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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 07:01

 

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Cimetière de Thiers

 

cimetiere thiers 04

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, Sandrine, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.


18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 07:00

 

Théoma a montré une photo il y a quelques jours d'un sticker littéraire en évoquant la question des bandeaux littéraires.

Si l'idée ne la pas convaincue j'ai, pour ma part, bien aimé le travail de l'agence de design mural du Pré d'eau qui crée de jolis stickers un peu plus sophistiqués et poétiques que ceux de Valérie Damidot ^^

 

Il existe tout d'abord une collection intitulé "Prix littéraires" :

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Vendus 35€, ils existent en 5 versions :

Chambre des rêveurs, Cuisine des chefs, Salle de bains, Cabinet d'intimité, Entrée des artistes.

 

 

Collection Histoires de murs :

Une des créatrices s'est amusée à créer de jolis poèmes.

Prix : 47€

 

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La collection Billets doux :

qui présente de courts textes en petits formats.

 

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Collection Stickettes :

qui propose de petits dessins originaux et variés

 

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Je vous vous conseille d'aller visiter leur site :

il y a plein d'autres jolies choses en dehors de ceux présentés ici autour du livre.

 

http://www.lepredeau.com/

 


17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 15:22

akasaka mari

Akasaka Mari est née en 1964 à Tokyo. Diplômée de sciences politiques, elle a commencé à écrire alors que, comme la narratrice de Vibrations, elle était rédactrice pour des magazines. Dès ses premières oeuvres, elle a remporté un grand succès public et critique. Elle publie son premier roman, Kibakusha (Détonateur), en 1995 et obtient avec Myuzu (Muse) le prix Noma du nouveau romancier en 2000.

 

Bibliographie traduite en français :

 

1999 : Vibrations

 

 

Vibrations (1999)

 

vibrations 01

 

Edition française :

 

- 2003 : Editions Picquier

Traduit du japonais par Corinne Atlan

134 pages - 14€

2877306801

 

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Elle a trente et un ans, rédige des articles pour des magazines, et en ce moment, sa peau est devenue rêche à force de se faire vomir pour bien dormir ; mais le pire, ce sont ces voix qui parlent dans sa tête, se superposent et se recouvrent, semblables aux sons portés par les ondes radio ou à la cacophonie des médias. Lui a d'abord travaillé pour les yakuzas avant de partir sur les routes comme chauffeur poids lourds, relié au reste du monde par sa CB. Avec leur rencontre de hasard dans un supermarché de Tôkyô commence un voyage dans le nord du Japon. Il y a la neige sur le bas-côté de l'autoroute, le plaisir cru des étreintes, les lumières de la capitale, les conversations qui se mêlent aux souvenirs. Quand on roule, le paysage change sans cesse, et c'est comme si ces paysages successifs étaient chaque fois arrachés à la surface de nous-mêmes, on a l'impression que la peau n'arrive jamais à se reformer, on n'a aucune protection contre le monde extérieur. Ce roman, lui aussi, gratte la surface lisse des apparences pour montrer de l'intérieur le vrai visage d'une certaine jeunesse japonaise. Son originalité de ton a fait sensation lors de sa parution au Japon en 1999.

 

Des avis chez :

Plathey - Orient-extrême - Perles du Japon -

 


17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 07:00

 

metinides-01.jpg(Cliquez sur les photos pour agrandir)

 

Enrique Metinides est un photographe mexicain qui a photographié des faits divers depuis l'age de 10 ans.

Arles lui consacre sa première rétrospective, ses photos n'étant parues que dans des tabloids.

Chaque photo était accompagnée d'un texte présentant les circonstances de l'accident et/ou de la prise de vue. Malheureusement, je ne peux pas vous les proposer ici.

 

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Influencé par les films noir des années 50, il saisit avec brio les catastrophes et fait preuve d'un sacré sens du cadrage qui accentue la dimension dramatique des faits.

 

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metinides-17.jpg(on ne le voit pas très bien mais la tache rouge au milieu de la tour est un homme prêt à sauter)

 

 

Attention, les photos suivantes sont susceptibles de heurter les yeux sensibles par la présence de corps morts.

