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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 08:00

 

 

Pavillon-des-hommes-tome-1-1.jpg

 

Auteur: Yoshinaga Fumi

Editeur : Kana, Big Kana

Date de parution : Octobre 2009

Prix :  7,35 €

 

 

Au cours du 17ème siècle, une mystérieuse épidémie, " la variole du Tengu", a décimée une grande majorité de la population masculine du Japon. Devenus fragiles et précieux, ils sont désormais choyés et préservés des travaux difficiles réservés aux femmes désormais. Les beaux jeunes hommes sont très recherchés et les femmes en viennent à acheter leur semence pour avoir la chance d'enfanter. Un luxe réservé aux femmes les plus argentées... Le shogun, qui est désormais une femme, dispose d'ailleurs de son propre "harem" : un pavillon regroupant les plus beaux jeunes hommes du pays à la hiérarchie très codifiée.


Le jeune Mizuno, malgré la pauvreté de sa famille, refuse de se prostituer. Il préfère offrir généreusement sa semence aux femmes malheureuses. Afin de ne plus être un fardeau pour sa famille et pour éviter un mariage qui ne lui conviendrait pas, ce dernier s'engage dans ce fameux pavillon, s'attendant à une vie douce et oisive. Mais Mizuno ne sait pas encore que le Pavillon des hommes est un vrai nid à complot où les jalousies se font jour pour mieux obtenir le pouvoir...


Nous allons donc découvrir la vie à l'intérieur du pavillon en même temps que Mizuno. Seuls les plus nobles et les plus beaux peuvent accéder à cette zone protégé et rien ne doit sortir à l'extérieur de ce qui s'y passe. La hiérarchie est très marquée entre les hommes du pavillon, leurs tâches étant différentes selon leur grade. Faute de rapports sexuels fréquents, une certaine homosexualité est latente, d'autant plus que celà peut parfois servir pour avancer en grade... Les complots et les coups bas sont courant quand il s'agit d'y voir son propre intérêt.

Mizuno, pauvre, dénué des bonnes manières de la noblesse, doit subir les quolibets de ses compagnons. Refusant de tomber dans les manières féminisantes de certains, d'offrir son corps à des supérieurs, il préfère être libre et s'intéresse de près à des activités plus physiques, comme le combat. 

 

Parallèlement à l'apprentissage de Mizuno, on assiste à celui de la nouvelle Shogun, Yoshimune. Peu au fait des règles, elle remplace le précédent shogun, mort alors même qu'il était encore enfant. Femme forte et droite, elle se plie difficilement aux traditions de son rôle et envisage de réformer le système. Rejetant le luxe inutile du pavillon, Yoshimune doit faire face à certaines difficultés économiques alors mêmequ'elle doit présenter un visage fort aux émissaires étrangers qui voient dans le pavillon un reflet de la toute puissance du Shogun.

 

Voilà une série qui détourne avec beaucoup d'originalité l'histoire et inverse les rôles prédéterminés des 2 sexes !

Nous assistons à un véritable inversement de situation. C'est une société où les femmes ont le pouvoir et où les hommes sont considérés comme de petites choses fragiles à protéger.

Comme autrefois dans le Japon médiéval, le shogun possède son propre harem pour les plaisirs de la chair.

Et de multiples rapprochement pourront être fait entre la réalité et la fiction, les codes prévalant autrefois pour les femmes se retrouvant ici de la même manière pour les hommes. De plus, on pourra y retrouver d'utres évènements historiques qui prennent ici un autre sens. Par exemple, la fermeture du Japon aux étrangers qui sert à cacher que les hommes se font rares ! Les situations sont donc ici très réalistes.


La réflexion sur les rôles attribués ordinairement aux différents sexes est également très intéressante. On notera avec humour la surprise et l'incompréhension de la shogun lorqu'un émissaire étranger lui apprend que, dans son pays, les femmes sont trop fragiles pour faire la guerre. Les femmes ne sont-elles pas enfermées dans un carcan de préjugés que nous nous trimballons encore de nos jours ?

 

Les personnages extrêmement bien travaillés font preuve de finesse et de psychologie. La shogun a une proche servante pour confidente et leurs conversations nous révèlent les pensées cachées de celle-ci. Les relations entre Mizuno et certains de ses confrères sont très étudiés. Les histoires d'amour ne seront pas oubliées et ne tomberont pas dans le larmoyant et le cliché.

