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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 08:00

 

Pas le temps de vous écrire un petit billet....

alors je vous fais partager cette petite vidéo qui me plait beaucoup !

 

 

 

 

 


"C'est un livre" - Lane Smith

Editions Gallimard

 

Théoma en avait parlé !

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 01:00

 

plus forte que le sabre t1 1

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  Auteur : Hiroshi Hirata

Editeur : Delcourt

Date de parution : Octobre 2010 / Janvier 2011  

Prix : 8,25 €

  232 pages

 

 

Japon, 16ème siècle.

Le clan Shimizu est une puissante famille de samourais, vassale de Hojo Ujiyasu, grand seigneur de l'époque Sendoku. Le fils ainé du clan, Yasuhide, vient de s'unir à Hisa, une jeune femme d'une force physique hors du commun et de caractère tout aussi puissant. Femme courageuse aux valeurs fortes, elle va s'avérer une compagne de choix pour son époux qui se nourrit de ses bons conseils. Quand son père meurt, Yasuhide reprend les rênes du clan et bientôt part accompagner son seigneur à la guerre. Le clan Shimizu se retrouve affaiblit par le manque d'hommes et Hisa, pleine de bon sens, tente de diriger à sa façon le domaine.

 

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Hiroshi Hirata, connu pour ses nombreux récits historiques mettant à l'honneur l'esprit du bushido et des samourais, nous livre une fois de plus une grande fresque courant sur 15 années (ou plus).

Le lecteur va pouvoir suivre le destin du clan Shimizu, particulièrement à travers le destin et les actions de Dame Hisa, maitresse femme qui va se révéler un exemple pour tous.

Hisa est une femme mais on retrouve en elle tous les attributs masculins du samouraï : force physique, code de l'honneur, modestie, générosité, courage, ...

De son mariage à la prise en charge du clan, nous la découvrirons dans ses tâches quotidiennes, son soutien à son mari ou son désaccord, ses grossesses et ses accouchements, sa manière d'éduquer les enfants, ses relations humaines avec les membres inférieurs du clan, son courage à travailler comme les paysans, ... Tout dans sa manière de vivre est emprunt de l'esprit du bushido.

Dotée d'une force morale à toute épreuve, elle prend sur elle et amène avec jugeotte les autres à se questionner sur leurs choix, leurs erreurs et leur façon d'envisager la vie. Sachant aussi se remettre en question elle-même et reconnaissant ses erreurs, Hisa essaye d'agir pour le bien de la communauté et du plus grand nombre. Désapprouvant la guerre et ses milliers de morts, la surcharge des impôts imposés aux paysans, elle n'hésite pas à pousser son mari à la réflexion et à envisager des solutions alternatives. Quand elle se retrouve seule à diriger le clan, elle apprend aux femmes à se défendre, dépassant ainsi les traditions. Les personnages secondaires ne sont pas oubliés et nous suivrons également d'autres membres de la famille, même si le lien avec Hisa reste toujours fort.

 

Mais si "Plus forte que le sabre" est le récit d'Hisa et de sa famille, il s'agit aussi ici d'un très beau témoignage historique sur une époque tourmentée par les guerres et les conflits d'intérêt. En pleine campagne militaire, le clan Shimizu se retrouve face à des problèmes d'argent malgré son haut statut. Si Yasuhide fait le choix de ne pas ponctionner un peu plus les habitants de son domaine, d'autres vassaux n'hésitent pas à affamer la population. Les samouraïs en guerre n'hésitent d'ailleurs pas à commettre des actes de piraterie, des pillages, des meurtres, des viols, alourdissant un peu plus la charge qui pèse sur les basses castes. Il ne fait pas bon vivre lorsque l'on est en bas de l'échelle.

Extremement documentée, l'histoire fait la part belle aux détails et au réalisme de l'ensemble. Pas de fausse pudeur dans ce manga qui n'hésite pas à évoquer des sujets tabous, comme la frénésie sexuelle et masturbatoire d'un des fils d'Hisa et à montrer des scènes violentes d'agression et de viol. 

