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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 08:00

 

Une grande campagne de sensibilisation en direction des lecteurs a été lancé en région Aquitaine.

 

Son but : valoriser la compétence des libraires indépendants

 

S'appuyant sur la loi Lang qui vient de fêter ses 30 ans, la campagne nous rappelle aussi que :

le prix du livre est le même partout en France

 

Une campagne de communication a été lancée et nous pouvons découvrir sur le thème :

"Je suis complice d'évasion, je suis libraire indépendant" :

 

une série d'affiches :


 

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Une campagne vidéo très originale :

 



 

 

 

Vous pouvez aller voir les autres bandes-annonces et la révélation finale du spot

sur le site officiel de la campagne :


http://complicesdevasion.com/

 

 

Pour ma part, je trouve l'idée excellente !!!

Alors n'hésitez pas à défendre vos petits libraires indépendants

en allant acheter chez eux !


 

(source ActuaLitté)


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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 07:00

 

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Auteur : Jason

Editeur : Carabas

Date de parution : Novembre 2009

Prix : 13,95 €

  pages

 

 

Jason (Jon Arne Sæterøyest un dessinateur norvégien qui habite Montpellier depuis quelques années. Pas étonnant donc qu'il y situe un de ces albums. L'histoire est, quant à elle, beaucoup moins banale.

Le héros, Sven, a de nombreux point communs avec l'auteur : citoyen scandinave, il a vécu à Bruxelles avant d'atterrir à Montpellier. Mais Sven est également représenté sous la forme d'un loup. Passionné de dessin et d'échec, notre héros se transforme également en cambrioleur les nuits de pleine lune. Grace à un masque de loup-garou, il réussit à effrayerles habitants et à les détrousser sans risque. Tout fonctionne pour le mieux, jusqu'au jour où de vrais loup-garous viennent lui demander des comptes...

 

C'est sur ce scénario tout simple que se base l'album : un cambrioleur qui se fait chopper par ceux qu'il imite frauduleusement. On le suit tout d'abord dans ses escapades nocturnes sur les toits, puis dans son quotidien quelque peu banal. Les menaces des vrais loup-garous se font jour mais Sven continue ses actions nocturnes. Mais cette idée un poil surréaliste est également un prétexte pour parler des rapports entre Sven et Audrey, une proche amie et voisine de palier. A travers leurs relations, on comprend que Sven est amoureux d'elle alors que cette dernière est lesbienne...

 

Les personnages sont des animaux anthropomorphiques comme on le retrouve dans les autres albums de Jason. L'ambiance est simple, les dialogues peu nombreux. On sent le poids des silences et des non-dits qui pèse sur notre héros. Néanmoins quelques échanges humoristiques apparaissent comme celle-ci entre Sven et un ami :

 

Sven:"Tu fais quoi en ce moment ?"
Ami:"Je mate le cul des filles."
Sven:"Ca peut pas faire de mal."
Ami:"Leurs seins aussi."
Sven:"Un vrai boulot quoi..."
Ami:"L'escalator est la plus grande invention de tous les temps. Quand t'es derrière une fille et que l'escalator monte, t'es juste au niveau de son cul. Et quand il descend et que tu regardes la fille qui monte dans l'autre sens, tu as une vue plongeante sur son décolleté. "
Sven : "Faudra que j'essaie"
Ami : "Tu devrais"

Le rythme du dessin est très lent. Le graphisme est assez géométrique, carré et les traits sont sobres. Les couleurs assez tranchées animent les planches et donnent du relief à l'histoire. Les connaisseurs de Montpellier pourront retrouver quelques lieux ou monuments de la ville mais celà de manière tout à fait subtile.
Première découverte de Jason pour ma part, je dois dire que cet album ne m'a pas complètement convaincue. Mélange de fantastique et de quotidien, on se retrouve malgré tout devant une simple tranche de vie et l'histoire d'un amour non partagé. Une histoire agréable à lire certes mais qui ne mène pas très loin.
D'autres lectures me semblent nécessaires avant d'avoir un avis tranché sur l'auteur...
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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 08:00

 

 

Rencontres d'Arles 2010

Expositions "I am a cliché"

Echos de l'esthétique punk

 

Exposition Dennis Morris

 

 

morris-01.jpgCliquez pour agrandir

 

 

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Et à l'intérieur de cette expo, on trouve un cube sonorisé avec les Sex Pistols à fond !

le tout pour mettre en valeur les photos du groupe en concert qui sont à l'intérieur !