 

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(La photo la plus célèbre du photographe)

 

 

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Pas de site internet mais

vous pouvez découvrir d'autres photos en tapant son nom dans Google images.

 


Published by Choco - dans Photographie
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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 07:00

croque-mort-a-la-vie-dure-01.jpgcroque-mort-a-la-vie-dure-02.jpg

Hitchcock Sewell est croque-mort de son état. Une vie somme toute classique malgré les apparences : il travaille avec sa tante dans l'entreprise familiale, est célibataire mais a gardé de bons contacts avec son ex-femme, a un chien nommé Alcatraz. Pourtant sa vie va prendre un tour inattendu lorsqu'une belle jeune femme bien gaulée se présente à l'occasion de funérailles. Fortement perturbée, Hitch prend en charge la belle Carolyn James avant de la voir disparaître. Quelques jours, c'est pourtant une autre Carolyn James qui git morte, dans son salon funéraire... La fausse Carolyn se révélera peu après à lui : il s'avère que Lady X, comme la surnommait Hitch, se nomme en fait Kate Zabriskie, est inspectrice de police et qu'elle va bientôt embarquer notre croque-mort dans une sacrée histoire.

 

Voilà un polar qui prend pour héros un personnage fort original de croque-mort. Voilà un bonhomme que la mort ne devrait pas effrayer. Mais à contre-pied de sa profession, Hitch s'avère un personnage extrêmement positif qui porte un regard cynique sur le monde. On ne compte pas les passages où le sieur plaisante ou fait preuve d'auto-dérision.

 

"Je me rendis au bassin de retenue de Loch Raven, à environ une demi-heure de voiture, me garai à un embranchement de la route, marchai quatre cents mètres vers les falaises, ôtai mon boxer et plongeai. Dans mon imagination, c'était un plongeon tarzanesque parfait, puissant, droit et souple. Plus objectivement, je devais avoir l'air d'une grosse grenouille catapultée du haut de la falaise."


"On m'assura à chaque fois que le pompier retraité avait été "un brave homme". C'est assez courant. Il n'y a que des braves illuminés pour venir vous susurrer à l'oreille que le mort était un ignoble fils de pute."

 

Kate, au contraire, est un personnage torturé dont le passé semble conduire la vie. Prête à tout pour arriver à ses fins, elle n'hésite pas à frôler l'illégalité.

Les autres personnages secondaires sont tout aussi intéressants : le metteur en scène un peu à côté de la plaque, l'ex-femme de Hitch voluptueuse et un peu barrée, la faune des comptoirs de café, etc...

Bref, le tableau est plutôt riche, plaisant et haut en couleurs.

 

croque-mort a la vie dure 03
Du côté de l'intrigue, le lecteur va plonger dans le monde politique. Kate enquête pour le compte d'un politicien de sa connaissance qui serait victime d'un maître-chanteur alors qu'une élection se prépare. Un tueur qui n'aurait pas hésité à éliminer la vraie Carolyn James qui en savait sûrement trop. Aidée de Hitch qui en pince pour la belle, son enquête progresse lentement. Et c'est peut-être ce qui pêche dans cette histoire. Le démarrage est lent, l'histoire avance mais pas de façon trépidante. Seules les réparties cinglantes de Hitch amène un peu de rythme. Malgré le retournement final, l'intrigue n'est pas franchement originale. Certaines scènes valent quand même leur pesant de cacahouètes, comme celle où l'on voit un "méchant" abattu par un vieille barque accrochée au plafond et remplie de bouteilles vides et autres joyeusetés. Au final, une enquête sympathique avec son lot de découvertes et d'avancées.

 

Le croque-mort à la vie dure présente donc son lot de personnages attachants et un humour qui fait mouche mais pêche un peu par une intrigue un peu longue qui peine à se mettre en place.

Il faut noter que ce roman est le premier d'une série avec notre croque-mort, on peut donc raisonnablement se dire que les suivants élimineront ces quelques défauts. J'ai pris néanmoins plaisir à cette lecture et retrouverais avec plaisir son charismatique héros !

