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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 12:45

 

 

Ayé il est arrivé !

 

 

Swap NW 01

 

Le déballage


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Alors qu'est-ce qu'on y trouve ?

 

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Que des bonnes choses !!

 

- "Le gang de la clef à molettes", d'Edward Abbey

qui me manquait depuis longtemps, vu que je possède le 2ème tome...

 

- "Le pays des petites pluies" de Mary Austin que j'avais repéré chez Dominique

 

- Un graaaaaand batonnet de chocolat qui n'arrête pas de me faire de l'oeil !

 

- Un protège-livres en tissu à fleurs ultra-pratique !

 

 

Le tout agrémenté d'une affiche Gallmeister et de quelques graines de tournesol

 

Ben moi, j'en veux encore...

 


Swap-NW-04.jpg

 

 

Un grand merci à Petit Sachem pour ce chouette colis !

 

Le mien est allé vers.... Chutttttt !


 


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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 18:45

 

dieu mineur 01

 

Auteur : Sergio Toppi

Editeur : Mosquito

Date de parution : Mars 2011

Prix : 13 €

  60 pages

 

 

Et oui, une fois de plus, j'ai rendez-vous avec Sergio Toppi dont je ne me lasse pas d'apprécier les albums !

 

Avec "Un dieu mineur", Sergio Toppi nous propose 3 histoires à connotation fantastiques où l'Homme se retrouve une fois de plus bien humble devant la force de la Nature.

 

Dans "Aioranguaq", on suit un chasseur inuit qui, pour avoir bravé une interdiction légendaire (nettoyer son fusil avec la peau d'un phoque sans taches) sera frappé d'une malédiction qui lui enlèvera son nom et le don de viande, les animaus lui refusant leur vie.

"Pribiloff 1898" nous présente un bateau occupé par une bande de chasseurs avides et sanguinaires qui s'attaquent aux phoques pour leurs peaux. Le plus enragé de tous, Kyril, se verra jugé par ceux qu'il traque de la plus ironique des manières. 

Dans "Un dieu mineur", un petit dieu de faible importance nous narre son existence et le culte qu'il a entraîné. Dépité de se voir ignoré par un des humains du village, il cherche à se venger mais le temps et le destin aura finalement gain de cause face au pouvoir d'un dieu mineur.

 

Ces trois récits sont parus respectivement en 1988, 1979 et 1993. On y retrouve bien sûr l'affrontement entre l'Homme et la Nature, cher à l'auteur. On plonge dans un univers neigeux et aquatique, fait de banquise, de glace et d'immensité. L'Homme et sa vanité dérisoire, ses croyances ancestrales et ses dieux invisibles. Toppi évoque aussi ici, dans la dernière nouvelle, cette vanité qui peut atteindre les dieux-même. 

Des récits sombres et pessimistes mais non dénués d'humour : l'ironie de la chute de ces 3 contes contrebalance la noirceur du propos.

Le dessin est tout aussi somptueux, la composition des planches est fort audacieuse laissant la part belle belle à toute la liberté et l'inventivité du maître. Les animaux y seront même particulièrement en valeur.

 

Comme toujours je suis conquise... comment ne pas l'être en découvrant les planches ci-dessous !

 

 

Sachez que les éditions Mosquito vous offre la lecture intégrale de la première histoire sur son site !

ça serait bête de ne pas en profiter !!

 

 

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Découvrez les autres albums de Toppi sur ce blog :

 

- Soudards et belles garces

- Le joyau mongol

- Le sceptre de Muiredeagh

- Saint Acheul, 17 / Comme un ours en furie / Mietzko

- Le trésor de Cibola

 

Pour les autres, c'est à suivre....

 

 

 



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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 16:24

 

N'ayez crainte ! 01

 

Auteur : Peter Leonard

Editeur : L'Archipel

Date de parution : Avril 2011

Prix : 19,95 €

  280 pages

 

 

Karen, mannequin, vit depuis peu avec Lou Starr, un riche propriétaire de restaurants. Une nuit, 2 voleurs du dimanche, Bobby et Lloyd, viennent les cambrioler. Le couple est séparé et menacé pour leur soutirer des gains de casino qui ne s'avèrent même pas là. Gardant son sang-froid, Karen voit là une excellente occasion d'utiliser leurs capacités. Elle propose aux cambrioleurs un coup qui devrait leur rapporter une sacré fortune. En effet, son ex-compagnon, Samir (accessoirement prêteur sur gage), lui doit de l'argent (299 560 dollars) qu'il se refuse à lui rendre. La jeune femme espère bien réussir à récupérer son dû grace à l'aide de Bobby et Lloyd. Le coup est monté, le cambriolage a lieu mais la suite ne se passe pas du tout comme prévu... N'ayez crainte, Karen a tout prévu !

