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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 06:59

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 12:30

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 07:00

tu verras 01

  "Tu verras". Une expression serinée par le narrateur mais qui parle pourtant d'un futur qui ne sera pas. Car contre toute attente, Clément est mort. Il avait 12 ans. Son père nous dit la douleur qui l'habite, ses regrets, son impossibilité à continuer quand ce qui donnait sens à sa vie disparaît. Divorcé, il vivait seul avec son fils qu'il ne savait pas toujours comprendre. Toujours prompt à le reprendre, à pointer du doigt ses défaillances, le père s'escrime désormais à retrouver ces petits riens, à replonger dans le flot de ses souvenirs, coupable de ne pas avoir assez montré son amour.

 

Malgré les apparences, Tu verras n'est pas un récit autobioraphique. L'auteur s'est juste appuyé sur une expérience personnelle où il a failli perdre son enfant, renversé par une voiture. Une expérience forte qui rejaillit dans ce roman poignant où l'auteur a mis toutes ses peurs et ses propres interrogations.

 

Ecrit à la première personne du singulier, Tu verras est conduit par le père, narrateur de sa propre vie, de ses propres sentiments. Dès les premières pages, le lecteur plonge dans la douleur qui l'habite. Aucun parent n'est prêt à perdre des enfants si jeunes et pourtant Colin doit faire face à cette absence. Chaque geste, chaque objet, chaque son est prétexte à le renvoyer à Clément : un emballage qui traîne dans la voiture, une musique qui passe à la radio,... 

Le quotidien n'est que douleur. La vie n'est que douleur. Une douleur et un vide constant que Colin tente de remplir à l'aide de ses souvenirs. Alternant entre le quotidien qui rattrape violemment le père et les souvenirs et anecdoctes filiales qui affluent, la narration nous plonge véritablement dans l'horreur du deuil.  

Nicolas Fargues traduit la torture de voir l'avenir de son fils s'effacer. Clément ne connaîtra pas l'amour, ni la joie des baisers, ni ces milliers de petites choses qui font les petits bonheurs d'une vie. Clément ne comprendra pas les fameux "Tu verras" quand tu seras plus grand de son père.

 

Mais au-delà de l'aspect émotionnel de la mort et du deuil, l'auteur se penche particulièrement sur le rôle d'un père, sur l'amour et l'éducation que nous donnons à nos enfants. Au fil des moments avec son fils qu'il se remémore, le narrateur s'interroge sur la manière dont il a élevé son fils, sur ses propres réactions, sur la vision idyllique que nous avons de la parentalité qui s'avère bien différente de la manière dont nous l'appliquons. Colin se montrait détaché vis à vis de son fils : il ne gardait pas ses dessins, ne le prenait jamais en photo. Il avait une attitude assez dure envers Clément qu'il n'hésitait pas à alourdir de sarcasmes pour mieux dénoncer cette façon ridicule qu'il avait de suivre ses copains, de s'habiller comme eux, d'écouter la même musique ridicule. Un père sans souplesse donc qui a, d'une certaine façon, oublié sa propre jeunesse.

Colin se sent coupable et ne s'épargne pas dans les descriptions. Il a oublié ses principes personnels, s'est compromis avec des femmes qu'il n'aimait finalement pas, incapable de donner la priorité à son fils. Il observe la société d'aujourd'hui avec ses nouveaux codes, ses familles recomposées, les jeunes amantes qui n'assument pas les enfants d'une première union, les pères qui tentent de rester jeunes et ne sont que des vieux cons dépassés par leur époque, et les enfants dans tout ça qui doivent faire avec et s'émancipent en secret du poids des parents.

 

Je n'avais jamais lu Nicolas Fargues. Je suis rentrée dans ce roman avec circonspection, sujette d'a-priori un peu "parisien". Et pourtant, ce roman m'a totalement emballé. Scotché même. L'auteur évoque avec une grande force et surtout avec justesse des sentiments pour lesquels le lecteur ne peut ressentir que de l'empathie. L'émotion est présente dans chaque ligne. On vibre à l'unisson du narrateur et on aimerait tant que sa douleur s'allège.