Une chouette idée !

 

 

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Un dimanche en photo avec Liyah !


et chez : Evertkhorus, MyaRosa, Lounima, Tiphanie, Hilde, Cacahuete, Lisalor, Choupynette, Elora, Melisende, Fleur, Une maman, Liliba, 100choses, Anjelica, Myrtille, Sandrine, Hérisson, Mohamed SemeUnActe, Ankya, Grazyel, Tinusia, Katell, LatiteSofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13,

 


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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 07:00

 

"Hair"

 

 

ou quand un jeune photographe de mode se prend d'amour pour les chevelures en mouvement....

 

 

 

 

 

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La suite est à découvrir ici...

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 23:10

 

bisons de broken heart 01

 

Auteur : Dan O'Brien

 Editions :

Au Diable Vauvert - Mai 2007 - 364 Pages - 23€

Folio, Mai 2009 - 429 pages - 7,30€

 

 

Ne cherchez pas un roman dépaysant dans "Les bisons de Broken Heart" car ici, tout est vrai.

Dan O'Brien est un amoureux du Grand Ouest Américain et de la Nature. Ecrivain à ses heures, c'est aussi un ardent défenseur de la sauvegarde des Grandes Plaines, de sa faune et de sa flore.

Parce qu'il faut bien vivre, l'auteur possède un ranch qu'il gère seul avec Erney, son ami et homme de main.

Un choix de vie difficile et exigeant qui demande beaucoup de travail et un endettement permanent. La crise économique, les cours du lait et de la viande qui baissent mettent la plupart des fermiers en difficulté. Et puis, il y a l'impact écologique de l'élevage intensif, les terres qui s'épuisent, la diversité des espèces qui s'appauvrit. Dan O'Brien souhaiterait une autre alternative et c'est là qu'il fait la rencontre des bisons...


 

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"Les bisons de Broken heart" est le récit de sa vie quotidienne au sein du ranch et de la conversation de sa ferme à l'élevage de bisons.

Il aura suffit d'un coup de main chez un fermier voisin, éleveur de bisons, pour lancer l'expérience. Lors d'une opération de vaccination, Dan s'intéresse à 13 bébés bisons orphelins aux chances de survie plutôt minces. Sur un coup de tête, ce dernier les acquiert à bas prix et ramène les animaux à son ranch. Commence alors son apprentissage d'éleveur de bisons.

Petit à petit, l'auteur s'aperçoit que l'animal historique des grandes plaines est d'autant plus adapté à cette terre que la vache n'y est pas à sa place.

 

" Et là j'ai compris ce qui clochait avec les vaches. Ce n'est pas qu'elle aient un problème. C'est juste qu'ici, sur les Grandes Plaines, elles ont l'air d'être peintes sur le paysage, ne pourront jamais en faire partie. Elles sont comme une sorte de touriste ongulé et, à les élever, je me sentais comme un guide qui passerait son temps à traduire les menus et à indiquer les toilettes."

 

Et après moults tergiversations et craintes en tout genre, Dan se décide à passer à un élevage plein et entier. Il s'endette un peu plus, achète ses premières bisonnes qui donneront bientôt leurs nouveaux petits, construits de nouvelles clôtures plus adaptés,...

Les effets bénéfiques se font rapidemment sentir.

