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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 13:19

 

Je vous proposais mardi dernier de gagner un des 5 exemplaires

du roman "Le passage" de Justin Cronin.


 

Passage 01

 

Vous avez été 14 à participer !

 

La bonne réponse était bien évidement Amy. :)

 

Les 5 gagnants sont..... tadam.... :

 

Cyril

Snowball

Sandrine SD49

Marie

Céline

 

 

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Que celles et ceux qui ne l'ont pas joint à leur mail m'envoient leur adresse !

 

Merci à vous tous pour votre participation !

Et merci à Robert Laffont pour ce concours.

 



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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 14:54

 

  Le printemps arrive et des envies de cocon de verdure surgissent....

 

 

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  Festival de Chaumont sur Loire - 2005

 

 

 

Retrouvez les autres participants des dimanches en photo chez Liyah !

 


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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 13:15

 

oiseau canadeche 01

 

 

Auteur : Jim Dodge

 Editeur : Cambourakis

Date de parution :  Novembre 2010 

Prix : 10 €

  118 pages

 

 

A 3 ans, Titou se retrouve orphelin dans des circonstances peu banales : sa mère se noie en voulant nourrir un canard. Le petit garçon se retrouve désormais à la garde de son grand-père, vieil original qui croit presque en son immortalité depuis qu'un indien lui a fourgué la recette d'un tord-boyau conservateur, le "vieux râle d'agonie". La gamin grandit et se prend de passion pour la construction de clôtures. Mais notre duo va voir sa vie bouleversé par l'arrivée d'un canard, rapidemment nommé Canadèche...

 

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Ce petit roman dont tout le monde parle ici ou là est une sorte de petit conte réjouissant, un "roman canard". Ecrit en 1983 et déjà paru une première fois en France, en 1985, le récit nous narre les aventures de Titou, Pépé Jake et de Canadèche, un trio complètement improbable.

Pépé Jake se révèle un gars plutôt libertaire, gros joueur et gros buveur, qui voit dans l'héritage de sa fille une occasion de régler ses dettes. Préférant la nature aux gens, il va pourtant se révéler un grand-père extraordinaire et offre ce qu'il y a de mieux pour lui. Jake devient un grand adolescent (très grand même... plus de 2m...) qui construit des barrières de manière complètement compulsive. Jusqu'au jour où il découvre un petit caneton dans un trou, miraculeusement sauvé du groin de Cloué-Legroin, un sanglier qui va devenir l'ennemi public n°1. Canadèche fait désormais partie de la famille : on l'humanise, on lui parle, on lui apprend à jouer aux échecs, on l'emmène au cinéma, etc.... Rien que de très normal !

 

Un roman plus que surprenant donc que nous avons là qui sait en quelques pages dresser un portrait chaleureux et humoristique de notre trio.

"L'oiseau canadèche " montre tout d'abord avec beaucoup de chaleur et de concision la relation entre un grand-père et son petit-fils. Jake va lui apprendre la liberté, l'amour, les échecs et l'amour du whisky. Jake, de son côté, n'hésite pas à laisser gagner Pépé aux échecs pour mieux lui redonner la santé. Décrites de façon pudique, la tendresse de leur relation affleure à chaque page. Leur vie est simple, routinière et ne se laisse pas atteindre par les soucis du quotidien qu'on balaye d'un geste de la main.

A côté de ça, le récit se révèle d'une drôlerie folle. Le ton employé par l'auteur, particulièrement dans les dialogues et pour la gouaille du papy vaut son pesant de cacahouètes !

Certaines scènes sont d'anthologie comme l'arrivée de Canadèche au cinéma ou la phase où Pépé Jake se pique d'apprendre à voler à notre canard quelque peu obèse et réduit au régime.