 

 

D'autres avis :

Manu, généreuse donatrice que je remercie ! - Niki -

 

 


Titre : Le croque-mort à la vie dure

Auteur : Tim Cockey

Editeur : Alvik

Parution : Mars 2004

  350 pages 

Prix : épuisé

 

Editeur : Points Seuil

Parution : Janvier 2005

  401 pages 

Prix : 7,50€


Published by Choco - dans Polar
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 07:00

 

Laura Cahill est une designer qui transforme des matériaux recyclés pour en faire des objets utilitaires.

 

En récupérant de vieux livres, elle a créé une collection de vases bien particulier :

 

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Elle a également conçu un lampadaire sur la même base de travail :

 

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S'ajoute à tout ça, un petit tabouret bien ingénieux :

 

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http://www.lauracahilldesigns.com/

14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 12:50

pinocchio-01.jpgComme vous pouvez vous en douter, l'album ici présent est une relecture de l'histoire originelle de Pinocchio.

Gepetto est ici un inventeur sans scrupules qui a conçu une arme destinée aux militaires sous la forme d'un androïde de métal, résistant au feu. Alors qu'il s'absente pour fourguer son pinocchio, ce dernier est habilement utilisé par la femme de Gepetto : ménage, vaisselle, service en tout genre, et même plaisir sexuel... Mais l'accident arrive. Pinocchio prend la route en compagnie d'un cafard SDF qui a élu domicile dans son crâne et se laisse guider au gré de ses rencontres. A son tour, lorsque Gepetto découvre la disparition de son invention et des dégâts provoqués, il prend la fuite et part à la recherche de celui-ci.

 

Vous aurez reconnu les différents éléments de l'histoire d'origine habilement détournée en un récit beaucoup plus trash.

Car le Pinocchio et le monde qui l'entoure sont totalement pervertis par les hommes. C'est donc à une relecture fort désenchantée que nous assistons.

Le monde pollué donne naissance à des créatures monstrueuses. On tue les SDF pour mieux récupérer leurs organes et les revendre. Les enfants sont des esclaves employés pour fabriquer des jouets (!) puis jetés dans les flammes lorsqu'ils sont trop fatigués pour continuer à travailler. L'ile enchantée s'avère un cloaque d'immondices où la misère règne en maître. Les cirques sont devenus des lieux d'embrigadement sous un emblême ressemblant au drapeau nazi.

L'auteur n'hésite pas non plus à replacer d'autres mythes classiques ou contemporains qu'il réinterprètre à sa manière : Blanche Neige est séquestrée par des nains salaces qui, après lui avoir offert un nouveau coeur, s'adonne au plaisir du viol collectif... Bambi et ses amis ne perdont pas une miette du spectacle et s'avèreront très déçus lorsque celui-ci s'arrêtera. Bref beaucoup de références implicites que je n'ai pas toujours su décoder mais peu importe.


Vous l'aurez compris, nous sommes loin des images de contes de fées et l'auteur prend plaisir à dévoyer ses personnages et son univers.

Pinocchio s'avère un spectateur muet de la décadence de notre monde. Winshluss énonce ici une sacré critique de nos sociétés menées par la guerre, le vice et l'appât du gain avant tout.

 

L'auteur fait montre d'une grande inventivité narrative et graphique et je rejoins les précédents lecteurs qui crient au chef d'oeuvre.

Loin d'être un récit linéaire, l'auteur construit son récit en différentes séquences. La narration présente de nombreux personnages qui vont finir d'une manière ou d'une autre par se rencontrer ou se croiser dans une intrigue aux nombreuses portes mais totalement fluide.

Le récit principal est totalement muet et Winschluss réussit avec brio à construire un récit fort qui se passe de tout commentaire. Il donne à son dessin et à ses couleurs une touche totalement vintage qui rappelle l'esthétique des années 50.

