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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 21:00


  La semaine dernière, je vous parlais d'un mystérieux musée....

Aujourd'hui, je vous en dévoile l'intérieur !


Il s'agit du Musée de la Piscine, à Roubaix dans le Nord.


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En effet, c'est dans une ancienne piscine Art Déco des années 30 que ce musée prend place !


Admirez !!


 

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Le bassin est devenu un champ de sculptures

et

les anciennes cabines servent de lieux d'exposition.

 

 

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Des autocollants de couleurs sont donnés à l'entrée pour l'accès aux salles.

Et peu à peu, l'habitude est venu aux visiteurs sortants de les coller sur la porte du musée et sur le mobilier aux alentours.

Résultat : un effet artistique toléré !


Et beaucoup de surprises quand on voit parfois les lieux ou les hauteurs où ces derniers ont été collés !



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http://www.roubaix-lapiscine.com/

 

 

Les autres participants aux Dimanche en photo, chez Liyah !

 


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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 08:00

 

tante henriette 1

 

 

Auteur : Isabelle Dethan

Editeur  Delcourt, Encrages
Date de parution : Mars 2000

Prix : 11,50 Euros 

  90 pages

 

 

 

Tante Henriette est un portrait à la fois romancé et autobiographique de l'auteur Isabelle Dethan. Plongeant dans ses propres souvenirs, elle nous emmène dans les années 70 où Isabelle, alors petite fille, passe des vacances dans le Périgord en compagnie de cette vieille tante.


Son arrivée ne provoque pas l'enthousiasme : cette grand-tante issue de la haute bourgeoisie est un peu spéciale. Henriette a gardé ses habitudes d'autrefois et, malgré sa richesse, a érigé l'économie et l'avarice en vertu. Ses cadeaux proviennent de vente de charité, des élastiques lui servent de lacets, les chocolats qu'elle propose sont coupés en deux pour les faire durer plus longtemps, et la vieille femme n'hésite pas à demander au restaurant les restes du repas pour les emporter chez elle.


Les anecdoctes, non dénuées d'humour, se succèdent et loin de dresser un portrait amer et méchant sur cette femme, elles la rendent plutôt attachantes.

Car Isabelle Dethan va peu à peu remonter la vie de cette femme, son histoire, son parcours de vie et nous expliquer comment et pourquoi elle en est arrivée à ce souci extrême de l'économie et du non gaspillage : de son mariage de raison qui lui a apporté la fortune à la guerre qui imposa une certaine austérité.

Alternant les époques, on découvrira que les évolutions ont été, ô combien importantes, et que Henriette est le résultat de cette société en pleine transformation.

Enfin, cette vieille dame économe se révélera être la seule qui accueillera avec chaleur la jeune allemande, future mère de l'auteur, plutôt mal considéré chez les autres membres de la famille qu'elle n'hésitera pas à critiquer plus loin pour leur appât du gain !

 

Ce portrait doux et tendre est d'autant plus mis en valeur par le beau lavis sépia qu'Isabelle Dethan utilise pour cet album et qui renforce l'impression surannée et sans âge de cette tante Henriette qui n'a pas tout à fait su évoluer avec son temps.

 

A découvrir !

 

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 18:30



Des fois, on se demande ce qui vous arrive...


Manu devait m'envoyer un livre voyageur.

Et puis un jour, j'ai reçu un colis. Un très gros colis.


Je n'ai pas compris. Je n'attendais rien.

J'ai pensé que mon père m'envoyait un de ses énièmes colis de voyage.

mais question date, ça ne collait pas...



Je ne comprenais toujours pas.

Je me suis attaqué au kilo de scotch.

Et puis j'ai enfin pensé à regarder l'expéditeur.

ça venait de Belgique : Manu.

Toujours interloqué, jai continué d'ouvrir le colis.


et à l'intérieur, j'ai découvert ça :

 

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des paquets qui auraient pu rentrer dans le cadre de mon précédent swap kawaii...

que j'ai ouvert avec précaution pour récupérer ces adorables personnages !

 

 

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J'ai déballé et j'ai découvert de sacrés surprises !

 

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- Les amants papillons, de Benjamin Lacombe

sur lequel je bave depuis longtemps (l'auteur ou l'album? gniark gniark ! )


- Hamaguri, le 2ème tome du poids des secrets de Shimazaki

alors que je crie depuis des lustres que je me refuse à les emprunter pour pouvoir mieux me les offrir...


