le sentiment que cette modernité a emmené l'homme vers quelque chose de moins humain. Qu'en un sens, il est dénaturé. On y retrouve les mêmes travers que dans notre société actuelle : appât du gain, du profit avant toute humanité envers autrui. Finalement, Verloc sous des dehors réactionnaires, est le seul à avoir des émotions plus humaines. Les autres personnages sont plutôt froid et ce n'est pas le robot singe qui changera la donne. Aussi, en un certain sens, on pourrait presque voir une transposition de notre société dans le futur, en pire.

 

Graphiquement, Peeters produit ici un dessin en couleurs qui donne de la consistance à ces mondes futuristes et imaginés. Le trait est plus limpide, plus allégé sans pour autant sacrifier à un luxe de détails au niveau des décors et des paysages. Plus surprenant, je trouve même au dessin un petit côté rétro qui ne me déplaît pourtant pas.

 

Alors voilà, ce premier tome d'Aâma pose les premières pierres d'un vaste édifice qui ne manquera pas de combler les amateurs de récits de science-fiction comme les autres lecteurs. Je ne suis pas moi même une fanatique de ce genre de récit mais j'ai su apprécier le mélange des genres caractéristique de l'auteur. Au delà du récit de science-fiction classique, Peeters y apporte un je ne sais quoi d'étrangeté qui réussit parfaitement à libérer l'intrigue des contraintes du genre. Nous avons un album futuriste qui, paradoxalement, s'appuie sur le ressort narratif de la mémoire. Je trouve que c'est un étonnant retournement qui dénote d'une profonde réfléxion et qui ne manquera pas de nous surprendre et de s'enrichir dans les tomes suivants que j'attends avec impatience ! En clair, Aâma est une vraie réussite, au cas où vous en douteriez encore !

 

 

D'autres avis :

David Fournol - David IDBD - Bulles et onomatopées - Jérome - Oliv' - Yvan

 

 

Liens :

Blog du projet Aâma

Interview de l'auteur

Preview à lire

 

 

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Titre : Aâme, tome 1 - L'odeur de la poussière chaude

  Auteur : Frederik Peeters

Editeur : Gallimard

Parution : Octobre 2011

    88 pages 

Prix : 17€


 

bd du mercredi

 

Chez Mango

 


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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 07:00

 

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Lyon - 2011

 

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 Liyah, Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 


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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 07:00

ete-79-01.jpgNous sommes en 1979. Hugues a 14 ans.  Un soir où il aide sa mère à faire la cuisine, cette dernière lui suggère de l'aider à tuer son père, en lui décrivant son idée : le pousser dans les escaliers. C'est aussi violent que ça. Une violence morale qui l'atteint de plein fouet tandis que sa mère, elle, subit les coups. Hugues tente de garder la tête hors de l'eau en s'éclipsant chez la grand-mère et en se rapprochant d'une tante qui l'aide à découvrir la lecture.

 

L'été 79 est clairement un récit autobiographique. Le jeune Hugues est l'auteur lui-même, 30 années auparavant comme il nous l'annonce d'emblée.

Il revient sur ce fameux été 79 où tout a basculé et sur les quelques mois qui l'ont précédés.

Le père de Hugues s'est mis à boire. Il ne rentre plus à la maison que de manière aléatoire. Les disputes avec sa femme sont devenues monnaie courante et désormais il n'a aucun scrupule à être très violent avec elle. Avec son plus jeune frère, Hugues se réfugie dans leur grenier aménagé où le père ne vient jamais. Poltronné dans ses couvertures, il tente d'occulter le bruit des coups.Hugues a véritablement peur de son père dont il fuit la présence.


" Pour Olivier et moi, la journée commençait lorsqu'on entendait claquer la portière de la camionnette. Et se terminait le soir quand il rentrait. C'est l'été où j'ai appris à devenir invisible. "

 

Pour cela, il va le plus souvent possible chez sa grand-mère qui fait mine de ne pas savoir ce qu'il se passe dans leur foyer.

