Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 19:50

 

lemonaward.jpg

 

 

 

Isa et Grimmy m'ont décernés un Lemon Award et me demande de répondre à quelques questions indiscrètes...

 

 

Signe particulier : Préfère les livres aux humains... sauf lorsqu'il s'agit de sexy men !


Mauvais souvenir : La honte de ma vie...

Au lycée, je suis en pleine discussion avec une amie et ses copines sur les pointures de chaussures (oui c'était hautement intéressant je vous l'accorde...). Mon amie déclare faire du 35. Je m'exclame : mais tu as des pieds de nains ! Le seul problème, c'est que dans le groupe des copines, il y avait justement une nana de petite taille.... Gros blanc collectif... je m'en rends compte de ma bourde et j'enchaine style de rien pour noyer le poisson.... je me suis haïe à ce moment là et vous voyez, 10 ans après, j'en suis encore traumatisée... J'aurais pu ramper sous terre et je n'ai jamais réussi à m'excuser auprès de cette fille que j'ai certainement dû blesser. Bref, toujours faire attention aux expressions toutes faites qu'on utilise au quotidien...

Défaut : Célibataire (comment ça, c'est pas un défaut ?!), vieille ourse des cavernes un peu sourde


Film “bonne mine” : Je ne regarde que des films plombants lol. Bon, je dirais My sassy girl, obscur film coréen qui fait croire au hasard, à la joie de vivre et à l'amour !


Souvenir d'enfance : Je pense aux morceaux de soirées passés dans les escaliers en bois grinçants de la maison pour essayer de regarder la télévision en cachette ! Obligée jusqu'à un age avancé de me coucher à 20h, j'ai développé une technique ninja pour descendre les marches et mémoriser les endroits qui étaient silencieux lol

 

 

J'invite maintenant Aurore, Cynthia et Pickwick à trinquer avec moi !

 

 




Repost 0
Published by Choco - dans Tags et Cie !
commenter cet article
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 23:50

 

montana 1948 1

 

 

Auteur : Larry Watson

 Editeur : Gallmeister, Totem

Date de parution : Avril 2010
Prix : 8 Euros

 ISBN :  9782351785010

  170 pages

 

 

Note : 4 / 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1948, dans le Montana. David Hayden nous raconte ses souvenirs de cet été là. Un été bien particulier qui signera la fin de son enfance et l'entrée dans le monde perverti des adultes.

David a 12 ans et il grandit dans une famille forte, pieuse et respectée dans toute la région. Son grand-père et son père se sont succédés au poste de shérif. Son oncle Frank est un médecin respecté, rescapé de la guerre et la grande fierté du patriarche.

Le clan donne une apparence de stabilité qu'un simple évènement va faire éclater : la nurse indienne de David, Marie Little Soldier, tombe malade. Les parents de David envoient chercher Franck malgré le refus répétée de cette dernière de se faire soigner. A son arrivée, elle hurle et refuse de ne pas rester seule avec lui. Bientôt, la vérité éclatera : Frank est réputé pour profiter sexuellement des jeunes indiennes de la réserve. Le scandale couve puis éclate au sein de la famille. Aucune explication ne sera donné à l'innocent David qui à force d'observation, finira par découvrir les secrets des adultes.

 

Le jeune garçon, à qui on refuse toute discussion, toute explication, n'a pour seul moyen de comprendre pourquoi son oncle Frank est tombé en disgrace que d'observer et d'espionner les grands.

 

" Si j'étais rentré à l'intérieur de la maison, si j'étais resté dans la cuisine ou dans ma chambre, ou à l'inverse si j'étais parti dans la même direction qu'Oncle Franck, je n'aurais jamais entendu la conversation entre mon père et ma mère et j'aurais peut-être gardé toute ma vie des illusions sur ma famille en particulier et sur le genre humain en général. "

 

Cette mise de côté familiale lui est pénible et l'infantilise alors qu'il tend à grandir et souhaite faire la fierté de ses parents.


