Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 08:00

 

 

rides 1

 

Auteur : Paco Roca

Editeur : Delcourt, Mirages

Date de parution : Mars 2007

Prix : 14,95 €

  94 pages

 

 

Ernest est un vieux monsieur que ces enfants viennent de placer en résidence spécialisée pour personnes agés. Vivant assez mal cet abandon, il est néanmoins chaleureusement accueilli par Emile qui lui fait faire la visite. Les pensionnaires se succèdent, tous plus félés les uns que les autres : Simone qui cherche désespéremment un téléphone pour mieux l'oublier 2 minutes après, Rose qui s'imagine dans l'Orient-express, un couple d'amoureux où une georgette nourrit un Marcel qui a pris le large... et enfin Emile, lui-même qui extorque par la ruse de l'argent à tout ce petit monde ! Emile qui évitera d'ailleurs de montrer à son nouveau compagnon le 1er étage où les cas graves sont placés : ceux qui deviennent dépendants...

Malheureusement, Ernest perd lui aussi un peu la tête. La maladie d'Alzheimer est rapidemment diagnostiqué et dès lors sa seule hantise : attérir au 1er étage. Son copain Emile va alors tout faire pour retarder l'échéance.

 

Voilà un album bouleversant qui traite comme aucun autre du sujet délicat de la vieillesse, de la maladie et du placement des personnes agées.

Suivant les pas d'Ernest depuis son arrivée, on découvre avec lui les "joies" de la vie en résidence pour 3ème age et son manque d'attractivité évident. Les jours sont réglés par les repas, la prise de médicaments, la télévision bloquée sur la même chaine, les activités de "gymnastique"et les rares visites des proches.

Le temps est long, très long pour Ernest dont le seul réconfort est l'amitié d'Emile. Car Ernest perd un peu les pédales et il va pouvoir compter sur un coup de main de ce dernier pour faire illusion. S'habiller, garder la notion du temps et de l'espace, réussir les tests des médecins,... la vie quotidienne devient difficile à gérer quand on perd la mémoire. Les souvenirs s'envolent et une partie d' Ernest avec.

 

Voilà donc un sujet difficile mais traité avec tendresse et même humour. Emile semble être le cataliseur de l'autodérison. Sa présentation de la résidence est savoureuse, ses ruses et l'organisation d'une escapade interdite au volant d'un bolide est plus que comique !

Tous les personnages sont touchants et on n'y trouve aucune pité à leur égard.

 

Au delà de tout ça, Paco Roca s'interroge habilement sur la position des personnes agées dans notre société. Le déchirement de quitter sa maison ou sa famille, la perte de repères, l'inactivité, les rares visites des proches et leur incompréhension (comme, par exemple, la mamie qui offre à son petit-fils exédé des sachets de sauce, récupéré avec économie et persévérance), etc... concourt à démontrer que le fossé est désormais large entre les générations et que les "vieux" trouvent difficilement leur place quand ils redeviennent dépendants.



"Rides" est un récit très poignant qui sait toucher chacun de nous au coeur sans tomber dans

Un de ces albums d'une telle forceet d'une telle humanité

qu'on se demande bien pourquoi il ne vous est pas tombé dans les mains avant !

 


 

Les premières pages peuvent être lues ici !

 

Les avis tous convaincus de Mo', Mango, Keisha,...

 

 

 

rides-3.jpg

 

 

 

 

rides-4.jpg

 

 

rides 2

 

 

 

 

C'était la BD du mercredi avec Mango et les zôtres !

 

bd du mercredi

 

Repost 0
Published by Choco - dans A importer
commenter cet article
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 08:00

 

ete-en-vetements-1.jpg

 

Auteur : Akira YOSHIMURA

Editeur : Actes sud, Babel

Date de parution : Juin 2010

Prix : gratuit

  52 pages

 

 

Ne cherchez pas ce petit récit dans les rayons de votre libraire, il vous sera simplement offert pour l'achat de 2 Babel. N'hésitez pas à lui faire les yeux doux... (Sinon vous pouvez essayer de m'acheter ^^)

 

" Un été en vêtements de deuil " est une longue nouvelle d'une quarantaine de pages que Yoshimura a écrite en 1958.

Kiyoshi est un jeune garçon orphelin qui vit en compagnie de sa grand-mère. Cette dernière, malade et alitée depuis de nombreuses années, ne se déplace plus et nécessite une attention constante de la part des domestiques. Plaintive, elle n'hésite pas à insister sur ses maux et exige la tranquillité.

A proximité, vit la nièce de la vieille femme avec son mari et sa fille Tokiko. Pauvres et forcés de lui payer un loyer, ils se voient aussi refuser l'accès de sa maison. Aigris, ils n'attendent qu'une chose : que la vieille trépasse pour récupérer l'héritage et ils ne manque pas d'interroger Kiyoshi à ce sujet !


  "Kiyoshi et Tokiko, après avoir étendu la natte, jouaient souvent à la dînette sous l’arbre.
- Ta grand-mère, elle n’est toujours pas morte ?
Tokiko, quand elle voyait Kiyoshi, lui posait toujours la question sur le mode d’un léger salut, en guettant sa réaction.
- Pas encore, répondait invariablement Kiyoshi avec candeur.
- Mon garçon, il ne faut pas jouer avec elle, parce que c’est la fille d’un voleur, lui répétait la domestique en tordant les lèvres, un éclair de colère dans le regard."