Je n'ai pas d'enfants et la perspective d'en avoir reste pour le moment très lointaine mais ce roman m'a totalement renvoyé à cette position. C'est quoi être parent ? Comment doit-on envisager le quotidien à leur côté ? Que voulons-nous transmettre à nos enfants ? Comment leur montrer notre amour tout en les éduquant de manière juste ? Des questions certainement universelles mais dont les réponses ne sont pas si évidentes. L'auteur ne donne pas de réponses : elles sont à trouver en chacun de nous.

 

Tu verras est une véritable plongée dans le gouffre du deuil, de toute la douleur dont on ne sait que faire. Une douleur qu'on peut choisir d'affronter ou pas. On peut décider d'arrêter notre propre vie, fuir dans des paradis artificiels pour mieux oublier ou partir à l'autre bout du monde comme Colin. Une fuite qui ne résoud rien mais permet peut-être d'avancer. Un peu.

C'est aussi un portrait sans concession des relations d'un père avec son fils, tous deux ancrés dans une époque qui les sépare malgré eux. En analysant la complexité des rapports avec ses conflits de générations, ses incompréhensions, ses silences, Fargues dénonce aussi le poids de la société d'aujourd'hui qui, avec ses conventions, ses évolutions, ses petites compromissions quotidiennes, finit par fausser les rapports entre personnes.

 

Tu verras est véritablement un roman très puissant qui parlera aux parents comme aux autres. Un roman bouleversant sans tabous, sans pathos dont je regretterais uniquement l'épisode final en Afrique qui ne m'a pas complètement convaincue. L'absence d'un véritable dénouement m' a laissé une impression un peu flottante et presque interrogative sur le sens à donner aux derniers faits.

Un bémol qui ne doit pourtant pas vous empêcher de plonger dans cette histoire !

  

Extraits :

 

" Aimer son enfant, est-ce aimer un autre que soi ou bien continuer de s'aimer soi-même, mais sans s'accabler de la mauvaise conscience d'être égoïste ? Peut-on vraiment parler de sens du sacrifice et de générosité lorsqu’il s’agit de donner aux siens ? "

 

" Cette impression que, quels que soient mes regrets et mes frustrations personnels, quels que soient mes rêves inaccomplis, c' était lui et personne d'autre qui donnait du sens et du goût à mes journées. Que je n'avais pas besoin d'aller chercher plus loin que lui pour me trouver moi-même que mon bonheur, comme on dit, c'était de le voir heureux."

 

 

D'autres avis :

Celui de La ruelle bleue qui retranscrit bien mieux que moi les sentiments de lecture ressentis - Livrogne -

 

 


Titre : Tu verras

Auteur : Nicolas Fargues

Editeur : POL

Parution : Janvier 2011

194 pages 

Prix : 15,50€


 

prix lectrices ELLE

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 07:00

cent-mille-journees-livre-1-01.jpgLouis est un petit garçon de 8 ans, d'origine asiatique. Il vit seul dans une banlieue normande en compagnie de sa mère et ignore qui est son père. Malgré les nombreuses questions sur ses origines, sa mère refuse de lui répondre. Louis, que sa différence de peau éloigne de ses camarades peu tolérants, est un solitaire. Aussi c'est l'oiseau que lui a confié sa mère, fort absente à cause de son métier d'infirmière, pour tromper son ennui qui lui sert de confident. L'animal silencieux, réceptacle de ses peurs, de ses questions et bientôt de ses folles suppositions sur son paternel, devient dès lors, même à travers sa mort, un compagnon mystérieux au pouvoir intriguant qui détiendrait la vérité cachée.

 

Voilà un très bel album qui se penche sur les secrets de famille et surtout sur le rapport filial d'un enfant à son père.