 

Graphiquement, rien à redire. Les scènes de combat sont dynamiques, les personnages bien identifiables. Les décors sont soignés, tout comme les tenues et les armures des personnages.

 

En bref, "Plus forte que le sabre" passionnera les amateurs de récit historique sur le Japon féodal.

Offrant un portrait de femme très intéressant, prétexte de l'auteur pour nous montrer les affres d'une époque difficile, le manga célèbre une fois de plus les valeurs du Bushido, chères à Hirata.

 

Je vous le recommande chaudement, surtout que c'est une petite série en 3 tomes (dernier tome en Avril)....  

 

 

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Interview de l'adaptateur, Patrick Honnoré, à découvrir ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

bd du mercredi

 

 

Avec quelques heures de retard... :)

 

 

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:54

 

swap nature writing

 

 

 

Ouiiiiiiiiiiii, Loula l'a fait !!!!!!!!!!!

 

Voilà un moment que la saison des swaps s'était un peu tassée.....

Voilà qu'elle reprend avec un swap de rêve pour les amateurs de Nature !

 

Viendez viendez !

 

moi je signe direct !

 

Tous les détails sont chez Loula !

 

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 15:30

 

signal 01

 

Auteur : Ron Carlson

Editeur : Gallmeister

Date de parution : 5 Janvier 2011 

Prix : 22 €

  232 pages

 

 

Mack vient de sortir de prison. Ce n'est pas un méchant homme mais il a mal tourné. Des mauvaises rencontres, un ranch endetté qui nécessite toujours plus d'argent, ... l'ont entrainés dans des petites magouilles. Sa femme Vonnie n'a pas supporté ses écarts de conduite, surtout lorsqu'il s'est acoquiné à une jeune droguée. Pourtant, comme tous les ans, elle est là, au rendez-vous. Prête à l'accompagner pour cette randonnée commune qui sera cette fois-ci la dernière. Remariée à un riche avocat, elle a promis à Mack de l'accompagner une dernière fois pour cette sortie annuelle qu'ils avaient l'habitude de faire.

Entre souvenirs du passé et tentative de recoller les morceaux, l'excursion en pleine nature s'annonce tranquille. Pourtant, les ennuis ne sont jamais loin avec Mack...

 

  signal 02

 

Ne cherchez pas un thriller à couper le souffle, comme l'annonce le curieux bandeau, il s'agit ici plutôt d'une randonnée en pleine nature qui va finir par mal tourner. Pas de suspense haletant, de rebondissements à toutes les pages. Le rythme prend celui du pas des personnages et l'intrigue avance lentement.

Alors que pour Connie, cette randonnée est une façon de marquer définitivement leur rupture, elle est plutôt pour Mack une manière de se faire pardonner ses actes et de chercher à reconquérir la femme qu'il n'a jamais cessé d'aimer. Bien décidé à se remettre dans le droit chemin, payer ses dettes et sortir le ranch hérité de son père du gouffre financier, il s'accorde une dernière "mission" qui lui permettra de rebondir dans sa nouvelle vie. Mission qui doit être effectuée lors de cette randonnée.

Toute la première moitié du roman est consacré aux 2 personnages principaux. Nous les suivons au fil de leur randonnée dans le wyoming et découvons à leurs côtés les sublimes paysages traversés. Les descriptions sont grandioses et on laisse aller à imaginer le décor. Quasiment vierge, la nature ne semble héberger que nos 2 protagonistes, en pleine communion avec elle. Ils pêchent, dorment sous la tente, croisent des animaux sauvages et profite de l'immensité et du silence.

