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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 01:00

 

septembre en t'attendant 1

 

 

Scénariste : Alissa Torres

Dessinateur : Choi, Sungyoon

 Editeur : Casterman, Ecritures

Date de parution : Septembre 2009
Prix : 18 Euros

 ISBN :  9782203014374

215 pages

 

 

Note : 1,5 / 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alissa Torres est enceinte de 7 mois. Son mari d'orinine colombienne vient de décrocher un nouveau boulot d'agent de change dans les bureaux du World Trade Center. Nous sommes le 11 Septembre 2001 et vous connaissez la suite...

Alissa découvre à la télévision les attentats et tente de rejoindre son compagnon. Bloquée dans les embouteillages, avec son gros ventre, elle ne parviendra pas à le retrouver. Et pour cause, comme des milliers d'autres, il périra dans les tours jumelles.

Commence alors pour la jeune femme, un vétiable parcours du combattant pour faire valoir ses droits d'épouse et de mère, et offrir à son fils une vie décente.

 

Vous l'aurez compris, Alissa Torrès raconte ici sa propre histoire. Nous allons découvrir sa rencontre avec Luis, jeune immigré avec qui tout va très vite : mariage, maison et enfin bébé.

Lorsqu'elle devient prématurément veuve, le ciel lui tombe sur la tête (sans mauvais jeu de mot). Tout d'abord incrédule, elle se persuade que son mari va finir par revenir à la maison. Puis, elle découvre qu'il fait partie de ceux qui ont sautés par la fenêtre...

 

Seule, enceinte et sans travail, Alissa doit très vite faire face aux difficultés économiques. De nombreuses organisations caritatives offrant leur aide aux familles des victimes, elle s'engage dans un laborieux processus administratif où elle doit monter de lourds dossiers, prouver que son mari était bien un employé de la firme, qu'il n'était pas un immigré clandestin, donner des justificatifs de toutes sortes et réclamer l'argent qu'on lui as promis pour payer ses factures et les couches du petit garçon qui est né entre temps.

Elle va évoquer sa solitude, les proches qui s'éloignent à qui on n'a plus rien à dire, la compassion du début face aux victimes du drame qui s'efface peu à peu,...

 

Alissa Torres nous plonge donc dans un parcours personnel mais hélas, bien trop personnel à mon goût...

Je dois dire que j'ai été très surprise de ne pas voir la tendre jeune femme en épouse éplorée. Loin de tomber dans le larmoyant, j'ai ressenti à grand peine sa souffrance devant la disparition de son mari pour me noyer dans le dédale des démarches administratives. Focalisant sur ses difficultés économiques que l'auteur nous offre jusqu'à plus soif, j'ai trouvé que l'aspect plus "humain" et plus sensible n'était finalement pas franchement présent dans cet album où on attendait tout de même plus concrètement un tant soit peu de tristesse face à cette perte.

Tout l'album tourne autour de sa petite vie. Aucun parallèle n'est fait avec les autres victimes et on a l'impression que seule sa situation compte. Bref, à l'instar de ses propres amis, j'ai fini par être très agacé de ses récriminations constantes, de ses plaintes et de ses réclamations systématiques pour obtenir de l'argent.

La jeune femme vit un deuil, d'accord c'est difficile, son mari est mort et elle doit assumer toute seule. Dans son cas, les attentats sont la cause du décès. Mais comment font les familles de décès par accident, par meurtre, par maladie ? Sont-ils tous à quémander sans arrêt de l'argent ?

En gros, j'ai fini par être choqué de son statut d'assistée dans lequel elle s'enferre sans se poser de questions. Elle réclame des indemnités qu'elle estime lui revenir de droit et s'étonne que ses proches ne comprennent pas ses difficultés.

 

On y trouvera tout de même une critique intéressante de l'Etat américain dans sa façon de gérer le drame, l'obscénité des médias qui utilisent les victimes pour faire de l'audience mais pas suffisamment pour me faire oublier les plaintes de l'auteur / héroine...

 

Bref, je suis restée totalement hermétique à cet album qui en plus n'offre pas un dessin exceptionnel.

 


Pour voir d'autres avis :

ClarabelJoelle plus enthousiastes et Mo' la fée et Esmeraldae plus mitigées.

 

 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 21:50


temps suspendu 1

 

 

 

 

Auteur : Valeria Parella

 Editeur : Seuil

Date de parution : Avril 2010
Prix : 16,50 Euros

 ISBN : 9782020985000

154 pages

 

 

Note : 3 / 5

 

 

 

 

 

 

Maria a 42 ans et elle est enceinte. Un choix tardif, un père qui n'assume pas et une petite fille qui arrivera trop vite. Irène est prématurée et va devoir vivre en couveuse, relié à la mécanique médicale, luttant entre la vie et la mort. 