 

ete-en-vetements-2.JPG


Kiyoshi, lui, est un garçon solitaire. Rendant de fréquentes visites à ces proches parents, il est un peu laissé à lui-même. Un de ses passe-temps : aller observer les poussins du poulailler, bravant ainsi l'interdit de s'en approcher. Découvrant un poussin faible et blessé qui subit les violences des plus forts, le jeune garçon décide d'abréger sa courte vie... (je ne spoile pas, on le sait au bout de 5 pages)

 

" Il était sensible à la douleur du poussin qui devenait lancinante à hauteur de ses cuisses. Le petit animal affaibli continuerait à se tordre de douleur du fait de ses blessures, et le lendemain matin son corps serait certainement raidi. "

 

"Manifestement rassuré de se retrouver sur sa paume, le poussin, les yeux mi-clos, continuait à piailler faiblement. Kiyoshi observa le petit corps un moment et bientôt, décidé, il prit la tête du poussin entre ses doigts et la tourna lentement. La tête fit un tour, revint sur le devant. Les petits yeux au contour bien dessiné se fermèrent lentement, par à-coups, tandis que l’extrémité un peu froide des griffes touchait en palpitant le poignet de Kiyoshi. Du bec entrouvert pointa tout droit une langue rugueuse et orange.
Kiyoshi mordit ses lèvres de ses petites dents.
Le corps du poussin était mollement allongé sur sa paume. Sa tiédeur qui se transmettait aux plumes n’en finissait pas de disparaître."

 

Difficile de vous en dire plus sans dévoiler tout le sel de ce court roman. Kiyoshi va découvrir un secret de famille et l'histoire va tourner en une farce macabre.

On y retrouve l'obsession de l'auteur pour la mort. Le personnage de Kiyoshi est extrêmement bien traité. Entre naiveté, bon sens et cruauté, Yoshimura en fait l'élément central de son récit.

 

Bref, "Un été en vêtements de deuil" se révèle un excellent petit conte cruel !

 

Pour ma part, c'est même un coup de coeur !! C'est dire !

 

 

livre-coeur.jpg

 

 

challenge In the mood for Japan




Repost 0
20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 16:47

 

 

Mo' a finit par céder au harcèlement de ses nombreux admirateurs

pour organiser son propre challenge BD, le bien nommé :

 

PAL sèches !

 

Je vous invite de ce pas à vous y inscrire pour plonger dans les tréfonds de votre PAL et LAL dessinée

pour mieux y ressortir les indispensables que vous devez lire depuis longtemps !

 

 

palseches.jpg

 

ça se passe par ici !

 

 

Pour ma part, je m'inscris pour l'option haute : + de 36 albums dans l'année.

 

J'ai toujours aimé avoir les cheveux dans le vent...

A quelle vitesse ? ça, on verra bien...

 

 

Repost 0
Published by Choco - dans Challenges
commenter cet article
20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 08:00

 

 

lydie 1

 

Dessinateur : Lafebre, Jordi

Scénariste : Zidrou

Editeur : Dargaud

Date de parution : Avril 2010

Prix : 14,50  €

  60 pages

 

 

Bienvenue dans l'impasse du bébé à moustaches ! Dans ce quartier où tout le monde se connait et se respecte, nous allons suivre plus particulièrement Camille. Jeune femme simple d'esprit, elle vit avec son père et n'a pas connu sa mère, morte en couches. Camille attend à son tour un enfant (de père inconnu) mais accouche d'une petite Lydie, mort-née. Le sort semble s'acharner sur cette famille et le père peine à gérer le drame. Sa fille s'enfonce dans le déni et la souffrance. Jusqu'au jour où elle emerge de sa douleur pour annoncer à tous le retour de sa petite Lydie, ressucitée par la grace du ciel. Devant la joie et le bonheur de l'accouchée, tout le quartier se met à jouer le jeu et à faire semblant que la petite Lydie est vivante.


  " Mon bébé ! Les anges du ciel me l'ont rapporté ! Je le savais bien, moi, que le Bon Dieu ne pouvait pas garder mon petit bébé auprès de lui. La place d'un bébé, c'est contre le coeur de sa maman, pas au paradis "

 

Nous sommes dans les années 30 et nous voilà plongé dans l'ambiance bon enfant de ce quartier populaire où chacun est solidaire de son voisin. Il y a le médecin dévoué qu'on appelle en pleine nuit pour la maladie d'un bébé imaginaire, il ya les voisines qui s'extasient sur sa beauté, les enfants qui jouent à l'école avec la petite Lydie, etc...

Tout le quartier, dans un geste d'humanité et de compassion, va se comporter comme si le bébé vivait. Au fil des années, Lydie grandit : elle apprend à marcher, va à l'école, se fait des copines. Personne ne trahit la supercherie et chacun se tient à cette ligne de conduite que le quartier s'est imposé sans concertation. 

Camille vieillit et continue de croire que sa fille est vivante, poursuivant un délire obsessionnel jusqu'à sa mort.


Je dois dire que cet immense mensonge m'a pas mal gênée au début. Il y a quelque chose de terriblement malsain dans ce déni que tout le monde semble encourager. Et puis finalement, comme les habitants du quartier, on voit la jeune femme heureuse et épanouie. De quel droit devons-nous lui asséner une vérité insupportable qui l'obligerait peut-être à vivre dans la douleur ? Est-ce que ce n'est pas une preuve d'humanité de cacher à nos proches l'insupportable pour mieux les préserver ?

Et Camille est-elle réellement la folle qu'elle semble être ? Crois-t'elle à cette invention ou bien est-ce une solution personnelle pour mieux gérer sa douleur ?