- Dentiste mystérieux à Manhattan, recueil de Woody Allen

dont le titre m'a fait bien rire mais pour d'obscurs raisons personnelles...


- Une carte et 2 marques pages fantastiques trop kawaii !

qui vont parfaitement avec le reste de mon colis kawai toujours étalé dans le salon

(comment ça, je ne range pas mon appart ?!)


- un paquet de Matinettes au chocolat

que je me suis interdite d'ouvrir tant que je n'aurais pas fini ma plaque de chocolat en cours.

(oui je vous le répète, je suis une fille raisonnable !)


- un pot de pâte à tartiner aux spéculoos...

et là, soyons clair, j'ai trouvé mon graal !!

je comprends enfin l'addiction des blogueuses pour ce met délicat car c'est absolumment divin !!!


- 2 cubes pétillants pour le bain aux goûts de vanille et de frambroise

pour lequel j'ai un peu raté mon test mais ça va viendre...


et accessoirement...

-le livre voyageur qu'elle devait m'envoyer...

 

 

Bref, vous aurez compris que j'ai eu un peu de mal à atterir....

Il m'a fallu la lecture de la carte pour comprendre (un peu...)


Manu m'a envoyé un colis

pour rien,

pour le plaisir gratuit de la surprise.


Elle a enquêté auprès de certaines...

et m'a offert une vraie surprise comme je les aime :

innattendue et bourrée de petites attentions personnelles

 

Je dois dire que j'ai été extrêmement touchée par ce geste...

et que je voudrais crier à la face du monde de la blogosphère :

 

 

Manu

Tu es trop gentille !

Je t'aime !!


 

 

 

Et puis, comme souvent les bonheurs se font en série...

 

Saraswati m'a confectionné une chouette pochette à livres réversible, 

à glisser dans mon sac à main !

Vous parlez tous de slat par ci, slat par là...

Mais moi, je n'en avais toujours pas un seul à me mettre sous la main...

 

Voilà qui est fait !

 

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Mille merci à la couturière !!

 

 

 

Bon maintenant, à qui le tour ?


 


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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:15

 

colline empoisonnée 1

 

Auteur : Freddy Nadolny Poustochkine

Editeur  Futuropolis
Date de parution : Juin 2010

Prix : 28 Euros 

352 pages




La colline empoisonnée est un récit en deux parties.

Dans la première, nous sommes au Cambodge et nous suivons un jeune garçon qui commence son apprentissage de moine bouddhiste. L'enseignement se fait avec difficulté. Peu assidu, il préfère dormir et rêvasser, observer les papillons plutôt que de se recueillir et de prier. Un jour, il rencontre une jeune fille qui se passionne aussi pour les papillons avec un camarade de classe, qu'il croisera aussi sur sa route plus loin.

Dans la seconde partie, c'est en France que nous retrouvons un jeune garçon qui vit avec sa mère souvent absente et son grand frère qui le tyrannise un peu, dans une cité plutôt tristounette. Son quotidien se partage entre l'école et son meilleur copain, Moussa. Il sympathise avec une nouvelle élève, réfugiée cambodgienne. Un soir, assommé par une chute, son esprit s'égare au Cambodge, mélangeant les souvenirs racontés par la jeune réfugiée et des rêves dans lesquels on reconnait une continuité avec la première partie. A son réveil, la jeune fille a disparu et semble n'avoir jamais été présente...

 

Ces deux récits si différents sont bien sûr intimement liés. Vous découvrirez à la lecture de la deuxième partie plusieurs éléments qui vous renverront à la première. La jeune fille semble être la même et l'on retrouve la même attirance pour les papillons. Le Cambodge y est également évoqué : l'origine de la jeune fille qui évoquera son souvenir des moines de son pays d'autrefois ; un poste de télévision qui citera de manière furtive l'arrivée des Khmers rouges au pouvoir.

Pourtant, je dois dire que je n'ai pas compris du tout le sens du lien entre ces personnages : rêve, réalité, réincarnation. Aucune clé ne sera donné à l'issue du récit. Du coup, je n'ai pas compris où voulait en venir l'auteur. Je ne sais pas du tout ce qu'il a voulu faire passer dans cet album...


Je m'attendais à une évocation plus forte de l'histoire du Cambodge qui n'est jamais arrivé, ses bouleversements et les répercutions dramatiques sur le quotidien.

Seuls sont mis en avant la richesse du paysage et les rêveries poétiques des personnages.

