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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:00

 Liégois né en 1979, Geoffrey Gilson propose des photos minimalistes où il mélange noir et blanc (le plus souvent), et poses longues pour un résultat magnifique...

 

 

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Pour découvrir plus de photos :

 

http://www.geoffreygilson.net/

http://www.behance.net/geoffreygilson/frame


Interview du photographe.

 

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Je vous invite désormais à continuer les samedis photographiques

en découvrant la nouvelle rubrique "New photos" de Fleur !

Au programme :

- Liens sur l'actualité de la photo et sur de nouveaux projets

et

- Découverte d'une photo ancienne

 

Je suis fan !


 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 07:00

marcel-keuf-01.jpgCharb, vous le savez certainement, est dessinateur satirique à Charlie Hebdo, Fluide glacial, etc...

Depuis quelques temps, le personnage de Marcel Keuf a fait son apparition dans Fluide sous formes de strip. Aujourd'hui, on les retrouve réunis dans un album où ironie et méchanceté se cotoient pour le meilleur et pour le pire !

 

Marcel Keuf est un flic de la pire espèce : vulgaire, il frappe le premier qui ouvre sa gueule ; raciste, tous les prétextes sont bons pour frapper noirs et arabes ; abruti, son QI frôle le zéro ; alcoolisme quotidien, ...Et j'en passe !

Vous l'aurez compris, Marcel est LA caricature extrême du policier en uniforme !

 

Ne cherchez pas de subtilité dans cet album qui, une fois de plus, est la preuve brillante de la férocité de son auteur. Charb ne prend aucun gant pour dénoncer les gros travers de notre société, condensés ici dans quelques hommes, censés représenter ce que notre pays a de plus juste et équitable : la loi.

Autant vous dire qu'ils ne seront pas épargnés et qu'entre ironie mordante et gags désopilants, on y trouve aussi des blagues beaucoup plus glauques et plus lourdes qui ne plairont certes pas à tout le monde.

 

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Provocation est le maitre-mot de Charb qui s'amuse à montrer le pire pour mieux prêcher le meilleur.

Un album qui conviendra parfaitement à vos amis policiers ayant un tant soit peu le sens de l'humour !

Pour l' exemple, moi-même, fille de flic, j'ai eu la possibilité de lire cet album grace à un paternel très ouvert qui conversa avec plaisir avec le dit-auteur des joies du métier de policier lors d'un salon ^^

Comme quoi, tout les flics ne sont pas des abrutis !

 

Mais ici, les dessins valent plus que de longs discours et je vous laisse découvrir quelques strips de Marcel !

 

 

 

 

 

 

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Marcel Keuf le flic

Charb

Editions Les échappées

Janvier 2011 - 48 pages - 13 €


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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 07:00

jeu-de-l-ombre-01.jpgMalko Swann est un musicien célèbre qui porte sa notoriété comme un étendart. Profitant de son statut, il collectionne les filles, groupies faciles, pour mieux les jeter le lendemain. Seul Jack, son meilleur ami, est le pilier qui reste à ses côtés.

Pourtant, un jour, la chance semble avoir tourné. Malko, gorgé de vitesse et de cocaine, se fracasse en voiture sur le Pont du Diable et tombe dans le ravin. Il en ressort miraculeusement sans grosses blessures mais découvre peu après qu'il est désormais incapable d'entendre la musique. Un traumatisme que les médecins ont du mal à expliquer, le jeune homme n'étant pourtant pas sourd. Perturbé depuis son accident, Malko ressent d'étranges sensations. Parfois paralysé, il entend une voix qui lui chuchote à l'oreille. Parfois, il a comme des hallucinations, découvrant un chien ou un homme à ses côtés. Il lui arrive même de réentendre quelques notes. Mais tout s'emballe, quand ce dernier découvre un matin que la fille avec qui il a passé la nuit a été sauvagement assassinée. La peur devient son quotidien. Malko devient-il fou ou quelqu'un veut-il jouer avec lui ?