 

L'histoire nous est raconté de façon très originale par la statue de la vierge abritée dans une niche d'une maison du quartier. Témoin unique de tout ce qui s'y passe, la statue attire à elle tous les souhaits et les plaintes des habitants du quartier qui font appel à sa générosité et à sa compassion. Impuissante, elle regarde les Hommes s'agiter et s'en remettre à ses bonnes graces par dépit.

 

Le côté nostalgique est parfaitement mis en valeur par un dessin dans les tons sépias qui accentue l'impression d'histoire du temps passé que l'on vous raconte au coin du feu. Les personnages sont très expressifs et certains arborent même ce qu'on appelle une "gueule".

 

 

Lydie se révèle au final un album très touchant et extrêmement fort !

A découvrir, sans aucun doute !

 

 

 

 

 

L'avis de Mélopée, Bulles et onomatopées, Béné.

 

 

Vous pouvez lire les premières pages de l'album ici.

 

 

lydie-2.jpg

 

lydie-3.jpg

 

 

 

 


Repost 0
Published by Choco - dans A importer
commenter cet article
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 11:06

 

 

La promenade en Arles et ses rencontres photo continue...

Je vous propose aujourd'hui de découvrir :

 

Mario Giacomelli

 

C'est un autre de mes coups de coeur d'Arles !

 

N'hésitez pas à visiter son site internet :


http://www.mariogiacomelli.it/

 

 

giacomelli-1.jpgCliquez pour agrandir et lire !

 

 

giacomelli-2.jpg

 

giacomelli-3.jpg

 

giacomelli-4.jpg

 

giacomelli-5.jpg

 

giacomelli-6.jpg

 

giacomelli-7.jpg

 

giacomelli-8.jpg

 

giacomelli-9.jpg

 

giacomelli-10.jpg

 

giacomelli-11.jpg

 

giacomelli-12.jpg

 

giacomelli-13.jpg

 

giacomelli-14.jpg

 

giacomelli-15.jpg

 

giacomelli-16.jpg

 

giacomelli-17.jpg

 

 

Les autres dimanches en photo sont à découvrir chez Liyah !

 

Repost 0
Published by Choco - dans Photographie
commenter cet article
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 08:00

 

 

challenge In the mood for Japan

 

 

 

Voilà 3 mois que le challenge est lancé et vous avez été nombreux à répondre à l'appel du Japon !

Bien plus que je ne m'y attendais...

Je vous remercie tous pour vos participations et votre enthousiasme !

 

 

Voici donc un petit récapitulatif par auteurs des romans que vous avez choisi de lire :

(en espérant n'avoir oublié personne...)

 

 

 

LITTERATURE : 

 

 

ANONYME :

- Contes japonais : Snowball -

- L'oeil du serpent : The Bursar - Thalia -

 

ABE Kobo :

- Les murs : Julien -

 

COLLECTIF :

- Tokyo électrique : Matilda -

- Contes des sages du Japon : Kaeru -

 

AKI Morimoto :

- Body langage : The Bursar -

 

AKUTAGAWA, Ryunosuke :

- Rashômon et autres contes : Zizi-mule-a-tresse - Djak

- La vie d'un idiot : Julien - Iluze -

 

ARIYOSHI, Sawako :

- Le miroir des courtisanes : Elucubration -

- Kaé ou les deux rivales : Elucubration -

 

BANDO, Masako :

- Les dieux chiens : Aifelle - Merquin -

 

BASHO :

- Haikus : Merquin -

 

EDOGAWA Ranpo :

- Le lézard noir : Caroline -

 

ENDO Shusaku :

- Le dernier souper et autres nouvelles : Véro -

 

FUJIMORI, Asuka:

- Mikrokosmos : Nini -

- Nekotopia : Nini -

 

GENYÛ, Sôkyû :

- Au delà des terres infinies : Aifelle -

 

GOTO, Hiromi :

- Entremonde : Paikanne -

 

HIGASHINO, Keigo :

- La maison où je suis mort autrefois : Mrs Pepys - Jana -

 

HIRAIDE, Takashi :

- Le chat qui venait du ciel : Fleur - Snowball - Miss Spooky - Catherine -

 

IBUSE, Masuji :

- Pluie noire : Sandy - Choco

 

INOUE Hisahi :

- Je vous écris : Thalia -

 

INOUE, Yasushi :

- Le sabre des takeda : Merquin - The Bursar

- Le fusil de chasse : Clara - Djak - Ambroisie - Merquin - Jana - Ankya - Manu -   

- Le maitre de thé : Ambroisie - The Bursar - Marie - Ankya -

- Les chemins du désert : Jana -

- Le faussaire : The bursar -

- La mort, l'amour et les vagues : Choco -

- Shirobamba : Djak -

 

INOUE, Yuki :

- Mémoires d'une geisha : Marie - Exxlibris

 

ISHIZAKI, Hiroshi :

- Chain mail : Iluze - Lenelaï -

 

ITOYAMA,Akiko :

- Le jour de la gratitude au travail : Ankya - Djak - Mrs Pepys -  

 

IWASAKI, Mineko :

- Ma vie de geisha : Sandy -

 

JIPPENSHA, Ikkû :

- A pied sur le Tôkaidô : The Bursar -

 

KANEHARA, Hitomi :

- Serpents et piercings : Snowball -

 

KATAYAMA, Kyoichi :

- Un cri d'amour au centre du monde : Kikine - Marie - Djak - Ankya - Fleur -  

 

KAWABATA, Yasunari :

- Pays de neige : Keisha -

- La danseuze d'Izu : Véro - Choco - Hélène -

- Kyoto : Marie -

- Le lac : Katell -

- Les belles endormies : Cynthia -

- La lune dans l'eau : Miss Babooshka -

 