 

 

oiseau canadeche 04

 

 

" Debout en chaussettes, fendant l'air de ses bras osseux, il lui promettait à chaque battement de ses ailes à lui, les délices du vol. Il lui fichait son billet que c'était encore plus agréable que de baiser toute une nuit avec la plus fraiche des filles de seize ans ! Meilleur qu'une tartine de rillettes sur du pain noir ! Meilleur  que le clair de lune sur les sapins d'argent et meilleur que des gerbes de fleurs éclatant au plus profond de la cervelle... Le vol, disait-il, était supérieur à tout ce qu'on peut se mettre dans le bec et sous la dent - c'était la liberté majuscule et le summum, la quintessence du plaisir. "


Une histoire toute simple mais qui peut se révéler bien plus profonde si on se met à réfléchir au sens implicite et au symbolisme de la vie de notre trio.


Comme les autres lecteurs, je ne peux donc que vous conseiller chaudement ce petit livre foutraque bourré d'humour et de légèreté !

 

Extraits :

 

 

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" Quand Pépé eu joué de la manivelle pour abaisser sa vitre, le gérant jeta un coup d’œil à l’intérieur de la cabine pour bien s’assurer de la présence de Canadèche et demanda :
-Que fait ce canard dans mon établissement ?
-Elle veut voir le film dit aimablement Titou, devançant son grand-papa qui commençait à écumer.
-Nous refusons absolument tout ce qui sort de l’ordinaire.
Jake explosa :
-Eh ben, ça doit vous faire une petite vie bien merdeuse et salement étroite, non ? Alors voilà : il se trouve que vous avez ici un canard d’attaque, dressé pour le kung-fu et spécialement élevé pour nous par la société Tong. Nous la laisserions bien à la maison mais elle massacre tous les coyotes. "

 

" - Ah ! là là. Vous autres, les blancs, vous avez beaucoup fait pour nous prendre tout ça. Mais vous n'avez rien fait pour le mériter. Votre désir, c'est de tout domestiquer. Si vous vouliez bien demeurer immobiles un instant et laisser vos sensations agir au fond de vous-mêmes, vous comprendriez combien toute chose désire être sauvage. "

 


 

Les avis de Saraswati (que je remercie pour le prêt !!),  Cathulu, Keisha, Manu, Cuné, Mango, Dominique, Kathel, Aifelle,


 

Vous pouvez lire les premières pages ici !

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 11:03

 

 

 

La librairie dont je vais vous parler ici n'a rien de spectaculaire dans son aménagement ou sa décoration.

C'est plutôt sa situation qui m'a interpellé !


 

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La librairie Papillon est effectivement ancrée dans la surprenante capitale mongole : Oulan-Bator !

De plus, elle est spécialisée dans les livres français....

Mais Papillon est aussi une maison d'édition qui publie des auteurs français en langue mongole.

 

C'est Nara et son mari Sebastien qui tiennent cette étonnante librairie.

Nara, ancienne professeur d'anglais, a voulu apprendre le français et s'est rendu compte qu'aucun ouvrage n'était disponible en mongol.

Elle abandonne alors son métier et se lance dans la création de cette librairie.

 

La librairie possède plus de 6000 titres et la moitié du fonds est constitué de livres en français.

Les autres ouvrages en mongol sont ciblés sur la France ou la francophonie.

Elle propose également une section papeterie un petit fond musical.

 

Un service calligraphie et traduction est également à votre disposition.

 

La librairie vit uniquement sur ses fonds propres et ne reçoit aucune subvention

que les propriétaires refusent pour des raisons d'indépendance.

 

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Le Papillon vous accueille au :


Bâtiment numéro 4, Baga toiru, 6ème Microdiscrict, Sukhbaatar district,

juste au-dessus de Sukhbaatar Square, et à côté des Universités et du

 Bistrot français,à Ulaanbaatar,

tous les jours de 10 à  19 heures,

même le dimanche.

Tél. : (976) 11 317 041

Fax : (976) 11 331 859

Email : librairie_papillon@yahoo.comCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Site internet : www.librairiepapillon.com

 

 


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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 12:50

 

  chemin de l'amérique 01

 

Dessinateur : Baru

Scénariste : Jean-Marc Thévenet

Couleurs : Daniel Ledran

 Editions :

Albin Michel, L'écho des savanes - 1990 - 45 pages - Epuisé

Casterman - 1998 - 45 pages - Epuisé

Casterman - Novembre 2010 - 48 pages - 12€

 


 

En Algérie, dans les années 50. Said Boudiaf est fils de boucher. Son père espère bien qu'il va continuer dans le commerce familial et lui confie les livraisons de viande. Pourtant, le seul rêve de Saïd est de devenir boxer. Il n'hésite d'ailleurs pas à participer à quelques petits combats de rues. C4est de cette façon qu'il est repéré par le "constantinois", un manager bien décidé à le transformer en champion. Quand Saïd est envoyé à Paris, la consécration n'est pas loin. Mais c'était sans compter sans l'Histoire qui, avec la guerre pour l'indépendance de l'Algérie, demande à chacun de prendre parti...