L'album s'inpire d'une partie de l'histoire familiale de la scénariste Loo Hui Phang. Découvrant sur un tard la disparition et par là-même l'existence d'un oncle, de tantes et de cousins qui subirent le régime sanglant des Khmers rouges, l'auteur revient de manière détournée sur ce sujet.

L'album raconte l'enfance de ce petit garçon qui grandit sans père. Mais au-delà du manque, c'est surtout l'ignorance qui blesse avant tout Louis. Démuni devant ses camarades de classe qui se moque de lui ( et le prennent pour le fils de Bruce Lee), démuni devant sa mère qui évite à tout prix le sujet et semble très affectée à tout évocation, Louis n'a d'autres choix que de s'inventer un père. Il l'imagine héros et construit des histoires à travers une photo qu'il a trouvé. Bientôt, l'arrivée d'amis cambodgiens bouleverse un peu plus la famille. Alors que le racisme ordinaire s'accentue un peu plus dans la population, Louis découvre des bribes du passé de sa mère, sa vie au Cambodge avant qu'il naisse, sa capacité à parler la langue khmer et même des traces de son père qui serait prisonnier au pays. Le voile qui se lève peu à peu sur les origines de Louis ne manquera pas de s'épanouir pleinement dans un deuxième tome attendu.

 

Cent mille journée de prières, c'est le parcours d"un enfant à la recherche de ses origines, de sa vérité et de sa propre identité. Qui est-il ? D'où vient-il ? Son père est-il un héros ou un criminel ? Un chemin qu'il parcourt seul aidé par son oiseau fantôme et des indices semés ça et là par des adultes incapables de faire face à leur détresse, trop empêtrés dans leur propre souffrance. Le récit est extrêmement poignant et on ne peut rester insensible face à ce petit garçon qui souffre en silence et tente de grandir et de se constuire sur une absence et des secrets qui ne lui sont pas accessibles.

 

Le dessin de Sterckerman est dépouillé et s'épanouit dans un noir et blanc qui renforce l'aspect intimiste du récit. Le dessinateur réussit à transcrire en quelques traits l'angoisse du petit garçon et développe avec succès une partie plus onirique liée à l'oiseau.

 

Voilà donc un album très fort qui fait la part belle aux sentiments et à la souffrance d'un enfant quelque perdu sans tomber dans un pathos voyeuriste. Les auteurs montrent avec beaucoup de pudeur l'importance des relations filiales et la vérité sur les origines qui aident chacun à se construire personnellement, d'autant plus lorsque l'on est un enfant "différent" qui peine à s'identifier physiquement à ses proches. Un album sensible donc qui semble se diriger un peu plus dans le deuxième opus vers l'histoire dramatique du Cambodge et ses millions de disparus et de prisonniers. On attend la suite !

 

 

D'autres avis :

Mo' -

 

Liens :

Premières pages à lire

Blog de Michaël Sterckeman qui termine le tome 2


 

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Titre : Cent mille journées de prière, Livre 1

Scénariste : Loo Hui Phang

Dessinateur : Michaël Sterckeman

Editeur : Futuropolis

Parution : Mai 2011

  120 pages 

Prix : 20€


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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 07:00

terre-sans-mal-01.jpgEn 1939, la jeune linguiste Eliane Goldschmidt se rend pour la troisième fois au Paraguay afin de poursuivre son étude de la langue guarani. Vivant au sein de la communauté Mbya, elle partage leur quotidien, leur repas et leurs jeux. Pourtant, depuis son retour, leur attitude a changé et ces derniers semblent résignés, se laissant aller et négligeant leurs terres. Eliane l'ignore encore mais l'Homme-Dieu, le Karaï va bientôt arriver dans la tribu pour emmener son peuple vers la Terre sans mal pour les sauver de la fin du monde. Un peu malgré elle, Eliane va se retrouver engagée dans cette improbable quête. U voyage initiatique à travers la jungle dans laquelle elle va bientôt se lancer corps et âme lorsqu'elle découvre que la guerre gronde en Europe et a commencé à faire ses premières victimes.