 

 " Il était aussi loin des routes qu'on pouvait l'être dans ce pays, et il avait la sensation primitive et rare d'être la première personne à marcher ici, et quelques minutes plus tard, à marcher ailleurs. Depuis le début du temps. Ce plateau rocheux incliné était nu et indifférent ; parfois, certains endroits révélaient leur indifférence. Ils étaient là depuis une éternité et y resteraient. Les rochers se fichaient de ce qui arrivait à l'homme, ils s'en fichaient il y a mille ans et ils s'en ficheraient dans mille milliers d'années. Partout autour de lui, il voyait des rochers qui s'en fichaient et s'en ficheraient toujours. C'était exaltant, Mack savait qu'il était en plein mélodrame. Le soleil ici n'avait pas d'âge et il était lui aussi indifférent. Mack sourit. "

 

 

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Au delà de l'aspect Nature de ce roman, cette partie est aussi l'occasion pour l'auteur de se pencher sur le passé des personnages et plus précisement de celui de Mack. On découvrira son enfance au sein du ranch de son père, sa rencontre avec Vonnie et leur histoire amoureuse qui semble tomber sous le sens.

Héros très touchant, Mack n'a pas eu la vie facile et a souvent fait les mauvais choix, par peur de ne pas être à la hauteur de son père. La relation entre les 2 anciens amants est tendrement esquissée. Connie a fait le deuil de son amour mais continue d'avoir de l'affection pour cet homme un peu gauche.

Il faudra attendre plus de la moitié du livre pour que l'action s'accélère quelque peu. La randonnée finit par prendre mauvaise tournure lorsque de mauvaises rencontres sont au rendez-vous...

 

"Le signal" s'avère ainsi un très bon roman qui oscille entre Nature Writing, roman d'amour et d'espoir déçus, et enfin drame sanglant. Les amateurs seront ravis, les fans de thriller un peu moins.

Dans tous les cas, il est bien évidemment à découvrir !!

 

Vous pouvez lire les premières pages ici.

 

Les avis de Cuné, Sylire, Keisha, Aifelle, La ruelle bleue, Brize, Clara,

 

 

 

 

challenge nature writing

 

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 08:00

 

 

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Street art dans les rues d'Arles

 

 

http://www.missticinparis.com/

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:00

 

naufrages 01

 

Auteur : Akira Yoshimura

Editions :  

Actes Sud - Janvier 1999 - 190 pages - épuisé

Actes Sud, Babel - Février 2004 - 192 pages - 7,50€


 

Isaku est un jeune garçon de 9 ans qui vit avec sa famille dans un village japonais très pauvre. Coincé entre la montagne et les rivages rocheux de la mer, le village ne possède que peu de moyens de subsistance. L'élevage et l'agriculture étant impossibles, la population vit de la pêche, de maigres cultures et de quelques échanges avec les villages à proximité. La vie est tellement difficile que certains habitants sont même obligés de se louer à la ville pour obtenir de l'argent qui permettra à la famille de subsister en leur absence. C'est le cas du père d'Isaku. Parti travailler pour 3 ans, il a laissé sa famille et Isaku, malgré son jeune âge, se retrouve chef de famille. Isaku prend très à coeur son rôle et va commencer son apprentissage de jeune adulte.

Durant 3 ans environ, nous allons suivre le jeune garçon et découvrir le quotidien du village. Rythmées par les saisons, les tâches se répèrent années après années : Pêche au poulpe puis aux encornets, la saison des sardines et des maquereaux, cuisson du sel, échanges avec d'autres villages, etc... La mère d'Isaku est plutôt dure avec son fils et la tendresse n'est pas à l'ordre du jour lorsqu'il faut se battre pour survivre.

Mais Isaku, au fur et à mesure de son apprentissage, va finir par découvrir que les grands feux allumés la nuit ont surtout une autre fonction : tromper les navires perdus dans la tempête et les entrainer à s'échouer sur les rochers pour pouvoir mieux récupérer leurs cargaisons. Ces naufrages tant recherchés sont en effet une véritable bouffée d'air pour ces villageois en leur permettant de vivre à leur faim pendant plusieurs années et d'éviter de louer leur travail.

Hélas, parfois le prix à payer pour cette tranquillité du ventre est parfois un peu trop lourd...