 

" Les bisons étaient  là depuis un été et déjà on remarquait que les arbustes poussaient touffus comme jamais, que la population des tétras et des oiseaux chanteurs augmentait. Les bisons refusaient aussi de piétiner au bord des points d'eau, comme le font régulièrement les vaches. l'herbe autour des étangs était abondante et propre. L'eau n'était pas souillée par les déjections animales. Les étangs étaient devenus des habitats plus propices pour les autres animaux."


Mais à travers l'histoire de sa reconversion, c'est aussi la défense de tout un écosystème que l'auteur défend. Il n'hésite pas à pointer du doigt les ravages de l'élevage intensif qui oblige les éleveurs à faire surpâturer leurs terres et donc à détruire le milieu naturel, à donner des doses massives de médicaments à leur animaux et à s'éloigner de l'état originel de la Nature qui sait pourtant si bien faire les choses.

Les bisons sont parfaitement adaptés à ces terres où les conditions climatiques sont difficiles, les amplitudes thermiques importantes. Ce sont des animaux indépendants qui vivent en préservant la terre qui les nourrit et les laisser autonomes est la meilleure façon d'en faire des animaux sains et équilibrés tout en préservant l'environnement. Leur piétinement un bienfait pour la terre, ils n'épuisent pas les ressources, laissent la place à une vie animale plus riche. On y apprend de façon pédagogique les différences de comportement entre les bisons et les vaches qui influe bien plus qu'on ne pense sur les terres que les animaux occupent.

Dan O'Brien n'hésite pas non plus à évoquer ces mêmes industriels qui sont prêts à appliquer les mêmes recettes contre-nature à l'élevage des bisons nouvellement porteur.

 

" Même si le bison pouvait revenir un jour, ces mêmes forces qui l'ont presque exterminé refuseraient de le considérer à s juste valeur, comme le Sauveur des Grandes Plaines. Il risquait d'être considéré comme un simple objet de consommation, à l'instar des vaches, des côtes de porc et des pizzas surgelées sur une étagère. "

 

 

 

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De son côté, l'écrivain préfère prôner un élevage sain et biologique, et tente même de mettre en place un système d'abattage, de vente et de distribution directe en valorisant la qualité de la viande auprès d'une clientèle recherchant des produits sains et bio.

 

L'ouvrage est bien évidemment un texte pro-écologique. Pour l'auteur, l'Homme fait partie de la nature tout autant que les animaux et doit tenter d'avoir un impact le plus moindre possible sur son environnement. Réintroduire les bisons massacrés autrefois par les blancs, sur les terres indiennes qui les ont vus naitre est un engagement fort.

 

"Les bisons de Broken Heart" est une véritable ode à la Nature, à ses habitants humains ou animaux. On y accompagne l'auteur dans sa vie quotidienne de fermier et dans ses tâches répétitives, on y voit la solidarité entre voisins tout comme la difficulté de survivre économiquement. On voit grandir les bisons, on découvre avec O'Brien les conditions de son élevage et les bienfaits de sa réintroduction. On découvre l'histoire de ces terres, de leur colonisation et des conséquences induites par l'arrivée de l'homme blanc.

 

Bref, un texte complet, à la fois journal de bord d'un fermier, documentaire animalier ou texte écologique. Un texte engagé et encourageant pour l'avenir de la Nature, comme j'aimerais en lire plus souvent.

Mon seul bémol : voir que ces animaux dont on suit le parcours depuis le début sont tout de même destinés à être manger... En tant que végétarienne, ça ne pouvait que me déranger...

Néanmoins, si tous les éleveurs étaient comme lui, peut-être que je n'aurais pas eu besoin de le devenir...