Le dessin, quant à lui est sobre, tout en étant fourni au niveau des décors. Pas de trames shojo pour cette série qui plaira d'ailleurs au lectorat féminin, comme masculin.

 

A noter : les tomes suivants (5 volumes en cours, au Japon) révèleront d'autres personnages et d'autres époques toujours autour de notre fameux pavillon des hommes.

Mon seul regret : que l'attachant Mizuno disparaisse de l'intrigue à fin de ce premier tome.

 

 

Vous l'aurez compris, "Le pavillon des hommes " est une très bonne surprise !

Un manga intelligent qui se joue des clichés pour mieux nous parler du passé (le Japon des samourais de la période Edo) et du présent (les idées préconçues sur le rôle des femmes).

 

Je vous encourage très fortement à le découvrir !

 


Un autre avis chez Bulles et Onomatopées et chez Nyméria.

 

 

 

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C'était ma BD du mercredi avec Mango et les zotres !

 

Challenge roaarrrPrix Tezuka 2009


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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 08:00

 

plage-1.jpg

 

 

Auteur: Marie Sizun

Editeur : Arléa

Date de parution : 19 Août 2010

Prix :  19 €

262 pages

 

 

 

Une femme seule au sein d'une petite ville bretonne de bord de mer. Un homme qui doit la rejoindre à la fin de la semaine. Et l'attente. L'attente qui s'installe bien trop lourdement dans le coeur de notre héroine.

Anne attend l'homme qu'elle aime, un homme marié peu disponible qui la retrouvera enfin pour quelques jours de liberté, loin des contraintes, loin de sa famille dont elle ne veut rien savoir.

Son impatience est manifeste et elle ne quitte pas son téléphone portable, attendant fébrilement les appels de l'amant.

 

" (...) ici, toute seule, je suis libre, follement libre... Libre de faire ce que je veux, de regarder et d'écouter ce que je veux, de lire quand je veux, autabnt que je veux - j'ai apporté une provision de romans - et de penser à toi, mon amour, de penser à toi : chaque instant est peuplé de toi - même quand je lis -, du désir que j’ai de toi, de nos souvenirs, de nos projets.

Je suis heureuse, tu le sens bien ? Heureuse de t'aimer, de t'attendre. On ne s'ennuie pas quand on est heureux. "


Devant elle, 6 jours à attendre, à tromper son ennui et sa solitude.

Alors Anne va sur la plage, elle observe ses voisins, écoute leur conversation.


  " Ces hommes et ces femmes, ces enfants, j'adore les regarder, les écouter, deviner leur histoire. Tu sais combien je suis curieuse (...). Je n'y peux rien : c'est précisément la solitude qui m'a rendue comme telle, qui m'a donné ce besoin de la vie des autres. C'est aussi pour ça que j'aime tant les romans. "


Elle regarde la vie qui se déroule en dehors d'elle et chaque rencontre est prétexte à l'évocation d'un souvenir. Peu à peu, son passé nous est dévoilé : son père aimant mais infidèle, sa mère haïe, son travail à la bibliothèque, sa rencontre avec François, les instants volés avec son amant et la sensation d'exister quand elle est avec lui.

Un portrait mélancolique se dresse et s'égrène au fil des pages.

Les jours se suivent, les nouvelles de l'amant se font rares. Une amitié naissante avec une jeune divorcée permet d'oublier la solitude, trop pesante.

Que l'homme tant attendu vienne ou pas, Anne ne sera plus la même à l'issue de son séjour. Libérée, elle se sentira plus forte et plus réelle que jamais.

 

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Marie Sizun nous offre ici un très beau portrait de femme : simple et sensible, vous pourriez la rencontrer au détour d'une rue. Une femme amoureuse dont le seul signe distinctif est sa solitude qu'elle essaie de ne pas trop afficher.

C'est elle qui nous raconte cette semaine d'attente, confiant à son amant lointain et inaccessible ses pensées, ses souvenirs, sa tristesse tel un journal où les chapitres scandent les différentes journées. Une semaine qui lui permettra de faire le point, le bilan de sa vie et d'avancer peut-être. Ses émotions sont confiées avec pudeur et on ne peut que s'attacher à cette femme si touchante.