KAWAKAMI, Hiromi :

- Les années douces : Hélène - Anis

- Cette lumière qui vient de la mer : Snowball -

- Le temps qui va, le temps qui vient : Hélène - Sophie - Mrs Pepys -

- La brocante Nakano : Mrs Pepys -

 

KIRINO, Natsuo :

- Monstrueux : Mango - Mrs Pepys - Nyméria -

 

KOIKE, Mariko :

- Le chat dans le cercueil : Nini -

 

KUROYANAGI, Tetsuko :

- Totto-Chan : Iluze - Christelle - Touloulou -

 

MATAYOSHI, Eiki :

- Histoire d'un squelette : Purplevelvet -Katell  -

 

MATSUDA, Miyu :

- Immoral darkness : The bursar -

 

MATSUMOTO, Seichô :

- Tokyo express : Nyméria -

- Un endroit discret : Choco -

 

MISHIMA, Yukio :

- L'école de la chair : Jana -

- La mort en été : Purplevelvet -

- Martyres / Ken : Julien le naufragé -

- Papillon : Ambroisie - Coraly - Cynthia

- Dojoji et autres nouvelles : Ambroisie - Miss Babooshka -

 

MIURA, Kiyohiro :

- Je veux devenir moine zen : Ikebukuro -

 

MIYABE, Miyuki :

- Crossfire : Nyméria -

- La librairie Tanabe - Mrs Pepys -

 

MIYAZAWA, Kenji :

- Le bureau des chats : Ikebukuro -

- Les pieds nus de lumière : Zizi-mule-a-tresse -

 

MURAKAMI, Haruki :

- Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil : Purplevelvet - Jana - Ambroisie

- Sommeil : Choco -

- Autoportrait de l'auteur en coureur de fond : Snowball -

- Le passage de la nuit : Kikine - Miss Spooky -

- La ballade de l'impossible : Ambroisie - Julien - Miss spooky -

 

 

MURAKAMI, Ryu :

- Kyoko : Hélène -

- Love and pop : Ankya -

- Lignes : Julien le naufragé -
- Bleu presque transparent : Matilda -

- Les bébés de la consigne automatique : Joanna - Kaeru

- Audition : Nini -

 

NAKAJIMA, Atsushi :

- Histoire du poète qui fut changé en tigre : Jana -

 

NAGASHIMA, Yu :

- Barococo : Zizi-mule-a-tresse -

 

NATSUME Soseki :

- Haïkus : Ambroisie -

- Je suis un chat : Anassete -

- Le 210ème jour : Merquin -

 

NISHIMURA Akira :

- Les détectives n'ont pas froid aux yeux : Mazel -

 

NISHIMURA Kyotaro :

- Petits crimes japonais : Kaeru -

 

NIWA, Fumio :

- L'age des méchancetés : Shana - Cynthia -

 

NOSAKA, Akiyuki :

- La tombe des lucioles : Clara - Purplevelvet - Mrs Pepys -  

 

OE, Kenzaburo :

- Une existence tranquille : Snowball -

- Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants : Jana -

 

OGAWA, Yoko :

- L'annulaire : Cynthia - Marie - Jana -

- La formule préférée du professeur : Aifelle - Sofynet - Marie - Dounzzz - Anis - Luke - Ankya -

- La mer : Kathel -

- Cristallisation secrète : Kathel - Anassete - Joanna -

- La marche de Mina : Keisha - Setsuka - Zizi-Mule-A-Tresse - Jana - Anassete -

- La petite pièce hexagonale : Kikine -

- La désagrégation du papillon : Mango -

- Les tendres plaintes : Sebastien L - Mrs Pepys -

- Amours en marge : Djak - Sandy -

- Une parfaite chambre de malade : Clara -

- Hotel Iris : Lukes -

- Les paupières : Marie -

- Le musée du silence : Soundandfury - Mrs Pepys - Anassete

- Un thé qui ne refroidit pas : Mango -

- Tristes revanches : Anassete -

- Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie : Cynthia -

- Parfum de glace : Sandy -

- La grossesse : Catherine -

- La piscine : Mango -

 

OKAKURA Kakuzô :

- Le livre du thé : Ambroisie -

 

OKAMOTO, Kido :

- Fantômes et kimonos : Merquin - Erato

- Fantômes et samouraïs : The bursar -

 

OKUIZUMI, Hikaru :

- Le poisson-chat aux trois yeus : Nyméria -

 

SAGA, Junichi :

- Mémoires d'un yakuza : Choco -

 

SHIMAZAKI, Aki

- Zakuro : Clara - Mrs Pepys - Marie -

- Le poids des secrets : Anis - Théoma - Anassete -

- Tsubaki (tome 1) : Paikanne - Sofynet - Lukes - Restling - Cynthia - Véro - Soundandfury - Kikine - Jana - Sandy -

- Hamaguri (tome 2) : Paikanne - Leiloona - Lukes - Choco - Cynthia - Restling - Manu - Kikine - Sandy - Jana -

- Tsubame (tome 3) : Leiloona - Cynthia - Manu - Restling - Choco - Kikine - Sandy -

- Wasurenagusa (tome 4) : Leiloona - Cynthia - Manu - Restling - Kikine - Sandy -

- Hotaru (tome 5) : Cynthia - Manu - Restling - Kikine - Sandy

 

TAKAMI Koushun :

- Battle royale : Merquin -

 

TAKEYAMA, Michio :

- La harpe de birmanie : Agnès -


TANIGAWA, Nagaru :

- La mélancolie de Haruhi Suzumiya : Tiphanya -

 