 

Emmanuel Lepage et Anne Sibran nous emmène dans un voyage fabuleux à travers les mythes et les espoirs d'un peuple voué à disparaître. Déambulant semaines après semaines, mois après mois, à travers la forêt qu'il parcoure d'Est en Ouest, croisant jaguars affamés, cathédrales abandonnées au beau milieu de la nature, paysages défigurés par la main de l'homme et ses industries, Karaï et les siens cherchent cette fameuse terre où le mal serait absent. Eliane, surnommée Napagnouma ("la femme blanche qui fait pleurer son bâton", comprendre celle qui écrit et dessine avec son crayon) les accompagne et bientôt s'immerge totalement dans cette culture qui n'est pas la sienne, voulant tirer un trait sur cette Europe guerrière qui lui a pris ses proches.

Pour Eliane, cette quête devient vite la sienne et prend une forme personnelle où elle se cherche une nouvelle identité. Elle abandonne ses attributs occidentaux et se rase les cheveux pour symboliser sa nouvelle naissance. Désormais, elle est une Mbya.

 

Le récit nous est raconté par Eliane, elle-même, par l'intermédiaire de son carnet où elle note ses impressions. L'album débute d'ailleurs par une reproduction de quelques pages (7) de ce fameux carnet où le lecteur découvre ses croquis, ses notations linguistes, des anecdotes de vie des Mbyas. Le tout est ponctué d'annotations plus tardives où Eliane s'adresse directement à son fils...

On retrouve ainsi au fil de l'histoire des phylactères quadrillés, reprenant ainsi l'idée de la narration issue de son carnet de notes. Très rythmé, le récit nous emmène véritablement au coeur d'un univers totalement inconnu qui flirte avec la mythologie et la magie, sans tomber dans un description ethnologique trop marquée.

 

Cette grande fresque épique est, par ailleurs, totalement sublimé par le dessin d'Emmanuel Lepage dont c'est le premier album qu'il réalise en couleurs directes. Et quelle flamboyance ! En effet, la forêt semble luxuriante, dense et humide. Les couleurs sont fortes, alternant entre la touffeur sombre des arbres et la lumière éclatante du soleil et des feux.

 

On sent chez le dessinateur comme chez la scénariste une recherche précise et très documentée de cette culture disparue.

Les communautés Mbyas sont des des groupes primitifs de chasseurs-cueilleurs qui vivent dans la forêt amazonienne, au Paraguay, au Brésil et en Argentine. La disparition progressive de la forêt au profit de l'industrie forestière amenuise leur territoire et entraîne leur propre disparition. Au Paraguay, il resterait à l'heure actuelle 14 000 Mbyas ; 8000 en Argentine et 7000 au Brésil. Une culture en danger donc (certains parlent de "génocide silencieux") et dont la langue est de moins en moins transmise.

 

La terre sans mal est véritablement un petit bijou qui réussit à sublimer une culture indienne peu connue à travers la quête mythique et spirituelle d'un peuple, à la recherche d'un paradis perdu inaccessible dont il serait le seul élu. Une recherche où sagesse et sacrifice personnel sont de mise et révélant peut-être d'une certaine manière la place de l'Homme dans un univers qui le dépasse. 

Laissez vous donc bercer par la magie indienne des tambours et par l'utopie d'un monde sans mal !


Un indispensable qui est malheureusement épuisé (il serait d'ailleurs de bon ton qu'une réédition soit à nouveau envisagé...) qu'on trouve facilement sur certains sites en ligne d'occasion ou que vous trouverez peut-être en bibliothèque.

 

D'autres avis :

Cely qui attiré mon attention sur cet album- Scénario BD -

 

A noter :

Il existe un roman jeunesse qui évoque précisément le drame de la tribu Mbya :

Les fils de la forêt, de Reine Marguerite Bayle

Editions Belin, 2010 - 5,90€

Pour ceux que ça intéresse, l'auteur organise même des interventions (payantes) en classe.

