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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 08:00

 

puzzle tome 1 1

 

Auteur: IKUEMI Ryo

Editeur : Delcourt

Date de parution : Juin 2010

Prix :  6,25 €

   

 

Yuma est une jeune lycéenne. Tous les matins, elle doit prendre le train pour aller à l'école mais à chaque fois, elle doit subir les mains baladeuses de certains passagers. Tétanisée, elle n'ose jamais crier. Un camarade de classe, Suwa, choisit de l'accompagner pour la protéger. Un jour, Yuma découvre la présence de son prof de biologie, au cours du trajet et se sent attirée peu à peu par cet homme taciturne.


Parallèlement, on suit un groupe de 4 amis, 2 filles, 2 garçons. L'équilibre va être rompu entre eux lorsque l'amour viendra perturber le groupe. Haruta et Maya sont amoureux de la même fille, Kanna, tandis que l'autre jeune fille, Asami, aime secrètement Haruta. Secrets, jalousies, amours non partagés : le drame sea au rendez-vous...

 

Ces 2 histoires indépendantes ne trouvent encore aucune liaison dans ce premier tome mais elles sont appelées à se rejoindre.

Selon l'éditeur, la série va nous présenter le destin croisés de ces personnages au fil des tomes. Nous les verrons évoluer, grandir pour enfin les voir se rencontrer dans le dernier tome.


Difficile donc de se prononcer pour le moment sur ces histoires très classiques d'amour contrariées mais la construction originale semble annoncer du bon !

La première partie se concentre sur Yuma et ses émois amoureux, bien plus compliqués qu'il n'y parait. En quête d'identité, la jeune fille semble perdu et facilement influençable.

La deuxième partie, complètement indépendante, est beaucoup plus sombre. La tension est bien présente et le drame est attendu tout en réussissant à nous surprendre.

Pas d'histoire mièvre et dégoulinante de bons sentiments pour ce shojo intéressant et mature.

 

 

Une série de 13 volumes à suivre pour découvrir ce qu'elle a dans le ventre !

 

 

Vous pouvez lire les premières pages ici !

 


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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 08:00

 

 

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dimanche 9 bis

 

 

 

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Jardin des plantes - Montpellier

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 08:00

 

danseuze d'izu 1

 

Auteur :  Kawabata Yasunari


Editions :

- Albin Michel, 1973, 183 pages, 13€

- Livre de poche, 1984, 124 pages, 4€


 

 

 

 

 

" La danseuze d'Izu "est la première publication de Kawabata. Cette nouvelle, paru en 1926, rendra célèbre celui qui deviendra un des plus grands auteurs japonais. 

Les cinq nouvelles qui composent le recueil ici présent tournent toutes autour du sujet de l'amour, de la beauté des femmes et de la mort, comme on le retrouvera fréquemment dans son oeuvre.

 

La danseuze d'izu (1926) :

Cette première nouvelle, qui donne son nom au recueil, est inspiré de l'expérience personnelle de l' auteur.

En 1918, Kawabata part en voyage vers Izu. Lors de son parcours à pied, il rencontre une troupe de théâtre itinérant.

On retrouve la même trame dans ce récit où le narrateur est fasciné par la beauté d'une des jeunes actrices. Il accorde son chemin à celui de la troupe, lie amitié avec le meneur, Eikichi, pour mieux se rapprocher de sa soeur, la belle Kaoru qui se révèlera très jeune.


  " La lampe de la cabine s'éteignit. Une odeur de poisson frais, de marée, montait vers la bateau et devenait plus intense. Il faisait complètement noir. Je me réchauffais à la tiédeur du corps de mon compagnon et je laissais couler mes pleurs. Ma tête se résolvait en eau claire, qui s'écoulait sans rien laisser en moi ; et j'en éprouvais une douceur paisible. "

 

Elégie (1932) :

Une femme veuve se souvient de son mari et continue à le croire vivant à travers la nature. Parlant aux fleurs, aux plantes, elle continue d'honorer son amour pour lui au delà de la mort.

 

"Quelle est navrante cette coutume des vivants d'invoquer les morts ! mais comme elle est navrante surtout cette croyance que l'être survit en conservant, dans un monde à venir, la forme qui fut déjà sienne dans un monde antérieur !"