 

 

naufrages 02

 

Ce petit conte qui prend place dans une époque indéfinie évoque la vie extrêment difficile dans un village dénué de tout. On y vit de façon archaïque et rurale. La faim fait partie du quotidien. Posséder de nouveaux vêtements ou manger du riz à tous les repas est un véritable luxe qu'aucun d'entre eux ne peut s'offrir. La survie est un combat de tous les jours et qui ne sait pas pêcher condamne sa famille à la mort. C'est pourquoi Isaku se révèle un personnage extrêmement attachant. Au départ, peu averti dans son travail, il se bat néanmoins avec opiniatreté pour réussir à ramener à manger à sa famille. Isaku veut être digne de la responsabilité que lui a donné son père et veut que ce dernier soit fier de lui à son retour. 

Les difficultés n'enlèvent pas une part de légereté et de bonheur malgré tout. Isaku va connaitre ses premiers émois amoureux. Il a une part de naiveté qui l'empêche d'avoir une vue pessimiste de la vie.

 

Le narrateur est d'ailleurs Isaku lui-même. Le récit est plutôt descriptif et le jeune garçon raconte son quotidien au fil des saisons. Le temps passe, le cycle des choses et de la vie continue de tourner. Il nous fait partager ses pensées, ses peurs, ses espoirs.

En bref, il s'agit d'une tranche de vie et il ne faut pas s'attendre à une intrigue trépidante. Le rythme est lent, la fin est abrupte et le lecteur sait que la vie du village continuera de façon immuable.

Cruelle et noire, l'histoire souligne les extrémités auquelles la misère et la faim peuvent nous conduire, et transforme le simple récit en une réflexion philosophique.

 L'Homme n'est qu'un simple élément de la Nature. En provoquant et en demandant plus, en devenant avide et paresseux, peut-être dépasse-t'il les limites de sa simple condition d'humain. Le châtiment n'en serait alors que d'autant plus justifié ? Dans tous les cas, la Nature donne et reprend. La vie est un éternel cycle où la nature, les hommes naissent et meurent indéfiniment.

 

Je vous laisse méditer là-dessus et vous encourage à lire ce petit bijou !

 

Extraits :

 

" Le mort, un homme de plus de cinquante ans du nom de Kinzo, était nu, simplement couvert d'un linge autour des reins. Après une mauvaise chute, il s'était couché, et depuis quelques jours sa famille ne lui donnait plus que de l'eau. On n'avait pas l'habitude au village de nourrir les mourants. "

  

" Il commençait à comprendre. Il avait été longtemps persuadé que la cuisson du sel était une cérémonie pour que les bateaux en difficulté viennent s'échouer sur la plage, et il se rendait compte maintenant que c'était surtout un moyen de provoquer un naufrage."

 

Les avis de Papillon, Marie, Bluegrey, Kalistina,       

 

 

 

 

challenge In the mood for Japan

 

 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 08:00

 

tijuana straits 01

 

Auteur : Kem Nunn

Editeur : Sonatine

Date de parution : Janvier 2011 

Prix : 21 €

  140 pages

 

 

Magdalena est une jeune mexicaine qui milite pour la préservation de l'environnement de Tijuana. Sa famille est morte suite à une inondation qui aurait pu être évitée, les passe-droits des entreprises américaines installées en terre mexicaine la révolte par le non-respect des normes environnementales. Et Magdalena est aussi impliquée dans la défense des travailleurs pauvres et plus particulièrement dans la protection des femmes. Bref c'est une battante qui refuse de laisser faire les choses et qui a fait le choix de combattre pour ses idéaux. Une personne qui dérange et qui va devoir un jour subir une tentative de meurtre... Echappant à un accident de voiture inopiné, 2 mystérieux hommes la poursuivent pour mieux la tuer. Magdalena réussit à s'enfuir et passe même la frontière avec les Etats-Unis. Elle atterrit chez un certain Sam Fahey, un curieux solitaire au passé bien lourd.

Sam est un ancien surfeur qui a abandonné sa passion pour vivre avec sa petite affaire de lombriliculture. Il traque à l'occasion les chiens dangereux et protège les oiseaux devenus rares. Pourtant son père était un pourri et lui-même a connu un peu de prison. Bien décidé à vivre seul, loin des ennuis, il a pourtant du mal à tirer un trait sur certains actes du passé.