 

A force d'avoir lu quelques critiques positives sur cet auteur, j'ai fini par céder à une offre de partenariat pour découvrir l'auteur. Malheureusement, je dois dire que je ne suis pas du tout convaincue...

Le récit se construit autour de 2 intrigues : celle de Malko, précédement citée et celle d'une enquête policière autour d'une jeune femme dont le corps sauvagement brutalisée vient d'être repêché par la police. On y suit l'enquête du commandant Vauvert et de ses lieutenants. L'un d'eux semble d'ailleurs cacher quelques secrets qui le lie à un certain Charles Belleville, politicien fort en vue. La police remonte la piste d'un suspect et découvre que la morte aurait assistée à un concert de Malko avant de disparaitre.

Les 2 histoires alternent et suivent leur cours avant de se rejoindre bien plus tard.

Alors que l'enquête policière avance de manière classique avec preuves et un peu d'action, la narration liée à Malko, elle, avance difficilement. On suit Malko depuis son accident, on assiste aux faits quelques peu incompréhensibles auquel il est soumis mais finalement tout ça fait pas mal de sur-place. On aimerait avoir quelques clés de compréhension qui tardent à venir et finalement on assiste de manière détachée à la nouvelle vie du musicien.

Car Malko est plutôt un homme détestable, un connard égocentrique bourré de fric qui consomme les filles comme de la viande. Aucune compassion pour cet homme que l'auteur ne réussit pas à nous faire aimer. En effet, la psychologie du personnage est survolée. Si on assiste à ses questionnements sur les bizareries qui lui arrivent, l'auteur n'approfondit pas son héros. On ne saura rien de son passé ou si peu alors que ses relations amoureuses chaotiques semblent venir de difficultés à s'attacher aux autres. La répercution de son amusie (son impossibilité à entendre de la musique) sur son avenir, sa personne semble complètement oubliée. Ses réactions concernant certains faits me semblent peu naturelles. Bref, pas grand chose qui sauve le personnage pour moi. 

Quant à l'histoire en elle-même, j'y ai trouvé beaucoup de défauts...

Certains faits ne collent pas entre eux (par exemple, Malko pénètre chez lui et son mouvement active la lumière par détection et plus loin, on le retrouve dans son domicile plongé dans le noir car il n'a pas allumé la lumière...), les rapprochements sont parfois un peu tirés par les cheveux, et l'ensemble manque de réalisme (les flics font un rapprochement entre la mort de la fille et Malko et aucun d'entre eux ne pensent à aller rencontrer le musicien avant des plombes...).

Certes, une part de fantastique ou plutôt de paranormal rentre en jeu dans ce roman mais ceci n'enlève rien au fait qu' un semblant de crédibilité me semble essentiel. Un côté fantastique que j'ai apprécié malgré tout et qui surprendra le lecteur. Le Diable et les morts qui peuvent revenir de l'au-delà y auront leur place et agrémentent de quelques ressorts originaux ce roman.

Ce qui sauve le roman : la fin. L'intrigue s'accélère (enfin !) et prend un peu d'épaisseur avec quelques rebondissements. La révélation que pour ma part, je ne soupçonnais pas du tout, m'a vraiment surprise et enfin entrainé à tourner les pages avec envie pour mieux connaître le fin mot de l'histoire.

Mais que de peine pour en arriver là !

 

D'autres avis :

Stephie - Pimprenelle -Kactuss - sont fans

Joelle est plus nuancée et je rejoins son avis sur de nombreux points

Mango - Neph - n'ont pas du tout accrochées...

 

Les fans pourront retrouver l'auteur sur sa page Facebook.

 

Merci à Jérémy d'Athomédia et aux éditions Pré aux clercs.

 

 

Le jeu de l'ombre

Sire Cédric

Editions Le pré aux clercs

Mars 2011 - 480 pages - 19€


Challenge ThrillerChez Cynthia


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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 06:59

  Je profite d'une lecture dans le thème pour vous signaler un nouveau challenge chez ma copine Cynthia !