 

Voilà un casse tout simple qui se termine en effusion de sang : un homme est tué, un autre est dans le coma. Le coffre se révèle vide lorsque l'on procède à son ouverture et Karen, elle, s'enfuit avec toute une clique d'hommes en colère et conscient d'avoir été arnaqués à ses trousses. C'est alors le départ d'une course poursuite trépidente qui durera tout le long du roman. Karen est poursuivi par Bobby et Lloyd. Bobby, joueur endetté auprès de Samir justement est poursuivi par O'Clair, le bras-droit du patron. Il y a aussi Ricky, bien décidé à prendre la place de patron de son oncle Samir, qui envoit 2 tueurs irakiens récupérer l'argent dérobé. Sans compter d'autres personnages dont je ne déflorerais pas le rôle. Vous l'aurez compris : dans cette histoire, tout le monde coure après tout le monde !


 

N-ayez-crainte---02.jpgFilm "Hitcher"


 

Peter Leonard, fils du célèbre Elmore, nous offre ici une histoire qui se déroule sur les chapeaux de roues. Pas de temps mort, des rebondissements à souhaits et des personnages variés. Deuxième roman à être publié mais premier à être traduit en France, "N'ayez crainte !" a recueilli les cautions de Westlake, Ellory, Connelly et j'en passe, la couverture et la 4ème se faisant un plaisir de nous le rappeler.

Sauf que pour moi, et bien, ça ne suffit pas...

L'intrigue est on ne peut plus classique : une banale course-poursuite pour récupérer le sac du magot. Rien d'autre ne compte que ce foutu argent. N'espérez donc pas une intrigue un peu fouillée avec une critique sociale, politique ou autre en arrière-fond.

Les "dialogues percutants" ne m'ont pas percutés, les trouvant même parfois vulgairement basiques. Je n'attends pas d'un gangster qu'il ait un langage chatié mais un minimum d'élévation littéraire ne ferait pas de mal.

Je n'ai pas relevé de "personnages hilarants" malgré le (seul) profil intéressant d'O'Clair qui, tel un warrior, se relève à chaque fois de tous les pépins qui lui tombent dessus. Karen, elle, m'a franchement agacée. Ma seule envie sur la fin : bon dieu mais faites qu'elle se fasse chopper, je n'en peux plus... ! Pour ma part, j'ai même eu un peu de mal au début à identifier qui faisait quoi et surtout comment chacun était connecté à un autre, tant les nouveaux personnages affluent au début du roman, tant les fils qui les relient sont nombreux.


Au final, ce roman n'est pas un mauvais roman, juste un banal polar qui sera parfait pour la distraction estivale et qu'on oubliera aussitôt lu. Si c'est ce que vous cherchez, n'hésitez pas.

Pour la comparaison, le dernier Coben m'a même semblé plus intéressant, mieux construit et mieux écrit.


 

Les lecteurs de polars semblent pourtant l'apprécier :  Pierre Faverolle -  Eskalion -  Claude Le Nocher -

Un autre avis chez  Nice Matin dont je me rapproche beaucoup plus.

Certains le compare à Tarantino, à Snatch... Si une adaptation ciné donnerait surement un de ces polars trépidants grand public que la famille apprécie de visionner dans le canapé du samedi soir, faut tout de même pas pousser....

Bref, n'est pas Elmore ou Quentin qui veut...


Je serais curieuse de découvrir de nouveaux avis sur le cas Léonard... Serais-je passée complètement à côté du nouvel auteur à suivre ?