L'arrivée de Magdalena chamboule son quotidien. Installée chez lui pour se remettre de ses blessures, la belle lui demande son aide pour démasquer les assassins qui la traquent.

 

 tijuana straits 03

 

 

"Tijuana straits" au delà de son intrigue de traque humaine  et d'enquête est un véritable portrait de la frontière mexicaine et de ses habitants. A travers les différents personnages, le lecteur découvre que la vie n'est pas rose sur ce bout de terre coincé entre Mexique et Etats-Unis. La vie est même carrément difficile. Les mexicains sont pauvres et peinent véritablement à faire vivre leur famille. Les entreprises qui les emploient n'ont aucun scrupules à les faire travailler sans protection physique, à les virer s'ils deviennent gênants, tant la main d'oeuvre est prête à tout pour obtenir un travail. De plus, elles polluent les eaux mexicaines qui peu à peu empoisonnent la population. Au besoin, elles ferment et vont se réinstaller plus loin.

Qui dit misère, dit aussi trafiquants de drogue, trafiquants humains, etc... Une misère humaine qui peut en rendre fous certains.

Pas étonnant donc qu'ils soient si nombreux à tenter de pénétrer illégalement aux Etats-Unis.

 

La description que fait l'auteur de cette partie du monde est saisissante de réalisme : le désert poussiéreux, ses chiens sauvages, ses pièges marécageux, sa patrouille des frontières, ses cow-boys,.... Et puis il y a l'océan, ses vagues mythiques et ses surfeurs tout aussi mythiques dont fait partie Sam, qui cherche à renier cette époque tout en refusant de l'oublier complètement. Les personnages sont touchants par leurs failles ou leur opiniatreté. Magdalena se rendra compte que son combat et ses idées sont peut-être trop idéalistes et que les apparences peuvent être trompeuses. Fahey, lui, devra faire face à sa culpabilité et devra affronter ses peurs. Sa rencontre avec Magdalena lui redonnera la force et le conduira sur la voie de la rédemption. Même les 2 mercenaires aux trousses de la mexicaine bénéficient d'un portrait intéressant et assez riche.

 

 

tijuana straits 02  Tijuana River

 

 

L'intrigue avance de manière assez trépidante. Le récit s'installe doucement mais accèlère rapidemment, suite aux menaces qui pèsent sur Magdalena et ça va défourailler ! Peu de temps mort et quand ils apparaissent, c'est pour mieux éclairer le passé des uns et des autres.

Si les enquêtes de Magdalena portent sur les activités des maquiladoras, le récit n'est malgré tout pas si centré que ça sur le sujet. Je m'attendais à une mise en situation bien plus marquante des faits. Finalement, c'est plus les conséquences sous-jacentes qui sont montrées du doigt.

Le thème du surf sera bien évidemment assez présent mais inutile d'être un expert pour apprécier la passion de Fahey pour ce sport qui est bien plus qu'un loisir.

L'attirance entre Sam et la belle mexicaine n'étonnera pas mais le traitement se révèlera bien loin des clichés et du romantisme convenu.

 

Bref, "Tijuana Straits" est un très bon roman : portrait vivant d'une frontière qui se divise entre nantis intouchables, jeunes surfeurs insouciants et mexicains accablés par la réalité, il nous plonge dans une réalité sociétale peu reluisante. Porté par la rencontre et la relation entre Sam et Magdalena, l'histoire convainc également par la psychologie des personnages très étudiés et évite l'happy-end attendu par une fin très surprenante !

 

Je vous le conseille très chaudement donc !

 

tijuana straits 04 Maquiladoras à Tijuana.

 

    

 

Extraits :

 

" On dit que ce sont nos choix qui font de nous ce que nous sommes".

