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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 07:00

Choco Shoot 01

 

Choco Shoot 4:

On the road

 

Vous avez été 16 photographes à participer

pour cette session exceptionnelle

qui a duré tout l'été !

 

Voici venu le temps du dévoilement :

C'est à vous de voter désormais pour votre photo préférée !

Vous avez jusqu'au mercredi 7, minuit pour le faire.

 

Choisissez à l'aide du tableau situé sous les photos

ou envoyez-moi un mail :

grenierdechoco@gmail.com

 

C'est à vous !

 

 

N'oubliez pas de cliquer sur chaque photo pour les agrandir !

 

Photo 1 :

Chocoshoot-on-the-road-01.jpg

 

Photo 2 :

Chocoshoot-on-the-road-02.JPG

 

Photo 3 :

Chocoshoot-on-the-road-03.jpg

 

Photo 4 : Sur le chemin de l'école

Chocoshoot-on-the-road-04--Sur-le-chemin-de-l-ecole.jpg

 

 

Photo 5 :

Chocoshoot-on-the-road-05.JPG

 

Photo 6 :

Chocoshoot-on-the-road-06.jpg

 


Photo 7 :

Chocoshoot-on-the-road-07.jpg

 

Photo 8 : Point zéro des routes de France

Chocoshoot-on-the-road-08.JPG

 

 

Photo 9 : Like a Hobo

Chocoshoot-on-the-road-09.jpg

 

Photo 10 :

Chocoshoot-on-the-road-10.jpg

 

Photo 11 :

Chocoshoot-on-the-road-11.jpg

 

Photo 12 :

Chocoshoot-on-the-road-12.jpg

 

Photo 13 :

Chocoshoot-on-the-road-13.jpg

 

Photo 14 :

Chocoshoot-on-the-road-14.jpg

 

Photo 15 :

Chocoshoot-on-the-road-15.jpg

 

Photo 16 :

Chocoshoot-on-the-road-16.jpg

 


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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 07:00

larmes-de-l-assassin-01.jpg

Nous sommes à l'extrême sud du Chili, dans une zone à moitié désertique uniquement fréquentée par de rares géologues. C'est dans ce quasi isolement que grandit Paolo en compagnie de ses parents. Un jour, un homme survient. Et tue ses parents pour s'approprier le refuge et se cacher de la police. L'enfant est épargné et doit désormais partager son quotidien avec Angel, l'assassin. Le temps fait son oeuvre et finit par rapprocher les 2 hommes en silence.

 

Paolo est un garçon assez mutique qui parle peu. Son enfance ne semble pas totalement épanouie, ni remplie d'amour. L'arrivée d'Angel et la disparition de ses parents n'entament pas beaucoup son silence. Son émotion est assez peu palpable et donne presque une impression d'indifférence. Pourtant, peu à peu, au contact de l'assassin, Paolo reprend vie. Tout comme Angel qui s'humanise au contact du jeune garçon.

Puis c'est Luis, un étranger un peu vagabond qui va atterrir à leur cabane. Echappant au couteau d'Angel, il va partager leur vie. Bientôt la faim les oblige à retourner en ville, à Punta-Arenas. Où le passé ne manquera pas de rattraper Angel.

 

"Les larmes de l'assassin" est tout d'abord un roman d'Anne-Laure Bondoux. C'est Thierry Murat qui signe ici l'adaptation BD. Le dessinateur construit son récit à partir de Paolo qui est le narrateur de l'histoire. Tout en retenue et en silence, il est constitué de vastes planches découpées le plus souvent en 3 cases laissant ainsi la part belle au décor et aux personnages. Les dialogues sont rares et ne prennent pas place dans un phylactère. La narration, elle, prend place sous chaque vignette. Les couleurs se font ternes et assez neutres, majoritairement en ocre, accentuant ainsi l'effet désertique des paysages. Murat s'arrête longuement sur les paysages dont il rend avec brio l'âpreté et la difficulté qu'il y a à vivre dans cet environnement.

Mais finalement, l'album s'avère riche en émotion. La relation entre Paolo et l'assassin de ses parents évolue vers un attachement qui devient indispensable à chacun.

 

"Je ne t'abandonnerai jamais. J'imagine que je devais être la seule personne au monde à qui il pouvait dire des mots aussi improbables que "toujours" ou "jamais"."

 

Angel, malgré sa violence intrinsèque, atteste de gestes affectueux : il s'inquiète de sa disparition, lui ramène un bébé renard, ... Le jeune garçon découvre, de son côté, la conscience d'exister aux yeux de quelqu'un, tout assassin soit-il.