 

 

" Plage " est le roman de la solitude et de l'attente. Triste et lumineux à la fois, il s'en dégage une ambiance mélancolique qui n'est pas sans me rappeler celle des Déferlantes de Marie Gallay.

Premier roman que je lis de cet auteur, je suis extrêmement charmée par son écriture toute en finesse et en simplicité.


Un auteur à découvrir, sans aucun doute !

 

 

Mon seul bémol sera pour la photo choisie pour la jaquette qui ne retranscrit pas vraiment l'univers du roman. Cette jeune femme souriante au téléphone me parait bien trop terre à terre pour un roman si poétique.

 

 

 

Ce roman a été chroniqué dans le cadre d'un partenariat

avec Ulike et le site chroniquesdelarentréelitteraire.com.


 

chronique de la rentree litteraire

 

 

Si le billet vous a plu, n'hésitez pas à voter pour lui ici !

 

 

1% litteraire 2010


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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 12:58

 

 

Pour les nombreux dimanches en photo à venir,

vous allez pouvoir découvrir quelques photographes exposés aux

 

Rencontres d'Arles 2010.

 

Comme tous les ans, du 3 juillet au 19 septembre, les photographes du monde entier sont mis à l'honneur.

Ayant eu la chance d'y aller, je vous en offre quelques aperçus !

Les prendre en photo est normalement interdit mais bon...

(Au besoin, je rajouterais des clichés pris officiellement.)

 

Je vous propose de commencer par l'artiste argentin subversif,

qui oscille entre sculptures, collages, photo et dessins... :


Léon Ferrari

 


 

arles-1.jpgCliquez pour lire !

 

 

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arles-6.jpgPoème sur photographie de Man Ray

 

 

arles-7.jpgPoème de Borgès sur photographie de Ferdinando Scianna

 

 

arles-8.jpgParoles de Jésus écrites en braille sur une photographie de Hitler

" Laissez les enfants venir à moi "

 

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 08:00

 

 

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Auteur: Tom Robbins

Editeur : Une bien étrange attraction

Date de parution : 26 Août 2010

Prix :  25,50 €

408 pages

 

 

Lachez toutes vos idées préconçues sur la littérature et plongez dans cet OLNI qu'est "Une bien étrange attraction" !


Nous avons Amanda, une belle gitane (sans l'être réellement ), spécialiste de la voyance, végétarienne mystique et adepte du yoga fascinée par les papillons.

Nous avons son mari, John-Paul Ziller, né en Afrique ("ou étais-ce en Inde ?"), musicien accompli pour qui le style passe avant tout et prfère se balader en pagne, avec un os dans le nez.

On oubliera pas Mon Cul, son inséparable babouin, son "fidèle ami, [son] frère par tous les temps, à travers toutes les frictions et les moments sublimes. "

Et enfin Baby Thor, le fils d'Amanda qui, par une nuit d'orage, en a gardé des "yeux électriques".

Un couple peu orthodoxe donc, dont la rencontre fut une évidence.

 

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Ils se marièrent et quittèrent le Cirque Indo-tibétain & le Gypsy Blues Band du Panda Géant pour ouvrir un zoo en bord de route.

Rien de plus normal me direz-vous...  (enfin presque...) Et bien, non.

Le zoo se compose d'un cirque de puces que seule Amanda arrive à diriger, de 2 couleuvres et d'une mouche tsé-tsé quelque peu morte. Le tout est accolé à un restaurant de hot-dog, décoré d'une enseigne géante du dit met de choix, visible à des kilomètres à la ronde et agrémenté de centaines de mini hot-dogs sur la façade.


  " Une saucisse, c'est une image de repos, de paix et de tranquilité qui forme un contraste frappant avec le chaos et la destruction dont est faite la vie quotidienne. Songez un peu à la nonchalance paisible de la saucisse, comparée à l'agressivité et à la violence du bacon. "

 

Bienvenue à la réserve naturelle et stand de hot dogs du memorial du capitaine kendrick !

 

Le quotidien se déroule entre transes d'Amanda, conversations philosophiques et lectures des lettres de Plucky Purcell. Leur ami, à la virilité dynamique et dealer à ses heures, s'est retrouvé dans une communauté religieuse, sous l'identité d'un autre par le plus grand des hasards et par désir de se lancer dans une nouvelle aventure. Il finira par intégrer une armée secète du Vatican où il fera une étrange découverte...