 

" Elle estima que cela faisait partie des risques de la profession qu'elle avait choisie, dans un pays où l'ouvrière assassinée et l'enfant mort pour lequel on organisait la veillée aux flambeaux était indissociables et constituaient le prix que son pays semblait trop heureux de payer pour s'élever tout doucement vers la lumière. "

  

 

logotwitter2.jpg

 

Merci à BOB et aux Editions Sonatine pour cette très chouette découverte ! 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 08:00

 

mildiou-01.jpg

 

Auteur : Lewis Trondheim

Editeur : Seuil

Date de parution : Septembre 1993

Prix :  €

  140 pages

 

 

Une cité médiévale indéterminée, la révolte du peuple dans la rue et un usurpateur qui a volé le trône du roi. Voilà le décor planté. Mildiou est un tyran qui a pris la place du roi et le peuple, bien décidé à le faire partir, assiège le chateau. Malheureusement le meneur est très vite dégommé par Mildiou et le sabre qu'il s'obstine à brandir.  Un lapin qui n'a rien demandé à personne est désigné pour affronter l'usurpateur. Une cible rêvé pour Mildiou qui cherche à prouver qu'il est le plus fort de tous. Désormais, son obsession sera de tuer le lapin coûte que coûte. La course-poursuite commence et ce, jusqu'à la fin de l'album.

 

Je ne suis pas une fanatique du dessin de Trondheim. Je ne dois d'ailleurs pas avoir ouvert beaucoup de ses albums... Aussi, quand un ami m'a mis cet album dans les mains, j'étais plutôt septique.

Et pourtant ! "Mildiou" est un album qui commence à dater un peu mais qu'est-ce qu'il est drôle !

 

L'intrigue est sommaire : un méchant veut tuer un gentil. Et nous suivrons tout au long de l'album, les bagarres entre les 2 protagonistes. Mildiou qui ne veut pas lâcher l'affaire et le lapin qui se retrouve embarqué par hasard dans cette histoire, un lapin qui refuse de combattre et qui cherche à fuir et à négocier la paix. La situation empire un peu plus quand Lapin bouscule par hasard un serviteur du roi, venu reprendre son trône, qui va vouloir désormais réparer l'affront par un duel. Voilà notre lapin poursuivi par 2 assaillants de chaque camp. Sans compter le magicien qui traine dans les couloirs du chateau et qui, en voulant aider Mildiou, fait pire que mieux en interchangeant les enveloppes corporelles des 2 combattants !

 

Vous l'aurez compris le point fort de cette BD, c'est la manière dont Trondheim traite le scénario. La dérision et la loufoquerie est omni-présente et les dialogues sont un pur bonheur ! 

Sur une base stéréotypée de scénario de combat entre le bien et le mal, Trondheim réussit aussi à se moquer des clichés du super-héros qui abat le gros méchant. La chute de l'album particulièrement savoureuse en est la parfaite illustration de la bêtise de ces combats.

 

Si vous ne le connaissez pas, ne faîtes pas comme moi et n'attendez pas pour le découvrir !

 

 

mildiou-03.jpeg

 

 

 

mildiou-02.jpg

 

palseches

 

Challenge PAL sèches chez Mo'

 

 

bd du mercredi

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:00

 

distance entre nous 01

 

Auteur : Maggie O'Farrell

Editions :

Belfond - Septembre 2005 - 370 pages - 20€

10/18 - Avril 2008 - 370 pages - 7,90€

 

 

Jake est un jeune homme qui vit à Hong Kong. Adolescente, sa mère a abandonné sa famille britannique pour courir les chemins avec son petit ami. Le petit ami est parti et Jake est né à Hong Kong, de père inconnu. Bien dans ses baskets, Jake aime sa ville où il est parfaitement à l'aise. Complètement bilingue, il travaille comme assistant pour des réalisateurs de films. Depuis 2 mois, il sort avec Mel mais rien de bien sérieux. Le soir du Nouvel an chinois, Jake sort faire la fête avec Mel et Lucy, une de ses amies. Pris dans un mouvement de foule, la situation dégénère. Lucy décède, Mel est dans un état critique en réanimation mais Jake réussit à s'en sortir. Alors que Mel est susceptible de ne pas passer la nuit, elle implore Jake : " Je ne veux pas mourir... sans t'avoir épousé". Jake cède et un prêtre vient les marier sur le lit d'hôpital. Sauf que Mel survit et que Jake se retrouve attaché bien malgré lui à cette femme qu'il n'aime pas et obligé de l'accompagner en Grande-Bretagne, chez ses parents, pour sa convalescence...