 

" Les grandes eaux tumultueuses des massacres, des destructions, ne peuvent donc anéantir ces riens qui ont existé entre un homme et une femme ? "

 

Bestiaire (1933) :

Un homme un peu solitaire élève des oiseaux. Il se passionne pour ces animaux, les regarde vivre, grandir, s'aimer, se battre et mourir avec indifférence. Il n'aime pas les hommes car "les liens sont difficiles à rompre". alors que les animaux tendent "vers un canon de beauté très arbitraire, sans égard pour leur vie ni pour leurs moeurs". Ses réflexions sur les animaux, non dénués de cruauté, l'amène plus loin à se souvenir de Chikako, une danseuse avec qui il a eu une liaison.

 

" Prenons les chiens, par exemple : après avoir eu des colleys, on continue de préférence avec la même race, comme on aime les femmes qui vous rappellent votre premier amour, au point de vouloir, pour finir, en épouser une qui ressemble à celle qu'on a perdue. "

 

Retrouvailles (1946) :

Nous sommes en 1945. Un homme, qui revient de la guerre, assiste à une représentation et aperçoit dans le public une ancienne amante. Leur rencontre fait remonter les souvenirs à la surface et la belle Fujiko s'attache aux pas de Yuzo, lui contant à demi mots les difficultés de sa situation.

 

" Cela rappelait à Yuzo ce qu'il avait aussi ressenti : que l'extrême abnégation et l'extrême égoïsme se confondaient parfois, en un curieux mélange : de la critique de soi-même à la fatuité, de l’altruisme à l’exclusif souci de ses intérêts, de la bienveillance à la méchanceté, de la torpeur à l'excitation. "

 

La lune dans l'eau (1953) :

Un homme invalide et malade se voir forcé de garder le lit. Sa femme Kyoko lui fait alors voir le monde à travers un miroir à main. Observant sa femme en train de jardiner à travers la fenêtre, le mari finit par y découvrir un autre monde, plus étincelant. Kyoko y découvre une autre image d'elle-même.

 

" On ne connait que le reflet de son visage ; ces traits qui vous sont personnels, uniques, vous demeurent invisibles. On se touche la figure chaque jour, comme si les traits que renvoie le miroir étaient ceux de votre vrai visage..."

 

" Pour conserver ce reflet du monde, il aurait sacrifié sa vie. Certain jour, après une forte averse, tous deux contemplaient la lune reflétée dans une flaque d'eau. Cette lune, dont on pouvait à peine dire qu'elle fut l'illusion d'une illusion, resurgit dans le coeur de Kyoko. "

 

 

Voilà donc 5 nouvelles d'une beauté exemplaire, parfois hermétiques et qui nécessiteront pauses et réflexion (ou même plusieurs lectures) pour en comprendre tout le sens. 5 nouvelles qui nous parlent d'amour avec subtilité et non-dits, de la vieillesse et de la beauté de la mort qui exacerbe les sensations et les sentiments.

5 nouvelles contemplatives et poétiques qui souligne l'impermanence du bonheur et l'éphémère de la vie.

 

 

A noter : les traductions françaises existantes sont plutôt anciennes et certaines semblent avoir quelque peu remodelé le sens de certains passages. Par exemple, il semblerait qu'une touche d'homosexualité pointe dans le premier texte qui a été occulté avec la traduction.

Cécile Sakai a étudié ces différences de sens et on peut en trouver quelques exemples ici.

 

 

 


challenge In the mood for Japan


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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 23:50

 

certain-sourire-1.jpg

 

Auteur :  Françoise Sagan

Editions :

-Julliard,162 pages, 16€

- Pocket, 124 pages, 5€

(1ère édition : 1956)

 

 

Dominique est une jeune fille qui s'ennuie. Etudiante à la Sorbonne, elle se laisse doucement vivre et partage son temps avec Bertrand, son petit ami. Un jour, ce dernier lui fait rencontrer son oncle, Luc, un homme plus âgé et marié à la belle et gentille Françoise. Bien que leur histoire soit vouée à l'échec, Dominique et Luc se sentent irrémédiablement attirés l'un vers l'autre...