 

Challenge Thriller

Le challenge Thriller

 

Vous avez 3 catégories : 

"Touriste planqué" : 3 thrillers au choix
- "Téméraire du dimanche" : 5 thrillers au choix
- "Même pas peur" : 8 (ou plus) thrillers au choix

 

Et vous avez jusqu'au 15 juin 2012 pour vous y mettre !

 

Autant dire que c'est largement faisable !

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 07:00

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Abélard est un jeune poussin qui vit dans les marais. Il passe la journée en compagnie de ses amis, à taper le carton ou à pêcher. Une vie tranquille et sans grande surprise où on boit des bières et on joue au banjo avec insouciance, une douceur de vivre qui malgré tout ne contente pas totalement notre héros. C'est que Abélard n'a jamais quitté son marais. L'ailleurs l'intrigue et l'arrivée pour le week-end d'une bande de jeunes accompagnée de la belle Epilie le pousse à expérimenter de nouvelles choses. Fasciné par la jeune femme, il tente une approche avec une simple fleur. C'est un échec. Un des amis d'Epilie se moque alors de lui lui précisant qu'il faudrait la lune ou un bouquet d'étoiles pour la séduire. Le groupe repart et laisse un Abélard le coeur brisé. Naïf, le petit poussin essaie en vain de décrocher la lune, muni d'un filet à papillon. Mais quand il apprend que des américains viennent d'inventer une machine pour voler dans le ciel, Abélard prend sa décision : Il prend

la route...

 

 

Voilà un petit conte initiatique qui va mener notre Abélard du simple marais au vaste monde. Il va croiser sur sa route une foule de gens différents et c'est avec un regard totalement innocent qu'il va découvrir autrui. Sa route croise celle d'un cirque gitan qui va l'adopter et faire un bout de chemin en sa compagnie mais qui s'éloignera plus tard pour cause de mauvais accueil de la population. Plus loin, ce sont 2 mauvais compères qui lui reprochent d'avoir trainé avec les manouches. Le lecteur assistera d'ailleurs à une explication de haut vol sur ce qu'est la "race". Sans préjugé et avec une naïveté désarmante, Abélard observe ses pairs sans les juger et ses questions sont digne d'un enfant.

"C'est quoi la race ?" "C'est quoi une pute ?"

Ce road-movie prend la forme d'une quête initiatique qui conduit le héros vers une destinée, qu'on ignore encore.

Malgré la dureté de ce monde qu'il découvre, l'innocence d'Abélard amène une belle couleur poétique à cette histoire. La musique continue de faire partie de sa vie et Abélard continue de trouver chaque jour dans son chapeau un petit papier (qui arrive on ne sait comment) donnant chaque fois une petite maxime appropriée aux faits du moment qui l'aide à avancer.

Quand Abélard hésite à aller se déclarer à Epilie, il trouve :

 "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. "

Après l'attaque des roulottes des gitans :

" La tolérance est la charité de l'intelligence. "

 

L'album en lui-même est de toute beauté. La couverture est magnifique et le papier épais est très agréable à toucher. Le magnifique dessin de Dillies rend grace à cette aventure poétique. On retrouve ses personnages animaliers et la présence régulière de la musique que l'on a découvert dans ses précédents albums. Les couleurs, en écho à l'histoire, s'avèrent très douces avec un petit côté sépia nostalgique. Le découpage est varié, on y trouve parfois quelques vignettes rondes et une très belle double page montrant le parcours sous forme de plan d'Abélard.


Cet album se révèle être une histoire très fine, très touchante et au-delà d'un récit d'initiation pour le petit Abélard, une véritable ode à la tolérance et à la diversité.


Pour moi, cet album est une vrai réussite et un gros coup de coeur !!

Découvez-le sans attendre !

Surtout que le tome 2 sort le 2 Septembre...

 

D'autres avis :

Planète BD -

 

A découvrir, de Dillies :

Sumato

Le jardin d'hiver ( au scénario)

 

Abélard, tome 1

Scénariste : Régis Hautière

Dessinateur : Renaud Dillies

Editions Dargaud

Juin 2011 - 64 pages - 13,95€

 

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Abelard t1 04

 

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bd du mercrediChez Mango

 

Un grand merci à Babelio et Masse critique pour cette formidable découverte !