 

"- C'est quoi le jour de ta naissance, essaye de te souvenir...

- C'est le jour où tu es arrivé ici. Je ne me souviens de rien avant ce jour."

 

Car leurs rapports restent malgré tout ambigus. Paolo n'oublie pas qu'Angel est un tueur. Et c'est tout l'art de l'auteur de suggérer cette ambivalence.

Aussi n'attendez pas ici un album trépidant : il s'agit d'un récit contemplatif où tout se tient dans l'ambiance et les non-dits.

Les larmes de l'assassin est finalement un très bel album à la fois noir et poétique qui remuera le lecteur pour la charge émotionnelle qu'il contient et le portera par son dessin très évocateur.

A découvrir absolument !

 

 

D'autres avis :

Noukette - Théoma - Kactuss - Yvan - Chiffonnette - Véro - sont tous sous le charme.

Joelle qui n'a pas été touchée.

 

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larmes-de-l-assassin-04.jpg

 

 

 


Titre : Les larmes de l'assassin

Dessinateur / Scénariste : Thierry MUrat

Editeur : Futuropolis

Parution : Février 2011

  128 pages 

Prix : 18€


 

palseches

 

bd du mercredi

 

Challenge roaarrr

Prix du Jury Œcuménique de la Bande Dessinée 2012


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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 07:00

 

Ma virée à Thiers pour visiter l'exposition Toppi a été aussi l'occasion de découvrir une petite ville pleine de charme.

 

Thiers est une ville du Puy-de-Dôme située sur les hauteurs des collines de la Durolle, fleuve qui a permis l'installation de l'industrie coutelière sur ses rives.

 

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C'est d'ailleurs pour ses couteaux que la ville est connue.

Débutée au XIVème siècle, la coutellerie devient sa principale industrie au XIXème et toute une industrie se développe dans la plaine, nommée la "vallée des usines". De nombreuses usines se sont installées en bord de fleuve (coutellerie, papeterie, cuir), profitant du fort débit de la Durolle.

Si, aujourd'hui ses rives sont désertées au profit de zones plus modernes, la ville a néanmoins gardé les vestiges de son histoire.

Le promeneur peut donc découvrir tout un patrimoine industriel préservé et mis en valeur par un balisage précis et des circuits empruntant les anciens chemins couteliers.


 

Quartier du Creux de l'Enfer

 

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L'usine du May a été réhabilitée en Maison de l'aventure industrielle :

 

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Tandis que l'Usine du Creux de l'Enfer est devenue un Centre d'Art contemporain :

 

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Usine du faux Martel :

 

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L'Îlot Navarron :

et son moulin à papier. 

 

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Usine du Pont de Seychalles :

 

Ancienne papeterie qui est devenue en 1902 la propriété de la Société générale de coutellerie et orfèvrerie, spécialisée plus tard dans les couverts en acier inoxydable.

 

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Visite du centre-ville à suivre....

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 07:00

sur-nos-cadavres-01.jpgLe colonel Vincent de Moulerin vient d'être assassiné sur un parking de Marseille. Pour le commissaire Arnal, il est évident qu'il s'agit d'un meurtre forfuit et il demande bien vite au lieutenant Emma Govgaline de boucler l'affaire dans ce sens. C'est que des règlements de compte à répétition dans le milieu mafieu marseillais agitent la ville et qu'il serait de bon ton d'y mettre de l'ordre. Emma se charge donc de l'enquête et, troublée par le propre passé de son père, commence à s'intéresser à celui de l'ancien militaire. Elle soupçonne un profil de facho derrière le conseiller municipal droit et sans taches, et un meurtre de vengeance. Mais la vérité est bien compliquée que ça...

Aidée de Clovis Narigou, un ancien amant, et de ses contacts, Emma va enquêter sur le passé trouble de Vincent de Moulerin. Grâce aux information de Mario crescensi, un ancien journaliste, elle apprend que ce dernier est un ancien para qui a fait la guerre d'Indochine avant de rejoindre l'Algérie et les rangs de l'OAS. Quelques années plus tard, c'est en Argentine que l'on retrouve le colonel. Son itinéraire n'est pas totalement clair et des zones d'ombres subsistent.

 

Maurice Gouiran est un auteur qui vit près de Marseille et situe ses polars dans la cité phocéenne. Néanmoins, loin d'être un de ces polars régionaux trop caricaturaux, Sur nos cadavres, ils dansent le tango nous emmène dans le sillage de l'Histoire entre Algérie et Argentine.