  " Je voulais être dans la confidence, en savoir plus que ce que mes écoutes indiscrètes m'avaient appris. Je crois que j'aspirais surtout à être considéré comme un adulte, à pouvoir écouter mes parents discuter de l'affaire en ma présence, à ce qu'on ne me demande plus de m'éloigner, à ne plus avoir à constater qu'on se taisait à mon approche ou, pire encore, qu'on parlait en langage codé, comme si j'étais un bébé qu'on pouvait tenir dans l'ignorance en épelant les mots en ma présence. "

 

Il va découvrir que les membres de la famille cachent aussi des côtés sombres. L'oncle Franck qui viole des filles en position de faiblesse, le grand-père qui a toujours préféré Franck à son autre fils Wesley, Wesley qui s'est conformé à l'avenir tracé par son père sans se rebeller,...

 

"Cependant, ce que j'entendis annonçait une telle rupture dans nos existences, un tel abîme séparant désormais ce que nous étions de ce que nous ne serions plus jamais, qu'il faudrait, semble-t-il, mesurer le temps à cette aune."


La vie dans cette petite ville reculée est également mise en cause. Les shérifs se voient réélus années après années, sans véritable questionnements des habitants. Habitants chez qui on sent un certain racisme de façon sous-jacente. Les moqueries au sujets des indiennes et leur peur de ce qui est "évolué", comme la médecine moderne reflète bien le mépris auquel est soumise cette population parquée dans des réserves.


Montana, 1948, est un petit roman subtil qui aborde finalement de nombreux thèmes : passage à l'age adulte avec la perte des illusions, relations père-fils compliqués et manquant de dialogue à chaque génération, relation entre frères si différents, et enfin la question du choix. Wesley, shérif de la ville, doit-il appliquer la loi et dénoncer son frère ou se taire pour préserver à tout pris la cellule familiale ?

Un dilemmne qui se terminera par un drame et ne laissera personne indemme.


Inutile de vous dire que Gallmeister a une fois de plus, ressorti de l'ombre ( le titre est sorti autrefois en 10/18) une très belle pépite !

Remarquable de justesse dans l'expression des sentiments du jeune David comme dans l'ambiance traditionnaliste d'une petite ville, Larry Watson nous offre ici un récit qui alterne entre innocence et corruption et réussit à happer le lecteur dans cette sombre histoire familiale qu'on ne lâche pas jusqu'à la fin !


Forcément, à découvrir... Forcément !!



Le très bel avis de Ys ainsi que Cuné, ... D'autres ?

 

 

challenge-litt--US.jpg

 

Repost 0
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 00:30

 

empoisonneuse 1

 

 

  Scénariste : Peer Meter

Dessinateur : Barbara Yelin

 Editeur : Actes Sud, L'an 2

Date de parution : Avril 2010
Prix : 22 Euros

 ISBN :  9782742789610

  190 pages

 

 

Note : 3 / 5

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes en Allemagne. Nous assistons à une conversation entre deux dames, lorsqu'on annonce que le train dans lequel elles voyagent va devoir être détourné sur Brême. La plus vieille semble être très éprouvé par le fait, à la grande surprise de sa compagne. Celle-ci se met alors à lui raconter son voyage à Brême effectué dans son jeune temps.


Transportés au début du 19è siècle, nous allons suivre l'escapade d'une jeune auteur, bien décidée à donner à son éditeur un récit de voyage dans la ville de Brême, réputée pour son libéralisme.

Echappant à son chaperon, elle découvre une ville en effervesence qui se prépare à éxécuter une criminelle.

Accusée d'avoir assassinée de nombreuses personnes dont ses maris et ses enfants, Gesche Gottfried était pourtant une personne appréciée de tous, qui donnait de son temps auprès des orphelins.


Notre femme écrivain va dès lors s'intéresser de près à cette meurtrière et s'attirer les foudres de certaines personnes que ses questions vont déranger. En effet, malgré les symptômes et les soupçons qui ont pesés sur la Gottfried et les morts qui l'ont entourés, personne n'a jamais rien empêché. Reconnaitre la folie et la maladie de cette femme serait aussi reconnaitre la culpabilité des médecins et de la ville qui aurait laissé faire la jeune femme.