 


Critiques et infos sur Babelio.com
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 07:00

refrain-sur-les-murs-01.jpgIsabelle est une quadragénaire divorcée qui vit avec ses 2 enfants, Romane et Adrien. C'est une femme fermée, rigide qui n'arrive pas à s'ouvrir aux autres et à exprimer ses sentiments, même envers ses proches. Ce qui a certainement causé la séparation avec son mari. Aujourd'hui, Isabelle se contente de sa vie étriquée et bien réglée. C'est l'été et les enfants partent en vacances chez leur père. Isabelle doit aller passer les siennes en compagnie de sa mère. Elle prépare ses bagages quand un coup de fil vient tout bouleverser : sa mère a retrouvé un vieil ami (amant ?) et préfère partir en sa compagnie. Pour Isabelle, c'est le choc. La voilà, face à elle-même, bien obligée de s'occuper seule. Voilà bien une chose dont Isabelle n'a pas l'habitude et nous la votons errer dans la ville , s'occupant comme elle peut.

Sur sa route, elle croise à plusieurs reprises un jeune musicien qui essaie de gagner quelques sous sur le trottoir. Le vagabond cherche un toit et lui propose d'effectuer quelques travaux en échange du logement. Isabelle finit par accepter, un peu malgré elle, un peu aussi parce que ce So what, comme il se surnomme, est un des rares à la regarder malgré ses efforts pour être invisible aux yeux de tous. Le garçon s'installe chez Isabelle pour refaire la chambre de sa fille et va entraîner cette dernière dans son sillage de vie, apprivoisant à sa manière cette femme si coincée, si réfléchie. Il va lui apprendre le rêve et l'imaginaire et bouleverser sa vie à jamais.

 

Un refrain sur les murs est une perle de roman et j'ai eu un vrai coup de coeur pour cette histoire !

Le récit est construit sur 2 narrations : celle d'Isabelle qui nous raconte ce fameux été 1987 et celle de sa fille Romane qui, en 2010, revient sur les traces de sa mère.

Romane sort d'un terrible accident. Brûlée au visage et à moitié défigurée, elle revient dans l'appartement de sa mère décédée. Ses souvenirs sont amers : Isabelle représente tout ce qu'elle a détestée. Romane est une fille libre, oublieuse des conventions, qui vit de manière passionnée sa vie. La froideur, l'extrême réserve et les habitudes immuables de sa mère l'ont toujous profondément agacée et Romane s'est construit en totale opposition à elle. L'appartement cristallise sa colère et Romane se met à arracher le papier peint, posé autrefois...

 

" Envie de hurler ! Putain ! Cette chambre, ça suffit. Mon enfance en mausolée. La peinture écaillée,  les petits anges ! Ils ont vu ma gueule, les petits anges ? (…)Je vais leur faire la peau. L’heure est venue. Plus personne pour m’en empêcher. Plus de maman maniaque dans le secteur qui retiendrait ma main d’agressive, d’enfant à problème, de gueule qui l’ouvre, de ventre qui vrombit (…)"

 

... pour mieux y découvrir une petite signature : "So What 87". Les questionnements viennent, son frère Adrien lui donne quelques explications et Romane découvre que sa mère avait peut-être une face cachée.

 

C'est une histoire bouleversante qui m'a terriblement émue. On y découvre 2 femmes qui n'ont jamais su communiquer entre elles, qui sont noyées dans leur solitude et peinent à en sortir. On y perçoit la relation inexistante d'une mère et de sa fille qui cherche désespérement à la comprendre par delà la mort. On y suit la résurrection à la vie d'une femme qui s'était oubliée et enfoncé dans le silence, sa relation si touchante et quelque peu sensuelle avec So What, la façon dont elle s'ouvre à lui petit à petit. Et surtout on finit par comprendre que l'imagination vaut toutes les vies que l'on aurait pu avoir.