TANIZAKI, Junichiro :

- Eloge de l'ombre : Christelle -

- Le meurtre d'O-Tsuya : Manu - Thalia - Cynthia

- Le tatouage et autres récits : Choco -

- Le pont flottant des songes : Jana - Purplevelvet - Ambroisie - Iluze - Mrs Pepys - Choco -   

- Le coupeur de roseaux : Snowball - Ambroisie -  

- Quatre soeurs : Snowball -

- La clef /La confesssion impudique : Cynthia - Choco -

 

UEDA Akinari :

- Contes de pluie et de lune : Choco -

 

WATAYA Risa :

- Install : Joanna - Touloulou -

- Appel du pied : Touloulou -

 

YAMAZAKI, Nao-Cola :

- Ne riez pas de mon histoire d'amour : Nyméria -

 

YOKOMIZO, Sheishi

- La hache, le kôto et le chrysanthème : Mango -

- Le village aux huit tombes : Djak -

 

YOSHIDA Sunao :

- Trinity blood - Rage against the moon, tome 2 : The bursar -

 

YOSHIDA, Shueishi

- Park Life : Hélène - Marie - The Bursar -

- Parade : Manu - Hélène - Kathel -

 

YOSHIMOTO, Banana :

- Lézard : Merquin -

- Kitchen : Snowball -

- N.P. : Miss Babooshka -

 

YOSHIKAWA, Eiji :

- La pierre et le sabre : Iluze - Purple velvet

- La parfaite lumière : Purple velvet -

 

YOSHIMURA, Akira :

- La jeune fille suppliciée sur une étagère : Jana - Lukes - Snowball

- Un été en vêtements de deuil : Choco - Cynthia - Manu - Mango - Kathel - Snowball

- Le convoi de l'eau : Marie - Jana - Nyméria - Caroline - Clara - Julien -   

- Naufrages : Choco - Snowball

- Le grand tremblement de terre du kantô : Sandy -

- Voyage vers les étoiles : Mrs Pepys - Choco

- La guerre des jours lointains : Anassete -

 

YUMOTO, Kasumi

- Les amis : Zizi-mule-a-tresse - Iluze -

- L'automne de Chiaki : Lenelaï

 

 

 

  ESSAI :

 

 

 

 

JANVIER Elena :

- Au Japon, ceux qui s'aiment ne disent pas je t'aime : Catherine -

 

GARCIA, Hector :

- Un geek au Japon : Choco -

 

KOMOMO / Naoyuki Ogino :

- Mon journal de geisha : Lenelaï -

 

OKAKURO, Kazukô :

- Le livre du thé : Kaeru -

 

LEVI-STRAUSS, Claude :

- L'autre face de la lune. Ecrits sur le Japon : Sophie -

 

LOUIS, thomas / ITO, Tommy :

 - Les samourais : The Bursar -

 

Inazo Nitobe :

- Bushidô, l'âme du Japon : The Bursar -

 

ICHIGUCHI Keiko :

- Pourquoi les japonais ont les yeux bridés : Ambroisie -

- Les japonais aussi pètent parfois les plombs : Ambroisie -

 

 

 

 Littérature de voyage :

 

 

 

BOUVIER, Nicolas :

- Chronique japonaise : Tiphanya -

 

CAREY, Peter :

- Au pays des mangas avec mon fils : Tiphanya -

 

FERRIER, Mickaël :

- Tokyo, petits portraits de l'aube : Choco -

 

HARVEY, Valérie :

- Passion Japon : Choco -

 

HIGASHIYAMA, Kaii :

- Les quatre saisons de Kyoto : Kaeru -

 

LEBEGUE, Sebastien :

- Passeport pour Tokyo : Choco -

 

PIAZZA, Antoine :

- Un voyage au Japon : Mrs Pepys -

 

 

 

 

J'en profite pour vous annoncer la création d'un

répertoire sur la littérature japonaise


où j'ai listé les nombreux avis de lecteurs trouvés sur la blogosphère.

Liste non exhaustive bien sûr...

surtout que je n'ai pas encore eu le temps d'y rajouter vos billets du challenge...

 

Ceux qui n'ont toujours pas d'idées de lecture pour le challenge n'auront décidemment plus aucune excuse !

icon_biggrin.gif

 

 

Repost 0
Published by Choco - dans Challenges
commenter cet article
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 08:00

 

omni-visibilis 1

 

 

  Scénarariste : Lewis Trondheim

Dessinateur : Mathieu Bonhomme

Editeur : Dupuis

Date de parution : Aout 2010

Prix : 19 €

158 pages

 

 

Hervé est un jeune trentenaire à la vie on ne peut plus banale. Seul élément distinctif : sa maniaquerie maladive qui le pousse à un hygénisme extrême.

Un jour, alors qu'il marche dans la rue, les passants l'interpellent et lui parlent comme s'ils lisaient dans ses pensées. Plus loin, c'est son encombrante mère qui lui décrit au téléphone les éléments qu'il a devant les yeux.

ça parait improbable et pourtant le monde entier est relié à Hervé à travers qui ils voient, sentent, ressentent, entendent tout ce que le jeune homme vit. Un cauchemar pour ce dernier dont la vie privé est désormais publique. Poursuivi par les autorités et la population, Hervé s'enfuit, aidé de 2 amis qui comptent bien exploiter ce don exceptionnel.

 

Voilà une histoire abracadabrante pour un scénario très réaliste ! Imaginez que votre voisin bien pénible entende tout le mal que vous pensez de lui tout bas, que votre mère se rend compte que vous lui mentez, que votre patron voit votre zig que vous regardez au dessus de la cuvette des toilettes, que votre meilleur ami ressente la douleur de la baffe qu'il vient de vous donner, etc...