Une raison majeure qui concourt à sacrifier la pauvre femme...


A travers l'histoire de l'empoisonneuse, les auteurs n'hésitent pas à dénoncer la bonne société bourgeoise de l'époque. Brême, réputée ville libre, se révèlera sombre, hypocrite et même rétrograde.

Les femmes sont sous-considérées  et la narratrice, indépendante et écrivain de surcroit, doit faire face à la mysogynie ambiante.


" une femme n'est finalement rien d'autre qu'un degré intermédiaire entre l'enfant et l'homme, donc pas vraiment une personne, tout au plus un être immature..."


A côté de ça, la question de la peine de mort est également mise en avant. Servant d'exemple et permettant aux notables de la ville de fuir leurs propres responsabilités, elle supprime les problèmes sans les régler.

 

L'album est très travaillé graphiquement. De très jolis crayonnés noir donnent une ambiance sombre qui convient très bien à cette histoire mortifère.

 

Une histoire intéressante à découvrir, d'autant plus qu'elle est basée sur des faits réels...

 

 

 

 

 

empoisonneuse-2.jpg

 

 

 

empoisonneuse-3.jpg

 

 

empoisonneuse-4.jpg

Repost 0
Published by Choco - dans A importer
commenter cet article
20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:00

 

 

SELF PORTRAIT DU JEUDI





Le principe : faire un autoportrait

Le thème du jour : Un chiffre

 

 

SPJ-4.jpg

 

Alors, pourquoi 59.... ?

 


SPJ 4 bis

 

 

Pour voir les autres participantes, c'est ici !

 

 


Repost 0
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 18:08

 

 

Voici enfin les résultats du concours que je vous proposais il y a quelques jours !

 

Empêchée de trancher pour une petite question technique, j'ai dû reporter ma décision finale...

J'espère que vous voudrez bien m'excuser pour le retard !

 

 

 

L'heureux(se) gagnant(e) est donc...... tadam....

 

 

KIKINE !!!

 

 

 

Qui m'a fait beaucoup rire avec sa réponse tellement concrète que, je dois bien vous l'avouer maintenant, j'ai cru au début qu'il s'agissait d'une VRAIE définition !

Enfin d'un sens inconnu de moi venu de sa contrée lointaine, le Canada 

Bon j'ai fini par découvrir le pot aux roses, tout de même !

 

Bref, j'ai adoré cette définition et je crois que je ne suis pas la seule !

 

Kikine ne vit pas en France et la question technique qui attendait réponse était de savoir si l'envoi pouvait se faire au Québec !!

Et bien heureusement pour elle, la réponse est oui !

 

Merci à toi pour ton imagination fertile !

Envoie-moi ton adresse !

 

   

Merci aussi à InColdBlog pour sa contraction linguistique bien trouvée, à Nanou qui a évoqué avec humour son slacker personnel, à Grimmy qui aime les hommes baffeurs, à Clara qui les préfère avec de beaux culs !, à King qui l'a joué Inside blog !

 

 

Merci aux Editions 10-18 pour le concours ! 

 

Repost 0
Published by Choco - dans Tags et Cie !
commenter cet article
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:00

 

vol du paon 1

 

 

 

Auteur : Elodie Bernard

 Editeur : Gallimard, Le sentiment géographique

Date de parution : Avril 2010
Prix : 17,90 Euros

 ISBN :  9782070124954

224 pages

 

 

Note : 4 / 5

 

 

 

 

 

 

 

Elodie Bernard est une jeune femme qui a des couilles.

Nous sommes en 2008, la Chine va accueillir les jeux olympiques dans quelques semaines et des émeutes ont éclatées à Lhassa. Elodie a 24 ans et décide alors de partir pour le Tibet rencontrer la population tibétaine. Partir oui, mais elle fait le choix de pénétrer illégalement au Tibet, en dehors des groupes organisés imposés par les chinois.