 

Inspiré de l'histoire vraie d'un boxer ( Chérif Hamia) qui quitte son Algérie natale, gagne ses galons en France avant de partir pour l'Amérique, "Le chemin de l'Amérique" dresse le portrait d'une époque sombre à travers le destin d'un homme, entrainé bien malgré lui par les évènements historiques.

Saïd, à la fois combatif et naïf, arrive à Paris pour les championnats de France qu'il remporte brillamment. Son statut d'algérien n'est pas toujours vu d'un très bon oeil mais le boxer fait fi d'un certain racisme ambiant exacerbé par la guerre d'Algérie qui vient de débuter. Il fait la connaissance de Sarah, une belle femme dont il tombe amoureux, le reste lui important désormais peu.

Pourtant Saïd n'est pas complètement heureux : son frère resté en Algérie s'engage farouchement pour l"indépendance en rejoignant le FLN et cherche à convaincre Saïd de le rejoindre. Certains indépendantistes cherchent même à lui soutirer "l'impôt révolutionnaire" pour soutenir leur mouvement mais Saïd refuse en vertu du fait qu'il est du "côté de la boxe".

Chaque camp essaie d'en faire le symbole de sa propre cause et Saïd se trouve pris entre 2 feux.

 

Voilà un album à la dimension historique importante. S'éloignant du thème des souvenirs de jeunesse de ses précédents albums, Baru continue néanmoins à dénoncer toute forme de violence morale et politique. Sans montrer aucun combat, il réussit à aborder un sujet difficile en relatant de manière quasi documentaire un parcours d'importance. En effet, le récit est emmaillé de nombreuses coupures de presse, de fausses photos avec des dirigeants politiques (comme Saïd avec Ben Bella) accentuant ainsi l'aspect réaliste de l'histoire. Sans prendre parti, Baru réussit néanmoins à pointer du doigt les dérives de la guerre.

 

Son trait a quelque peu évolué et semble plus abouti, plus "fini" que dans "Cours camarade". Croqués de manière moins fuyante, les personnages restent cependant toujours en mouvement. Les scènes de boxe sont d'ailleurs extrêmement bien rendues et dénotent d'une observation certaine. La narration est plus posée, plus réfléchie. Un narrateur intervient régulièrement pour poser les choses et éclairer le récit.

 

Bref, "Cours camarade" est un album extrêmement fin sur le sujet de la guerre d'Algérie. En montrant le parcours d'un homme sur une dizaine d'année, Baru réussit à parler de la Grande Histoire en pénétrant par la Petite. Un album qui dénote d'un certain engagement politique de son auteur, un engagement que nous retrouverons aussi plus tard.

 

A noter : L'album a reçu le prix Alph-art du meilleur album au festival d'Angoulême de 1991.

 

 

L'avis très complet de Phylacterium.

 


 

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bd du mercredi

 

Chez Mango

 

Challenge roaarrrPrix Fauve d'or 1991


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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 11:15

 

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Après quelques unes de mes compères de la blogosphère, je vous propose à mon tour un petit concours en partenariat avec les Editions Robert Laffont pour gagner :


un exemplaire du nouveau roman de Justin Cronin : "Le passage".


 

Présentation de l'éditeur :

 

Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent… Dans la jungle bolivienne, l’armée américaine recherche les membres d’une expédition atteints d’un mystérieux virus… Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d’enlever une enfant - Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherche.
Près d’un siècle plus tard. Une communauté a survécu à l’apocalypse causée par l’attaque des viruls, ainsi qu'ont été baptisés les mutants. Une adolescente la rejoint bientôt. Une puce électronique implantée sous sa peau révèle qu’il s’agit d’Amy, âgée désormais de plus de cent ans mais qui en paraît à peine quatorze… L’aventure ne fait que commencer.