 

On peut également relever l'existence d'un documentaire sur ce peuple : Mbya, tierra en roja

 

 

 

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Titre : La terre sans mal

Scénariste : Anne Sibran

Dessinateur : Emmanuel Lepage

Editeur : Dupuis, Aire Libre

Parution : Juin 1999 - Réédition en 2004 et 2008

  62 pages 

Prix : épuisé


bd du mercredi

 

Challenge roaarrr

L'album a reçu le prix des libraires en 2000

et le prix du Jury Oeucuménique de la BD en 2000

 

challenge récit de voyage

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 14:20

brasiers-01.jpegLucia Moberg, dite Lou, va bientôt avoir 16 ans. Avec son look gothique et ses petites envies d'émancipation, Lou s'essaye régulièrement à voler des cds de musique pour les copines. Mais ce jour-là, Lou se fait repérer et regrettera longtemps les évènements qui suivront et dont elle se sent coupable inconsciemment. Pressant son père de repartir du centre commercial, Lou rejoint la voiture à pas pressés, anxieuse d'avoir été suivie par un vigile. Alors qu'ils s'apprêtent à quitter le parking, un homme vient pourtant les interpeller. Ce dernier abat son père Oscar et laisse une Lou traumatisée sur le siège arrière. Elle l'ignore encore mais c'est le début du cauchemar pour elle. La jeune fille devra faire face à la perte de son père chéri, assumer sa mère qui sombre totalement et affronter bientôt des individus autrement plus dangereux...

Parallèlement à Lou, nous suivons une certaine Tanya qui vit dans une caravane pourrie avec son compagnon Mason. Tanya, enceinte de ce dernier, est une rescapée des bas-fonds. Ancienne droguée, ancienne prostituée, elle tente de sortir la tête de l'eau grace à Mason mais le couple vivote avec difficultés à la frontière de la légalité. Mason trempe secrètement dans des affaires louches et sait se montrer violent avec Tanya.

 

Oubliez la couverture hideuse du livre et les avis dythyrambiques et artificiels d'auteurs célèbres affichés artificiellement sur la 4ème de couverture : premier roman de l'auteur de l'auteur, Brasiers s'avère contre toute attente un excellent roman psychologique à suspense !

Loin d'être un thriller au sens classique du terme, le roman s'attarde plus particulièrement sur les personnages, plutôt que sur l'enquête qui passe au second plan.

Les personnages sont extrêmement bien fouillés et construits. L'auteur nous plonge véritablement au coeur de leurs sentiments en nous faisant pénétrer dans leur intimité. Lou est une adolescente tourmentée qui, en plus de faire face à la mort en directe de son père dont elle se sent coupable, doit assumer sa mère qui ne semble plus capable de se gérer seule. Elle a des sortes de visions "somnanbuliques" qui, en s'appuyant très intelligement sur les contes suédois que lui racontait son père, lui donnent des clés pour découvrir ou comprendre certains faits. Des petits personnages imaginaires interviennent dans son réel pour lui indiquer telle chose, attirer son attention sur tel autre ou la guider de manière générale. Mais Lou est aussi une jeune femme en pleine construction amoureuse et son attirance pour le voisin un peu bad boy d'à-côté semble aussi la perturber.

De son côté, Tanya tente de s'en sortir et son futur bébé lui sert de moteur. Elle s'intérroge parfois sur Mason, son sauveur et a parfois l'intuition qu'il sera aussi l'instrument de sa perte. La vie ne l'a pas épargnée et son malheur semble presque être une fatalité pour cette jeune femme qui est le jouet du destin.