 

vol-du-paon-4.jpg

 

Partie de Pékin en train, elle arrive à Xining, dans la région du Qinghai, aux portes du Tibet.

La voilà seule, sac au dos, qui va tenter de passer la frontière historique du Tibet sans aucune autorisation.

Cherchant un bus qui pourrait l'y conduire, elle se voit refuser l'accès, faute de laissez passer.

Elle s'enfonce alors dans la campagne environnante et croise sur sa route de nombreux petits villages reculés. Son avancée se fera alors au gré du hasard et de ses rencontres.

Car les rencontres se feront nombreuses. Tibétains comme chinois lui ouvrent leur porte et parfois même leur coeur.


En anglais et avec les quelques rudiments de tibétains qu'elle possède, Elodie va découvrir peu à peu le quotidien d'un peuple qui vit sous surveillance.

La police chinoise est omniprésente et infiltre même la population pour mieux dénoncer ceux qui menacent la sécurité intérieure. De nombreux tibétains disparaissent et personne ne connait leur sort. La peur règne chez les civils et sont encouragés à l'autocensure et même à dénoncer leurs voisins pour mieux se préserver. Accueillir une étrangère est d'ailleurs interdit et même très dangereux pour ses hôtes qui risquent la prison et bien plus encore. Les rencontres se feront souvent la nuit tombée, à l'abri des regards.

 

vol-du-paon-3.jpg


Pourtant les habitants, moines et religieux n'hésiteront pas à se confier à elle. Ils évoqueront la difficulté de conserver leur culture dans une société qui la stigmatise. Le tibétain n'est enseigné qu'en école primaire et l'administration a banni cette langue. Le tibétain ne sert donc plus à rien et les jeunes finissent par ne plus savoir le parler. On découvrira une littérature tibétaine prolifique mais peu traduite, les problèmes liés aux mariages inter-raciaux, la menace de la succession du Dalai-Lama, les meurtres gratuits, le choix de fuit en Inde ou de rester, les caméras de surveillance qui observent tout, le statut de la femme qui est moindre dans la société chinoise, etc...

Ils parleront aussi du nouveau confort : les bourses qui permettent d'aller étudier à Pékin, les vêtements plus confortables,...

 

Réussissant à atteindre Lhassa, elle découvrira une ville vérolée par l'arrivée des chinois : les maisons traditionnelles qui sont détruites au profit d'immeubles modernes, les prostituées qui essaiment dns les rues d'une ville pieuse et la culture religieuse détournée au profit du tourisme et du commerce.

 

vol-du-paon-2.jpg

 

Dans un récit très fouillé, ponctué de passages historiques et culturels qui éclaireront le néophyte, Elodie Bernard arrive à évoquer toute la difficulté pour les tibétains de se construire une nouvelle identité, entre traditions et modernité chinoise. Société en pleine transition, le Tibet s'affirme de plus en plus et les populations s'unissent peu à peu dans la révolte. La voyageuse livre un essai sans parti pris et laisse son lecteur seul juge des faits qui parlent d'eux-même.

 


Tout ceux que le Tibet intéresse doivent lire ce témoignage passionnant et extremement fort qui apporte un regard différent sur l'intimité d'une population chaleureuse mais cachée au monde.


" - Jamais un peuple ne pourra s'habituer à la présence d'un autre peuple qui s'est imposé chez lui par la force et non par consentement social. " nous dira une jeune tibétaine.


" Voir les files de camions militaires bâchés sur les axes routiers, voir les godasses des soldats fouler la ronde pieuse, ce sont là des signes de la tragédie qui se joue sur leur propre territoire, tel le mauvais ressac d’un mer sale dont on ne se débarrasserait  jamais. "

 

 

A noter : Gallimard lance ici une nouvelle collection de récits de voyage

intitulée "Le sentiment géographique".