L'été 79, c'est aussi l'été où le jeune homme se met plus sérieusement au dessin. Son professeur d'art plastique manifeste un intérêt pour son travail. Sa tante Dominique qu'il voit ponctuellement l'encourage et lui offre régulièrement des livres. Une chaleur et un intérêt inespérés auquels se raccroche désespérement le garçon.

Mais la situation à la maison se dégrade de plus en plus et bientôt des mesures vont être prises qui vont laisser Hugues seul, désarmé et véritablement abandonné.

 

Ce n'est donc pas une adolescence particulièrement joyeuse que nous raconte ici l'auteur. il se penche avec beaucoup de sérieux et d'abandon sur une période sombre de sa vie qui l'a profondément marqué. L'été 79 est un moment de basculement où sa vie prend un nouveau tour entre une nouvelle condition familiale et de récentes aspirations artistiques qui, comme nous le prouve cet album, finiront par porter leurs fruits.

Le personnage de Hugues est bien évidement authentique et l'auteur a su retranscrire avec force détails ses étâts d'âme de l'époque. On ne peut que rester bouleversé devant la peur totale qu'il éprouve face à son père, devant la violence physqiue qui imprègne toute la vie de la maison, devant sa manière encore enfantine de fuir les blessures morales qui l'atteignent malgré tout. On s'indigne devant le laissez-faire des proches et devant la solitude des enfants face à ce drame familial. Le garçon semble seul et démuni au sein même de sa famille. Ses frères sont quasi absents de la narration et on ne saura rien les concernant. Sa mère est une victime qui reporte sa souffrance sur ses enfants, incapable de prendre les décisions qui s'imposent.

Voilà donc un témoignage plutôt courageux qui, de manière peut-être cathartique, raconte avec beaucoup de force sans tomber dans le pathos une expérience d'enfance difficile. Une sorte de témoignage qui démontre une fois de plus que, ce genre d'agressions et de souffrances, sont bien plus monnaie courante qu'on ne le croie. Une violence physique excercée sur la mère mais surtout une violence morale encore plus forte qui touche les enfants témoins invisibles et silencieux de ce gâchis.

On peut d'ailleurs se poser la question de l'impact de cette histoire sur la propre famille de l'auteur. Est-ce une manière de communiquer sur le sujet, de mettre le doigt là où ça fait mal ?  

 

Graphiquement, le trait en noir et blanc faussement simple s'accorde bien à l'histoire et évite d'accentuer l'aspect tourmenté du sujet. A travers de petits détails, l'auteur souligne avec finesse certains faits. Par exemple, les propos du père saoul sont retranscrit à un moment dans des phylactères tourbillonnants. La mère est toujours cachée derrière de grosses lunettes noires. Quant au père, son visage ne sera jamais montré, toujours situé hors-cadre. Reste ses mains menaçantes armées de couteau, sa voix qui hurle des insultes ordurières à sa femme et sa présence étouffante. Je ne connais véritablement pas les oeuvres précédentes de l'auteur et ne saurais donc juger de son évolution graphique. Mais malgré tout, je trouve l'album plutôt abouti, retranscrivant à merveille ce que l'auteur a voulu nous faire passer.

 

Voici donc un récit bouleversant sur une adolescence brisée par la violence, un été qui signe la fin d'une époque tourmentée pour partir peut-être sur des lendemains qui chantent. Période charnière entre deux âges, cet été est aussi le symbole de transition entre adolescence et maturité adulte. On pourra d'ailleurs découvrir plus précisement la suite du parcours de l'auteur dans un second opus, intitulé L'automne 79, à paraître cette année. L'été 79 est donc un ouvrage assez violent dans son propos qui n'épargne pas le lecteur mais réussit avec brio à mettre des mots et des images sur un passé douloureux. 

 

D'autres avis :

Livresse - Margotte - Lydia

 

Liens :

Interview très intéressante de l'auteur chez BDGest.

Le site de Hugues Barthe

Un diaporama sonore de l'auteur

 

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Titre : L'été 79

  Auteur : Hugues Barthe

Editeur : Nil

Parution : Novembre 2011

    137 pages 

Prix : 17,90€


 

Merci à l'éditeur et à Newsbook pour ce partenariat !