Le graphisme est par ailleurs plutôt agréable, les couleurs chaudes (comme les robes oranges des moines, les plantes, les papillons, par exemple) egayent avec bonheur les planches et retranscrivent bien l'atmosphère que l'on peut imaginer pour ce pays asiatique.

Soit mais ça ne fait pas du tout...

Au final, il ne se passe pas grand chose et ça en devient un peu long au bout de ces 350 pages lorsqu'on ne comprend pas quel en est le but.

 

Bref, avis mitigé sur ce bel album que j'étais certaine d'apprécier.

Si quelqu'un est capable de me donner la clé de cet album, j'en serais ravie !

 

Pour l'anecdocte, quel sens donner au titre me direz-vous ?

Et bien sachez que colline empoisonnée est la traduction de Tuol Sleng. Il s'agit d'une ancienne école de Phnom Penh, transformée par les khmers rouges en lieu de détention et de torture, plus connu sous le nom de S-21... C'est tout de suite beaucoup moins poétique ! Dommage que l'auteur n'est pas plus exploité l'histoire.

 

 

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 08:00

 

mise en bouche 1

 

 

Auteur : Kyung-Ran Jo

Editeur : Philippe Rey
Date de parution : Avril 2010
Prix : 18 Euros

236 pages

 

 

 

 

Jung Jiwon est une belle jeune femme coréenne à qui tout réussit. Après avoir été assistante du chef de cuisine d'un restaurant italien coté, elle a ouvert une école de cuisine qui l'a rendu célèbre. Son compagnon, Seokju, est un architecte réputé et ils envisagent de nombreux projets ensemble.

Le seul hic, c'est que Seokju vient de lui préférer une ex-mannequin qui plus est, suivait les cours de cuisine de sa rivale !

Bref, Jung a du mal à digérer l'affront et se refuse à accepter que Seokju ne l'aime plus.

Perdant appétit et goût de vivre, elle décide de fermer son école et de retourner travailler dans le restaurant où elle a tout appris.

Ce retour aux sources l'a fait replonger dansl'essence de la cuisine pour laquelle elle essaie de retrouver du plaisir. Elle réapprend les gestes de bases, cherche de nouvelles recettes,...

Mais loin d'oublier son grand amour, elle focalise de plus en plus sur cet abandon. Le chef Nove qui l'obligera un soir à cuisiner pour le couple en question, venus en clients, ne réussira pas à lui faire lâcher prise. Jung Jiwon réussira-t'elle alors à surmonter l'échec de son couple ? Je vous en laisse la surprise !

 

Nous voici ici en plein roman culinaire qui plonge le lecteur dans les coulisses de la cuisine et de sa préparation. L'héroine vit comme elle cuisine et ses plats sont empreints de la tristesse, la passion , la sensualité qu'elle souhaite exprimer.


  " Ce qui compte le plus dans une cuisine n’est pas de savoir à quel point les plats qu’on y prépare sont réussis, mais de s’y sentir bien. "

 

Le récit nous est raconté par la jeune femme qui, sous forme de confidence, nous offre ses états d'âme, le bonheur que la cuisine lui apporte, ses interrogations  ... Elle reviendra sur son passé et son histoire d'amour avec Seokju, permettant ainsi au lecteur de découvrir petit à petit les éléments de l'histoire. 


On pourra noter le parallèle entre la jeune femme et le chien de Seokju. Laissé à Jung Jiwon, le chien attend fidèlement son maitre alors que celui-ci lui préfère une femme qui déteste les chiens. Partageant sa douleur avec lui, Jung en fera un de ses rares interlocuteurs.

Tout comme, le parallèle est fait entre aimer et manger.

 

" L'amour de la bonne chère peut se comparer à l'amour entre un homme et une femme. Un cuisinier et un gourment sont des partenaires idéaux : le cuisinier a pour vocation de rendre les gens heureux avec sa cuisine, le gourmet n'arrête jamais de penser à la bonne chère. Je pense aussi que les gens qui font l'amour passionnément sont certainement des gourmets. "

 

" C'est avec la bouche que l'on exprime l'admiration. Les gourmets savent mieux que personne que les lèvres sont les premiers organes érotiques."

 

Cuisiner est donc une seconde nature pour elle et n'hésitera pas à nous confier quelques recettes bien inspirées (cuisinières, à vos crayons !).