Le lieutenant Emma est une fille un peu atypique, androgyne et gothique, qui semble torturée par son passé. Son histoire d'amour avec Rosy semble être en fin de parcours tandis que ses aventures avec Clovis ne semblent pas complètement closes. N'étant pas marseillaise d'origine, elle n'hésite pas à critiquer et à fuir ce qui fait l'identité de la ville.

 

" [Emma] […] regrettait parfois d’être aussi éloignée des Marseillais. En fait, elle n’appréciait guère cette ville, braillarde et superficielle, dont la vie n’était ponctuée que par des règlements de compte ou des hurlements jaillissant du Stade Vélodrome. Ici, on ne semblait exister qu’à travers un club de football et nourrir son orgueil de buts et de victoires. […] Elle avait largement critiqué, auprès des uns et des autres, cette apparence de fraternité qui réunissait au creux d’une arène surchauffée les chômeurs des virages et les pontes du crus dégustant des coupettes dans les loges. Une fois la folie fiévreuse du samedi soir passée, le lundi matin les premiers se retrouvaient dans les salles d’attente des Pôles emploi tandis que les seconds, confortablement installés dans leurs limousines teutonnes, regagnaient leurs bureaux directoriaux. […] Pour elle, l’animation culturelle, les installations sportives et surtout le niveau d’une politique locale imbibée de clientélisme conféraient à la cité phocéenne le rang de première ville du tiers-monde. "

 

" Elle se demandait comment l’on pouvait proclamer aussi haut et aussi fort que l’on était fier d’être Marseillais, alors que l’OM appartenait à des Suisses, était entraîné par un Basque et ne comptait aucun enfant du pays dans son large effectif."


Ses recherches sur De Moulerin nous conduisent en effet, dans un premier temps, en pleine guerre d'Algérie où le colonel aurait pratiqué la torture qui était de norme à l'époque. La guerre fait rage et de nombreux attentats ont lieu. L'auteur, pour illustrer son propos, n'hésitera pas à s'arrêter plus particulièrement sur le massacre, fin 1962, de tous les responsables des Centres Sociaux Educatifs en pleine réunion au chateau Douïeb, fusillés de sang froid par un commando de l'OAS. De moulerin faisait-il partie des tueurs ? La question se pose. Ce dernier aurait par la suite rejoint l'Espagne où il aurait rencontré sa femme, serait devenu père d'Antoine, qui gère désormais une bonne partie de ses affaires, et n'aurait rejoint la France que bien plus tard. Néanmoins, il s'avère que De Moulerin a passé une partie de ces années mystérieuses en Argentine. Comme de nombreux anciens membres de l'OAS, De Moulerin y a été envoyé pour former la milice locale aux techniques d'intimidation et de torture apprise en Algérie...  Nous voilà alors entrainés dans les dessous de la dictature de Videla et de sa répression sanglante.

 

sur nos cadavres 02Manifestation de mères de disparus.

 

De son côté, Kévin, petit-fils de De Moulerin, fait ses propres recherches. Petit génie de l'informatique qui a décidé de ne plus quitter son écran et sa chambre, est vu comme un raté par son propre père. Adepte de Second Life, il a pourtant développé son propre business virtuel qui lui rapporte de grosses sommes d'argent. C'est le test d'un logiciel de morphing qu'il a créé lui-même qui va tout entraîner. Testant les visages familiaux sur sa création, son logiciel découvre une correspondance avec un argentin disparu, un de ses desaperecidos, victime de la dictature. De fil en aiguille, le jeune garçon va faire de surprenantes découvertes au sujet de son père et son grand-père...

 

Vous l'aurez compris, l'enquête sur le passé de De moulerin devient bien vite secondaire pour mieux nous

plonger dans les méandres de l'histoire totalitaire. La narration alterne entre Emma (et ses contacts) et Kévin, et le lecteur découvre peu à peu les découvertes de chacun.

On reconnaît ici un gros travail de recherche sur l'Algérie française et sur la dictature argentine et c'est certainement le gros atout du roman. Les faits sont précis, fouillés et s'insèrent parfaitement dans la trame du roman. La narration de l'époque se fait parfois même au présent renforçant ainsi le réalisme et l'émotion que de tels faits historiques ne manquent pas de nous plonger. On vivra par exemple la fameuse coupe du monde de Football en argentine de 1978, retranscrite ici avec brio et originalité, oscillant entre liesse générale et atrocité des emprisonnements arbitraires.