 

 

Ce roman qui tient du pavé (970 pages environ !!) sortira en librairie dans 2 jours :

le 17 Mars.

Je vous propose de gagner un des 5 exemplaires en jeu en répondant à la question suivante :

 

Comment s'appelle l'héroine principale ?

 

 

Vous avez jusqu'à dimanche pour m'envoyer vos éponses à l'adresse suivante :

grenierdechoco@gmail.com

 

(Je précise que je peux être acheté par toutes sortes de bonus japonais à lire, à regarder, à décorer,... )

 

 

Les malchanceux qui n'auront pas été tirés au sort peuvent toujours tenter leur chance sur le site de l'éditeur où un autre concours est proposé et où vous pouvez lire les premières pages du roman !

 

 

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 08:00

 

 

Totally killer 01

 

Auteur : Greg Olear

 Editeur : Gallmeister 

Date de parution :  3 mars 2011 

Prix : 22,90 €

  314 pages

 

 

 

 New York, 1991. Taylor Schmidt est la nouvelle colocataire de Todd. A 23 ans, c'est plutôt une jeune femme libérée, sexy en diable, qui débarque de son Missouri natal pour conquérir le monde. Todd devient fou de cette force électrique et dynamique, prête à tout par ambition, et rêve de se glisser dans son lit. Sauf que Taylor est morte peu après. Et que c'est Todd qui nous raconte son histoire tragique.

 

Nous sommes dans les années 90, le chômage touche de plein fouet les nouveaux actifs et la recherche d'emploi se révèle un véritable parcours du combattant. Taylor coure de bureaux de placement en bureaux en vain, son diplome dans une université lambda non côté ne l'aidant pas outre mesure. Todd galère aussi, malgré son statut de salarié, et l'arrivée de Taylor dans son appart va soulager quelque peu ses charges financières. Sauf que ce dernier, subjugué par la belle, lui passe pas mal de frais et de caprices.

Jusqu'au jour où Taylor se rend dans la curieuse agence Quid pro quo ( dont la devise est "un job  pour lequel on tuerait") qui semble proposer l'emploi parfait à chacun en échange d'un petit "remboursement" de la part du salarié. Taylor, très enthousiaste lorsqu'on lui propose le job d'éditrice dont elle rêvait, ne se préoccupe pas de la question et accepte la proposition. Mais quand l'heure des comptes sonne, Taylor va découvrir qu'il va lui falloir "libérer" un emploi.... La direction de l'agence part en effet du principe que les salariés agés du baby boom ont fait leur temps et que leurs emplois super rémunérés devraient être aux mains d'une nouvelle génération. Après, tout est question de méthode pour cette fameuse "libération"....

 

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New York, 1991 

 

 

Vous soupçonnez peut-être déjà la trame du roman mais si vous souhaitez vous ménager un peu de suspense, ne lisez pas la quatrième de couverture qui annonce clairement la couleur.

Vous reconnaitrez peut-être dans "Totally killer" une idée déjà évoquée dans " Le couperet" par exemple.

La fin de Taylor est annoncée dès les 10 premières lignes donc pas de suspense à ce niveau. Tout l'intérêt est ailleurs.

Todd, obsédé par sa colocataire, nous raconte sa vie depuis que Taylor est entré dans son appartement. Aidé de la lecture de ses journaux intimes, de ses espionnages, il va nous révéler le moindre détail du parcours de cette jeune active pleine d'espoir.

A travers le portrait de Taylor et des autres personnages, l'auteur dresse celui sans concession d'une génération sacrifiée par la crise économique. Pour survivre, les jeunes trentenaires se doivent d'accepter n'importe quel boulot, sacrifier leurs envies, leurs espoirs et parfois même leur dignité. Les patrons se révèlent souvent des ordures. Taylor se fait, par exemple, harcelée sexuellement par un vieux pervers qui lui fait miroiter un job en échange de sa docilité. Bref, le désenchantement ne peut qu'être au rendez-vous pour ces jeunes confrontés à un chômage inéluctable.