 

N-ayez-crainte---03.jpgFilm "Bullitt" avec Steve Mac Queen


 

Extrait :

 

" Lou Starr lisait au lit, le drap remonté à hauteur de la taille. Il avait réglé l'air conditionné sur vingt degrés et le compresseur, dehors, se mit en marche. Il rajusta ses lunettes, tombées sur le bout de son nez, et admira un nouveau parcours de golf de la PGA, Whispering Palms, dessiné par Robert Trent Jones II.
Il toucha, sur la fourrure de sa poitrine, le médaillon de la chaîne en or qu'il portait au cou.
- Tu veux voir le plus beau trou du monde ? demanda-t-il. Il inclina la revue vers Karen, allongée du côté opposé du king size : soixante centimètres de matelas entre eux.
Karen garda le silence. Elle était adossée aux oreillers et le drap, en biais sur sa poitrine, dévoilait la peau très blanche e son épaule ainsi que la courbe d'un sein. Elle regardait un feuilleton sur le Sony à écran plat accroché au mur.
- C'est un par cinq de cinq cent cinquante mètres, le plus long du monde.
Il sourit, s'imagina au départ, face au fairway. Il exécute un ou deux swings de préparation avec son driver Fusion FT-3 et balance la balle à trois cents mètres. Hé, Tiger, fais mieux !
Le deuxième coup de Lou franchit un bunker et un obstacle d'eau... Sur le green en deux swings. Il prépare son putt, fait rouler la balle sur douze mètres en tenant compte de l'inclinaison de la pente : eagle !
Il eut un large sourire, ferma la revue et la posa sur la table de nuit. Il ôta ses lunettes de lecture, les mit sur le magazine et éteignit la lampe."

 

 


Merci à BOB !

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 07:00

 

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 Dessinateur : Vincent Mallié

Scénaristes : Loisel / JB Djian

Coloriste : Lapierre

Editeur : Vent d'ouest

Date de parution : Novembre 2007 / Novembre 2008

Prix : 13,50 €

56/58 pages

 

 

Pauline est une étudiante parisienne qui vient passer quelques vacances en Bretagne chez une amie afin de pouvoir réviser ses examens en tout quiétude. L'arrivée dans le bled perdu de Val de Troudec commence mal : la 2CV laissée pour ses déplacements ne démarre pas. Erwan, qui bataille lui aussi avec son vélo, lui propose son aide. Les 2 jeunes gens finissent par se mettre en route ensemble mais la voiture finit par s'arrêter définitivement, faute d'essence, à quelques mètres du domicile du jeune homme. Obligée de passer la nuit sur place, Pauline va découvrir bien malgré elle le quotidien d'Erwan dont elle se méfie par a-priori. Erwan est un jeune métisse qui habite seul dans une maison isolée. C'est un garçon taciturne qui semble intéressé par le monde du "petit peuple" et est l'élève d'un viel aveugle, maître Cristo. Pauline n'hésite pas à se moquer de ces croyances d'un autre âge mais quand elle va se retrouver parachuté dans un univers parallèle peuplé de créatures étranges, son avis sera tout autre...

 

Que voilà une série prometteuse imaginée par le célèbre Loisel !

Pauline et Erwan sont diamètralement opposés : alors que l'une a un tempérament excessif, raleur et très cartésien, l'autre a une personnalité plus silencieuse et ouverte à d'autres mondes. Et ces 2 personnages que tout oppose vont devoir composer lorsqu'ils vont se retrouver ensemble dans l'univers du petit peuple auquel Pauline ne croit pas. Chargé d'une mission extrêmement importante, Erwan doit effectuer un voyage initiatique alors que Pauline, elle, découvre avec frayeur cet univers inconnu. Ce qu'elle ignore encore, c'est qu'elle est tombé dans un autre espace-temps où le temps n'a pas le même défilement que sur terre (10 jours équivalent à 2 ans dans le notre) et que le retour risque d'être plus compliqué que prévu. 


Alors que le premier tome nous plonge avec délice dans un monde chatoyant où chaque être étonne, le deuxième au contraire illustre le dur retour à la réalité urbaine de la Terre où la situation semble se dégrader : sécheresse, maladies, ... Paris est devenu très inquiétante, la misère est partout, les gens dorment dans les rues et la ville se dégrade. La crise est totale : sociale, économique, sanitaire. Un avenir bien sombre dont Erwan découvre l'ampleur alors qu'il est à la recherche de Pauline, après son retour du petit monde.