Si De Moulerin reste un personnage imaginé, le lecteur aura bien compris que l'existence de ce type de militaire est plus que probable. Gouiran dénonce ici avec brio des périodes noires de l'Histoire, en rappelant à notre bon souvenir des faits inconnus ou oubliés. 

Il n'en est pas moins proche des réalités actuelles. Réfugié dans Second Life, Kévin est complètement coupé de sa famille et des réalités quotidiennes. Il prend son repas dans sa chambre et a des relations sexuels par l'intermédiaire de son ordinateur. Ses tentatives de communication avec sa famille sont chaque fois vouées à l'échec, par sa maladresse et le manque d'affection et de reconnaissance de ses parents. Ressemblant aux Ikikomori japonais, il rejette le monde actuel et ses affres pour se réfugier dans un univers virtuel confortable.

 

"Kevin ne savait pas, ne savait plus ce qu’était la vie réelle, celle que menait sa famille. Il n’avait plus qu’un souvenir diffus d’un espace terrestre ravagé par la rapacité, la violence, l’intolérance, l’animosité, la frivolité, le mensonge, l’égoïsme… Bien entendu, il lui fallait manger et boire pour vivre. Il évoluait dans un espace où le virtuel et le réel s’interpénétraient constamment. Le frigo l’alimentait en coca et sucreries, Second Life lui offrait la liberté et l’indépendance, loin des contraintes matérielles. Il pouvait aller où il voulait, fréquenter qui bon lui semblait, faire l’amour aux filles rencontrées, voler comme un oiseau où se téléporter vers d’autres continents. C’était enivrant… "

 

sur nos cadavres 04Affiche pour le boycott du Mondial de Football en Argentine

 

Si la partie historique porte le roman, ce dernier n'en est pas moins exempt de défauts.

Le lieutenant Emma manque totalement de densité et de charisme. Au final, on ne sait quasiment rien d'elle, même son aspect physique qui semble en intriguer plus d'un reste assez énigmatique. Peut-être faut-il avoir lu les autres opus de l'auteur pour mieux la cerner ? La manière dont elle abandonne quelque peu la partie sur De Moulerin, après des recherches obsédantes ne semble pas totalement crédible. Cela sert plutôt à donner plus d'espace à la parole de Kévin et surtout à amorcer la fin qui se conclue sur une pirouette scénaristique surprenante mais un poil tirée par les cheveux.

De son côté, Kevin m'a aussi semblé parfois peu réaliste. Je veux bien croire qu'on peut trouver de nombreuses choses sur internet sans sortir de chez soi mais certains éléments découverts m'ont semblé fort improbables comme les détails précis de la vie d'un desaperecidos avec son identité par exemple. Rien n'indique par ailleurs que l'adolescent parle couramment l'espagnol et puisse décrypter et éplucher les millions d'archives sur le sujet.

 

Malgré ces quelques bémols, je vous encourage malgré tout à découvrir Maurice Gouiran car la manière dont il évoque des faits peu glorieux de notre histoire nationale et mondiale en dénonçant à mots couverts l'immobilisme ou même la dissimulation de certains dirigeants fait froid dans le dos. Si l'intrigue policière en elle-même semble un peu légère, on se passionne pour l'arrière-plan historique qui finit par avoir le rôle principal dans ce roman. Une tendance déjà initiée dans son précédent roman Franco est mort jeudi, qui se situe en pleine guerre d'Espagne. A découvrir, vraiment !

 

Liens :

Les Éditions Jigal

 

Merci aux Agents Littéraires pour cette découverte !

 


Titre : Sur nos cadavres, ils dansent le tango

Auteur : Maurice Gouiran

Editeur : Jigal

Parution :Mai 2011

272 pages

Prix : 18€


 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 11:40

 

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Usines abandonnées, Thiers.

 

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Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, Sandrine, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.


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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 12:00

 

daniela-rossell-01.jpg(Cliquez sur les photos pour agrandir)

 

Daniela Rossel est une photographe mexicaine qui travaille sur l'identité des mexicains de classe supérieure.

 

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L'accrochage se fait par de simples scotchs sur les murs.