Sans compter que ce pouvoir suscite bien des convoitises : votre amoureuse qui fait tout d'un coup la belle pour décrocher un rôle au cinéma, les chomeurs qui veulent passer une anonce d'emploi, les aveugles qui veulent voir, ceux qui veulent retrouver un proche ou bien faire la promotion de leur commerce.

Vous aurez une idée de l'horreur du quotidien de ce pauvre Hervé qui ne peut plus aller nulle part, penser ou parlez sans que quelqu'un dans le monde l'ignore...

Devenu un emetteur universel, Hervé perturbe complètement la société et de personnage un peu loser devient l'homme le plus couru et connu du monde.

 

Voilà un scénario original pour une histoire qui se déroule à toute vitesse. Le lecteur courra avec notre héros de courses poursuites en petites pauses pour mieux rebondir plus loin. Très rythmé, il se ponctue de nombreuses scènes comiques engendrées par la situation : par exemple, la scène où Hervé, à la selle, fait profiter au monde entier ses toilettes odorantes !

La fin de l'histoire vaut aussi son pesant de cacahuetes en rebondissant encore plus loin dans le délire... je vous laisse le découvrir !

 

Le style graphique choisi témoigne lui aussi d'originalité. Complètement en bichromie blanc et gris-bleu, il s'adapte parfaitement à l'ambiance quasiment nocturne de l'intrigue. Le tout pour un trait réaliste qui souligne bien l'alliance des 2 thématiques dans cet album.


 

Omni-visibilis se révèle donc une très bonne surprise de la rentrée !

Je recommande très très chaudement !

 

 

 

L'avis de Bulles et Onomatopées tout aussi convaincue.

 


 

omni-visibilis-4.jpg

 

omni-visibilis-2.jpg

 

omni-visibilis-3.jpg

 

 

C'était ma Bd du mercredi avec Mango et les zôtres !

 

 

bd-du-mercredi.jpg

 


Repost 0
Published by Choco - dans A importer
commenter cet article
14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 08:00

 

hamaguri-1.jpg

 

Auteur : Aki SHIMAZAKI

Editions :

Actes Sud - 2000 - 11€ - 109 pages

Actes Sud Babel - 2007 - 6,50€ - 118 pages

 

 

Il y a quelques mois, je vous parlais de Tsubaki, le premier tome de cette série. 

Voici venu le temps des lectures communes avec Cynthia, Manu et Restling et celui de ce deuxième tome !

Je prends un peu d'avance sur mes compères (et m'excuse auprès d'elles) pour pouvoir vous proposer le jour dit ma Bd du mercredi.

 

Dans ce volume-ci, on découvre le jeune Yukio qui vit seul à Tokyo avec sa maman. Montré du doigt par ses camarades d'école, il trouve du réconfort auprès d'une petite fille de son age qu'il retrouve régulièrement au parc où son papa l'emmène jouer. Avec naïveté, ils se promettent fidélité et mariage en scellant leur promesse au creux d'une palourde ("Hamaguri" en japonais).


  "Chez les hamaguri, il n'y a que deux parties qui vont exactement ensemble, même si en apparence elles semblent pareilles. On souhaite que les filles puissent rencontrer l'homme idéal pour le reste de leur vie"


Parti à Nagasaki où sa mère se marie, Yukio grandit. Il n'oublie pas sa promesse d'enfance mais rencontre Yukiko, une voisine avec qui il sympathise. Peu à peu, une partie du voile se soulève et Yukio finit par découvrir le secret qui pèse sur sa famille.

 

 

hamaguri-2.jpg

 

Vous l'aurez compris, nous retrouvons ici les personnages du premier tome de cette série. Nous revivons les mêmes évènements mais cette fois-ci, le narrateur est Yukio. Cet autre point de vue est très enrichissant et permet de découvrir la manière dont chacun a vécu son enfance et comment le poids du secret a pesé sur leur vie. 

 

La relation entre Yukio et ELLE (comme il la nomme) est très touchante, ainsi que plus tard celle avec Yukiko. On sent les enfants blessés, victimes malgré eux des non-dits familiaux.

 

"Je marche quelques pas derrière ma mère pour aller à l'église.  Je vois sa jupe évasée s'agitant au rythme de sa marche et de ses longs cheveux noirs.  Les couleurs des fleurs d'hortensia.  Le bruit de la pluie, qui tombe sur le  parapluie de papier huilé.  Les escargots.  La barbe noire de l'homme étranger.  La silhouette de la petite fille s'éloignant avec son père.  Et le bruit du coquillage."

 

Le premier tome ne m'avait pas complètement emballée, une impression que l'histoire ne laisserait pas une image très marquante dans ma mémoire. Maintenant que j'ai lu ce 2ème tome, je pense comprendre un peu mieux mes réticences : le style. J'aime l'épure, la pudeur et les non-dits des romans japonais pourtant ici j'ai surtout été frappé de la platitude de l'écriture.

 

Le style un peu enfantin convient bien au début de l'histoire. Yukio est une petit garçon et c'est lui qui nous raconte son histoire. Mais ça m'a semblé plus gênant au fur et à mesure que le garçon grandissait. La langue n'évolue pas avec lui et reste toujours aussi basique.

On y trouve bien évidemment de jolis passages comme celui cité précédemment mais l'impression générale reste malgré tout décevante pour moi.