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 13:00

 

Vous le savez, je vous l'avais annoncé : le Japon est le pays invité cette année au Salon du livre !

Inutile de vous dire que ce choix m'enthousiasme !

 

La liste attendue des auteurs japonais invités à cette manifestation vient enfin de tomber.

Je vous la livre ci-dessous :

 

  • Hiroki Azuma, philosophe et essayiste
    qui a écrit Génération Otaku
  • Kaori Ekuni, romancière
    (non traduite)
  • Hideo Furukawa, romancier
    (non traduit)
  • Taro Gomi, auteur jeunesse
    qui a illustré de nombreux livres jeunesse

  • Moto Hagio, mankaka
    (non traduite)

  • Keiichiro Hirano, romancier
    Auteur de 3 romans chez Picquier

  • Toshiyuki Horie, roman
    Auteur du Le pavé de l'ours chez Gallimard

  • Mitsuyo Kakuta, romancier
    Auteur de Celle de l'autre rive chez Actes Sud

  • Satoshi Kamata, journaliste et essayiste
    Auteur d'un essai sur Toyoya : L'usine du désespoir chez Demopolis

  • Kunio Kato, auteur jeunesse
    Auteur de La maison en petits cubes à paraitre chez Nobi Nobi

  • Katsumi Komagata, auteur jeunesse

  • Madoka Mayuzumi, poète
    Auteur de recueils de poemes traduits chez Gallimard et La table ronde

  • Takashi Nagasaki, mangaka
    Scénariste de Urasawa pour Monster, Pluto, 20Th century boys et de Dossier A (sous pseudo)

  • Taku Nishimura, mangaka
    Surnommé Jean-Paul Nishi. Non traduit

  • Kenzaburo Oe, romancier
    Prix Nobel de littérature 1994.
    Auteur très connu d'une vingtaine de romans traduits : Liste ici.

  • Ryoko Sekiguchi, poète
    Editée chez POL

  • Masahiko Shimada, romancier
    Auteur de Maître au-delà chez Le serpent à Plumes

  • Yoko Tawada, romancière
    Ecrit en japonais et allemand. Publiée chez Verdier.

  • Hitonari Tsuji, chanteur et romancier
    Auteur connu d'une dizaine de romans la plupart disponible en poche.

  • Risa Wataya, romancière
    Jeune auteur éditée chez Picquier dont Install (ma critique) ou Appel du pied.

  • Mari Yamazaki, mangaka
    Auteur de Thermae Romae qui sortira en Mars chez Casterman

  • Gozo Yoshimasu, poète



    Que pensez-vous de cette sélection ?
    Je vous avouerais que, pour ma part, je suis un peu déçue....
    Exceptés les 2 grands auteurs : Kenzaburo OE et Hitonari TSUJI, je trouve la sélection littéraire plutôt pauvre...
    On peut également en dire autant, du côté du manga qui ne présente aucun grand dessinateur...
    Sans compter les auteurs encore non traduits en France...
    La faute aux éditeurs qui n'ont pas faits d'invitations d'importance ?
    La faute aux auteurs japonais qui ont refusés de se déplacer ?
    Allez savoir...
    Toujours est-il qu'on peut peut-être espérer que de nouveaux noms viendront se greffer à cette petite liste !

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 07:00

Octave_et_le_cachalot-01.jpgOctave vit avec sa maman dans une maison au bord de l'océan. Mais Octave n'aime pas la mer. On ne l'obligerait pour rien au monde à mettre un pied dans l'eau.

" C'est froid. C'est mouillé. Et ça sent mauvais. "

La plage est envahie de touristes, alors le petit garçon s'occupe comme il peut pendant les vacances. Un jour, il va farfouiller dans le grenier et tombe sur un livre évoquant des histoires de monstres marins, des batailles de poulpes et de cachalots qu'il recrée à l'aide de figurines en papier. Mais une nuit, le petit garçon est réveillé par un rêve étrange où une voix semble l'appeller. C'est alors qu'il découvre une ombre sur la plage : un immense cachalot échoué qui lui demande de l'aide. Comment faire quand on est si petit et que la mer vous effraie ?