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 07:00

vie-immortelle-d-henrietta-lacks-01.jpgHenrietta Lacks : peu de gens savent qui elle est. Et pourtant, c'est une des femmes qui a permis de nombreuses avancées dans la recherche scientifique. Mais Henrietta n'était pas un de ces chercheurs, non. C'était juste une patiente, atteinte d'un cancer invasif de l'utérus. Des médecins ont prélevés quelques cellules afin de tenter de les cultiver en dehors du corps humain. Les expériences tentées jusqu'à présent sont fort peu concluantes, les cellules mourant rapidement. Mais ce qu'ils vont découvrir, c'est que les cellules d'Henrietta sont particulièrement tenaces et qu'elles vont être les premières à survivre en milieu externe et surtout à se diviser et à proliférer avec succès. Un grand pas de la médecine est en marche...

 

C'est à l'occasion d'un cours de biologie que l'auteur entend parler d'Henrietta. Ou plutôt de ses cellules HeLa, comme elles sont nommées d'après les initiales de la patiente.

 

" Il y a sur le mur, la photo d'une femme que je n'ai jamais rencontré . Le coin gauche est déchiré et recollé au ruban adhésif. Arborant un tailleurs impeccablement repassé, elle regarde droit dans l'objectif et sourit, les mains sur les hanches, les lèvres peintes en rouge vif. Nous sommes à la fin des années quarante et elle n'a pas encore trente ans. Sa peau brun clair et lisse, ses yeux encore jeunes et espiègles, semblent se rire de la tumeur, qui privera ses cinq enfants de leur mère, et bouleversera à jamais le cours de la médecine. Sous la photo une légende indique Henrietta Laks, Helen Lane, Helen Larson".

 

Rebecca Skloot entreprend alors des recherches qui vont durer des années pour découvrir la femme qui se vie-immortelle-d-henrietta-lacks-02.jpgcachait derrière HeLa. Henrietta est une femme noire de basse condition qui savait à peine lire, mariée très jeune et mère de nombreux enfants. Femme courageuse, Henrietta a subit des souffrances affreuses que son cancer provoquait sans piper mot. Elle mourra en 1951, à 30 ans, des suites de la maladie qui avait été mal diagnostiquée par les médecins.

A l'époque, de nombreux laboratoires médicaux s'essayent à des tentatives de culture in-vivo afin de cultiver des cellules humaines et de pouvoir réaliser toutes sortes d'expériences. C'est dans ce contexte que les cellules d'Henrietta ont été prélevées, sans qu'elle-même ou sa famille ne soit prévenue. Il va s'avérer que ses cellules feront preuve d'une longévité exceptionnelle et qu'elles se répandront dans tous les laboratoires existants, dans lesquels on les retrouve encore aujourd'hui. Chaque chercheur produit ses propres expériences et de nombreuses innovations vont en découler : congélation de cellules, vaccin contre la polio, composition de l'ADN, recherche sur le cancer et le sida, test et envoi de cellules dans l'espace, banque de cellules,  test des effets de la bombe atomique,  etc...

Pourtant, ce n'est que bien des années plus tard (20 ans !) que la famille Lacks découvre les bénéfices offertes à la science que leur mère leur a laissé en héritage. Un choc à rebours qui va bouleverser leur vie et les faire se sentir trahis et spoliés par les hôpitaux et les médecins qu'ils n'ont eux-même pas les moyens de s'offrir ! Étrange et malheureux paradoxe !

 

"Si notre mère est si importante pour la science, pourquoi est-ce qu'on a même pas le droit à être couverts par la Sécu ?"

 

Rebecca Skloot a entrepris de nous narrer de manière tout à fait accessible l'histoire d'Henrietta, de ses héritiers et celle de la médecine. Elle procède à une construction intelligente qui alterne les chapitres entre pans purement scientifiques de la recherche médicale, histoire familiale d'Henrietta et de sa maladie, et ses propres recherches sur la famille Lacks. Ces 3 pistes alternent à chaque chapitre évitant ainsi un ennui ou une overdose scientifique des faits. Le début de l'ouvrage sera plus concentré sur l'histoire d'Henrietta et sur la recherche scientifique de l'époque alors que la 2ème partie sera plus tournée vers les héritiers d'Henrietta et le "journalisme" (terme de la fille d'Henrietta) de l'auteur.


Pour ma part, l'histoire de la recherche cellulaire et de toutes les avancées scientifiques qui en ont découlées est ce qui m'a le plus intéressé. La journaliste réussit avec brio à expliquer des faits compliqués en ne se noyant pas trop dans un jargon scientifique abscons pour tout lecteur non initié. Comprendre à quoi tiennent les progrès médicaux d'aujourd'hui a été une vraie découverte. On apprendra que les progrès scientifiques n'ont pas toujours été roses et ce sont fait parfois au détriment de certaines personnes. On notera par exemple des cobayes humains ignorant des traitements qui leur étaient appliqués.