 

C'est écrit avec subtilité, pudeur et pourtant ça contient une grande force. On ne peut rester indifféremment devant ces personnages poignants qui nous ressemblent tant. C'est un roman qui va bien au-delà de son sujet de départ et dépasse nos attentes. J'ai aimé la petite musique de l'écriture qui m'a emporté dans ses filets. La fin est sublime et éclaire le roman d'un signification autre tout en laissant son lecteur dans une certaine incertitude.

"Un refrain sur les murs" est une vrai réussite et Murielle Magellan, une plume à découvrir absolument !

Lisez-le et puis c'est tout !

 

Extraits :

 

" Quelques larmes douces et désespérées. Larmes autonomes et solitaires. La solitude est insupportable quand elle vous est renvoyée à la figure par les autres, et, plus encore par les proches. Ce n'est pas une déception. C'est une humiliation. D'autant plus offensante qu'elle est prononcée avec de la culpabilité et de la compassion. Plus j'y pense, plus je pleure. "

 

" (...) j'étais la seule de la famille, je pense, à savoir le nombre exact de cigarettes que mon père consumait en notre présence. Un jour, je le lui ait dit. Il l'a pris pour un reproche alors que c'était une déclaration d'amour. J'ai conclu que se taire valait mieux que parler. "

 

" Depuis le début du mois et sa présence à mes côtés, mon regard sur la ville, ses murs, ses objets, ses paysages, a évolué ; comme si elle révélait enfin des secrets qu'elle avait toujuors dérobé à mes yeux. (...)Mon regard sur les êtres, également, s'est modifié. J'ai passé presque quarante de ma vie à tant lutter pour ne pas être vue, que je ne voyais  pas moi-même ceux qui m’entouraient. Ou alors, par « flash », comme si un éclair illuminait soudain tel ou tel aspect de leur personnalité, et disparaissait si vite, que ces fulgurances trop éparses ne pouvaient créer en moi un tout suffisamment homogène pour que cela devienne une pensée constructive, une « opinion », en quelque sorte. Non, cela restait comme des pieces d’un puzzle que j’étais impuissante à reconstituer, puisque je savais qu’il n’existait pas de modèle à suivre, et que je n’avais donc pas la certitude qu’un jour me serait donné la totalité des pieces."

 

" Toutes les vies permettent de défaillir si toutefois on sait les regarder à la bonne hauteur. Il y a dans chaque journée, dans chaque rencontre, des raisons de défaillir. Il faut juste en prendre la mesure. Le risque. Regarder la peau. Le souffle. L'impermanence de celui qui nous fait face. Alors oui, on est au bord de défaillir. "

 

D'autres avis :

Clara - Mango - In cold blog - Brize - Leiloona - Chiffonnette -     

 

 

Un refrain sur les murs

Murielle Magellan

Editions Julliard - Mars 2011 - 18€

 

Merci à Adeline et aux éditions Julliard !


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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 07:00

alice-au-pays-du-sexe-01.jpgAlice est une jeune femme descendue de ses montagnes suisses pour venir habiter à Paris. Logée dans la quartier de Pigalle, elle découvre son nouvel environnement avec curiosité : sex-shops, magasins de lingerie, peep-shows la nuit et vie normale avec courses au "monoprix de Guy Georges" le jour. Ecrivant de longues missives à sa soeur restée au pays, Alice lui rapporte ses nombreuses conversations en compagnie de ses collègues. La discussion dérive très rapidement sur le sexe et la place qu'il prend dans le monde d'aujourd'hui.

 

A travers les réunions entre amis et le récit qu'en fait Alice à sa soeur, les auteurs s'amusent ici à faire un petit état des lieux du sexe dans nos sociétés. Décrivant ses collègues, Alice fait le portrait des différents types de sexualité : la quadra qui regrette de ne pas avoir été assez préparé aux choses du sexe, celui qui se dit libéré mais n'assume pas , le séducteur, le couple libertin et le timide. Chacun de ces personnages a une vision différente sur la chose. Alice les fait parler et les questionnements qui se font jour nous renvoient à nos propres interrogations.

La constatation est que désormais le sexe est partout : dans la mode, les magazines, la publicité, internet.