Les aventures de Pinocchio sans paroles donc alternent avec des encarts très verbaux qui mettent en scène Jiminy Cafard, un alcoolique qui a perdu ses allocations chômage, ainsi que sa copine, et qui se retrouve à squatter l'espace vide de la tête de Pinocchio. Les planches ne sont pas colorisés et se présentent dans l'esprit d'épisodes de revues à suivre. On découvrira également quelques passages indépendants revenant sur le passé misérable de certains personnags secondaires, expliquant leur état de délabrement avancé. Là encore, l'auteur donne un style différent à son dessin. 

 

Le Pinocchio de Winshluss est un album noir, vous l'aurez compris, cynique et désabusé. Un album extrêmement dense qui mérite même plusieurs lectures afin de bien saisir toute sa richesse narrative et graphique qui nous offerte. Un album pour lequel il y aurait encore beaucoup à dire mais je vous laisse le soin de découvrir par vous-même une oeuvre véritablement marquante. Indispensable !


 

D'autres avis :

Yvan - Mo' - Yaneck - Zorg - K-BD - Sara - Du9 -

 

Liens :

Preview de 20 pages

 

 

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Titre : Pinocchio

Auteur : Winshluss

Editeur : Requins Marteaux

Parution : Novembre 2008

  194 pages 

Prix : 30€


 

palseches


bd du mercredi

 

Challenge roaarrr

Prix Fauve d'or du meilleur album 2009

 

Published by Choco - dans Bande dessinée
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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 07:00

Les bds girlys de blogueuses ne m'ont jamais attirées. Je voyais l'engouement autour de ces dessinatrices sans bien la comprendre. Mais sans les connaître non plus. Il aura fallu d'une escapade un peu juste en lecture pour enfin essayer par curiosité 2 albums qui traînaient dans la bibliothèque de mes hôtes.

 

ma vie tout à fait fascinante 01josephine 01Ma vie est tout a fait fascinante est le premier ouvrage de Pénélope Bagieu. L'héroïne, Pénélope, est une jeune trentenaire parisienne qui vit dans un minuscule appartement. A travers des illustrations en quelques pages, elle décrit le quotidien de la jeune femme qui consiste en de hautes considérations féminines, comme le shopping, la cuisine, les petits tracas quotidiens, les bourrelets et les régimes, etc....

 

Joséphine est le deuxième ouvrage de l'auteur. L'héroïne se nomme Joséphine mais vos pouvez reprendre la même description que pour Pénélope. Célibataire, armée de son seul chat, elle cherche le prince charmant tout en cédant à la moindre tentation.

 

Je vous préviens direct, j'ai trouvé ces albums totalement insipides... Si certaines illustrations m'ont fait esquisser quelques sourires, je dois quand même dire que l'ensemble, tout ça, n'est pas du plus haut niveau.

Même si une fille peut se reconnaître dans certaines situations, je ne sais pas si vous vous rendez compte qu'avec l'accumulation, ça donne une image totalement cruche et futile de la femme.

Joséphine et Pénélope sont des girlys dans toute leur splendeur qui ne pense qu'à leur tour de taille, à trouver la paire de chaussures merveilleuse, à rencontrer l'homme idéal et à fantasmer avec ses copines.

Pour ma part, je m'en tape le coquillart et voir la trentenaire célibataire réduite à ce genre de futilités m'exaspère au plus haut point.

Je déteste de toute manière le cloisonnement qui est fait avec ce genre d'album : de la BD pour filles. Comme si les gonzesses ne pouvaient pas apprécier toute la profondeur d'un polar bien noir ou l'histoire bien chiadée d'un récit de science-fiction !

Je sais que vous êtes nombreuses sur la blogosphère à avoir apprécié ces petits albums (qui pour moi ne sont pas du tout de la bande dessinée) et je sais que vous allez être nombreuses peut-être à me tomber dessus avec vos arguments... mais voir la prolifération de ce genre de bouquin dans le monde de l'édition est assez affligeant. On fait des tonnes de papier sur elles alors que d'autres dessinateurs édités hautement plus recommandables restent dans l'ombre. (Combien connaissent Sergio Toppi par exemple ?!). Je vous le dis, ça me peine...