Au delà de l'histoire de la recherche en elle-même, on va découvrir les répercutions contemporaines et les grandes questions qui peuvent nous toucher aujourd'hui ou demain : utilisation de vos "déchets" organiques sans votre autorisation, commercialisation de tissus humains, éthique de la médecine,...

 

vie-immortelle-d-henrietta-lacks-03.jpgL'autre partie m'a moins convaincue. Rebecca Skloot raconte avec forces détails ses propres investigations pour entrer en contact avec la famille Lacks. Elle finit par les rencontrer tant bien que mal et noue une certaine relation avec sa fille Déborah. Si ces parties éclairent de manière constructive les répercutions négatives de HeLa sur la famille Lacks en évoquant l'ignorance des enfants sur leur mère, la marchandisation de parties de leur mère qui n'a jamais été partagé avec eux, l'ignorance totale des concepts et des avancées scientifiques par la famille peu cultivée, les difficultés de l'auteur pour construire son livre et retrouver des informations perdues, les atermoiements et les gémissements de la famille ont finis quelque peu par m'agacer et auraient nécessités d'être très légèrement coupés. L'auteur s'est peut-être un peu trop attardée sur l'aspect malheureux mais néanmoins légitime de cette famille et sur les aspects fastidieux de son enquête qui m'ont à la longue un peu ennuyée.

 

Néanmoins, ce document reste à mon avis extrêmement intéressant de par l'éclairage qu'il donne sur notre histoire médicale dont chacun devrait connaître les premières bases. (pourquoi n'apprend-t'on pas ceci à l'école ?) Savoir par quel chemin, quelles expériences mais aussi quels travers, les hommes en sont arrivés à un tel niveau de connaissance sur l'humain me semble important pour savoir à quoi et à qui nous devons notre santé, notre longévité, nos soins. Un ouvrage qui ne se contente pas de se pencher sur notre passé médical mais élargit également le sujet sur notre propre avenir. Quelle place donnons-nous à l'humain dans la recherche médicale ? Peut-on accepter des sacrifiés sur l'autel du bien-être général ?

 

La vie immortelle d'Henrietta Lacks est finalement un bon essai de vulgarisation sur les origines de la médecine moderne à travers l'histoire d'une femme qui a offert, bien malgré elle, la clé d'un progrès scientifique inattendue. Mais c'est aussi un traité sur les enjeux futurs de la recherche qui va devoir aussi avancer sur les concepts éthiques et financiers de la science.

 

 

D'autres avis :

Stephie - Estellecalim - Maggie - Livrogne -

 

 


Titre : La vie immortelle d'Henrietta Lacks

Auteur : Rebecca Skloot

Editeur : Calmann-lévy

Parution : Janvier 2011

440 Pages

Prix : 21,50€


 

prix lectrices ELLE

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 18:40

  Choco Shoot 01Oyez, Oyez !

Amis photographes qui avaient pris de longues vacances !

 

Je vous rappelle qu'il vous reste une semaine

pour m'envoyer votre participation au concours

"On the road"

 

Exceptionnellement, le thème a été étalé sur les 2 mois d'été, et votre photo peut être datée de Juillet ou d'Août.

Je n'ai que 10 participants à l'heure d'aujourdhui

Où sont les autres ?

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 17:40

Groenland-Manhattan-01.jpgIl y a un mois, je vous parlais d'une bande dessinée sur l'histoire de Minik, le jeune inuit qui a été emmené avec d'autres membres de sa communauté en plein New York, par le commandant Peary. Ma lecture du Minik d'Hippolyte et de Marazano a donc été suivie de peu par l'album ici présent de Cruchaudet.

 

Nous sommes au Groenland en 1897. Le commandant Peary et ses hommes sont sur le départ pour retourner en Amérique. Les cales sont chargés de "souvenirs" à ramener de son expédition comme une énorme météorite qui devrait impressioner le muséum. Les questions du petit Minik au commandant vont entraîner un peu par hasard son départ avec sa famille pour ce pays qui lui semble si étrange qu'il ne croit pas à son existence. L'arrivée en Amérique et le quotidien qui les attend va être rude... Vous le savez déjà : sur les 5 inuits arrivés, seul le petit Minik survivra à la maladie contre lesquels ils n'étaient pas imunisés. Et c'est seul que Minik devra affronter cette nouvelle existence.