L'enquête sur la mort du père de Lou est dirigée par l'inspectrice Greta et de son collègue Moe. Cette dernière est également fort bien décrite et son passé tourmenté constitue un des élements forts de sa personnalité. Ayant peu assumé l'éducation de sa fille lorsqu'elle était plus jeune, Greta tente de nouer une relation plus intime avec elle. C'est aussi la raison pour laquelle son implication pour sauver Lou est si forte.


Vous l'aurez donc compris, ici, c'est bien les personnages qui ont la priorité et si une enquête a bien lieu, c'est plutôt l'alternance des points de vue et de la narration qui nous permet de comprendre les tenants et les aboutissants de l'histoire, plutôt que la description classique de l'enquête.

Et c'est aussi ce qui fait son point fort. Le récit est très ryhthmé et s'accompagne de nombreux rebondissements. La pression monte petit à petit et le lecteur est vite effaré, de par la noirceur des faits qui se dévoilent petit à petit.On commence sur un meurtre dans un parking qui semble fortuit à un kidnapping qui pourrait se montrer sanglant pour certains. Le final s'avère d'ailleurs un déchainement de violence inattendue et logique à la fois et laissera une héroine seule face à la noirceur d'un monde qu'il lui sera difficile d'accepter tout autant que son propre côté sombre.

 

Brasiers a été véritablement une lecture extrêmement haletante dont il est difficile de se séparer. Le lecteur devient le spectateur impuissant d'une spirale qui entraîne les personnages dans une longue descente aux enfers. C'est un roman à haute teneur psychologique qui montre comment ce monde violent et désespéré peut broyer qui ne se montre pas assez fort pour affronter avec courage un destin pavé de mauvaises intensions. Et face à cet embrasement destructeur, Lou du haut de ses 16 ans apprendra à se construire une vie et un avenir sur les cendres de ses illusions.

Un petit coup de coeur sans aucun doute ! Foncez !

 

 

 

D'autres avis :

Le vent sombre - Passion polar -

 


Titre : Brasiers

Auteur : Derek Nikitas

Editeur : Télémaque

Parution : Novembre 2010

  400 pages 

Prix : 22€


 

prix lectrices ELLE

 

Challenge Thriller

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 07:00

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Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 


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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 06:59

 

Il y a un peu plus d'un mois,

j'avais commencé à évoquer ma petite virée en vous présentant les anciens sites industriels de la ville.

Il est bien temps à présent que je vous parle de la vieille ville !


 

Logis abbatial du Moûtier (Monument Historique) :

 

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Le centre historique où les habitations ont gardées un style médiéval authentique :

 

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Mais Thiers, c'est aussi une belle série de portes cochères :

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 23:46

 

Cramatte-et-nzudie-01.jpgCliquez sur les photos pour agrandir.

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 07:00

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2004, Moscou. Un jeune homme est poursuivi par de mystérieux assaillants qui veulent l'abattre. Sauvé par un SDF qui le cache, il lui raconte son histoire. A 32 ans, Valentin Kozlov vient de perdre son père Vassili, un photographe célèbre qui ne s'est jamais vraiment occupé de lui et de sa soeur et est resté toujours très mystérieux sur son passé. En triant ses affaires, Valentin est tombé sur une valise contenant, semble-t'il, des restes de son ancienne vie : Une vieille photo, de l'eau quasi pure, un tissu avec matricule. Valentin décide alors de mener l'enquête en allant directement à Moscou interroger sa famille. Il débarque alors chez la soeur de son père qui l'accueille très froidement, et pour cause, Vassili avait une autre famille en Russie : une femme et une fille, Elena, qui l'attendent depuis des dizaines d'années !  Cepandant, le lendemain, ces derniers s'apercoivent que le père de Vassili qui apparait sur la photo n'est pas le Vassili qu'ils connaissent ! Où donc a disparu le vrai Vassili ? Et comment s'appelle véritablement le père de Valentin ? Est-il l'assassin de Vassili ? Voilà de nombreuses questions auquel Valentin va tenter de répondre en faisant sur place sa propre enquête, aidé en celà par la fille du Vassili disparu qui cherche à connaître la vérité sur son père. Une enquête familiale qui va pourtant déranger certains russes qui vont tout faire pour que Valentin ne déterre pas le passé...