Ils viennent de paraitre également :

- Le voyage d'Allemagne, de philippe Barthelet et Eric Heitz

- La martre et le léopard, de Jean-Marie Laclavetine

 

A découvrir et à suivre pour les amateurs !

 


Repost 0
16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 08:00

 

Aujourd'hui, je vous présente Su Blackwell, encore une nana qui sait manier le scalpel !


L'artiste anglaise réalise des oeuvres en papier découpé dans des livres et donne vie à certains personnages de contes : vous pourrez y découvrir Peter Pan et ALice au pays des merveilles.

Résultat : des petites scènes romantiques à souhait !

 


"Le papier a été utilisé depuis son invention pour la communication : entre humains ou dans une tentative de communiquer avec l'invisible. J'emploie ce moyen fragile, accessible et utilise des procédures destructrices et irréversibles pour réfléchir sur la précarité du monde que nous habitons et la fragilité de notre vie, rêves et ambitions."

 

 

 

Edit du 19 Mai :


Contrairement à ce que je disais dans les commentaires, Georgia Russell expose en France !

Elle sera exposé à Marseille du 29 mai au 27 juin 2010 à la Galerie Dukan&Hourdequin

 

Si vous êtes dans le coin, ne la ratez-pas !


http://www.dukanhourdequin.com


 

 


blackwell-1.jpg

 

blackwell-2.jpg

 

 

blackwell-3.jpg

 

 

blackwell-4.jpg

 

 

blackwell-5.jpg

 

blackwell-6.jpg

 

blackwell-7.jpg

 

 

blackwell-8.jpg

 

 

blackwell-9.jpg

 

 

blackwell-10.jpg

 

 

blackwell-11.jpg

 

blackwell-12.jpg

 

 

blackwell-13.jpg

 

 

blackwell-14.jpg

 

 

blackwell-15.jpg

 

 

N' hésitez pas à aller voir sur son site son travail en vidéo !

 

 

http://www.sublackwell.co.uk/

 


Repost 0
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 19:20

   syndrome 1866 1

Auteur : Naoyuki Ochai

 Editeur : Delcourt

Date de parution : Mars 2010
Prix : 7,50 Euros

 ISBN :  9782756016931

228 pages

 

 

Note : 3 / 5

 

 

 

 

 

 

 

 

Miroku est un jeune homme promis à un bel avenir. Malgré les difficultés, sa soeur lui paye ses études et s'est même mariée à un homme argenté. Pourtant, Miroku a abandonné l'école et vis reclus dans son studio qui ressemble de plus en plus à un dépotoir.
Il refuse de plus en plus la société et ses perversions, et accuse sa soeur de s'être vendu à son mari.
Lorsque sa route croise celui d'une jeune fille, obligée de se prostituer par ses camarades de classe, son dégoût n'en est que plus fort.
Il décide de suivre Hikaru, la meneuse des persécutrices pour mieux la détruire et la tuer (?) ...

Adaptation très libre du roman "crime et chatiment" de Dostoievski, le premier tome de ce manga met en place l'histoire et les personnages dans un contexte bien sombre. Un jeune homme exécré par la société dans laquelle il vit décide de faire justice lui-même. Laissant libre cours à ses délires meurtriers, Miroku va t'il tomber dans la violence qu'il dénonce ?

Les personnages ont des profils psychologiques complexes. Miroku est plutôt ambivalent avec son côté à la fois rebelle de la société qui va choisir la violence et ses doutes quant au bien fondé de son action. Egoiste au point de refuser de voir le sacrifice personnel de sa soeur et enervant par son immobilisme, il se décidera pourtant à bouger. Rejetant la morale admise, refusant de fermer les yeux sur les injustices et les humiliations comme ses congénères, il va s'arroger le statut de sauveur du monde. Il justifiera son action sur les propos d'un militaire qui déclarera que les pertes civiles lors d'un bombradement sont un mal nécessaire.
« Nous leur apporterons la liberté et la démocratie. Ne pensez-vous pas qu'à lui seul, l'accomplissement de cette juste cause rachètera le sang versé ? »
L'étudiante qui se la joue maquerelle est absolument antipathique. Son attitude envers ses camarades de classe qu'elle rabaisse et humilie avec plaisir est à vomir.
Dès lors, Miroku va se lancer dans une enquête auprès de hikaru, la persécutrice, pénétrer son univers et plonger bien malgré lui dans l'horreur.