 

Les 2 premiers tomes de cette série donnent un avant-goût plutôt chouette de ce qui nous attend à l'avenir !

Le premier tome, tout en nous exposant l'intrigue et les 2 personnages principaux, nous emmène dans un monde parallèle où les créatures, les coûtumes, le langage sont différents du nôtre. Le deuxième tome, même en revenant dans notre monde, accentue le mystère lié aux conséquences que cette escapade aurait bien pu avoir sur Pauline. Le mystère reste donc entier et l'histoire ne décolle pas encore complètement..

 

Pourtant quel plaisir de retomber dans ces mondes fantastiques sortis de l'esprit de Loisel. Si l'auteur ne signe pas ici le dessin, Maillé reprend fortement ses codes graphiques. Les superbes couvertures sont à l'image du contenu : un dessin soigné qui fait la part belle aux personnages et aux paysages, le tout rehaussé d'une très belle mise en couleurs. Les auteurs réussissent à donner du relief aux ambiances, qu'elles soient nocturnes ou diurnes, en s'appuyant sur une palette graphique variée.

Les 2 personnages ont chacun une identité forte qui les rend attachants et leurs différences de personnalité est un prétexte supplémentaire pour introduire une touche d'humour dans le scénario.

 

Tout concourt à en faire un début de série très réussie ! La suite tant attendue n'arrive toujours pas hélas...

Moi, tout ça, ça me donne envie re relire tout Loisel !!


 

D'autres avis :

Mo' (qui m'a rappelé que je voulais les lire !) - Bulles et onomatopées -  Champi -  Lou -  Tamara - PG Luneau sur le tome 1 et le tome 2.

Et celui d'Emmyne qui vient de tomber aujourd'hui même !

 

 

 

Tome 1 :

 

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Tome 2 :

 

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bd du mercredi Chez Mango

 

 

palseches

Chez Mo'

 


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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 07:00

 

La librairie Mint Vinetu : je vous en parlais  hier pour leur originale campagne de promotion !

 

Découvrons aujourd'hui la librairie en elle-même !

 

C'est une librairie de livres d'occasions qui propose également un salon de thé et un accès internet gratuit.

 

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http://www.mintvinetu.com/

 


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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 07:00

 

Je vous parlais il y a peu de la campagne "Complices d'évasion" pour promouvoir les libraires indépendants.


Aujourd'hui, je vous présente celle des librairies Mint Vinetu qui reprend l'idée des sleevefaces.

Vous savez : ces pochettes de disques où figure une partie du corps et qu'on supperpose à son propre corps pour en faire une photo !

 

sleeveface.jpg

 

Et bien, c'est au tour des livres !

 

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La campagne s'intitule "become someone else" (devenez quelqu’un d’autre) et part du principe que,

lorsque que nous lisons, nous nous identifions aux personnages !

 

Cette excellente idée nous vient de l'agence lituanienne "Love Agency".

 

C'est Antigone qui m'a fait découvrir cette idée !

 



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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 12:57

 

 

Rencontres d'Arles 2010

Expositions "I am a cliché"

Echos de l'esthétique punk

 

Exposition Alain Dister :

 

 

Dister-01.jpgCliquez sur les photos pour agrandir

 

 

Dister-02.jpgNew York Dolls - 1973

 

 

Dister-03.jpgMIck Jones, The Clash - 1977

 

 

Dister-04.jpgPaul Simonon, Joe Strummer - The Clash - 1977

 

 

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Un dimanche en photo avec Liyah !


et chez : Evertkhorus, MyaRosa, Lounima, Tiphanie, Hilde, Cacahuete, Lisalor, Choupynette, Elora, Melisende, Fleur, Une maman, Liliba, 100choses, Anjelica, Myrtille, Sandrine, Hérisson, Mohamed SemeUnActe, Ankya, Grazyel, Tinusia, Katell, LatiteSofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13,

 


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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 07:00

 

 

Choco Shoot 01

 

 

Amis photographes...

 

Il vous reste une semaine pour m'envoyer votre photo sur...

 

le printemps

 

J'ai déjà reçu une dizaine de participations

mais j'attends encore les clichés de certains qui étaient très motivés !

 

Donc, au cas où vous auriez oublié :

vous avez jusqu'au samedi 30 avril, minuit pour le faire !