Une satire sociale donc, teinté de noirceur et de pessimisme. Et pourtant : le style de ce roman est absolument réjouissant et me parait être l'élément le plus marquant de ce roman !!

A travers les propos de Todd, Greg Olear multiplie les références aux années 90 : musique, cinéma, littérature, évènements politiques ou sociaux. Il nous rappelle qu'internet n'existait pas, que " les gens croyaient encore que le SIDA pouvait être transmis par les larmes", que Brad Pitt était pratiquement inconnu,...etc et autres joyeusetés que nous avons tous oubliés ! 

Ainsi l'auteur, par le biais de ces références extrêmement nombreuses et foutraques, nous renvoie au contexte de l'époque et souligne d'autant plus l'évolution et le décalage par rapport à notre société d'aujourd'hui.

Mais le plus original dans ce polar, c'est tout de même le ton. Oscillant entre ironie noire, remarques caustiques et cynisme, tout est joyeusement écrit et dénote d'une grande habileté.

 

Vous l'aurez compris, je me suis régalée à la lecture de cet étonnant roman !!

Si la trame et l'intrigue pêche quelque peu pour son manque d'originalité et d'ampleur malgré un final plutôt réussi, l'humour et le style d'écriture rattrape tout le reste et mérite à lui seul qu'on se penche sur ce nouvel auteur plein d'avenir !

 

 

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 Sans-abris à New York, 1996 - Teun Voeten

 

 

 

Les avis de : Amanda, de Richard et d'Emeraude.

 

 

Extraits :

 

Le prologue, à lui seul, donne le ton et mérite d'être entièrement cité mais je vous renvoie à la page de l'éditeur qui vous le propose à la lecture.

 

"Une fois dans votre existence, si vous avez de la chance, vous rencontrez la femme de votre vie. Taylor Schmidt était de ce genre-là. Chez cette nana, les phéromones suintaient de partout. Elle était le sexe incarné. Et pas seulement pour moi. Tous ceux qui la rencontraient avaient envie de coucher avec elle. Tous ceux et toutes celles, pas seulement les mecs.

Avec le temps, c’était devenu un fardeau pour elle, comme si son incroyable sex-appeal était une difformité grotesque – un groin, un becde-lièvre, une tache de vin sur la joue. Elle s’en plaignait tout le temps. Sa situation faisait penser à un de ces mythes grecs qui se terminent de façon ironique : la fille n’est pas terrible, elle aimerait bien être très belle, elle devient si attirante qu’il lui est impossible d’avoir une relation non sexuelle avec qui que ce soit. Les hommes désirent son corps. Les femmes désirent son corps ou bien détestent la rivale qu’elles voient en elle, ou les deux. Elle est coincée. C’est la reine Midas, et son or, c’est le sexe.

Je m’embrouille un peu dans mes métaphores métalliques, mais vous voyez ce que je veux dire. Les mecs ne pensaient qu’à la tringler, c’est ça le point essentiel, et la plupart du temps, elle satisfaisait leur envie."

 

" - Que ferait le Prince Charles ? S'il en avait assez d'attendre et voulait devenir roi demain ?

- Pour commencer, il se débarasserait de cette dingueb qui lui sert de femme.

Charles et Diana ne se séparèrent qu'en 1992, et ils ne divorcèrent que quatre ans plus tard. Toutefois, en 1991, l'apothéose de Diana suite à  sa mort tragique était encore bien loin ; la perception que le public en avait à l'époque  était plus celle d'une emmerdeuse de première un peu frappée, que celle qu'une mère Teresa avec une plus belle coiffure que la vraie. "

 

" Quels sont les hommes que l'ont estiment le plus aujourd'hui ? Les athèltes qui excellent dans des sports simulant la mise à mort, et les acteurs qui jouent dans des films où la mise à mort est valorisée. En 1991, les trois plus grandes stards du box-office étaient Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone et Bruce Willis : tous des héros de films d'action, des durs brandissant des armes lourdes. Il est clair que tuer, les gens trouvent ça excitant. "

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 12:00

 

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Auteur : Baru

 Editeur : L'écho des savanes 

Date de parution :  Janvier 1988 

Prix : 9 €

  45 pages

 

 

 

Je continue ma découverte chronologique de Baru avec l'album "Cours camarade ! ".