Du coup, j'ai quelque peu de mal à comprendre pourquoi cette série est si encensé pour son style épuré à la japonaise. Pour ma part, j'ai lu de nombreux autres romans japonais qui sont autrement plus travaillés stylistiquement sans en être plus lourd ou moins suggestifs.

 

Il va de soi que je vais poursuivre la série car j'aime son histoire de secret de famille et d'amour impossible mais je reste sur mon quant à soi d'un point de vue de l'écriture. A voir avec les tomes suivants.

 

 

 

Retrouvez le très bel avis de Leiloona, celui de Luke qui me rejoint sur le style, et tout plein d'autres chez Babelio et ailleurs ! (oui pour une fois, j'ai la flemme des liens, il y en a trop partout ! ^^ )

 


challenge In the mood for Japan

 

 

Repost 0
13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 08:00

 

tatouage 1

 

Auteur : Junichiro TANIZAKI

Editeur : Sillage

Date de parution : Juin 2010

Prix : 9,50  €

128 pages

 

 

" Le tatouage", nouvelle éponyme de ce recueil de nouvelles, marque l'entrée en littérature du célèbre écrivain japonais. Parue en 1910 dans une revue, cette première et très courte nouvelle qui le rendra célèbre contient déjà tous les thèmes fétiches de l'auteur.

Elle est ici accompagné de 2 autres nouvelles : "Les jeunes garçons" et "Le secret".

 

Le tatouage (1910) :

 

Seikichi est un jeune tatoueur talentueux, réputé pour l'originalité de ses compositions. Les courtisanes se battent pour avoir le privilège de voir leur peau décorée par le maitre. Car c'est ce dernier qui choisit ses modèles et leur imposent le motif et le prix. Mais Seikichi est insatisfait et rêve de réaliser un chef d'oeuvre sur le corps d'une femme exceptionnelle qui révèlerait le plus profond de son âme.

Un jour, le hasard met sur sa route une femme dont il n'aperçoit qu'un simple pied blanc. Celle-ci disparait et Seikichi en eprouve une violente passion. Quand la jeune fille, Satsuko, future prostituée, vient à recroiser le tatoueur, celui-ci décide de la séquestrer et de lui tatouer sur le corps une énorme tarentule...

 

Il faut savoir qu'au Japon le tatouage est un signe d'appartenance à un groupe social. Il était autrefois réservé aux prostitués et voyous / prisonniers, avant de devenir un code yakuza, par extension. L'araignée est par ailleurs le symbole de la prostitution.

C'est un art qui est surtout reconnu pour la maitrise de celui qui le réalise et passe traditionnellement par des séances de tatouage à la main (et non par des outils électriques comme aujourd'hui) extrêmement douloureuses, le tatoueur maniant lui-même les aiguilles.

Et comme souvent chez les japonais, douleur rime souvent avec plaisir et perversion.

 

" Et lui, contemplant d'un œil glacé la forme misérable, ne manquait jamais de dire avec un sourire de satisfaction:

«Vrai ! Ce que vous devez avoir mal ! » "

 

Dans cette nouvelle, l'accent est mis sur le plaisir qu'eprouve Seikichi d'infliger d'atroces douleurs aux tatoués et plus particulièrement à la femme séquestrée. On pourrait presque y voir un parallèle entre pénétration des aiguilles et acte sexuel.

On retrouvera également le fétichisme marqué de l'auteur pour le symbole du pied, qui provoque la passion chez notre tatoueur. Le désir se retrouve nourri par l'attente et Seikichi perd tout maitrise de lui-même.

Avant de tatouer la jeune fille, Seikichi va lui montrer 2 peintures qui symbolisent la beauté cruelle de la femme. Alors que Satsuko refuse de s'y voir tout en s'y reconnaissant, le tatouage transformera véritablement la jeune fille en femme fatale. Et le tatoueur, qui y a mis toute son âme, y perd sa cruauté. Eprouvant compassion pour la souffrance qu'il lui a infligé, Seikichi n'est plus celui qui mène la danse. C'est désormais la jeune femme qui impose ses règles et accepte de se dévoiler pour éblouir les hommes avec son tatouage, endossant la figure de la femme fatale des tableaux.

 

Cette nouvelle qui parait bien trop courte à la première lecture finit par dévoiler ses thématiques cachées au cours des suivantes et se révèle d'une grande force, précurseur des oeuvres à venir de Tanizaki.


 

Vous avez la possibilité de lire la nouvelle dans son intégralité ici !!

 

 

Les jeunes garçons (1911) :

 

Dans cette nouvelle, nous sommes face à un narrateur qui évoque ses souvenirs d'enfance. Sympathisant à l'école avec le jeune Shin-Ichi, il passe désormais ses journées à jouer avec ce dernier dans la grande maison de sa famille. Rejoints par Mitsuko, la soeur de Shin-Ichi, et Senkichi, le palefrenier, les enfants s'amusent à des jeux innocents qui dérivent bientôt en séances plus perverses. Et les garçons deviennent peu à peu l'esclave de la petite fille qu'ils avaient tout d'abord maltraitée.

Leurs jeux mettent en avant les notions de domination, d'humiliation qui touchent tour à tour chacun des enfants qui prennent plaisir à ces souffrances corporelles.

 

Entre sado-masochiste et scatologie, "Les jeunes garçons" est une nouvelle sulfureuse qui vaudra pour la première fois à l'auteur une censure au nom des bonnes moeurs. Explorant l'univers de la sexualité inconsciente des enfants, il évoque les jeux à la fois innocents et pervers d'une bande d'enfants, fascinés par le pouvoir qu'ils peuvent avoir sur autrui. Comme dans la première nouvelle, nous assistons à une transformation : la tourmentée devient à son tour une tourmenteuse cruelle.