 

Extrait :


  "Comme le fil qui dépasse et menace de détricoter un pull-over, la disparition du principal herbivore du continent, ajoutée à une population toujours plus nombreuse et matérialiste, fut rapidemment suivie par la disparition des prédateurs dont la survie dépendait du bison. Quand les vaches, remplaçantes simplettes, furent implantées dans le Northern Buffalo Range, les prédateurs s'intéressèrent évidemment à ces substituts plus lents et idiots. Les loups furent tués pour leur transgression. Les antilopes, les wapitis, les mouflons et les daims proliférèrent et concurrencèrent le bétail. Ils furent bannis des plaines luxuriantes et poussés sur des habitats étrangers, notamment vers les montagnes. Aujourd'hui, alors que les villes, leurs pelouses verdoyantes et irriguées et leurs jardins s'étalent sur les terrains montagneux des Grandes Plaines, un débat civique fait rage autour du contrôle des daims. Peut-être devrions-nous les traiter comme les bisons, les massacrer, les débiter et envoyer les différents morceaux à Saint-Louis. Evidemment, nous connaîtrions une expansion explosive des buissons dont les daims se nourissent. Mais nous pourrions alors créer des emplois dans l'industrie chimique et asperger les buissons de désherbant. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. "



L'avis de Keisha avec qui je faisais lecture commune, de Folfaérie et Netécrivaine.

 

Pour ceux que le sujet intéresse, vous pouvez visiter le site de la Wild Idea Buffalo Company, entreprise qui prône le respect des animaux et pratique un élevage éthique, créée par l'auteur.


 

 

challenge nature writing

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 07:00

 

Liens-de-sang 01

 

Dessinateur : Hermann

   Scénariste : Yves H

Editeur : Le lombard, Signé

Date de parution : Septembre 2000

Prix : 11,90 €

  48 pages

 

 

Etats-Unis, années 50. Sam Leighton a quitté sa province pour devenir flic à la ville (New York ?). Jeune et encore plein de principes, Sam décide d'enquêter sur la mort suspecte d'un caïd du milieu dont tout le monde est bien content d'être débarrassé. Le tueur qui sévit en série signe ses victimes d'une croix sur la joue et multiple les meurtres. Malgré les mises en gardes de ses supérieurs, Sam se lance à la poursuite de Joe Beaumont, le Boss de la ville, invisible depuis de nombreuses années mais gérant toute la ville. L'intervention d'un détective privé qui compte sur son aide pour le faire tomber et sa rencontre avec la belle Gladys, maitresse de Beaumont pousse un peu plus Sam à découvrir où se terre le fameux Boss. Hélas, ce que notre flic consciencieux ignore, c'est qu'il a rendez-vous avec le destin et la vengeance d'un homme...

 

Nous avons ici un polar très noir, très déstabilisant et très original. La structure du récit est un véritable entremêlement et il n'est pas facile de comprendre les tenants et les aboutissants de l'histoire tant l'auteur réussit à piéger son lecteur tout autant que son héros. Car l'enquête de Sam qui progresse avec les rebondissements habituels va se révéler bien plus perverse que prévu et nous finirons par découvrir que notre héros s'est complètement fait manipuler, et nous aussi ! Les personnages ne sont pas ceux qu'ils semblent être, certaines scènes sont purement oniriques. Il sera ici question d'adultère, de trahison et de parricide. Et la conclusion de l'histoire est aussi glaçante que surprenante.

 

Au niveau du dessin, c'est une merveille ! Les aquarelles d'Hermann sont parfaites et rendent magnifiquement l'ambiance délètere de cette ville en perdition qui noie ses habitants dans des histoires qui les dépassent. On pourra même noter une case qui offre un joli clin d'oeil à la plus célèbre peinture de Hopper. Les couleurs sont fortes, tantôt sombres sous les nuits pluvieuses, tantôt vives et relevées dans les intérieurs luxueux.

 

"Liens de sang" est un bel album familial ( père au dessin et fils au scénario) qui malgré une intrigue un poil confuse mérite amplement d'avoir une place dans vos bibliothèques ! Une intrigue déroutante et originale et un dessin époustouflant : une vraie réussite ! J'étais déjà fan des Hermann et je suis ravie d'avoir encore de bonnes raisons de continuer à l'être !