Stanislas et Mohamet viennent de passer le bac. Fini le temps du bachotage, il est temps de prendre du bon temps ! Apprenant que les soeurs Forestier organisent une boum en l'absence de leurs parents, ils se joignent à la fête. Le frangin, d'un racisme assumé, voit d'un très mauvais oeil l'arrivée d'un arabe dans les lieux. Seul et couard, il s'éclipse pendant que nos 2 garçons lutinent les 2 soeurs et se ramène avec des potes bien décidés à casser de l'arabe. Stan et M'hamet s'enfuit. S'ensuit une course poursuite qui va durer tout l'album et perturber la vie bien tranquille du pauvre Monsieur Carignon qui n'avait rien demandé à personne !

 

Situé dans les années 80, l'album a été un flop commercial à l'époque. Prévu en 5 tomes, Baru devra arrêter les aventures de nos 2 copains faute de ventes suffisantes. Ce "squelette de course poursuite", comme le nomme l'auteur, se verra repris dans un autre album "L'autoroute du soleil" qui reprendra la trame dramatique : "deux types et des tarés à leurs trousses".

 

Les 2 héros finissent leurs études mais savent bien que leur seule perspective d'avenir va être le chômage. Le racisme ambiant n'arrange rien. Le pen et ses idées nationalistes prennent de l'ampleur, l'immigration est accusé d'être responsable de l'aggravation de la situaion économique. Bref, l'ère est plutôt morose.

Stan et M'hamet, quelque peu insouciants, se sont pas de mauvais bougres et se contentent de fuir face à leurs assaillants.

Dans leur épopée routière, ils vont croiser quelques personnages extravagants : un routier obsédé par le sexe qui ne pense qu'à trouver une pute sur les parkings ou à violer les passagères prises en stop, un vieux soixante-huitard qui voit dans leur cavale un reste d'esprit de rébellion. Sans compter le malheureux Mr Carignon qui va croiser plusieurs fois sur sa route les 2 jeunes pour son plus grand malheur.

La violence verbale et physique est omniprésente mais l'humour est loin d'être absent dans cet album. Le ressort comique est joué par Mr Carignon et la répétition des rencontres dûes au hasard.

 

 Le rythme est trépidant, on fuit, on court, on se bat, on a peur aussi.

Les scènes s'enchaînent rapidemment et les ellipses dans l'action sont nombreuses. Le trait est nerveux et le mouvement fortement suggéré par Baru. Les personnages sont très stylisés, leurs expressions tendues à l'extrême.

Le dynamisme verbal est suggéré par la taille des phylactères qui peuvent se révéler de grande taille lorsque les personnages s'ennervent et crient.

 

"Cours camarade" est donc un album très intéressant ! Pas complètement abouti, il fait néanmoins preuve d'une inventitité graphique très nouvelle pour l'époque et préfigure avec bonheur les futurs grands albums de Baru.  

 

 

 

La critique très complète de Phylactérium .

 

 

Autres titres de Baru sur ce blog :

 

- Quéquette blues

 - La piscine de Micheville

 - Vive la classe !

 

 

 

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bd du mercredi

 

Chez Mango

 

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 08:00

 

 

double bonheur 01

 

 Auteur : Stephane Fière

 Editeur : Metaillé

Date de parution :  Janvier 2011 

Prix : 18 €

  354 pages

 

 

François Lizeaux est un jeune interprète de chinois . Nouvellement promu à Shanghai, il travaille désormais pour le consulat de France. Il s'agit de son premier poste mais aussi de son premier voyage en Chine. Il a 25 ans et très excité, il envisage son séjour sous d'heureux hospices et espère bien profiter de la célèbre vie shanghaïenne avec ses fêtes et ses filles faciles. Sauf que la vie d'expatrié n'est pas toujours facile. Exploité par le consulat, il va en plus être approché par les services secrets chinois. Son amour pour la belle An-Lili le sauvera-t'il ? rien n'est moins sûr... 