 

Cet album à destination des plus jeunes (6-8 ans) fait partie, à juste titre, des recommandations de l'Education Nationale.

Octave est un petit personnage très attachant qui semble vouer à la mer une haine et une peur viscérales liées. C'est que, nous l'apprendrons plus loin dans l'histoire, la mer lui a pris son papa.

Pourtant, par l'intermédiaire d'un livre d'aventures marines, voilà notre petit héros rêvant de combats dans les grandes profondeurs pendant que ses petits copains s'amusent sur la plage. Pourtant quand une situation d'urgence se présente, Octave réussira à affronter ses peurs pour sauver son ami le cachalot du danger.

 

Voilà un joli album plein de fraicheur et de naïveté qui aborde le sujet des peurs enfantines. La mer étant symbole de mort, Octave éprouve une peur classique devant cet immense étendue d'eau.

Seul le monde des rêves permet au petit garçon de se libérer. Monde du rêve et du fantastique ! Car les auteurs n'ont pas hésité à intégrer à leur histoire de cachalot, un personnage de farfadet qui détiendrais le pouvoir d'animer la mer et de provoquer une tempête salvatrice pour l'animal échoué. Jouant sur les oppositions entre le rêve et la réalité, la mer et la terre, l'album fait aussi référence de manière subtile aux contes traditionnels ( le "c'que t'as de grandes dents" d'Octave devant la machoire du cachalot par exemple rappelle le Petit chaperon rouge) tout en préservant une atmosphère légère et parfois humoristique. Le narrateur de l'histoire est omniscient mais reprend les sentiments ou impressions du petit garçon, comme lorsqu'il souligne que la maman "fait sa tête de c'est pas l'moment d'm'embêter". Aussi, le ton reste léger et simple tout en offrant une histoire consistante pour les jeunes enfants.

Au niveau du dessin, l'album est tout aussi intéressant. Sans surcharger les cases, les couleurs sont particulièrement prégnantes pour donner de la force aux illustrations qui appuient de manière intelligente la séparation entre rêve et réalité. Le visage d'Octave est très expressif et ses moues prêtent même à sourire.

Bref, l'album nous plonge dans une véritable ambiance onirique où tout est possible : que les cachalots prennent la parole et apprennent à nager aux petits garçons !

Une très bonne série donc à faire découvrir aux jeunes enfants !

 

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Titre : Octave et le cachalot

 Dessinateur : Alfred

Scénariste : David Chavel

Editeur : Delcourt, jeunesse

Parution : Février 2003

    32 pages 

Prix : 9,95€


 


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Published by Choco - dans BD jeunesse
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 07:00

Mort dans l'ame 01Un fils qui se remémore ses souvenirs d'enfance avec son père. Un homme qui arrive dans un centre médical. Un coup de fil amer qui évoque la fin prochaine d'un homme et la nécessité des soins palliatifs. Mr Vanadris se meurt, vraisemblablement d'un cancer. Il est affecté désormais dans un centre de soins palliatifs, où il finira ses jours. Son fils tente de l'accompagner alors que le vieil homme essaye d'apréhender la mort et la déchéance. Des moments intenses de fin de vie entre un père et son fils.

 

Mr Vanadris entre donc dans cette unité médicale en sachant qu'il n'en ressortira pas vivant. L'accueil est chaleureux, le personnel tente de le mettre à l'aise mais comment accueillir sereinement l'idée de finir. Vient la ronde des traitements de plus en plus forts, les attentions des infirmières qui sont d'une cruelle ironie.


" - Il faut manger pour prendre des forces...

- Des forces ? Pour quoi faire ? "

 

Son quotidien se rythme au gré des visites régulières de son fils et de ses discussions avec un jeune prêtre sur la foi et la mort. Mais, la déchéance le guette inéluctablement et les fantômes qu'il croise dans les couloirs ou gisant dans leur lit d'hôpital sont d'autant plus effrayants lorsque l'on sait que cela sera votre devenir.