 

" Les cultures où l'on s'habille le moins ne sont pas pour autant les plus libertines... Et les femmes quasi nues dans les pubs chics n'ont plus grand chose de sensuel. "

 

Alors qu'il devient plus accessible à tous, permettant ainsi d'acquérir un certain "savoir-faire", le sexe est devenu un argument vendeur pour n'importe quoi mais aussi une sorte d'obligation que l'homme se doit de pratiquer sous peine d'être déconsidéré par la société (la fameuse misère sexuelle). Cette sur-exposition entraîne des excès et des dépassement de limites, comme la prostitution, les dérives avec les enfants, ...

On intellectualise même le sexe afin de le rendre plus chic, alors que le plus souvent il s'agit juste d'une question de fric ! On le trouve en pile dans les librairies : la dessinatrice présente d'ailleurs avec humour les albums de BD Fraise et chocolat, Premières fois et... Alice au pays du sexe ! :)

C'est un monde où, malgré tout, les clichés continuent d'avoir la vie dure et où il est nécessaire de rentrer dans des cases.

Finalement, le sexe qui nous est vendu est à des années lumières de notre quotidien sexuel et nous sert juste de réservoir à fantasmes. Le sexe et surtout son excitation finissent par être un antidote à l'ennui, à la tristesse, une soupape à d'autres soucis.


Alice au pays du sexe, avec un ton léger et parfois humoristique, se révèle un réflexion très intéressante sur ce sujet qui mène le monde. De conversations en conversations, les auteurs abordent bon nombre de thématiques autour du sexe. Sans imposer une manière de penser, elles initient le dialogue et les questionnements que tout un chacun peut se poser. On y parlera d'étymologie de termes sexuels, de philosophie, d'histoire et de statut entre les sexes.

Les auteurs conclueront sur le fait qu'avoir une sexualité épanouie n'est peut-être pas LE point indispensable dans nos vies. "Qu'être aimé, entouré , être important aux yeux de quelqu'un" peut déjà être un "luxe pour beaucoup",  

 

"Qu'on peut trouver son plaisir dans un sexe routinier qui est bon comme un plat que l'on sait réussir et qu'on va aimer sa vie durant... avec un plaisir accentué par l'habitude".

 

C'est Adrienne Barman qui signe les dessins de cet album. Son graphisme particulier peut surprendre au début. Les personnages sont un peu déstructurés, les proportions ne sont pas respectées. On y découvre des bras en 3 morceaux, des yeux qui débordent des visages, des corps qui se cassent pour mieux rentrer dans les cases, des perspectives oubliées. On finit par s'habituer à son trait pour mieux rentrer dans le sujet.

Tout d'abord illustratrice d'albums jeunesse, j'ai découvert par la suite que ses précédents travaux avaient été colorisés et que le trait me plaisait beaucoup plus. Alors c'est peut-être ce qui manque dans cet album : la chaleur et la fantaisie de la couleur pour couper légèrement la linéarité des discussions et apporter plus de vigueur à un sujet qui n'en manque pas !

 

A découvrir donc !


 

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Liens :

Editions La Cafetière

Site d'Anne Baraou

Site d'Adrienne Barman

 

Alice au pays du sexe

Scénariste : Anne Baraou

Dessinatrice : Adrienne Barman

Editions La Cafetière

Juin 2011 - 80 pages - 14,50€

  Women bd

Chez Théoma


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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 14:35

 

gare-euralille.jpgQuartier Euralille - Lille

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, Sandrine, SeriaLecteur, Margotte.


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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 07:00

Parce que parfois la vie de libraire n'est pas facile, parce que parfois on a envie de raler sur les éditeurs...

 

L'écrivain Nicolas Ancion a su résumer tout ça très bien dans un article que je vous recopie dans son intégralité :

 

" La rentrée littéraire se prépare dès le printemps, c’est bien connu. Les journalistes et critiques en vue ont reçu leurs exemplaires des romans de la rentrée, les jurés des prix sont déjà courtisés depuis plusieurs semaines. Et, dès l’été, les livres vont débarquer sur les tables des libraires, sans que ceux-ci aient vraiment le choix. La plupart des titres leurs sont envoyés d’office. Une pratique étrange qui permet aux grandes maisons et à leur distributeur de remplacer le libraire pour la commande des livres. En échange de ce « service », les libraires touchent une remise plus importante sur les livres qu’ils achètent ou se voient octroyer des facilités de paiement.