Peu à peu, Dominique  se rapproche de Luc, en acceptant ses invitations . Une semaine de vacances en tête à tête consomme leur aventure.

 

Ce deuxième roman de françoise Sagan se découpe en 3 parties autour de l'histoire amoureuse de Luc et Dominique. Nous allons suivre Dominique avant, pendant et après son escapade avec Luc.

 

En Dominique, se dessine une jeune femme plongé dans un ennui chronique. Son quotidien est morne et quelconque. Elle ne semble ressentir aucune passion, ni envie pour quoi que ce soit et sa relation avec Bertrand ne semble pas la contenter.

Dominique se laisse donc vivre. Elle laisse les évènements arriver sans et malgré elle. Complètement passive, elle laisse presque les autres décider pour elle.

 

" Au fond, qu'avais je à faire ? Travailler un peu un examen qui ne me mènerait pas à grand-chose, traîner au soleil, être aimé, sans grande réciprocité de ma part, par Bertrand... "


Dominique se laisse donc vivre. Elle laisse les évènements arriver sans et malgré elle. Complètement passive, elle laisse presque les autres décider pour elle.

Aussi, quand le séduisant Luc fait montre d'un intérêt pour la jeune fille, sa vie semble prendre un tour inattendu et aventureux. Tout en écartant la moindre possibilité de tomber amoureux, Luc entraine Dominique dans un jeu amoureux qui débouchera sur une relation brève et sans conséquences. Il l'emmènera passer quelques jours de vacances, en bord de mer, à l'insu de leurs compagnons respectifs. Le séjour se passe dans une ambiance éthérée et Dominique, planant sur son nuage, finira par reconnaitre qu'elle est tombée amoureuse, bien malgré elle.

 

Quand la vérité éclate auprès de leurs proches, elle apporte son lot de souffrances. Dominique, pleine de désillusions, va apprendre les riques de la passion amoureuse. Alors que Françoise avait pris la jeune fille sous son aile, comme la véritable fille qu'elle n'a pas eu, alors que Luc symbolise d'une certaine façon une figure paternelle singulièrement absente ici, Dominique soufrira d'avoir blessé une si tendre amie tout en souffrant de jalousie et du vide laissé après l'amour.

 

" Peut-être le bonheur, chez les gens comme moi, n’est-il qu’une espèce d’absence, absence d’ennuis, absence confiante. A présent je connaissais bien cette absence, de même que parfois en croisant le regard de Luc, l’impression que tout était bien, enfin. Il supportait le monde à ma place. Il me regardait en souriant. Je savais pourquoi il souriait et j’avais aussi envie de sourire. "

 

Sagan a voulu ici faire un roman sur la passion amoureuse. Dominique, plombé d'ennui, aura finalement découvert le sentiment amoureux et ses souffrances. Elle apprendra l'amour, elle le vivra, elle en subira l'échec, et puis elle découvrira qu'on peut vivre avec et continuer à avancer...


  " Je me surpris dans la glace et je me vis sourire. Je ne m’empêchai pas de sourire, je ne pouvais pas. A nouveau, je le savais, j’étais seule. J’eus envie de me dire ce mot à moi-même. Seule. Seule. Mais enfin quoi ? J’étais une femme qui avait aimé un homme. C’était une histoire simple ; il n’y avait pas de quoi faire des grimaces. "

 

Si "Bonjour Tristesse" m'avait étonné par sa psychologie et sa finesse, je n'ai hélas pas vraiment été sensible à ce roman-ci...

J'ai trouvé l'héroine particulièrement énervante et exécrable. Sa passivité donne envie de la secouer à tout prix et les souffrances qu'elle occasionne à ses proches en toute ingénuité ne me l'a pas rendu beaucoup plus sympathique. 

Du coup, n'ayant pu m'attacher à Dominique, je n'ai pas su éprouver une quelconque empathie pour ses sentiments et son histoire amoureuse qui m'a paru bien fade.

La psychologie m'a semblé bien mions poussé que dans son premier roman et m'a donné l'impression d'une banale histoire adolescente.

Ma lecture fut donc à l'image de son personnage : ennuyeuse...

 

Une rencontre ratée ? Une subtilité de lecture incomprise ? Une digestion difficile ^^ ?