 

Valentin ne se résoud pas à abandonner l'enquête et refuse de se faire intimider. Outre celle d'Elena, l'aide viendra de ses nouveaux amis SDF qui s'avèrent plein de ressources face aux dangers meurtriers qui viennent de la rue et d'ailleurs. Fouillant dans les archives russes, rencontrant d'anciens connaissances des disparus, s'appuyant sur les objets trouvés dans la valise de son père, Valentin remonte petit à petit le fil du passé : orphelinat, expédition au cercle polaire, déportation dans un goulag,...

Mais, parallèlement à ses recherches, Valentin doit faire face aux menaces grandissantes sur sa vie. L'ennemi cherche à le faire expulser du pays en vain et le rend même coupable d'un meurtre qu'il n'a pas commisPas facile de mener de front recherches et défense !

 

Cette courte série en 3 tomes nous embarque en pleine Russie communiste dans les méandres des secrets familiaux. Le lecteur plonge directement dans l'action qui, tout au long de l'histoire, s'avèrera très rythmée.

Les rebondissements suivent le fil des découvertes du jeune homme et nous plonge véritablement dans une ambiance russe très marquée ponctuée d'histoire : goulags, purges staliniennes, mafia russe.

Franck Giroud est au scénario et propose comme souvent une histoire enlevée et dense, fort bien rythmée donc qui fournit une histoire de quête des origines dans une Russie contemporaine, qui peine à se relever de son passé stalinien. Les personnages sont bien souvent hantés par un passé que l'Etat russe peine à assumer et ses répercutions contemporaines dans un pays fragilisé sont encore pleinement visibles : surveillance de la population, pauvreté, corruption au sein de l'Etat et de la police, négation du passé,...

On pourra néanmoins déplorer quelques ficelles scénaristiques qui permettent à l'auteur de mieux enchaîner certaines scènes, plus particulièrement dans le dernier tome, comme des coincidences bien pratiques (la découverte d'un journal tenu par le père de Valentin), des actions décalées (Par exemple, Valentin annonce à Elena sa découverte du sort de son père, au détour d"une conversation alors qu'il s'agissait tout de même un des buts les plus importants de leurs recherches !)

L'histoire personnelle entre Valentin et Elena est également cousue de fil blanc et on se doute de l'issue dès les premières pages, malgré le fait que les protagonistes soient en couple tous les deux.

Quelques faiblesses donc mais qui n'enlèvent rien au plaisir de suivre l'aventure de Valentin, aiguillé que nous sommes de connaître le fin mot de l'histoire et le destin de ces 2 hommes. La révélation finale s'avère d'ailleurs pleine de surprise en intégrant un troisième larron dont le secret va s'emmêler avec ceux déjà existants !

Au niveau du dessin, je dois avouer que le style présenté ici n'est pas tout à fait ma tasse de thé : un trait plutôt classique, qui m'indiffère généralement, mais qui réussit malgré tout à dépeindre sans fioritures un Moscou et une Russie tout à fait réalistes et précis.

 

Au final, Le serpent sous la glace s'avère plutôt une bonne série intéressante qui, sans innover sur le fond comme sur la forme, offre une histoire assez palpitante que l'on suit avec grand plaisir.

 

A noter :

Je viens d'ailleurs de relever par hasard qu'une intégrale de la série est prévue pour le 28 octobre 2011.

 

 

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Titre : Secrets, Le serpent sous la glace (3 tomes)

Scénariste : Franck Giroud

Dessinateur : Milan Jovanovic

Editeur : Dupuis, Empreinte(s)

Parution : Septembre 2004 - Novembre 2005 - Décembre 2006

  56 pages 

Prix : 13,95€ 


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Published by Choco - dans Bande dessinée
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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
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