L’office est un outil magique pour les éditeurs. Il leur permet de choisir eux-mêmes quels livres arriveront en librairie. Ainsi, les derniers livres totalement inintéressants sur les ministres en campagne, les biographies de stars de la télé et les romans soi-disant écrits par des actrices débarquent de force dans presque toutes les librairies. Cette avalanche de livres non choisis contraint les libraires à leur consacrer un peu de leur précieux temps, ne fut-ce que pour déballer les caisses. Ce temps, ils ne l’auront plus, ensuite, pour ouvrir le premier roman d’un inconnu ou le dernier recueil d’un poète qu’ils apprécient pourtant. Encore moins pour regarder les catalogues des petits éditeurs qui ne figurent pas du tout dans l’office des gros.

Les libraires se plaignent souvent de cette situation mais personne ne les aide à résister face à cette malheureuse pratique.

C’est pour cette raison que j’ai pris mal plus belle plume, directement arrachée sur mon oie blanche favorite, pour rédiger un modèle de lettre de refus à adresser aux éditeurs par les libraires.

Ma lettre est simple et passe-partout, un peu anonyme, certes, mais les éditeurs ont depuis belle lurette appris à abuser de cette plume de bois qui évite de trop en dire...

 

 

Madame, Monsieur,

J’ai bien reçu les ouvrages de votre rentrée littéraire et je vous en remercie.

Le comité de lecture de notre librairie s’est penché sur vos différents titres et, malgré les qualités indéniables de fabrication (noter ici quelques arguments flatteurs pour l’éditeur), nous sommes au regret de vous informer que vos livres ne correspondent pas à la ligne éditoriale que défend notre magasin. Ils ne pourront donc trouver place sur nos rayonnages.

Ceci n’est en aucun cas un jugement de valeur sur votre travail d’éditeur mais la simple expression d’un choix propre et forcément partial. Nous resterons bien entendu attentifs à vos futures publications.

Étant donné le nombre de titres que nous recevons à la librairie, nous ne sommes pas en mesure de renvoyer tous les livres à leur éditeur. Votre caisse de livres a reçu le numéro XXXX. Elle sera conservée en réserve pendant trois semaines à dater de l’envoi de cette lettre. Durant cette période, il vous est loisible de venir la récupérer sur place. Passé ce délai, ces livres seront détruits ou donnés à de bonnes œuvres.

 

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations respectueuses.

 

Ce modèle est libre de droits, bien entendu, à vous de l’adapter à vos besoins comme il vous chante et de le faire circuler. "

 

Voilà une action qui va m'aider à lire le bouquin de l'auteur qui traine dans ma PAL...


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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 07:00

Nick Brandt est né en 1966 et a grandi à londres, où il a étudié le cinéma et la peinture à l’école des Art « St Martins ». Il s’est installé aux Etats-unis en 1992 y réalisant des clips-vidéos, pour des personnalités telles que Michael Jackson (« Earth Song », « Stranger in Moscow »), Moby, Badly Drawn Boy et Jewel.
Il débute en Afrique sa carrière de photographe en 2000, où il a réalisé l’ensemble de son travail.
Le premier ouvrage photographique de Nick Brandt sur la photographie, « On this Earth » a été publié en Octobre 2005 par Chronicle Books, avec des avant-propos de Jane goodall et Alice Sebold (Auteur de « The lovely Bones »).
Depuis 2004, il a exposé dans les plus grandes galeries de londres, Berlin, Hambourg, New York, los Angeles, Santa Fe, Sydney, Melbourne.

 

 

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Vous en conviendrez, c'est sublime !

Pour en voir plus, allez visiter le site du photographe :

 

http://www.nickbrandt.com/

 

A lire : une interview du photographe sur son travail.


 

 

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
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