 

Le secret (1911) :

 

"Le secret" est également un récit à la première personne. Le narrateur semble blasé de toutes formes de plaisir et recherche l'attrait de la nouveauté en se travestissant en femme.


  " N'existait-il pas quelque chose d'insolite, de bizarre, qui fût propre à secouer, à ébranler mes nerfs devenus totalement insensibles aux excitations ordinaires ? "

 

Habillé, coiffé et maquillé en femme, il se rend au théâtre et jouit de sa nouvelle identité. Un soir, à ses côtés, une ancienne conquête le reconnait discrètement sous son fard. Ils ne se connaissent pas sous leur vrai nom mais souhaitent mutuellement se revoir, en gardant leur identité secrète. La femme l'emmène chez elle les yeux bandés, faisant moults tours et détours pour que notre homme ne puisse reconnaitre le trajet. Ce dernier, piqué par la curiosité, élabore tout un stratagème pour retrouver le chemin. Le secret éventé, le charme et l'effet de mystère n'agit plus. Les 2 amants ne se verront plus.

 

On retrouve une fois de plus chez Tanizaki des pratiques sexuelles déviantes : ici, le travestissement. La femme fatale est toujours présente, sublimé ici par le goût du secret dont la disparition évente le pouvoir attractif. La technique employée par le narrateur pour retrouver la sroute qui l'emmène chez son amante est particulièrement intéressante. S'appuyant sur les bruits, les odeurs, la mémoire et la logique, ce dernier réussit avec brio à venir à bout de l'énigme. Hélas pour lui, celà se fera au détriment du désir et de la passion.

 

 

Ce recueil  se révèle particulièrement intéressant. Présentant 3 nouvelles parmi les premières écrites par Tanizaki, il expose déjà les thématiques centrales de son oeuvre.

Tout le monde n'y trouvera pas son bonheur, les thèmes étant assez particuliers mais je le conseille aux amateurs !

 

 

 

 

 

Tatouage - Film de Yasuzo MASUMURA (1966) :

 

 

Ce film, qui est un classique du cinéma japonais, est annoncé partout comme l'adaptation de la nouvelle "Tatouage" de Tanizaki. Mais le film s'est avéré à ma grande surprise être aussi une reprise de la nouvelle "Le meurtre d'O-Tsuya" du même auteur, dont je vous parlais il y a quelque temps et que je vous invite à relire !

 

tatouage 3

 

Le film de Masumura se révèle un habile mélange entre les 2 histoires.

Nous retrouvons à l'identique O-Tsuya et son amant Shinsuke qu'elle pousse à trahir son patron pour fuir avec elle. L'ami qui les héberge n'hésitera pas là non plus à les piéger pour gagner quelques pièces.

C'est dans ce lieu que O-Tsuya, qui se vautre dans la fainéantise et la luxure, va croiser le chemin de Seikichi, tatoueur de son espèce, que la vision de son pied subjugue.

L'ami tend un traquenard pour que Shinsuke soit tué (en vain) et vend O-Tsuya à Takubei pour en faire une geisha.

Cette dernière se verra alors confiée aux mains de Seikichi, qui désire passionnément posséder la peau de la jeune femme et lui tatouera de force une araignée dans le dos.


tatouage-2.jpgEt voilà les 2 histoires entremêlées avec beaucoup de naturel. La violence séductrice et sa tendance manipulatrice d'O-Tsuya trouve ici son origine dans l'araignée qui orne désormais son dos et symbolise la vengeance et le pouvoir de destruction de cette femme -mante religieuse.

Entrainant la mort tout autour d'elle, O-Tsuya se révèle une femme sensuelle sublimé par le réalisateur. Enfouie sous de nombreuses couches de kimonos, elle ne se dévoile que très peu tout en offrant une forte connotation érotique. Elle n'en reste pas moins une figure manipulatrice qui utilise les hommes pour mieux les blesser et les humilier et de dédouane de toute culpabilité en accusant l'araignée de son dos.

Le tatoueur qui a mis son âme dans le motif se révèle là-aussi, comme dans le texte de Tanizaki. Vide de toute inspiration, il erre sur les pas d'O-Tsuya et découvre les ravages provoqués par son chef d'oeuvre.

Shinsuke, l'amant malheureux, n'arrive pas à se détacher d'un semblant de sens moral et continue à osciller entre le bien et le mal.

La fin surprenante du film intègre parfaitement bien les conclusions des 2 nouvelles.

 

Masumura filme magnifiquement ses acteurs et arrive même à rendre vivante l'araignée tatouée qui bouge au rythme des mouvements d'O-Tsuya. C'en est saisissant !

 

 

Bref un chef d'oeuvre japonais que les amateurs ne doivent pas rater !

 

 

 

 

              challenge litt et cinemachallenge In the mood for Japan

Repost 0
12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 18:07

 

 

Encore une découverte intéressante aux Rencontres d'Arles 2010 :

 

Le photographe Pierre Jahan

 

dont j'ai aimé la série petites annonces.

 

Reprenant des textes existants d'annonces de rencontres amoureuses,

il a illustré à merveille leur contenu !

 

 

 

 

jahan-1.jpg

 

 

jahan-2.jpg

 

jahan-3.jpg

 

jahan-5.jpg

 

jahan-4.jpg

 

 

 

Retrouvez les autres participants des Dimanche en photo chez Liyah !

 

Repost 0
Published by Choco - dans Photographie
commenter cet article

Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
Suivez moi désormais sur :

 

Rechercher