 

Difficile de ne pas inscrire cette lecture dans un procédé de comparaison avec l'autre album.

Ici Chloé Cruchaudet débute son récit au Groenland. On y découvre l'attitude un peu détestable de Peary qui semble ne chercher qu'un quelconque profit et remercie les locaux à coup de boites de conserves et d'aiguille à coudre alors qu'il se lance dans de grandes diatribes poétiques dans son journal personnel ! Mais c'est surtout l'occasion pour l'auteur de nous faire partager la vie quotidienne des inuits en pénétrant l'intimité de quelques uns. On y découvre leur générosité, leur timidité et leur maladresse face aux objets occidentaux. Y sera évoqué également les avis partagés qu'ils ont sur le commandant Peary, sorte de fou un peu têtu. L'arrivée à New York se révèlera assez traumatisante pour eux, assaillis par des milliers de curieux qui viennent les voir comme des animaux exotiques. Alors qu'ils se meurent peu à peu, Peary se préoccupe bien plus de l'argent que cette expédition peut lui revenir à coup de représentations, objets-souvenirs, etc... qui lui permettrait de repartir. On voit le jeune inuit grandir et s'intégrer comme il peut, jusqu'au jour où une découverte choquante réveille  violence et désir de vengeance contre ce Peary qui ne tient pas ses promesses.

 

Bien évidement, Peary comme d'autres américains sont ici montrés du doigt pour leur égoisme et leur racisme intrinsèque. Pour eux, les "esquimaux" sont juste des bêtes curieuses qui rapporteront quelque avantage financier ou dépayseront pour un temps les badauds locaux. Leurs sentiments sont totalement niés et la découverte fracassante du petit Minik le prouve bien.

Pas grand chose à dire que je n'ai déjà dit pour l'album Minik. On retrouve la même trame et les mêmes dénonciations.

Néanmoins, Chloé Cruchaudet choisit ici de débuter et de terminer son récit au Groenland. Elle évoque ainsi le retour de Minik sur sa terre natale et surtout l'impossibilité du garçon de se réadapter à son ancienne vie et à s'intégrer dans un nouveau groupe qui a tout oublié de lui et de sa famille. Voilà une perspective fort intéressante qui était absente de Minik et donne un nouvel éclairage à la destinée du jeune homme, plus tout à fait esquimau, ni tout à fait américain.

Néanmoins, du fait qu'il fasse suite à ma lecture de Minik, je ne lui ai pas trouvé la force et l'impact que le premier album m'avait offert. La découverte de Minik qui va entraîner sa rébellion m'a, par exemple, semblé moins "choquante", moins forte : certainement que je m'y attendais déjà.

 

Côté dessin, rien à redire ! Le trait de Cruchaudet que je découvre est de grande qualité. Les tons sont majoritairement éteints et soulignent le froid de la banquise comme celui de New York. Elle intercale dans son récit des pages plus oniriques dans un style graphique différent plus coloré de genre naïf, comme des articles de journaux évoquant Peary ou Minik.

Dans sa narration, elle réussit avec brio à relever les différences et les incompréhensions entre les 2 peuples. On trouvera par ailleurs une postface documentaire accompagnée de photos anciennes et d'une bibliographie.

 

En conclusion, j'ai pris du plaisir à lire cet album qui tient d'une certaine façon au récit ethnographique en s'interrogent sur l'éthique de l'exploration et sur les difficultés d'intégration de différentes cultures, mais j'ai pour ma part une petite préférence pour le Minik qui, par ma découverte personnelle du sujet, par le parti-pris plus dramatique et poétique m'a emporté avec plus de force sur les pas du jeune inuit.

 

Un album à découvrir dans tous les cas !

(malgré ce laborieux billet dont je ne suis pas du tout satisfaite...j'ai vraiment trop trainé pour la rédaction...)

 

D'autres avis :

Théoma - Keisha - Joelle

 

Liens :

Les premières pages sont à lire ici !