Aussi, quand ce dernier fuit et débarque avec un mystérieux corps momifié, toute la question est de savoir qu'en faire...

 

Vous l'aurez compris ce roman ne ressemble à aucun autre. Complètement déjantée et foutraque, l'histoire nous est raconté par un certain Max Marvelous qui, débarquant au zoo, vient postuler pour un emploi qu'il s'improvise. Affligé d'hémoroides, bandant sec pour la belle Amanda et rêvant de la culbuter, il enrobe son récit de multiples digressions. Le lecteur y perdra son latin, le fil et le bébé avec l'eau du bain avant de retomber sur ses pattes et plonger dans la fantaisie de ce joyeux roman qui vous emmènera aux frontières de l'incompréhensible !

La langue est savoureuse et les bons mots constants. On pourra relever des dizaines de métaphores plus mémorables les unes que les autres.

 

" John Paul s'était débarrassé de son pagne. Il était au dessus d'elle. Son membre rigide reposait contre le ventre d'Amanda comme le manche d'une binette contre une citrouille. En le regardant, tout ce qu'elle trouva à dire fut :

- Le Petit Blanc du Chou possède une trompe enroulée en spirales des plus remarquables. Oh ! "

 

  " Max Marvelous fronça les sourcils comme la gargouille qui haïssait Notre-Dame. "

  " Octobre s'étend sur le pays Skagit comme une serpillière sur une salade. "

 

 

" Son sourire  ressemblait à une tâche de sauce au jambon sur une cravate représentant la Statue de la Liberté. "

 

Vous assisterez à une scène d'anthologie entre Jésus et Tarzan, à de philosophiques réflexions comme sur la blennoragie :


  " Maintenant, supposons que le cafard, le seigneur de la planète, attrape la blennorragie. Est-ce qu’il y survivrait ? Est-ce que la blennorragie échouerait avec cet insecte là où elle a réussi avec l’homme ? Qui triompherait de qui ? Ou est-ce que ça serait simplement le cas de l’objet que rien ne peut déplacer rencontrant la force à laquelle rien ne peut résister ? Ils pourraient s’affronter et se neutraliser éternellement, chacun étant incapable de faire plier l’autre et ce, à tout jamais. Des années après que l’homme se sera lui-même exterminé, transformant la Terre verte en une boule de cendres pour un quelconque malentendu politico-économique puéril, commencera alors le vrai combat. La blennorragie et le cafard aux prises pour la domination de l’univers. Le voilà, votre Armageddon "

 

Bref, on pourrait citer la moitié du livre sans arriver à rendre un quart de la folie de l'auteur.

 

Pourtant, malgré l'excentricté de ce roman qui semble en apparence ne mener nulle part, pointe une certaine éloge de la liberté et du je m'en foustisme, propre aux sixties. La religion, la norme en prennent plein la tête !

 

" - [...] Ma petite dame, j'ai risqué ma vie pour que vous puissiez avoir la liberté, l'éducation et tous ces avantages qu'offrent notre société. [...]

- [...] Le vrai courage, c'est risquer une chose avec laquelle il faut continuer à vivre, le vrai courage, c'est risquer quelque chose qui pourrait vous obliger à revoir vos idées, à supporter le changement et à élargir votre conscience. Le vrai courage, c'est risquer ses lieux communs. "

 

Si vous n'avez pas peur du bizarre,

si vous ne craignez pas de ne rien y comprendre,

si vous n'avez pas peur de rire,


lisez ce formidable roman !!

 

 

Dans tous les cas, vous êtes prévenu :


  " Envers les lecteurs qui épprouvent peut-être quelque irritation face à un récit qui fait preuve d'un certaine négligence en matière de prgression linéaire et qui ne court pas à un rythme soutenu de point culminant secondaire en point culminant secondaire jusqu'au point culminant principal, comme cela se fait habituellement dans nos meilleurs livres, l'écrivain est moins enclin à s'excuser. " 

 

Vous pouvez lire les premières pages du roman ici !

 

Retrouvez les avis tous enthousiastes de Tulisquoi, La ruelleBleue, Richard,

où vous découvrirez d'autres extraits tout aussi savoureux !

 

 

Meri à BOB et aux fantastiques éditions Gallmeister qui n'en finissent pas de m'enthousiasmer !