 

Vous pouvez découvrir l'avis complètement opposé de Lily et de Cécile.

 

 

 

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Mon classique du mois de juillet avec un peu de retard...

 

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 15:28

 

 

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Jardin des plantes - Montpellier


 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 22:20

 

do you know 1

 

Auteur :  Hirotaka Kisanagi

Editeur : Asuka

Date de parution : Février 2010

Prix : 7,50 €

208 pages

 

 

Shigure et Ryunosuke sont deux jeunes détectives. Hélas, le travail se fait quelque peu désirer et ils sont obligés d'avoir un deuxième boulot pour vivre : serveurs dans un bar, mais n'importe quel bar, un bar gay !

En effet, nous allons découvrir très vite que les 2 hommes sont bien plus que des collègues...


Alors qu'ils doivent repousser les avances des nombreux clients yakusas du bar, ils sont missionnés pour retrouver un chat perdu. Un peu plus tard, il s'agira de pister un infidèle. Les dossiers se suivent mais rapportent peu.

Leur petite vie tranquille va pourtant être bouleversée par l'arrivée inopinée du frère de Ryunosuke qui compte bien l'obliger à prendre la direction du clan de yakusa familial...

 

Ce oneshot yaoi, à l'intrigue plutôt classique, est très agréable à lire.

Le récit est ponctué de scènes d'action bien senties et alterne avec des phases plus intimes. Les scènes de sex hot entre garçons ne vous seront pas épargnés mais rien de vulgaire ici. Les 2 personnages sont même plutôt touchants, révélant peu à peu leurs failles : Shigure a été recueilli dans la rue "comme un chat de gouttière" par Ryunosuke tandis que ce dernier cache un héritage familial difficile.

Les autres personnages secondaires sont aussi plutôt travaillés. Le frère de Ryunosuke semble lui aussi tourmenté par une amitié masculine...

Bref, les choses ne sont jamais aussi simples qu'elles en ont l'air.

L'humour est également bien présent tout en jouant sur le thème de l'homosexualité.

Rien à dire, côté dessins. L'ensemble est soigné, les personnages bien identifiables et les scènes de cul nous épargnent les gros floutages blancs de censure par le soin des cadrages ou des poses.


Un manga bien sympathique donc ! On regrettera juste que l'histoire tienne sur un seul volume. On sent beaucoup de potentiel dans le scénario et les personnages, notamment leur passé et leurs sentiments amoureux qui auraient très bien pu se développer dans d'autres tomes.

 

Un manga, paru précédemment dans Be X Boy, qui plaira aux amateurs du genre donc !

 

Je remercie Lau qui m'a offert ce manga plein de sexy men pour le swap du même nom !!

Je confirme : ils sont bien là...


 

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 09:00


 

 

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Scénariste :  Jim

Dessinateur : Mermoux

Editeur : Vents d'ouest

Date de parution : Avril 2010

Prix : 18 €

156 pages

 

 

 

Imaginez... Il est 2h du mat', vous et votre compagne êtes en train de dormir et vous êtes réveillé par un ami qui vous appelle à l'aide : sa caisse est en rade et il vous demande de venir le chercher à 1h de route de chez vous. Forcément ça énerve. Vous avez juste envie de dormir et ce coup de fil vous pourrit la vie.

 

Et bien, c'est ce qui arrive à Raphaël. Il s'apprête à se recoucher et oublier ce coup de fil mais c'est sans compter sa copine qui lui rappelle que les amis c'est fait pour ça. Raphaël part donc aider Léo avec des pieds de plombs. Alors quand à son arrivée, il comprend que c'était une blague de Léo pour tester ses amis, Raphaël le prend très très mal malgré l'ambiance festive qui règne...

 

«  A 3 heures du mat', ça m'amusait de voir qui viendrait, qui viendrait pas... »

 

Pourtant quelques semaines plus tard, un soir d'ennui, Raphaël se lance à son tour dans ce test stupide pour un résultat bien différent.... et qui sera l'occasion d'une longue discussion entre Raphaël et Léo sur la notion d'amitié.

 

Un test d'amitié stupide certes mais qu'on serait tous curieux d'en connaitre le résultat !