Le manga n'hésite pas à dénoncer la société japonaise : ses étudiantes qui se prostituent pour s'offrir des marques de luxe, le problème des brimades (ijime) subies par des individus exclus de groupes définis, les mariages de complaisance, l'armée américaine qui bombarde sans scrupule des civils, ,...
Miroku se révolte et trouvera lui-même la justification de ses actes dans le fait que l'élimination de certaines personnes ne peut être que bénéfique pour la société...

Bref, une intrigue torturé et psychologique qui, cependant, n'avance pas encore beaucoup dans ce tome d'introduction mais qui présage une suite intéressante.

A réserver à un public averti !

Un avis bien plus intéressant chez Yozone
Les premières pages peuvent être lus ici !

 

 

Repost 0
Published by Choco - dans Manga
commenter cet article
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 14:35


juliet naked


Une fois n'est pas coutume, je vous propose aujourd'hui un petit concours pour gagner le nouveau roman de Nick Horny : Juliet,Naked qui vient de paraitre chez 10-18.


Après avoir planché sur l'auteur, imaginer des titres abracadabrants ou tout simplement laisser un commentaire chez d'autres blogueuses,

je vous propose de réveiller vos neurones !


Nick Hornby est connu pour sa passion de la musique qu'il intègre allègrement dans ses romans mais aussi pour ses personnages de "slacker"...


Je vous invite donc à me donner votre définition du slacker,

sachant que celle qui me fera le plus rire remportera le livre...

 


 

Réponses dans les commentaires.

Date limite de participation : samedi 15 Mai à 23h59.

Résultat : Lundi !


 

Repost 0
Published by Choco - dans Tags et Cie !
commenter cet article
11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 23:58

 

tete de chien 1

 

 

 

Auteur : Morten Ramsland

 

 Editions :


 Gallimard, 2008 - 22,50€ - 448 pages


Folio, 2010 - 7,70€ - 464 pages

    

 

Note : 5 / 5

 

 

 

" La réalité n’est pas pour les enfants "

 

 

 

 

Le récit débute en Allemagne. Askild, le grand-père du narrateur, fuit les allemands et leurs camps à toutes jambes. Puis nous voilà transporté en Norvège (et plus tard au Danemark) où on retrouve le même homme désormais grand-père. Un homme difficile qui rudoie ses petits-enfants et refuse de parler de son séjour en Allemagne qui l'a changé à tout jamais. Justement, c'est son petit fils Asger qui nous raconte son histoire. Son histoire mais aussi celle de la famille toute entière sur plusieurs générations. Sa grand-mère est mourrante et il décide de se pencher sur l'histoire familiale.


Dès lors va s'ouvrir devant nos yeux une histoire de famille complexe, douloureuse mais aussi extremement réjouissante !

Car si les premières pages laissent présager un contexte familial difficile et un roman plombant, le lecteur est très vite rassuré par la tournure ironique que prend une narration haute en couleur.

 

tete-de-chien-2.jpgAlternant les époques, le récit nous plonge, de façon très fouillée, dans l'histoire de cette famille.

Asger mélange les temps, revient à son présent pour mieux repartir dans le passé. Si on est un peu perdu au début par l'abondonce de personnages, on finit par identifier chaque membre de la famille tant leurs portraits sont bien troussés.