 

A noter : ce one-shot fait partie d'une trilogie américaine dont les autres titres sont : "Manhattan beach 1957" et "The girl from Ipanema"

 

C'est l'avis de Yaneck qui m'avait donné envie !


 

 

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palseches

 

Challenge PAL sèches chez Mo'

 

 

bd du mercredi

 

Chez Mango

 


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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 07:00

 

 

baka 01

 

Auteur : Dominique Sylvain

 Editions :

Viviane Hamy - 1995 et Mai 2007 (réécriture) - 256 pages - 16€

Points Seuil - Mai 2009 - 263 pages - 7€

 

 

" Baka ! " est le premier roman de Dominique Sylvain et la première appararition de Louise Morvan. L'auteur l'écrivit lorsqu'elle partit vivre au Japon et c'est avec logique que ce dernier s'y situe également.

 

Louise Morvan est une jeune détective privée qui a repris l'agence de feu son oncle. Elle récupère des missions ici et là et cette fois-ci accepte celle d'un certain Chevry-Toscan, évèque qui soupçonne des ennuis chez Florent, son neveu expatrié au Japon, après qu'il lui ai fait la demande d'un prêt exhorbitant. Louise ne parle pas un mot de japonais et ignore tout de ce pays mais c'est une jeune femme dynamique qui ne manque pas de ressources. Arrivée sur place, elle trouve une interprète en la personne d'Eve Steiner, jeune hotesse de bar accompagné de son amant japonais, et rencontre Michael Murat un beau policier français tout prêt à lui filer un coup de main.  L'affaire se révèle bien complexe que prévue. Florent semble s'être mis à dos Boss Gonzo, un chef yakuza et parait trafiquer avec une vieille antiquaire pas très nette. Louise découvre que l'évèque ne lui as pas tout dit, et quand Eve subit les conséquences de son enquête, cette histoire prend une bien plus grosse ampleur...


 

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Pour cette première enquête, Louise Morvan se révèle une héroine très intéressante. Elle fait preuve de ressources et d'intelligence, n'a pas froid aux yeux et n'hésite pas à affronter verbalement yakuza et méchants en tout genre. Mais Louise est aussi une femme séduisante, loin d'être insensible aux charmes des hommes, et qui peut aussi se laisser aller à une douce sensualité. Ses relations avec le français Michael et avec Ken le japonais oscillant entre attirance et rejet, jeu du chat et de la souris ou carrément sexuelles, mettent du piquant dans une histoire qui n'en manque pas. 

En suivant notre héroine dans une ville dont elle ignore tout, nous (re)découvrons un Tokyo, tout ce qu'il y a de plus typique avec ses bains japonais, sa politesse intrinsèque, ses yakuzas. L'ambiance est très réaliste : on y circule à vélo, on se balade avec son parapluie et on supporte les fortes chaleurs humides estivales. On l'accompagne dans un sanctuaire shinto, les Love-hotels, les établissements de bains et la petite salle de bain personnelle et son " grand baquet d'eau fumante " où il ferait si bon de s'y prélasser à deux...

Elle fréquente toute une variété de personnages qui va du monde yakuza à celui des bars à hotesses, en passant par les hommes politiques ou celui plus traditionnel des pratiquants du rakugo. Seront évoqués en filigrane différents éléments ou travers de la culture japonaise, comme l'hikikomori par exemple.

Excepté au Japon, on la cotoiera également de manière plus succinte dans son petit coin de Paris, près du Canal Saint-Martin où un petit café lui sert de point de chute et de rendez-vous, mais où la gouaille des clients et de Pépé Maurice st tout aussi évocatrice.


L'intrigue quant à elle est pleine de surprise et de rebondissements, et prend de l'ampleur au fur et à mesure de la narration. Mais elle m'a semblé parfois un peu trop décousue.