Cherchant le réconfort, c'est pourtant la vengeance qui sera au rendez-vous... Une vengeance qui se dégustera froide et de façon totalement inattendue !

 

Si j'ai lu avec plaisir ce roman, je ne suis pourtant pas spécialement emballée... On compare souvent cet auteur avec Ogawa. Permettez-moi de vous dire que nous en sommes loin... !! et par l'écriture et par l'univers.

L'esprit culinaire qui règne dans le roman est plutôt intéressant. Les envolées au sujet de cet art sont fait avec élégance et subtilité et alternent agréablement avec l'histoire proprement dite.

Mais malgré une fin un peu abrupte et noire, le récit donne une impression de légereté que la simplicité de l'écriture accentue un peu plus. Toucher du bout des doigts, le côté obscur de la force jeune femme aurait été bien plus intéressant, à mon avis. Au final, je suis resté sur sa faim (si je puis dire !).


Bref, une lecture plaisante à découvrir, au moins pour l'aspect culinaire et notre rapport à la nourriture.

 

 

 

 

 

Merci à BOB et aux éditions Philippe Rey !

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 09:30


barberousse 1

 

Auteur : YAMAMOTO Shugoro

Editeur : Rocher
Date de parution : Mars 2009
Prix : 19 Euros

 

 

 


1820, Edo (Tokyo) - Japon.
Fraichement sorti d'une école de médecine hollandaise à Nagasaki, Noboru Yasumoto espère une carrière prestigieuse auprès du Shogun, grace à ses appuis. Pourtant à sa grande déception, il est affecté dans un dispensaire qui soigne gratuitement les indigents, auprès de Kyojo Niide, surnommé Barberousse.
Le jeune ambitieux refuse de s'impliquer et se plaint des conditions de vie.

" Il n'avait aucune intention de rejoindre l'équipe de médecins stagiaires. Il suffisait d'ouvrir les yeux pour se rendre compte que travailler dans ce cadre était salissant et peu stimulant, pour ne pas dire fort ennuyeux."

" On a beau être dans un établissement de soins gratuits, la moindre des choses serait de nous faire dormir sur des tatamis comme tout le monde."

Barberousse, autoritaire et bourru, ne dit rien et décide d'emmener Noboru avec lui dans ses consultations. Peu à peu, le jeune homme découvre des cas divers de maladies souvent liés à des difficultés sociales ou financières. Sa révolte s'assouplit et il devient admiratif devant le travail de son mentor.

barberousse2Ce roman est une formidable approche de la basse société japonaise de l'époque. A travers les portraits des différents patients, on découvrela misère humaine des petites gens : des jeunes filles exploitées pour la prostitution au détriment de leur santé, Oyumi la nymphomane qui tue ses amants suite à différents traumatismes, un garçon de  ans qui vole pour nourrir sa famille, le suicide d'une famille entière pour échapper à la honte et à la misère, un homme qui fait des demandes de mariage compulsives, un vieil homme qui sacrifie sa vie et sa santé pour expier une ancienne faute, ...


Les situations sont dramatiques et on ne peut rester indiférent devant tant de détresse.
Noburu s'éveille à la compassion et finit par adhérer aux réflexions humanistes du médecin.

"Il n'y a rien de plus précieux, de plus beau, de plus pur qu'un être humain. En même temps, rien n'est plus abject, plus infâme, plus stupide, plus pervers, plus avide et plus cruel."

"Pour moi, l'humanité authentique se trouve plutôt chez ceux qui souffrent de la pauvreté et de l'ignorance que chez ceux qui s'enrichissent et mènent des vies prospères ; ce sont les premiers et non les seconds qui ont véritablement espoir en l'avenir."

On y découvrira aussi une critique des politiques de l'époque qui vont réduire les "subventions" du dispensaire pour vivre plus largement, signifiant ainsi la mort de nombreuses personnes, qui ne peuvent payer les consultations.

barberousse3"- Ce que nous pouvons faire actuellement, ce que nous devons commencer à faire, c'est lutter contre la misère et l'ignorance pour pallier les insuffisances de la médecine, tu comprends ? […] Tu peux toujours dire que c'est un problème politique, c'est la façon habituelle de se débarrasser de la question ! Mais qu'est-ce que la politique a fait jusqu'à présent pour éradiquer la misère et l'ignorance, hein ? Prends la misère, simplement : depuis le début du gouvernement d'Edo, il y a eu je ne sais combien de lois et d'ordonnances, mais peux-tu me citer un seul article interdisant de laisser les êtres humains vivre dans le dénuement ? "

Des réflexions qu'on pourrait encore ressortir aujourd'hui....