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 07:00

 

générosité 01

 

Auteur : Richard Powers

Editeur : Cherche Midi, Lot 49

Date de parution : Mars 2011

Prix : 22 €

  471 pages

 

 

Russel Stone est un écrivain un peu raté. Incapable de pondre l'oeuvre qu'il a en lui, il se contente d'un travail de correcteur, auquel s'ajoute depuis peu un emploi de professeur d'écriture. Redoutant le face à face avec ses élèves, Russell va devoir prodiguer un cours d'écriture à un petit groupe d'étudiants. Parmi eux, une jeune kabyle, Thassa Amzwar. Cette jeune fille intrigue tout particulièrement Russell par la joie de vivre qui émane de sa personne. Enjouée, rayonnante, elle distribue bonté et joie de vivre à tous ceux qui la cotoie. Quans Russell découvre à travers ses écrits qu'elle a vécu l'enfer (guerre, famille assassinée, ...), il en est d'autant plus déstabilisé. Il fait des recherches, tombe sur une mention d'une maladie (l'hyperthymie), contacte la psychologue de l'école et enclenche bien malgré une mécanique implacable qui conduira la jeune femme dans les griffes des généticiens, des journalistes de tout poils et bientôt de tous les désespérés de la Terre...

 

Le pouvoir d'être heureux est-il dans nos gènes ? Ou dépend-t'il de nos propres capacités personnelles ? Voilà la question que pose ce roman.

Russell dépressif notoire, largué par sa copine, vit une existence peu épanouie pleine de frustrations. Thassa, elle, est le bonheur incarné : toujours d'une humeur radieuse, elle transforme le mal-être des uns et des autres en douce quiétude.

Qu'est-ce qui différencie Thassa des autres ? Aurait-elle un gène du bonheur ancré dans son ADN ? Certains le penseront et Thomas Kurton, généticien acharné, est prêt à tout pour offrir à l'humanité le bonheur et la longévité qui lui revient. Etant la générosité incarnée, la bonne Thassa se laisse faire, bien décidée à leur montrer que tout ça n'est que pure invention.

 

En mettant en scène, cet emballement scientifique et médiatique autour de la jeune Thassa, l'auteur pointe du doigt les travers présents et futurs de nos sociétés.

La puissance de la génétique qui va soi-disant régler tous nos problèmes en faisant fi de notre pureté et liberté originelles semble nous permettre d'évoluer sans efforts et donne aux hommes une vision fataliste d'une vie où la volonté ne peut rien contre une destinée gravée dans les gènes.

 

" Se perfectionner. Pourquoi n'aurions-nous pas le droit d'améliorer ce que nous sommes aujourd'hui ? Nous sommes inachevés. Faudrait-il laisser au hasard une chose aussi fabuleuse que la vie ? "

 

Powers dénonce aussi le cirque médiatique et journalistique que cristallise le moindre faits divers. L'information se nourrit de faits non vérifiés, extrapole de fausses conclusions, et devient à terme un véritable show où l'intime est exposé au yeux de tous, pour le plus grand plaisir du public.

 

Mais au final, dans "Générosité", ces 2 êtres si différents vont se découvrir, s'apprécier et se soutenir mutuellement et chacun découvrira la part de l'autre qui lui manque. Russell va se découvrirla possibilité d'accéder lui aussi au bonheur alors que Thessa connaîtra aussi les affres de la souffrance.

La conclusion a donner à tout ça est que les hommes courent après le bonheur sans savoir que la clé est à l'intérieur d'eux-même.

 

" Les livres sur le bonheur sont formels : nous sommes conçus pour croire que ce que nous désirons nous rendra heureux, mais conçus de telle sorte que la possession nous procure un bien maigre frisson. Vouloir est ce qu’avoir aspire à retrouver. "

 

Si l'intrigue m'a parfaitement convenue, je dois reconnaitre que je garde tout de même une certaine réticience à ma lecture. La construction en strates de la narration m'a beaucoup gênée au début et j'ai eu beaucoup de mal à comprendre où tout celà allait me mener.