 

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Titre : Groenland Manhattan
Scénario et Dessin : Chloé Cruchaudet
Editeur : Delcourt, Mirages
Parution : Mars 2008

128 pages

Prix : 16,50 €


 

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Prix Goscinny 2008


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Published by Choco - dans Bande dessinée
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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 16:40

cette-main-qui-a-pris-la-mienne-01.jpgMilieu des années 50. Alexandra, 21 ans, ne rêve que d'une chose : quitter sa campagne du Devon insipide et les récriminations maternelles pour aller à Londres. Elle croise par hasard, un jeune londonien en panne, Innes Kent qui bientôt lui ouvrira les portes de la  vie londonienne. En effet, nous retrouvons la jeune femme quelques mois plus tard dans la capitale et c'est Innes, charmé par Lexie (comme il l'a surnomme) qui va l'initier à la vie moderne. Rédacteur en chef d'une revue d'art, il va l'embaucher comme secrétaire, lui apprendre le journalisme. Devenue son amante, Lexie prend son envol mais c'est sans compter les hasards malheureux de la vie...

Parallèlement à l'histoire de Lexie et 40 ans plus tard, nous découvrons le nouveau quotidien d'Elina. Elle vient d'accoucher dans des circonstances difficiles et semble totalement perdue devant cette maternité qu'elle ne comprend pas totalement. Ted, son mari, est sujet à d'étranges réminiscences ou absences qui perturbent de plus en plus sa vie de famille. N'ayant aucun souvenir de ses années précédant ses 9 ans, sa nouvelle paternité le renvoie à ses propres parents et réactive des souvenirs perdus.

Les 2 histoires sont bien évidemment liées mais ce n'est qu'à la fin de l'ouvrage que le lecteur découvrira ce qu'il en est réellement.

 

Après la lecture de 2 précédents romans de Maggie O'Farrell ( La distance entre nous ; La disparition d'Esme Lennox), ce nouvel opus m'a séduit tout autant même s'il n'en devient pas mon préféré.

On retrouve ici le type de construction qu'elle aime employer : 2 narrations différentes qui finissent par se recouper d'une manière ou d'une autre.

Nous suivons ici 2 parcours à 50 ans de distance. Lexie personnifie la jeune femme qui s'émancipe en faisant fi des règles de l'époque. Elle vit avec un homme marié, plus âgé que lui qui plus est, fait un enfant presque toute seule et l'assume avec force et courage. J'ai aimé cette figure maternelle qui fait preuve de combativité et ne s'en laisse pas compter. La relation qu'elle noue avec son enfant est forte et semble même l'aider à se dépasser.

Bien plus tard, c'est au tour d'Elina d'être mère. Artiste peintre, son accouchement et la mort vue de près l'a complètement déstabilisée. Son attitude envers le bébé nous fait craindre le pire. On découvre à travers elle la naissance du sentiment maternel, la difficulté d'y faire face mais aussi les petits bonheurs qu'une naissance offre. Alors qu'elle reprend pied pourtant, c'est son mari qui commence à réagir étrangement. Un drame se prépare mais sûrement pas celui auquel on s'attendait.


Tout l'art de l'auteur est là : la manière dont elle alterne les 2 intrigues et provoque chez le lecteur l'attente du petit détail qui nous permettra de comprendre le lien.  Si on connaît assez rapidement le sort de Lexie qu'elle révèle en avance, O' Farrell prend son temps pour fusionner les différents destins de ses personnages et se plaît à décrire avec force détail leur destinée. Mais loin de faire traîner en longueur son roman, elle nous raconte avec beaucoup de sensibilité leur vie, leurs attentes, leurs espoirs et leurs déceptions. On se passionne pour chacun, on les voit grandir, mûrir, apprendre à être mère ou père.

Une fois de plus, c'est encore une histoire de secret de famille et de non-dits qui bouleversera les vies de chacun. Pour ma part, la révélation finale qu'on finit par soupçonner a réussi à me surprendre et m'a laissé la gorge bien serrée devant l'émotion du personnage.

 

Si je n'ai pas eu de coup de coeur, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman qui prend son temps pour raconter les destins de plusieurs femmes, pour évoquer à des époques différentes les questionnements de la filiation et de la transmission. On pourra même y trouver une évocation lointaine de la création et de l'artiste, avec le personnage d'Elina. Son écriture est toujours fluide et se laisse aborder sans difficultés. On regrettera peut-être un petit manque d'originalité et on pourrait lui reprocher de ne pas se renouveler dans la construction de ses textes. Néanmoins, Cette main qui a pris la mienne vaut d'être découvert tant pour l'émotion qui en ressort que pour la belle analyse de la maternité et de la paternité.

 

 

D'autres avis :

Cathulu - Ys - Antigone - Clara - Aifelle - Mélopée - Leiloona -

 

 

Titre : Cette main qui a pris la mienne

Auteur : Maggie O'Farrell

Editeur : Belfond

Parution :Avril 2011

Pages : 418

Prix : 21,50€


 

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