 

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1% litteraire 2010

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:50

 

1% litteraire 2010

 

 

Parce que j'ai quelque peu raté la fin de challenge 1% littéraire de l'année dernière

et que le dernier titre de la rentrée 2009 m'attend dans ma PAL...

 

Parce que je n'aime pas rester sur un échec...

 

Parce que avec mon métier, j'ai déjà commencé les lectures de la rentrée,

 

J'ai cédé à la tentation de renouveler l'expérience du 1% littéraire qui sera sans aucun doute atteint

 

Schlabaya reprend l'organisation du challenge de Levraoueg avec les mêmes règles que l'année dernière.

 

 

 

Pour ma part, le programme en cours est le suivant :

 

- Gaudé, Laurent : Ouragan

- Robbins, Tom : Une bien étrange attraction

- Shanghvi, Siddharth Dhanvant : Les derniers flamants de Bombay

- Sizun, Marie : Plage

- Blas de Roblès, Jean-marie : La montagne de minuit

- Erdrich, Louise : La malédiction des colombes

 

Qui sont d'ores et déjà lus !

(vous pouvez constatez le retard flagrant de mes billets...)

 

Lectures à venir (ou pas !) :

 

- Desbrugères, Dicier : Le délégué

- Pessan Eric : Incident de personne

- Gallay, Claudie : L'amour est une ile

- Klimko, Hubert : Berceuse pour un pendu

- Faye, Eric : Nagasaki

- O'riordan, Kate : Un autre amour

- Boyden, Amanda : En attendant babylone

- Russo, Richard : Les sortileges de cape cod

- Adam, Olivier : le coeur régulier

- Oksanen, sofi : Purge

- Audur Ava Olafsdotti : Rosa candida

- Silvey Craig : Le secret de jasper jones

- etc...etc...


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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 08:00

 

 

passagers-du-vent-t1-1.jpg

 

 

Auteur: François Bourgeon

Editeur : 12BIS

Date de parution : Janvier 2009

1ère édition : 1981

Prix :  13 €

  48 pages

 

 

 

Nous sommes au 18ème siècle, sur le Foudroyant, un navire de la Marine Royale à destination de l'Amérique. A son bord, 2 jeunes femmes voyagent incognito dans une chambre réquisitionné par le commandant. Mais un jour, un jeune marin, Hoël, croit surprendre des silhouettes féminines et se faufile dans la zone interdite du bateau. Pris sur le fait, il est mis au fer par le capitaine qui voudrait bien que son secret reste bien gardé. Cherchant à l'éliminer, il va lui imposer une périlleuse épreuve. Mais c'est compter l'aide de la belle Isa qui voit dans le matelot une occasion d'arriver à ses fins personnelles...

 

Voilà un incontournable de la bande dessinée qui manquait à ma culture... Avec la récente sortie du tome 7, il était bien temps de remédier à cette lacune...ahem...

Cet album paru en 1981 n'a absolument pas vieilli et nous offre une formidable aventure maritime, historique saupoudré d'amour.

 

On y trouve une héroine forte qui n'hésite pas à s'habiller en homme pour mieux s'affranchir des conditions de son sexe. Volontaire et pleine d'allant, elle choisit de prendre en main son destin après avoir dû subir ce dernier. Ainsi, nous découvrirons son passé et le drame survenu suite à une plaisanterie de jeunesse ainsi que la raison de sa présence sur le bateau.

Ce personnage sexy nourrit l'album de son charme et apporte de légères touches d'érotisme dans l'univers masculin de la marine. Dénudée à l'occasion, elle sait aussi offrir son corps à son propre sexe.

Hoël, son pendant masculin, semble lui aussi peu apte à se plier aux règles mais, reste à ce niveau de l'histoire, un peu écrasé par le caractère de la demoiselle.

 

Enfin, qui dit vie sur un navire, dit luxe de détails maritime. Bourgeon a su recréer une véritable ambiance de navire : les détails du décor, le langage des matelots, les codes de conduite, combats navals, ...

Le tout est d'une grande précision et témoigne d'un vrai travail de documentation historique et maritime.

 

Mon seul bémol sur cet album sera au niveau des couleurs qui, elles, semblent un poil datées par leur ton quelque peu criard et agressif.

 

En bref, ne faites pas comme moi, n'enterrez pas cette série culte dans les limbes de la profusion de nouveautés inutiles... Revenez aux essentiels !