Powers mêle en effet l'intrigue principale avec les réflexions d'un narrateur omniscient (l'auteur lui-même ? Le Russell Stone écrivain ?) qui évoque ses personnages, la notion d'écriture et évoque parfois un évènement futur dans la structure du roman. Très déstabilisant. Mais je me suis accroché et je suis allée jusqu'au bout avec plaisir sans le regretter mais il reste malgré tout une absence d'aisance à cette lecture qui s'est révélée exigeante. Néanmoins si je n'ai pas été emportée comme je l'espérais, j'admet sans réticence que c'est un roman brillant, habillement construit et résolument moderne !

 

" On se souvient d'un compliment environ trois jours et demi, mais on rumine une critique pendant des mois. Un évènement désagréable nous semble 60% plus long qu'un évènement agréable de même durée. Les images menaçantes retiennent plus vite notre attention et nous devons faire davantage d'efforts pour en détourner les yeux. Il faut environ cinq évènements positifs pour compenser un évènement négatif d'importance égale. Si vous blessez un ami, vous devrez lui faire cinq gentillesses pour réparer l'offense."

 

 

Une interview très intéressante de l'auteur à lire chez Rue89.

 

D'autres avis : Papillon - Amanda - Clara - Keisha - Cuné - Irrégulière


 

Un grand merci à Solène et au Cherche-midi !

 


 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 07:00

 

tresor de cibola 01

 

 

Auteur : Sergio Toppi

Editeur : Mosquito

Date de parution : Septembre 2004

Prix : 13 €

  46 pages

 

 

 

Nous sommes au 16ème siècle sur les terres du nouveau monde. Cuchillo, un ancien conquistador traine ses guêtres dans le désert et se désespère de ne pas avoir fait fortune. Jusqu'au jour où un voyageur étranger, accompagné de son serviteur maure, Kaloumi, s'arrête à son misérable campement. Après qu'ils se restaurent, Martin de Urria lui parle alors d'une carte en sa possession, qui est censé les mener au fameux trésor de Cibola : les 7 cités d'or ! L'appât de l'or attise l'envie de Cuchillo qui accepte de les accompagner et de les aider dans leur quête. Commence alors une longue route qui ne les mènera peut-être pas là où ils l'auraient souhaités...

 

Voilà encore une grande aventure de la part de Toppi, nous conduisant sur les traces des mythes légendaires.

Le mythe des cités d'or dont il est question ici existe réellement. Il prend sa source au 12ème siècle lors de l'invasion de Mérida, en Espagne par les maures. 7 évêques se seraient enfuis en emportant les précieuses reliques en or et créèrent les cités de Cibola et Quivira. Le temps les transformera en cités faites entièrement en or. L'arrivée des conquistadors au Mexique et de multiples expéditions à la recherche de ces cités merveilleuses accentuèrent un peu plus la légende. Les cités ne furent jamais découvertes mais inspirirent bon nombre de fictions.

La génération du club Dorothée pourra reconnaître dans cette histoire, la trame du dessin animée "Les mystérieuses cités d'or" qui repris la figure historique d'un certain Esteban... (Pour ma part, j'étais une grosse fan !! ).

 

Si Toppi utilise cette légende, c'est pour mieux montrer la folie des hommes. Nous allons suivre ici ces 3 hommes dans un désert où la faim et la soif seront leur compagne. Les paysages sont arides, désertiques et accablés par le soleil brulant. Outre la menace de la Nature, ils devront faire face à une tribu d'indiens sanguinaires qui ne se laissent pas compter par de ridicules subterfuges. La folie de l'or, la folie des grandeurs les mènent sur un chemin qui est trop vaste, trop dangereux pour eux. Certains mourront, d'autres survivront, d'autres parviendront à la cité. Mais dans tous les cas, pas de la manière qu'ils pensaient.

 

Cet album-ci ne sera pas dans le noir et blanc habituel de l'auteur mais Toppi magnifie son histoire en illustrant la destinée de ces 3 hommes, en couleurs directes. Les tons sont forts, ocres et ardents. Ils renvoient la brûlure du soleil, la poussière du désert et l'éblouissement de l'or. Les décors sont tourmentés à l'image des personnages. Le découpage est peut-être moins audacieux que dans d'autres albums, mais qu'importe !

 

Bref, moi, je suis toujours aussi admirative de son travail !!

 

Allez donc voir ce qu'en ont pensé Mo et Joëlle...



 


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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
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