Vous vous en doutez, j'ai surtout acheté ce roman pour son intrigue qui se passe au Japon ! J'en ai été un poil déçue dans le sens où j'espérais découvrir plus de choses et plonger profondément dans la vie japonaise. Les néophytes seront ravis de cette plongée inédite dans un univers inconnu. Pour ma part, ça reste un peu trop en surface.

Bref, "Baka !" (expression japonaise qui signifie idiot, con) reste malgré tout un bon polar très facile à lire. N'oublions pas qu'il s'agissait d'un premier roman et l'arrivée tonitruante de Louise Morvan dans le rang des héroines de polar est plutôt savoureuse, augurant une évolution passionnante du personnage !

 

 

 

L'avis de Virginie, Fashion, Brize.

 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 07:00

 

 

cent portes battant 01

 

Auteur : Steinunn Sigurdardottir

 Editeur : Héloïse d'Ormesson

Date de parution : Mars 2011

Prix : 15 €

  124 pages

 

 

 

Brynhildur est à Paris. D'origine islandaise, elle a passé ses études dans la capitale française, à la Sorbonne, et revient aujourd'hui le temps des vacances. Un Paris ensoleillé d'une douce sensualité qui rappelle ses années de jeunesse. En effet, c'est ici qu'elle a connu son premier amour : un professeur de grec dont elle était follement amoureuse. C'est aussi la ville de sa rencontre avec son mari. Pétrie de souvenirs, cette récente quadragénaire se laisse aller aux souvenirs et à la liberté amoureuse dont elle a été privé à l'époque...

 

Ce court roman se découpe en 3 parties. La première est accès sur le beau et séducteurTahar.

Mariée, 2 enfants, c'est pourtant seule et libre que Brynhildur parcourt les rues de son adolescence. Une vie parfaite et bien réglée qui manque quelque peu de passion et de piment.

 

" Je déjeunais dans un restaurant de la place Toudouze lorsque je découvris ce qui manquait. Un amant. Un amant pour de vrai, avec mots doux, imposition des mains et tout le saint-frusquin. Comment n'y avoir pas pensé plus tôt ? "

 

Une aventure sans conséquence se présente sous la forme d'un charmant vendeur de paravent qui l'entraine à une douce sensualité.

Une aventure érotique qui réveille d'autant plus les souvenirs de notre héroine.

Et nous conduit à la deuxième section où nous découvrons son amour passionnée d'adolescente. Obsédé par son professeur, elle parcourt inlassablement les rues de Paris dans l'espoir de l'y croiser, guette ses allers et venues et campe sous ses fenêtres. La rencontre aura lieu mais pas celle espérée et c'est déchirée que la jeune fille de 20 ans rentrera chez elle.

La dernière partie évoque l'après de la rencontre et on découvre le soutien moral et physique de celui qui deviendra son mari. Un homme parfait aux petits soins pour elle qui lui permet d'oublier la vie qu'elle s'était imaginée. Mais un homme qui ne remplacera jamais ce premier amour défunt.


 

cent-portes-02.jpgDoisneau - Le baiser de l'hotel de ville



" Cent portes battant aux quatre vents" est la confession d'une femme qui n'a jamais pu se réaliser, amputée de cet amour originel dont elle ignorera toujours la raison de sa non-concrétisation malgré l'attirance apparente du professeur. L'auteur parle de la tristesse et des regrets d'une femme tout en gardant un style léger, pudique parfois badin et humoristique. Mais peut-être trop léger justement. Couplé à la courte longueur de ce roman, je suis resté quelque peu sur ma faim, m'attendant à une histoire plus percutante où les sentiments seraient exprimés avec plus de force.

Néanmoins j'ai aimé l'ambiance estivale de ce roman, la sensualité qui suinte de ses pages, le portrait d'un amour passionné qui défit le temps et celui d'une femme agée qui s'est construit par le manque et n'a jamais réussi à s'épanouir totalement.

 

Un roman subtil et agréable mais qui néanmoins ne marque pas assez les esprits pour en faire un titre indispensable.