 

 

L'avis de Yaneck

 

 

 

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C'était la BD du mercredi avec Mango...et les autres !

 


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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 08:00

 

 

 

dimanche 10 

 

Bordeaux

 

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:46

 

Puffin, maison d'édition jeunesse britannique va fêter ses 70 ans.


Pour l'occasion, elle a confié à 6 artistes différents le soin de concevoir la couverture de 3 romans différents.

Edités en tirage limité (1000 exemplaires) chaque volume sera vendu 100 £.

 

 

Oliver Twist de Charles Dickens par l’artiste Sir Peter Blake :

 

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James et la pêche géante de Roald Dahl par le sculpteur Antony Gormley :

 

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Le jardin secret de Frances Hodgson Burnett par Lauren Child :

 

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Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott par la créatrice de mode Orla Kiely :

 

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L’île au trésor de Stevenson par l’architecte et sculpteur Frank Gehry :

 

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Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne par l’architecte David Adjaye :

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 08:00

 

  un geek au japon 1

 

Auteur: Hector Garcia

Editeur : 12BIS

Date de parution : Juin 2010

Prix :  19 €

152 pages

 

 

 

Ce livre un peu inclassable trouve son origine dans un blog. Hector Garcia, un espagnol passionné de Japon, est parti y vivre et travailler. Peu à peu, il apprend à décoder la culture japonaise et, pour partager son expérience, il crée un blog où il raconte ses impressions. Ce blog est devenu grand et se voit aujourd'hui transformé en livre.

 

Cet ouvrage qui mélange textes et photos s'apparente à la fois au beau livre (entre autre par son format) et à l'essai. Découpé en différents chapitres, il aborde tous les aspects de la culture japonaise et a pour objectif de nous donner de véritables clés de compréhension pour aborder la société japonaise, très éloigné de nos vies occidentales.

 

Les premiers chapitres abordent les arts traditionnels (taoisme, geisha, bushido,...), décryptera certains symboles typiquement japonais (le bain japonais, les cerisiers, ...) avant d'aborder l'univers de l'entreprise japonaise et son étiquette extrêmement rigoureuse. Plus loin, ça sera le quotidien des japonais qui sera passé au crible : son faible taux de criminalité, les trains toujours à l'heure, ... Des journées types de salary man, d'otaku,... vous seront proposées. La culture otaku sera bien évidemment abordé et un chapitre est même consacré aux mangas et aux animés. Avant de poursuivre sur la musique, le cinéma et a télévision.

Enfin, le livre se cloturera sur un chapitre touristique qui vous présentera les différents quartiers de Tokyo et leurs attraits.

 

Il répondra à des questions du type : pourquoi les japonaises se cachent la bouche lorsqu'elles rient ? Pourquoi vous demande-t'on votre groupe sanguin pour vous présenter ? Pourquoi le concept d'humilité est-il si fort au Japon ? Pourquoi les japonais se déguisent-ils ? pourquoi les japonais se suicident-ils en masse ? ...

 

" Un geek au Japon" se révèle une mine d'information pour tout passionné néophyte ou pas. Agrémenté de nombreuses photos sur le Japon, il se révèle très agréable à lire et peut se feuilleter au gré de vos envies.

 

On regrettera juste que certaines sections (en particulier les aspects traditionnels) soient un peu trop succintes et ne permettent pas une approche un peu plus profonde,

 

Ce livre-guide n'en reste pas moins extrêmement riche et varié et vous permettra de découvrir les secrets de la société japonaise.

 

Amoureux du Japon, ce livre est pour vous !!

   


Le blog de l'auteur : http://www.kirainet.com/

 


 


 

geek au japon 3

 

 

geek au japon 4

 

geek au japon 5

 

 


challenge In the mood for Japan



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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 08:00

 

 

ile-panorama-1.jpg

 

Auteur: MARUO Shuehiro

Editeur : Casterman, Sakka

Date de parution : Avril 2010

Prix :  13,50 €

270 pages

 

 

 

" L' ile panorama" est à l'origine un roman de EDOGAWA Ranpo, auteur fortement influencé par Edgard Allan Poe, qui touche souvent au macabre et au fantastique dans ses écrits . C'est le sulfureux Maruo qui adapte aujourd'hui ce récit en version dessinée. Ce dessinateur est un maitre de l'éro-guro, mouvement érotique grotesque, dont Edogawa est un des chefs de file. Maruo s'inscrit dans un courant undergound et ses dessins mélangent érotique, fantastique, déviance sexuelle,...