 

Stella est une jeune londonienne issue d'un couple italo-écossais. Elle a une grande soeur, Nina, avec qui elle a une relation très fusionnelle. Mais Stella cache au fond d'elle de gros traumatismes qui l'empêche de vivre sereinement. Un jour, un inconnu croisé par hasard réveille ses pires peurs. La jeune femme s'enfuit sans prévenir en Ecosse où elle devient un peu par hasard hotesse d'accueuil dans une belle maison d'hôtes.

 

Vous vous en doutez, ces deux-là vont finir par se rencontrer. Mais sauront-ils dépasser la distance qui les sépare ?

 

"La distance entre nous" est le troisième roman de Maggie O'Farrell, celui qui précède " L'étrange disparition d'Esmé Lennox".

Ce qui marque tout d'abord, c'est la construction particulière du récit. En effet, l'auteur alterne les deux destins de façon régulière. On passe très souvent de Jake à Stella, puis par la suite à leurs parents même. L'alternance des personnages et des époques permet au lecteur de découvrir l'histoire de chacun, celle de leur famille et d'instaurer une attente chez le lecteur. L'intrigue découpée peu paraitre un peu déstabilisante au début mais on finit par s'y habituer. Les personnages secondaires en gagnent d'autant plus de consistance que l'auteur s'attarde sur leur histoire.

Jake et Stella sont tous les deux des personnages torturés. Jake est prisonnier d'une relation qu'il n'assume guère et ne trouve pas la force de quitter Mel qui se remet péniblement de son accident. Alors que les beaux-parents commencent à parler de mariage plus "officiel", Jake décide de prendre le large pour un temps et d'aller en Ecosse sur les traces de son père inconnu. Stella, elle, n'assume pas plus sa vie, extrêmement lié (trop ?) à sa soeur et à un évènement du passé que nous découvrirons petit à petit. Sa relation avec Nina semble l'étouffer tout en lui étant indispensable.

La rencontre entre Jake et Stella se fait assez tardivement dans le livre. Le caractère des héros est donc suffisamment fouillé quand ils se croisent et permet d'aprécier d'autant plus l'évolution de leur psychologie. Questionnements, peurs, souffrances les accableront et chacun réagira à sa manière en fonction de l'autre.

 

"La distance entre nous" se révèle un roman intéressant qui mélange psychologie et histoire d'amour. Les amateurs de romantisme seront servis. Certains trouveront ça trop dégoulinant, d'autres que le roman vaut pour l'étude des personnages et de leur famille. Pour ma part, sans avoir eu un coup de coeur, j'ai aimé cette histoire qui nous rappelle que les belles histoires d'amour sont encore possibles et que parfois le hasard fait bien les choses, tout comme l'espoir et la persévérance. 

 

Extrait :

 

" Hong Kong évoque souvent à Jake une sorte de déversoir de l'Europe. Les gens qui y viennent ont quitté leur pays et leur famille pour une raison qu'ils tiennent généralement secrète. Ils en sont arrivés à des stades divers de séparation ou de fuite, à moins qu'ils ne soient à la recherche d'un élément insaisissable susceptible de parfaire leur personnalité. Du moins espèrent-ils que leur sentiment de manque ne les poursuivra pas de l'autre côté de l'océan. A condition de s'éloigner suffisamment, on peut réussir à se fuir soi-même. "

 


 


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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 08:00

 

 

Rencontres d'Arles 2010

Expositions "I am a cliché"

Echos de l'esthétique punk

 

i am a cliché

 

 

 

 

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tillmans-00.jpgCliquez sur les images pour agrandir

 

 

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
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