Le style du roman est simple, sans fioritures mais Yamamoto se reclame du genre de "littérature populaire" et refuse que ses écrits soient considérés comme de la littérature.

Il est à noter que ce roman a été adapté par le célèbre Akira Kurosawa sous le même titre en 1965 avec le légendaire Toshiro Mifune dans le rôle titre. Kurosawa a d'ailleurs repris d'autres titres (non-traduits) pour les films : Sanjuro et Dode's Kaden.

barberousse5(Photos tirées du film de Kurosawa)


Une plongée dans le Japon du 19ème et ses bas fonds à découvrir pour son réalisme et son humanisme.



 
 

Edit du 15 juin :


 

Je ressors ce billet du 7 janvier pour intégrer ce chouette bouquin et son adaptation ciné dans le challenge lunettes noires pour pages blanches !

 

Comme je vous en parlais précédemment, ce roman a été adapté par le grand réalisateur japonais Akira Kurosawa, en 1965. 

On retrouve exactement la trame du roman, que Kurosawa a abrégé à certains endroits mais sans amputer le sens et la densité du texte. Le jeune Yasumoto est envoyé contre son gré auprès de Barberousse pour l'assister dans sa tâche de soigner les plus pauvres. Réfractaire et bien décidé à quitter au plus tôt la clinique, Yasumoto va peu à peu découvrir l'humanité et la générosité de son maître.


Si les anecdoctes médicales sont moins importantes que dans le roman, Kurosawa a su parfaitement les mettre en valeur pour souligner leur caractère poignant.

Chaque malade est prétexte à une histoire édifiante où la misère mène à des actes extrêmes, où les riches vivent dans un excès d'opulence alors ques les pauvres meurent.


barberousse4L'acteur fétiche de Kurosawa, Toshiro Mifune, qui interprète Barberousse donne au personnage un charisme et une prestance sans faille. Mais, alors que le roman nous offrait un personnage complexe et torturé, Mifune interprete un héros plus inébranlable.


Kurosawa déclarera d'ailleurs :

"C'est dans cette direction que j'aurais voulu pousser le personnage. Malheureusement Mifune n'a rien voulu entendre. Il a voulu jouer le personnage qu'il avait en tête, une sorte de héros sublime sans peur et sans reproche, et donc fatalement aussi sans humanité. Son interprétation héroïque, granitique, austère, a faussé le personnage. Mifune n'a pas voulu m'écouter. Alors j'ai décidé de ne plus travailler avec lui. Quand un acteur commence à jouer son propre personnage, c'est fini."

En effet, Barberousse scellera la fin de la collaboration entre Mifune et Kurosawa au bout de 17 ans de travail ensemble...

ça sera aussi sa dernière réalisation en noir et blanc qui se présentera comme un tournant dans son oeuvre.

 

S'il n'est pas, selon moi, le film le plus fort de Kurosawa, entaché surement par la mésentente entre ces 2 figures du cinéma japonais, "Barberousse" reste un film incontournable bourré d'humanisme, pour tout amateur de cinéma japonais !


 

challenge litt et cinema

 

Objectif-PAL.jpg

 

Objectif PAL : # 10

 


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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 13:45


Je rejoins aujourd'hui la team des dimanches en photos initié par Liyah !

 

 

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Mais quel est donc ce musée aux abords si intriguants... ?

 

Certains le reconnaitront-ils ?

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 13:00

 

simple comme l'amour tome 1 1simple comme l'amour tome 2 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur : Fusako Kuramochi

Editeur : Delcourt
Date de parution : Février / Avril 2010
Prix : 6,25 Euros

 

 

 

 

Nous sommes dans un petit village isolé du Japon, où la modernité n'a pas complètement pénétré dans les habitudes de chacun. Les habitants se connaissent tous et l'école du village ne compte que 6 élèves. 3 filles sont au collège, dont la jeune Soyo Migita, et les 3 autres en primaire. Le seul garçon de l'école est le jeune frère de Soyo. Soyo est la plus agée de tous et elle n'hésite pas à s'occuper des plus jeunes.
Aussi est-ce la grande effervescence lorsqu'un nouvel elève est annoncé ! Tout le monde est impatient de l'accueillir mais pour Soyo, c'est enfin la perspective d'avoir un compagnon de son age.
A son arrivée, Soyo déchante vite. Hiromi Osawa arrive de Tokyo et porte un regard quelque peu méprisant sur ses compagnons provinciaux. Pourtant, petit à petit, Soyo découvre son nouveau camarade et finit par s'attacher à lui, bien malgré elle. L'amour rode...
 