C’est d’ailleurs inspiré d’un épisode de la vie de Jim qui s’est réellement trouvé en rade en pleine nuit… Le premier pote appelé se défile mais la deuxième vient le dépanner. Une expérience qui lui est resté et lui fait dire : «  il m'a semblé que finalement je tenais peut-être là un plus joli départ de fiction que de vraie vie... »

 

Ces deux amis, radicalement différents, aux caractères opposés vont confronter leur idée de l'amitié. Leurs relations n'ont pas toujours été simples. Léo est un homme enjoué, sur de lui et Raphaël, plus renfermé et taciturne, s'est souvent senti en concurrence avec lui. Léo a pleins d'amis, Raphaël n'en a pas vraiment.

La discussion est houleuse et chacun campe sur ses positions. Le poids des années pèse et peut éloigner. Ils ne repartiront pas fâchés mais ne se verront pas avant un moment.

Le temps passe donc et les deux amis se retrouveront à l'occasion d'un repas très spécial, réunissant bon nombre d'entre eux. Léo y révélera ses failles et Raphaël, sa force, ou plutôt la force de l'amitié.

 

Car cet album est une véritable ode à l'amitié.

 

A travers les relations de ces 2 amis, Jim s'interroge sur la valeur de l'amitié. Est-elle mesurable ?  Doit-on toujours être d'accord avec ses amis ? Doit-on se protéger avant de se donner à l'autre ? Peut-on toujours compter sur ses amis ? Peut-on tout leur demander ?

Des questions universelles qu'on s'est tous posés consciemment ou pas.

 

Cet album offre peu d'action et fait la part belle aux discussions intimistes. On y trouvera même un côté théâtral, les scènes étant d’ailleurs découpées en actes.

Le dessin est agréable et met en valeur l’intensité de ces échanges en ne surchargeant pas le décor. L’histoire se passant majoritairement la nuit, les couleurs sont douces et sombres. Le papier donne un rendu mat qui me plait assez et son toucher est extrêmement agréable. On regrettera juste parfois le manque de nuance et de lisibilité.

 

Je dois dire que, pour ma part, cet album m’a complètement bouleversé !

L’amitié étant un sujet qui me tient énormément à cœur, j’ai retrouvé dans cet album tout les paradoxes qu’on peut éprouver dans l’amitié.

La scène finale est d’autant plus forte que le lecteur comprend enfin que malgré leurs différences, leurs désaccords, Raphaël et Léo n’en restent pas moins des amis.

Et être un ami, c’est savoir être là quand l’autre a besoin de vous…Quand c’est réellement nécessaire et pas pour un test à la con…


  "L'amitié, c'est gérer les affinités. L'amour, c'est concilier les différences".

 

Chacun ressentira, vivra cet album selon son vécu. Certains le trouveront peut-être quelconque, peu profond ou que sais-je encore…

Pour ma part, je vous avouerais même que, si j’avais lu cet album chez moi, à l’abri des regards, j’aurais pleuré comme une madeleine…. Ce qui n’est pas peu dire !

 

Bref c’est un album sensible, plein de subtilité qui, après le très chouette « Petites éclipses » des mêmes auteurs, continuent dans la même veine intimiste et vous invitent à vous pencher sur ses élancements du cœur purement désintéressés et dont vous oubliez peut-être parfois l’importance…

 

Et pour la peine, je dédie cet article à mon cher Matthias qui ne le lira probablement pas mais sait-on jamais… 

 

L’avis de Ys que j’ai réussi à convaincre :) J’attends les zotres ! ^^

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 16:00

 

Il était une fois un petit village du livre : le Hobart book village...

 

Il était une fois une librairie : Bibliobarn, installée dans une ancienne grange rénovée.

 

 

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Une librairie qui a une drôle d'annexe dans le jardin....

 

 

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A vos cabanons !!

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 12:30

 

amants papillons 1

 

 

Auteur : Benjamin Lacombe

Editeur : Seuil jeunesse

Date de parution : Novembre 2007

Prix :  18 €

40 pages

 

Naoko est une jeune japonaise, toujours en deuil de sa mère. A ses 14 ans, son père qui l'élève seule décide de l'envoyer à Kyoto pour qu'elle aprenne les bonnes manières et devienne une parfaite épouse. Mais elle, ce qu'elle aime, c'est lire et écrire des haikus, activités peu convenables pour une jeune fille...