Aussi, on ne s'étonnera pas de voir ici réunis ces 2 auteurs.

  

Hirosuke est un écrivain raté. Il est fasciné par Edgar Allan Poe et notamment sa nouvelle : Le domaine d'Arnheim ". A l'image du roman, il rêve de créer un paradis terrestre, lieu de perfection absolue.

Un espoir vain jusqu'au jour où il apprend la mort d'un ancien camarade de classe très fortuné, Komoda, avec qui il a une ressemblance frappante.

Hirosuke met alors en place un plan afin d'usurper l'identité du mort. Jouant à l'humain enterré vivant, qui arrive à ressortir de sa sépulture, Hirosuke se débarrasse du corps de Komoda et prend sa place auprès de sa femme. Désormais à la tête de la fortune familiale, plus rien ne s'oppose à la réalisation de son rêve : la création d'un paradis d'un terre.

  

Voilà l'histoire d'un homme idéaliste qui, par amour de la perfection et de la beauté, va sacrifier ses valeurs morales et plonger dans l'inhumanité. Hirosuke n'hésitera pas à transgresser l'ordre moral (profanation de sépulture, assassinat, usurpation d'identité) pour mieux parvenir à ses fins.

Le paradis, créé sur une ile, est une nature belle et parfaite mais fausse et artificielle, qui cache des mécanismes techniques en son sein. ( On pensera bien sûr aux paradis artificiels de Baudelaire, célèbre traducteur de Poe !)

Bref, une nature qui n'a plus rien de naturelle, à l'image de son créateur. L'ile est une pure illusion où les sirènes, les éphèbes et ses autres habitants sont de simples acteurs rémunérés qui profitent de ce faux paradis pour laisser libre cours à leurs instincts primaires.

 

  " Ce monde n'est qu'une illusion, seuls les rêves de la nuit sont vérité. " .

 

 

Maruo a repris ici de façon linéaire le roman de son compatriote. Nous suivons Hirosuke dans sa déchéance morale : l'usurpation d'identité, la construction du paradis artificiel, sa présentation à la femme de Komoda, ses soupçons, qui entraineront une ultime déchéance de la part de Hirosuke.

Le récit devient peu à peu trouble et oppressant et tombe avec subtilité dans la folie du personnage.

Le summum de l'histoire étant la fameuse révélation de cette ile à sa femme (et par la même occasion au lecteur). Maruo y révèle tout son art par la diversité des décors et le souci du détail. Chaque lieu découvert est propice à de nouvelles merveilles.

Le manga dévoilera aussi sur la fin une touche érotique par l'intermédiaire de scènes de sexe très explicites mais qui reste néanmois très "soft", comparé à ce à quoi l'auteur nous avait habitué dans ses oeuvres précédentes (tout est relatif !). On est un maitre de l'éro guro ou on ne l'est pas !

 

Maruo réussit donc avec succès cette adaptation, tout en y intégrant ses propres éléments personnels. On y retrouve l'ambiance malsaine des 2 auteurs, sublimée par un dessin tout en finesse et en richesse.

On regrettera juste la chute un peu abrupte et quelque peu obscure qui laisse le lecteur libre d'interpréter la fin de l'histoire.

 

" L'ile panorama " est donc un manga atypique, pas forcément destiné au grand public, et qui plaira aux amateurs du genre...

 

Mille merci à Aurore qui avait glissé ce manga dans son swap kawai... ! J'étais sure que j'allais aimer !

 

 

A noter : Le roman éponyme de Edogawa Ranpo est hélas épuisé... Si quelqu'un le possède et souhaite s'en débarasser (ou le faire voyager...), je suis fortement intéressée !

 

Sinon, la nouvelle de Edogawa qui fascine le personnage de cette histoire, le domaine d'Arnheim, est à lire en libre accès ici !

 

Vous pouvez lire aussi l'avis de Faelys sur ce manga ici !

 

 

 

Retrouvez d'autres BD du mercredi chez Mango !

 

 

ile panorama 2

 

  Challenge roaarrr

Prix Tezuka 2009


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Published by Choco - dans Manga
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Humeur

Le 26 Août 2013 :
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