Askild se prend de passion pour la peinture et le cubisme qu'il introduit dans ses plans d'ingénieur de chantier naval, au grand dam de ses employeurs déjà excédés par son alcoolisme. Sa femme Bjork accouche de son premier enfant au dessus de la cuvette des toilettes et il faut repêcher le gamin plein de merde en tirant sur le cordon ombilical. Le dit fils ( "Feuilles de chou") a des oreilles surdimensionnés que les gamins du quartier bourrent de merde d'anguilles. Sa mère l'obligera alors à porter le "truc de merde", instrument coercitif qui l'empêche de bouger. Sa soeur Anne Katrine handicapé mentale ("grosse Tomate" ou "La merdeuse") excerce une affection un peu tendancieuse envers son neveu alors que son frère Knut  balance tout par la fenêtre. L'oncle "Tête de pomme" s'engage sur un navire pour fuir la jeune fille qu'il a mis enceinte pour mieux revenir quelques années plus tard, tatoué de partout et même de la verge qui arbore le prénom de la demoiselle en question... C'est lui aussi qui enverra des boites de conserves bourrés d'air pur à sa grand-mère clouée au lit.

Il y aura aussi "La dent dure", "Madame Maman", "LA Bonde", et le fameux "Tete de chien", monstre caché dans la cave qui sera le déclencheur d'un autre drame dont Asger porte encore le poids...

Bref, j'en passe bien plus encore !

 

Doté d'un humour féroce qui n'épargne personne, l'auteur dresse un portrait jouissif, rien de moins, de cette famille un peu barrée qui passe son temps à déménager, tel le cirque ambulant pour lesquels on les prendra une fois.

Leur quotidien minable est enjolivé par des fulgurances langagières et des passages absolument extravagants qu'on prend plaisir à voir se dérouler sous nos yeux.

 

" - Dieu est venu cette nuit, et Il a emporté tes chatons.
Voilà ce qu'avait dit un jour Hans Carlo Petersen, le précédent patron de l'atelier d'encadrement, à sa fille Leila, alors âgée de six ans, en lui tapotant doucement la tête de cette même main qui, la veille au soir, avait mis les sept chatons dans un sac avant de les noyer dans le ruisseau derrière la maison. Leila, à qui son père venait d'offrir une grosse glace, sentit un goût amer se mêler à celui de la crème glacée. Cinq ans plus tard, lorsqu'il vint la chercher chez sa tante maternelle et la conduisit au bord du lac où il acheta la plus grosse glace du marchand, il déclara : «Dieu est venu cette nuit, et Il a emporté ta mère.» Par ces mots, il ne causa pas seulement un profond cha
grin à sa fille, mais il lui inspira une aversion durable à l'égard de Dieu et des sucreries. "


Distribuant les histoires des uns et des autres sans y toucher, Asger remonte le fil de sa famille, de ses traumatismes, des non-dits qui lui ont permis malgré tout de se former et de rester lié malgré les aléas. A la fois pathétiques et débridés, ces anecdoctes familiales sont le terreau fertile de sa propre identité construit sur la honte et la culpabilité.

 

" Stinne et moi, nous n'avions plus envie d'entendre des histoires. Elles trainaient avec elles un je-ne-sais-quoi de douloureux et de mensonger. À cette époque, aucun de nous ne savait que ces histoires formaient le ciment qui liait notre famille, et c'est seulement quand elles ont disparu que tout a commencé à s'effriter, et que nous nous sommes dispersés aux quatre vents. "


Alternant entre drame, ironie et récit d'initiation, Ramsland a su créer une grande saga familiale hors-norme qui loin du misérabilisme attendu plonge dans la drôlerie et l'inventivité.


Un grand roman ! Ne le ratez surtout pas !!!



J'ai cherché d'autres avis sur la blogosphère mais en vain....

(faites moi signe si je vous ai raté !)

 

L'avis enthousiaste de Picwick qui vient d'arriver !


Mais comment ce fantastique roman a-t'il bien pu passer à travers les mailles du filet !?

Sa toute nouvelle parution en poche devrait vous aider à palier cette erreur !

 

Vous l'aurez compris, c'est un véritable coup de coeur pour moi !


livre-coeur4.jpg

 

 

Une découverte que je dois à BOB ! Mille merci !

 

logotwitter2.jpg

Repost 0

Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
Suivez moi désormais sur :

 

Rechercher