 

Je vous renvoie pour cela au billet d'humeur d'une autre dessinatrice Tanxxx, autrement plus rebelle et intelligente que ces mijaurées à la petite semaine, qui fait suite à la nouvelle parution d'une blogueuse qui aurait dû le rester. Tombé fort à propos, il y a peu, c'est d'ailleurs ce qui m'a décidé à vous parler de ces 2 albums qui étaient destinés à mes limbes personnelles.

Tanxx résume mille fois mieux que moi mes impressions : je vous laisse juge.

 

D'autres avis négatifs :

Joséphine chez Yaneck-

 

 


Titre : Ma vie tout à fait fascinante

Auteur : Pénélope Bagieu

Editeur : Jean-Claude Gawsevitch

Parution : Janvier 2008

  96 pages 

Prix : 15€

 

Editeur : Livre de poche

Parution : Novembre 2009

94 pages

Prix : 5,50€

 


 

 


Titre : Joséphine

Auteur : Pénélope Bagieu

Editeur : Jean-Claude Gawsevitch

Parution : Septembre 2008

  64 pages 

Prix : 15€

 

Editeur : Livre de poche

Parution : Mars 2010

Prix : 5,50€

 


 

Je ne ferai même pas l'insulte de classer ce billet dans le cadre du challenge Women Bd !

 

Published by Choco - dans Bande dessinée
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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 07:00

trois-lumieres-01.jpgNous sommes en Irlande, dans la campagne éloignée du Wexford. Une fillette est emmenée en voiture par son père chez des inconnus. On ne lui a rien dit : ni le pourquoi, ni la durée, ni qui sont ces gens qui vont l'accueillir. Les Kinsella sont un couple de fermiers sans enfants. C'est eux qui vont prendre en charge la petite fille. Cette dernière s'intègre facilement dans cette famille douce et tendre qui lui prodigue beaucoup d'attention. Une famille qui ressemble peu à la sienne, dépassée par le nombre d'enfants et d'argent, par le manque d'affection aussi. Une famille qui ne lui appartient pas mais qui, le temps d'un été, lui apprendra l'amour.

 

Ce petit roman est un bijou de finesse et douceur.

L'histoire tourne autour de cette petite fille dont nous ne connaîtrons pas le nom. Débarquée abruptement chez un couple inconnu, elle ne semble pas avoir eu une enfance sous le signe de l'a tendresse. Son père part sans lui dire au revoir et oublie même de lui laisser ses bagages. Sa mère, bien trop occupée par ses autres nombreux enfants dont celui qu'elle porte, se soucie peu de la revoir rapidement, soulignant que les Kinsella peuvent la garder autant qu'ils le souhaitent. Bref, notre héroïne semble un peu noyée dans la masse familiale. Mais chez les Kinsella, les choses vont s'avérer différentes. On lui porte attention, on l'écoute, on joue avec elle, on l'habille et on lui offre toutes ses attentions qu'elle n'avait jamais obtenues.


" Une grosse lune illumine la cour et sa blancheur nous accompagne sur le chemin puis sur la route. Kinsella prend ma main dans la sienne. Dès qu'il la prend, je me rends compte que mon père ne m'a absolument jamais tenu la main, et une partie de moi voudrait que Kinsella me lâche pour que je n'aie pas à éprouver cette sensation. C'est une sensation pénible mais progressivement je m'apaise et ne me préoccupe plus de la différence entre ma vie à la maison et la vie que j'ai ici. Kinsella fait de petits pas pour que nous avancions ensemble. Je pense à la femme de la chaumière, à sa façon de marcher et parler, et j'en conclus qu'il existe des différences énormes entre les gens."


Tout le récit est conté du point de vue de cette petite fille. La narratrice est assez silencieuse et peu expansive. Elle semble accepter les choses passivement sans jamais se rebeller. On découvre le regard innocent qu'elle porte sur le monde et ses différences, ses interrogations, ses peurs. Si elle s'adapte rapidement à l'univers de la ferme qu'elle connaît, elle apprend à s'attacher à ce couple qui semble si lisse, si aimant, sans défauts. Pourtant, elle soupçonnera des zones d'ombre qui n'enlèveront rien à l'affection qu'elle leur porte. Une affection dont elle a peu conscience peut-être, une affection qui se révélera avec force quand on la lui enlèvera.