Cyril, le fils, tente le plus possible d'être présent auprès de son père. Il essaye de tenir le choc en gardant une vie en apparence normale. Mais le magasin des pompes funèbres n'est pas loin et les inquiétudes de son père qui tente de lui faire comprendre qu'il souhaiterait qu'on abrège ses souffrances ne fait qu'accentuer sa douleur. Une souffrance dont les autres tiers seront victimes, par ricochet. 

 

Il est évident que La mort dans l'âme n'est pas un livre gai. Mais la force de cet album est telle qu'elle ne pourra que toucher au coeur chacun d'entre nous. 

Un homme se meurt. Il apprend à accepter l'idée de sa finitude, et à ne plus craindre la mort. Accepter la mort, oui, mais vouloir aussi décider de quelle manière on ira l'embrasser. Un dernier sursaut de dignité pour un homme qui vit ses derniers instants, une façon de rester encore maître de ce qui reste de vie.

Un fils voit son père mourir. Il se sent impuissant à l'aider, à apaiser ses douleurs physiques. Un fils qui peine lui aussi à accepter la fin de son père et se refuse à y jouer un rôle actif. 

Mais surtout entre ces deux hommes, il y a ces derniers moments de complicité, d'affection, de conversation.

La fin imminente de l'un renforce la force du lien qui les attache.

La relation entre le père et son fils, voilà ce qui m'a le plus bouleversé dans cet album.

Sans y toucher, les auteurs donnent vie avec une grande force de réalisme à ces derniers moments de vie commune. La façon des bien portants de parler de banalités, de garder une apparence joviale et presque positive pour ne pas plomber un peu plus l'ambiance et surtout cacher leur propre souffrance afin de ne pas alourdir celle du malade. Ces silences pesants qui contiennent à eux seuls plus de mots que vous ne pourrez en dire. Ces petits bonheurs futiles, comme le vol d'un papillon, auquel on fait désormais attention. Ces moments intenses où l'on essaie malgré tout d'avouer ses peurs et d'en partager le poids. La maladresse des proches, les formules éculées pour réconforter. La douleur qui reflue lorsque la porte de l'hôpital est tournée.

Pour tout cela (et bien d'autres choses encore, comme la mémoire, la transmission, le rapport avec son propre statut de père, etc...), cet album est totalement bouleversant.

Alors même si le sujet principal était surtout la question de la fin de vie, de l'euthanasie et du choix d'une mort digne, La mort dans l'âme m'a touché personnellement pour cette relation-là, pour l'authenticité de ces moments.

Il est évident que chaque lecteur ressentira une émotion différente selon sa propre expérience, sa sensibilité. Pour ma part, mon père est heureusement bien vivant et on ne peut "m'accuser" d'y retrouver là une part de vécu. Pourtant, cet album renvoit à d'autres pertes, à nos propres peurs aussi peut-être. Chacun ne pourra nier de devoir faire face un jour à la mort d'un proche et il me semble que cette histoire ne pourra que parler, peu importe la manière, à tous les lecteurs.

Je vous l'avoue  donc sans honte, j'ai terminé cet album à chaudes larmes. Des larmes arrivées de manière totalement impromptue au détour d'une page, sans que j'en sache la raison. Et la rédaction de ce billet me fait sensiblement le même effet...

 

Alors voilà, pour une fois, je ne m'étalerais pas sur les caractéristiques plus "techniques" de cet album, sur son scénario, sur son dessin crayonné si torturé.

Seule l'émotion qui reste est essentielle. Et nos questionnements. Que feriez-vous à la place du fils ? Comment réagiriez face à la déchéance de ceux que vous aimez ?

Je vous invite très très chaleureusement à trouver vos propres réponses dans ce formidable album qui s'arrête sur des questions quelques peu taboues tout en bouleversant son lecteur sans tomber dans un pathos gratuit.

 

 

D'autres avis :

Mo' - Alfie's mec - Yvan

 

Liens :

Préview de 21 pages

 

 

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  Titre : La mort dans l'âme

 Dessinateur : Isaac Wens

Scénariste : Sylvain Ricard

Editeur : Futuropolis

Parution : Septembre 2011

    120 pages 

Prix : 20€

 


 

bd du mercredi

 

Chez Mango

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