Sa mère, seule et plongée dans l'attente et l'incertitude, nous confie alors des bribes de sa vie, de son travail et de l'insupportable attente.

 

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Dans ce texte touchant, l'auteur nous entraine dans le quotidien des mères de prématurés. On vit avec Maria les visites quotidiennes à l'hopital, le manque de compassion des médecins qui n'osent se prononcer, le soutien mutuel entre mères, les amis qu'on n'osent plus appeler car la situation n'évolue pas, et surtout l'incertitude quant à l'avenir de la petite Irène.

Une incertitude qui rend folle, qui empêche de penser, de travailler, qui exige des réponses même négatives, des statistiques, qui ne viennent pas.

 

Maria va vivre pendant 2 mois dans une sorte d'état intermédiaire, un temps suspendu, à attendre la deuxième naissance de sa fille. On sent qu'elle n'ose pas s'attacher encore à ce petit être qui peut disparaitre du jour au lendemain, à ce bébé qu'elle n'a pourtant pas encore serré dans ces bras.

 

 

La construction du roman évoque à elle-seule ce refus de s'impliquer trop. L'ambiance cottonneuse de ce roman ne tombe pas dans le voyeurisme ou le larmoyant. L'auteur sait ouvrir des espaces plus légers dans sa narration. Au lieu de s'enfoncer trop dans ses sentiments difficiles, Maria fuit la douleur en se remémorant son passé, son enfance. Elle évoque son travail de professeur en formation continue, ses relations amicales avec ses étudiants : des immigrés, des travailleurs en marge qui cherchent tous à rebondir et qui, à leur façon, vont symboliser un autre genre de combat. Ils auront en commun la même envie de s'en sortir et de trouver leur place.

 

Même s'il a manqué du petit truc qui fait la différence, "Le temps suspendu" est un doux récit mélancolique et pudique d'une belle plume en devenir.



  " Si les yeux coulaient, c'était à cause de cette tension oculaire de cabinet des merveilles. Et nous là-dedans, nous étions des expériences de médecins sorciers, des mains entrant par les hublots pour ramener à la vie ce dont nous avions accouché. Nous étions prisonnières d'un ghetto et aucune de nous ne possédait le mot à introduire dans la bouche de son golem. "

 

 

 

Les avis de Théoma, Kathel, Mango, Amanda, Cathulu, Aifelle, Sylire, ...

 

 

 

Merci à Suzanne !

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( illustration : peinture d'Hammershoi)


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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 18:00

 

odeur des pommes 1

 

 

Auteur : Mark Behr

 Editeur : JC Lattès

Date de parution : Mars 2010
Prix : 20 Euros

 ISBN : 9782709629515

 

 

 

Note : 3,5 / 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

odeur des pommes 4

Nous sommes en 1973, en Afrique du Sud. Marnus est un jeune garçon de 10 ans de famille afrikaner. Leur situation est confortable, ils ont des domestiques noirs. Son père est un haut général de l'armée et sa mère, une bonne épouse qui a abandonné sa passion de la musique pour se dévouer à sa famille.

Marnus est un garçon sage. Il étudie sans remous, se conforme à ce que ses parents attendent de lui et passent ses moment de liberté à jouer avec Frikkie, son ami d'enfance. Il vénère son père et cherche constamment à gagner son attention et à le rendre fier de lui.

Pourtant le père cache aussi sa part d'ombre. Il reçoit régulièrement des généraux chiliens qui soutiennent l'apartheid et ces rencontres doivent restés secrètes. Marnus et sa soeur doivent donc garder le secret et appeler tous leurs visiteurs Mr Smith.

Ce n'est que plus tard, bien plus tard que Marnus comprendra l'ambivalence de cet homme qu'il admirait...


Ainsi, sans qu'il s'en rende compte, Marnus est conditionné par l'idéologie raciste de son père. La famille traite bien ses domestiques mais conserve une certaine condescendance à l' égard des "Coloureds". Le père, dans ses discuccions professionnelles, n'hésite pas à les rabaisser et combat l'égalité des races.


"quand tous ces Noirs et ces Coloured vont se mettre à étudier, les choses ne vont plus être aussi faciles que maintenant  "


"De toutes les nations du monde, celles qui ont la peau noire sur le cul ont aussi les plus petits cerveaux"

 


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La morale religieuse sert de bouclier et de prétexte.