Voici un bon petit shojo sympathique à l'intrigue plutôt classique. Une jeune fille tombe amoureuse d'un garçon, au prime abord déplaisant et vit ses premiers sentiments amoureux.
L'histoire est fraiche et romantique à souhait, et la découverte de l'amour de Soyo est assez touchante.
Le décor du village est planté : petite bourgade tranquille où il n'y a pas de médecin et qui ne possède qu'un seul magasin. Il fait bon vivre et personne ne veut de changement. L'arrivée d'un simple bar karaoké fera scandale, accusé de débaucher les habitants !
Tous les habitants se connaissent et les ragots ont bonne presse. Le retour d'une ancienne habitante, abandonnée par son mari, intrigue beaucoup les femmes du village qui l'ont toujours vu d'un mauvais oeil. il s'agit de la mère de Hiromi. Nous allons découvrir qu'elle a bien connu le père de Soyo. Voilà un secret qui couve et qui ne manquera pas d'exploser dans les tomes suivants.
 
Ecrit il y a quinze ans, ce manga ne révolutionne pas le genre d'aujourd'hui et se présente comme une histoire d'amour tout ce qu'il y a de plus banal. L'intrigue peine à démarrer et il faudra attendre le tome 2 pour voir arriver un peu de piquant (le fameux secret, de la jalousie entre filles, l'arrivée du karaoké...).
Bref, rien de bien folichon. ça se laisse lire sans déplaisir.

Un manga qui plaira aux amateurs du genre et aux jeunes filles en fleurs, qui se reconnaitront dans l'héroine !

 

   


simple-comme-l-amour-tome-1-2.jpg


Les premières pages sont à lire ici !

 



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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 09:00

 

 

 

tangram 1

 

 

Inspirée du célèbre jeu ancestral chinois du même nom, cette bibliothèque ludique et originale stimule les fibres créatrices et permet une multitude de combinaisons.


TANGRAM, design de Daniele LAGO pour LAGO
Prix indicatif: de 909 à 1251 €


www.lago.it

 


 

tangram-2.jpg


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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 21:30

 

saint acheul 1

 

Auteur : Sergio Toppi

Editeur : Mosquito
Date de parution : MArs 2010
Prix : 13 Euros

  64  pages  

 

 

 

Vous le savez, je vous en parlais précédemment : Toppi est un dessinateur que j'aime beaucoup !


En 2001, les Editions Mosquito avait fait paraitre son récit "Myetzko" avec "Ogoniok". Celui ci étant désormais épuisé, ils ont décidé de le rééditer différemment en lui ajoutant 2 autres histoires sur le thème de la Grande Guerre.

Cet album se constitue donc de 3 récits autour de la première guerre mondiale.

 

Dans Saint Acheul, 17, un soldat découvre dans les tranchées une pierre préhistorique qui servait d'arme mortelle.

Comme un ours en furie se présente comme les souvenirs du lieutenant Castiglioni qui devra faire face à l'inhumanité de la guerre mais aussi à celle de son colonel.

Myetzko nous conte l'histoire d'une superstition qui lie 2 familles : le capitaine Barborka que son ordonnance, considéré comme sorcier, protégerais du mauvais sort au péril de sa vie...

 

Ces 3 récits qui ont été écrits à des époques différentes prennent ici un sens particulier par leur cohérence et l'unité de ton.

Ces hommes, perdus dans l'enfer de la guerre, perdent toute humanité et laissent parler la bête qui est en eux. Mélangeant histoire et fantastique, Toppi réussit à nous renvoyer à l'aube des civilisations où l'impossible devient possible, où l'homme parvient à déchainer des forces inconnues et destructrices.

 

Le dessin est toujours aussi sublime ! Et comme toujours, il déconstruit la structure de la planche en l'envisageant comme une illustration pleine et entière.

 

Si les amateurs de Bd de qualité ne connaissent pas encore cet auteur, il ne sera que temps de s'y mettre !!

 

Et pour les indécis, sachez que Mosquito vous propose le premier récit dans son intégralité ici !

 

 

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saint-acheul-3.jpg

 

saint-acheul-4.jpg

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
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