  " Je poursuivais une ombre, mais c'était l'ombre qui me suivait et je ne m'en étais pas aperçue parce que je ne m'étais pas retournée. "

 


 

D'autres avis :

Canel est très mitigée et le trouve trop futile.

Pour Stephie, c'est au contraire un récit très réussi.


 

Un autre titre de l'auteur m'attend ( Le cheval soleil) et j'espère qu'il emportera mon adhésion de manière plus marquée !



 

Merci à Bob et aux Editions Héloïse d'Ormesson !

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 14:48

 

 

Rencontres d'Arles 2010

Expositions "I am a cliché"

Echos de l'esthétique punk

 

Installation "Pochettes de disques"

 

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Cliquez pour agrandir

 

 

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Vu de l'extérieur un joli cube rouge aux fenêtres décorées d'anciennes pochettes cultes de vinyles


 

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A l'intérieur, une chambre d'écoute avec poufs vous permettant de redécouvrir

vos classiques punk rock ! Un régal !

 

Voici la playlist :

 

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Et une ambiance géniale avec les néons pour faire des photos !


 

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Un dimanche en photo avec Liyah !


et chez : Evertkhorus, MyaRosa, Lounima, Tiphanie, Hilde, Cacahuete, Lisalor, Choupynette, Elora, Melisende, Fleur, Une maman, Liliba, 100choses, Anjelica, Myrtille, Sandrine, Hérisson, Mohamed SemeUnActe, Ankya, Grazyel, Tinusia, Katell, LatiteSofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13,

 



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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 07:00

 

Je vous l'avais annoncé, voici le premier billet estampillé

" Photographe du samedi "

Je ne vous promet pas d'en faire un toutes les semaines

mais j'essayerais de vous faire découvrir des photographes régulièrement !


 

 

Mickaël Wolf :

 

 

Mickaël Wolf est un photographe de nationalité allemande né en 1954.

Il a grandi aux Etats-Unis et a étudié à l’université de Berkeley puis à l’université d’Essen en Allemagne avec Otto Steinert comme professeur. Il devient photographe indépendant en 1974. 

Il a vécu et travaillé comme photographe et auteur en Chine à partir de 1994. Il a été exposé dans de multiples musées à travers le monde et est présent dans de nombreuses collections muséales.


Trois ouvrages ont été édités sur son travail en Chine : China im Wandel (Frederking und Thaler, 2001), Sitting in China (Steidl, 2002) and Hong Kong front door/back door (Thames and Hudson, 2005 and Steidl, 2006). The Transparent City (Aperture, New York, 2008) est le dernier ouvrage publié sur ses travaux.

 

Son travail est axé sur le rapport entre l'Homme et son environnement urbain

 

Je vous présente aujourd'hui sa série "Tokyo compression"


Le photographe prend ici en photo sur les quais du métro Tokyoïte les passagers pressés contre les vitres dans les rames de métro.

Une étonnante série où les gens prisonniers de leur rame semblent parfois s'abandonner...

 

 

Extrait du dossier de presse :

 

" La série Tokyo Compression pousse encore plus loin la question de lʼintrusion photographique : Michael Wolf se place sur un quai du métro tokyoïte et photographie les voyageurs enfermés dans les wagons. Le but du photographe est de saisir les émotions et les réactions de ces personnes face à la violence dʼune intrusion directe et proche – seule une vitre sépare lʼagressé de son agresseur – alors quʼils nʼont aucune issue, aucun moyen de sʼéchapper. Les tentatives de se soustraire à cette agression sont cependant diverses et révélatrices des différentes personnalités : yeux clos, visages détournés, mains qui obstruent la vitre. Cette série, qui cherche à capter la réaction du sujet de la photographie face à lʼacte photographique, induit un double sens à lʼimage. "

 

 

 

 

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 http://www.photomichaelwolf.com/

 

 


 

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
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