 

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Les trois lumières est véritablement envoutant par la délicatesse que l'auteur utilise pour évoquer avec pudeur les sentiments et sensations de ses personnages. Une petite fille mutique qui grandit et découvre le bonheur de l'attention et de la tendresse. Un couple fragile qui a un trop-plein d'amour et d'attention à offrir. La rencontre entre ces trois-là se fait douce et lente, et l'apprivoisement se fait avec pudeur et par une sucession de petits riens qui sont beaucoup.

 

Comme de nombreux lecteurs avant moi, je ne peux que vous recommander très chaudement de découvrir cette histoire extrêmement touchante qui, avec une économie de mots, réussit à nous emporter dans ses filets.

 

On regrettera juste le prix un peu élevé pour une édition si légère et une 4ème de couverture qui, une fois de plus, dévoile tout le contenu du roman...

 

Extraits :

 

" Une partie de moi voudrait que mon père me laisse là pendant qu'une autre partie voudrait qu'il me ramène, vers ce que je connais.Je suis dans une situation où je ne peux ni être ce que je suis toujours ni devenir ce que je pourrais être. " 

 

" Ses mains ressemblent aux mains de ma mère mais il y a autre chose en elles, une chose que je n'ai jamais sentie avant et pour laquelle je n'ai pas de nom. Les mots me manquent terriblement mais c'est un nouvel endroit, et des mots nouveaux sont nécessaires. "

 

" Tout, ce soir, semble étrange : marcher jusqu’à une mer qui est là depuis que le monde est monde, la voir et la sentir et la craindre dans la pénombre, écouter cet homme parler des chevaux en mer, parler de sa femme qui  fait confiance aux autres pour apprendre à qui ne pas faire confiance, des paroles qui m’échappent en partie, des paroles qui ne me sont peut-être même pas destinées.
Nous atteignons finalement un endroit où les rochers et les falaises s’avancent dans l’eau. Ici on ne peut pas aller plus loin, il faut donc rebrousser chemin. Peut-être que le retour donnera un sens à la promenade. Çà et là, des coquillages blancs et plats brillent, rejetés sur le sable. Je me baisse pour les ramasser. Je les sens lisses, propres et fragiles entre mes doigts. Nous tournons le long de la plage et continuons notre marche, avec l’impression de parcourir une distance plus grande que tout à l’heure avant de nous trouver bloqués, puis la lune se cache derrière un nuage sombre et nous ne voyons plus où nous allons."

 

D'autres avis :

 Leiloona  que je remercie ! - Keisha - Clara - Brize - Mélopée -Jérome -

 

 


Titre : Les trois lumières

Auteur : Claire Keegan

Editeur : Sabine Wespieser

Parution : Avril 2011

  100 pages

Prix : 14€

 


prix lectrices ELLE

11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 07:00

 

On-the-road.jpg

 

Voilà ma photo proposée dans le cadre du ChocoShoot.

 

A la base, j'avais dans l'idée de faire quelque chose avec une carte routière.

Puis, comme l'été a été propice à beaucoup de déplacement,

je voulais trouver une vue intéressante de bord de route avec une borne kilométrique.

Bien évidement, dans ces cas-là, soit je ne pouvais pas m'arrêter en voiture, soit la vue n'était pas belle, soit mes photos étaient ratées....

Bref, je me suis rabattue sur ce cliché, somme toute très classique, très vu.

Elle a été prise à Arles et la voie ne semble plus être utilisée, vu les herbes qui envahissent les rails.

J'ai dû jongler avec des voitures qui squattaient sur les côtés et j'ai même dû retoucher un poil pour supprimer les coins qui dépassaient.

Je ne suis pas très satisfaite de cette photo car elle n'est pas super centrée, la vue sur le lointain est totalement bouchée par les buissons.

Bref, rien d'exceptionnel mais c'était mieux que rien !

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, Sandrine, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.


Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
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