Marnus est naïf et la confiance aveugle qu'il a en son père l'empêche de se poser les bonnes questions.

Pourtant, sa soeur, au retour d'un séjour aux Pays-Bas, se rebelle quelque peu contre le racisme ambient ; le jeune fils d'une domestique se fait atrocement bruler pour un vol sans importance, ... mais Marnus se refuse toujours à voir le mal.

Au point que, quand il assiste à une scène choc, clé du roman, il se refuse à l'accepter et à en parler.

 

La construction du récit alterne 2 époques. Alors que Marnus enfant nous raconte son histoire, son récit est régulièrement entrecoupé du long monologue d'un soldat qui a perdu toute ses illusions. On comprend très vite qu'il s'agit de Marnus adulte qui nous parle. Parti à la guerre contre les communistes, il a suivi les préceptes de son père mais n'y adhère plus vraiment. On sent vaiment que le jeune homme est désabusé et ne croit plus en sa famille. Pourtant il n'a pas eu le courage de se rebeller.


Récit d'une enfance sous l'emprise d'un père qui véhicule son idéologie raciste en bandoulière, "L'odeur des pommes" est le portrait saisissant d'un pays en plein régime d'apartheid. Marnus est le symbole, le complice muet, d'un régime qui, sous couvert de grandes phrases et de sentences religieuses, conditionne sa population à hair son prochain, cachant en son sein la pourriture de ses pensées, tel une pomme pourrie par les vers.

 

odeur des pommes 2

 

 

Si j'ai quelque peu peiné à avancer dans le récit, si ma lecture a été parfois ennuyeuse, je me rends compte après coup, en rédigeant ce billet, toute la portée de ce texte !



Les avis de : Saxaoul, Clara, ...

 


Merci à BOB et aux Editions JC Lattès !

 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 22:15

 

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Auteur : Tetsuko KUROYANAGI


 Editions :

 2006 - Presses de la renaissance - épuisé

2008 - Pocket - 6,50€

2008 - Pocket jeunesse - 6,50€

 

 

 

 

Note : 2 / 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tokyo, années 40. Une petite fille surnommé Totto-Chan vient d'être renvoyée de son école. En effet, à 6 ans, Totto-chan est une élève curieuse et active qui perturbe la classe par ses questions, sa bougeotte et son incapacité à rester tranquille.

Ses parents décident alors de l'inscrire dans une école un peu différente, Tomoe, tenu par Sosaku Kobayashi.

Le directeur présente en effet une approche totalement nouvelle dans son école qui met en valeur l'écoute, la liberté et la tolérance. Les cours sont donnés dans d'anciens wagons de trains, les élèves choisissent la matière qu'ils étudient,...etc.

Peu à peu, la petite fille va découvrir de nouvelles valeurs et devenir une écolière assidue.


 

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Tetsuko Kuroyanagi nous raconte ici ses propres souvenirs d'écolières. Devenue une vedette de la télévision, elle choisit de nous parler de son parcours hors norme au sein d'une école qui la fit devenir une personne honnête et bonne.

Le récit nous est conté par la voix de Totto-Chan elle-même. Innocente et naive, elle décrit ses journées dans sa nouvelle école. Nous assistons au fil des chapitres à une successions d'anecdcotes qui trace le portrait de Tomoe, de son directeur et de ses méthodes éducatives.

 

La petite fille est attendrissante et son innocence est charmante à voir. Ses réflexions terre à terre et faisant preuve de bon sens font souvent sourire. On admire la pédagogie pratique du directeur qui sait parler aux enfants et accepter leurs différences.

 

" Au grand étonnement de la fillette, le portail de cette nouvelle école était fait de deux troncs d'arbres pas très hauts et couvert de feuilles.

- Il pousse dans la terre, ce portail, dit Totto-Chan à sa mère"


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Pourtant, au fil des pages, la lecture m'est devenue franchement agaçante.

Le langage enfantin employé par la petite fille, touchant au début, finit à la longue par être franchement quelconque. D'un point de vue littéraire, le texte n'a finalement aucun intérêt. On y trouve en plus beaucoup de répétitions.

On se demande d'ailleurs pourquoi ce choix de l'auteur d'employer la troisième personne du singulier pour parler d'elle-même... Même si l'auteur a voulu retranscrire ses souvenirs et sentiments d'enfants, elle aurait été beaucoup plus inspirée de parler avec sa langue et sa vision d'adulte. Ansi le texte manque cruellement du recul et de l'analyse qu'on aurait attendu sur ce concept de pédogogie différente.