 

 

double-bonheur-02.jpg Futur consulat de France à Shanghaï ( en construction)

 

 

 

Dans une première partie, le lecteur va découvrir de l'intérieur le monde consulaire dans toute sa splendeur en accompagnant le narrateur dans sa découverte du métier d'interprète et dans celle de la Chine. François, petit maillon transparent dans la chaîne, va se retrouver  submergé de boulot. Travaillant 7 jours sur 7, à toute heure, sa vie privée se réduit à une portion congrue. Indispensable au bon fonctionnement des réunions, colloques, rencontres entre dignitaires et même soirées privées, François reste malgré tout un pion transparent dont on ignore avec habileté les faibles récriminations. Le jeune homme, persuadé qu'il deviendra ainsi plus chinois que français, fait tout ce qu'on lui demande sans rechigner.

Possédant la maitrise de la langue chinoise que ses compagnons ne possèdent pas, François va très vite découvrir les jeux d'influence, les mesquineries, les petites arnaques financières qui ont cours au consulat. C'est le règne du chacun pour soi et notre interprète l'apprend à ses dépends. Souvent escroqué par méconnaissance du système chinois et du fonctionnement du consulat, il va découvrir que tout le monde pratique mais que personne ne dit rien, ni ne partage ses "bons plans" avec les autres. Le consulat lui même magouille pour facturer plus cher des prestations afin de mieux empêcher la différence de tarif et n'hésite pas non plus à en faire autant avec ses employés.

 

Amoureux de la culture chinoise, François va découvrir néanmoins la société chinoise à travers ses rencontres consulaires et ses relations épisodiques avec les femmes. La Chine promeut le culte de l'apparence et met la valeur de l'argent au dessus de tout. Les étudiantes chinoises, qui espèrent se marier et obtenir un passeport étranger, cèdent facilement aux avances et n'hésitent pas parfois à faire payer leur faveurs pour améliorer l'ordinaire. Chaque transaction nécessite des dessous de table et refuser le système signifie l'arrêt de toutes négociations. La raison d'être de tout chinois est de s'enrichir le plus vite possible et cela peu importe les moyens.

Les visiteurs et les hommes d'affaires étrangers ne sont pas épargnés. Comme les consulaires, ils n'hésitent pas à profiter du système et les voyages professionnels se transforment très rapidemment en voyage autour de la luxure. Les hommes trompent leurs femmes à tout va sans aucun scrupule. Leur bêtise et leur vision, bourré de clichés, de la Chine les avilissent un peu plus.

 

double-bonheur-03.jpg

 L'Oréal, partenaire officiel de l'exposition universelle :

l’Ambassadeur, le Consul général, le Président de la COFRES et le Président de l’Oréal Chine.

 

 

La deuxième partie du roman, tout en reprenant les éléments cités ci-dessus, se concentre un peu plus sur le couple François / An Lili. Prêt à devenir chinois de coeur et d'esprit, François se renomme Li Fanshe et fait la connaissance d'une shangaïenne pure jus, rédactrice dans un magazine de mode, dont il tombe follement amoureux. Lui ouvrant les yeux sur le règne des apparences, cette dernière va le pousser à se comporter comme un chinois local et à voir égoistement où est son intérêt. François va désormais se rebeller quelque peu envers le consulat, poser de faux arrêts maladies pour mieux effectuer de l'interprétariat au noir bien mieux payé, réclamer de l'argent dû, etc. Car, là est bien le but : s'enrichir le plus possible et le plus rapidemment. Gourmand, le couple en veut toujours plus et An Lili réussit à balayer les quelques scrupules de son compagnon. Hélas, l'argent ne fait pas le (double) bonheur....

 

 

Bref, vous l'aurez compris, le tableau de la Chine et des services consulaires que nous pouvons lire ici est loin d'être glorieux et même plutôt pathétique. Etat communiste, la Chine se révèle affamé de capitalisme et d'argent à tout prix.

 

 "finalement le communisme réussit plutôt bien à la Chine"

 

 Le monde de la diplomatie est fait tout autant de faux semblants, ses acteurs sont puants et avides de sexe et de papier monnaie. Et les étrangers des crétins finis qui gobent le jeu des clichés joués par les chinois.