Aussi, aidée de la ccomplicité de sa servante, elle s'enfuit déguisée en homme et part étudier la litterature. Son chemin croise celui de Kamo, un beau jeune homme de 16 ans qui va devenir son compagnon de chambre et d'étude. L'amour nait entre eux malgré le déguisement. Puis soudain, le père de Naoko la rappelle pour la marier subitement. Leur histoire d'amour finira alors tragiquement mais se poursuivra dans le corps de deux papillons.

 

Cette histoire toute japonaise est pourtant inspiré d'une ancienne légende chinoise. Une jeune fille, contrainte par les traditions de son rang et de son sexe à se conformer à un mariage de raison reste impuissante et soumise devant la volonté de son père. Elle trouvera la liberté dans la mort et se métamorphosera en papillon, dont la vie est si éphémère.

 

L'histoire de déroule donc devant nos yeux de manière assez froide et détachée. On n'y retruvera pas la subtilité et les non-dits dont les japoanis sont si friands. La fin abrupte se fait innatendue et on regrette que l'album soit si court !

 

amants papillons 2On y retrouvera donc l'univers d'un Japon féodal où les jeunes femmes portent des kimonos, où l'on se déplace à cheval ou en chaise à porteur, où l'on s'éclaire à la lanterne.

Et si cela n'est pas clairement dit dans l'album, Naoko semble bien être appelée à devenir une geisha. En effet, elle évoque les 5 années d'apprentissage pour apprendre à jouer le luth, servir le thé, faire danser les éventails. En effet, les Maikos (apprentis geishas) vont suivrent pendant 5 ans un apprentissage où elles apprendront l'art de tenir compagnie aux hommes : danse, musique, litterature, élégance et mantien, ... avant de devenir de vraies geishas.

Le petit hic de l'histoire, c'est que Naoko porte des kimonos fort décolleté dans la nuque et se farde le visage de blanc (marques vestimentaires des maikos) alors qu'elle n'est pas encore en apprentissage. Sa coiffure en chignon, orné de peigne et d'épingles à cheveux est également typique de cet état. De plus, sa passion de la litterature ne devrait pas être un frein à son éducatin car une geisha se doit d'être très cultivée.

Autre souci : le père de Naoko la rappelle à lui pour la marier. Hors les geishas sont censés être célibataire. Se marier signifie abandonner le métier.

De petites incohérences regrettables donc... L'auteur a-t'il voulu jouer sur le côté extremement esthétique du personnage de geisha ou bien est-ce de l'ignorance ? J'aurais aimé ce souci de la réalité historique...

 

amants papillons 4

Néanmoins, cet album se rattrape par ses illustrations de toute beauté. Etalant une palette variée allant du rouge profond jusqu'au bleu - vert, Lacombe met formidablement en valeur la profondeur et la poésie qui se dégage de ce conte. On notera la branche de cerisier (symbole de beauté éphémère) qui illustre de façon symbolique la derniere planche de l'album où les 2 papillons s'éloignent pour s'aimer en toute liberté.

On relèvera aussi la très belle première page qui dévoile un découpage de papier ajouré qui révèle le beau orangé de la page suivante.

 

Etant peu habituée aux lectures jeunesse, je ne saurais évaluer clairement le niveau de lecture pour les enfants.

L'album pose la question de la mort de façon assez directe et demande surement un accompagnement par un adulte. La transformation des 2 amoureux en papillons et le contexte japonais peu connu peut dérouter et entrainer quelques questions. Il s'agit ici d'un albim qui fait réfléchir et c'est tant mieux !

 

 

"Les amants papillons " est donc un très bel album qui utilise avec brio les codes esthétiques japonais. Je ne peux donc que regretter les erreurs citées ci-dessus sur certains éléments du contenu, qui en aurait fait un album exceptionnel.

 

Les avis de : Cynthia, Emmyne, ...

 

 

Mille merci à Manu qui m'a offert ce superbe album !

 

amants papillons 3

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 12:58

 

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Jardin des plantes - Montpellier

 

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
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