Alors si j'ai aimé ma lecture, je n'ai pas aimé ce que j'ai lu....

L'auteur vivant en Chine depuis 20 ans et parlant couramment le mandarin comme son personnage, on ne doute pas de la véracité et du réalisme de cette histoire. Et c'en est d'autant plus atterrant. Je dois dire que si l'idée que je me faisais de la Chine ne me poussait déjà pas à apprécier particulièrement ce pays, ce roman enfonce d'autant plus le clou ! Difficile de trouver ce pays attirant quand on découvre que les valeurs principales sont l'intêret et le profit personnel.

Le roman est très intéressant pour cette plongée dans un monde qui ne nous est pas tellement famillier : le fonctionnement d'une ambassade mais aussi ce pays un tant soit peu "exotique" qu'est la Chine.

Je regrette pourtant que le portrait de Shanghaï qui est donné n'aille pas au delà de ce cercle restreint du monde des expatriés. J'aurais aimé pénétrer plus profondément dans le quotidien du peuple shanghaïen, dans ses petites habitudes, ses métiers,... Dans "Double bonheur", nous ne trouvons que peu de petites gens. Gravitant dans les sphères de pouvoir, le milieu des affaires et des arts, François ne côtoie qu'une certaine fange de la population et le portrait s'en trouve quelque peu tronqué.

De plus, le personnage de François m'a semblé assez détestable. Naïf et malléable, son amour pour An Lili et son envie de pénétrer et comprendre la vie chinoise le pousse à accepter toutes les compromissions. Voir ce jeune homme frais et enthousiaste, se transformer en arriviste qui courre après l'argent m'a déçue.

 

 

double-bonheur-04.jpg

 Shanghaï

 

 

L'écriture, de son côté, est assez surprenante. Le ton est souvent humoristique et décalé. L'auteur a fait le choix de traduire de façon purement littérale certaines expressions ou noms, petits clins d'oeil au métier du narrateur. Comme par exemple, les coktails qui deviennent des "queues de poules" !

On y trouvera également de nombreuses expressions ou proverbes chinois, savamment édicté par An Lili.

Les dialogues, quant à eux, ne pourront nque vous surprendre. Insérés directement dans la narration, ils pourront perturber dans un premier temps votre lecture.

 

" Bofu ne comprenait pas pourquoi je n'étais pas diplômé de Harvard, papa il est français pas américain et j'avais lu la perplexité sur son visage la France n'était donc pas un Etat de l'Amérique, plus maintenant Bofu mais ça reviendra bientôt très bientôt nous l'espérons tous. "

 

Etonnant bilan au final que celui-ci ! Loin d'être mitigé, il est même positif ! Le roman est passionnant même si certaines longueurs aurait pu être évitées. On y apprend pas mal de choses sur la société chinoise, ses valeurs, son fonctionnement.

Mais que le portrait que l'on découvre est haïssable.... Si on y trouve effectivement beaucoup d'ironie et que le personnage principal n'hésite pas à se moquer de lui-même, je suis loin d'avoir trouvé le récit "jubilatoire".

 

Extraits :


  "j'avais compris que dans ce monde coloré en rose, en dépit de mes efforts et de ma bonne volonté, il fallait reconnaître l'importance d'une donné simple, mais déterminante : la vérité ne doit pas être dévoilée, ni répétée tout haut, et encore moins être apprise, c'est pourquoi il était impératif de toujours sauvegarder les apparences, à n'importe quel prix"

 

"si j'avais un jour envie d'arrêter l'interprétariat je pourrais aisément me recycler dans le journalisme. Le vrai, le faux, personne ne sait faire la différence et avec un peu d'imagination les couleurs locales apparaissent plus distinctement".
 

 

 

L'avis positif de Keisha que je remercie pour cette découverte

et celui carrément négatif de Tournez les pages.

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 08:00

 

 

Rencontres d'Arles 2010

Expositions "I am a cliché"

Echos de l'esthétique punk

 


 

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Published by Choco - dans Photographie
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