 

 

 

Le texte n'est finalement qu'une succession d'anecdoctes qui se suivent, sans aucun lien.

Totto-Chan grandit et évolue mais son regard reste toujours un peu gnan-gnan.

Car de la mièvrerie, il y en a dans ce roman qui nous offre un monde sucré et rose où tout va pour le mieux.

Des parents qui comprennent tout, des élèves qui se respectent sans jamais se disputer, etc...

La guerre sous-jacente, évoquée au détour d'un chapitre, ne changera pas grand chose à la vision idyllique de cet univers. Il faudra que l'école par un bombardement soit détruite pour que l'image parfaite se fissure.

 

Bref, vous aurez compris que cette lecture m'a plutôt ennuyée. Dommage car le postulat de départ était intéressant mais le parti pris de faire parler la petite fille a clairement empêché une analyse un tant soit peu poussée et intelligente de cette expérience hors-norme.

 

Cette lecture m'a été "imposée" par Joey dans le cadre du challenge Caprice et c'était aussi une lecture commune avec elle !

Et je m'excuse auprès d'elle pour les quelques jours de retard de mon billet !

 

challenge caprice

 

 

Vous pouvez trouver son avis bien plus positif ici ainsi que celui de Manu, qui tout en reconnaissant les mêmes défauts est beaucoup moins sévère !

 

 

Et dans un processus de défrichage de bibliothèque, j'offre mon exemplaire défraichi à celui qui me le demandera !



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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 13:00

 

swap sexy men

 

 

 

Le week-end dernier, une âme charitable a eu pitié de moi et m'a offert un formidable Vaudooo Love !!

La bête est muni de scratchs où on peut y placer les emblêmes de votre choix.

J'ai beaucoup ri et si j'avais eu connaissance de cet objet plus tôt, je l'aurais même glissé dans mon colis !

 

 

sexy men 1

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Alors toute la semaine, j'ai invoqué, invoqué... du sexy men !

Et hier, le miracle est arrivé !

 

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Le problème, c'est qu'il est arrivé juste avant que je parte travailler....

J'ai juste eu le temps de prendre 2 photos et de l'ouvrir pour voir ce qu'il contenanit....

Le reste devait attendre....

 

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Donc ni une, ni deux, le midi, j'ai enfourché mon sexy men vélo pour rentrer déjeuner à la maison et déballer mon colis !

Imaginer une furie, la tignasse en folie, en train de pédaler furieusement  après les bus pour arriver jusqu'à son lieu de perdition sa maison...


J'ai déshabillé déballé mon colis...

 

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Je l'ai allongé étalé sur le canapé...

et

j'ai maté !

 

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Après l'adorable petit mot de ma swappeuse, caché sous la trombine d'un beau brun,

j'ai commencé à le croquer déguster mes surprises....


en commençant par des snobinettes au chocolat qui transforme les thons en sexy men le lait en chocolat !

ça m'a l'air très apétissant et je vais gouter ça ce week-end !

 

 

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Coté bouquins :

 

Ma swappeuse a réussi à taper juste en m'offrant un polar que je n'ai pas lu et que je voulais justement attaquer tant j'ai aimé la série Dexter !


Pareil pour Lady Chatterley, une lacune innaceptable, qui rentrera en plus dans au moins 2 challenges lol


Quant à la touche d'humour / manga, j'ai beaucoup ri !!!

"Do you know my detective ? " est en fait un manga Yaoi.... (que je n'ai pas lu en plus, miracle !)

qui, pour celles qui ignorent ce que c'est, est un manga Gay !

Je tiens tout de même à préciser que ce sont des histoires d'amour entre hommes destinés aux femmes !

Ne cherchez pas, c'est japonais ! ^^

 

 

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Côté Ciné :

 

Ma swappeuse a encore tapé juste !

Du sexy men en veux-tu en voilà : le beau Romain Duris dans "De battre mon coeur s'est arrêté"

et les 2 sexy cowboys légendaires de Brokeback mountain... soupir...

(Que ceux qui s'interrogent ne disent pas que je fais une fixette sur les sexy men gay !!! C'est le hasard lol)

 

Enfin, LA touche d'humour qui m'a encore fait bien rire :

Dikkenek, LE film à la belgitude et à la beaufitude absolu !!

J'avais beaucoup aimé à l'époque et je suis ravie de pouvoir le revoir !

(je vous le conseille aussi très chaudement !)

 


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Côté surprises :

 

Vous constaterez la sous-thématique.....

Antigone m'avait fait découvrir le beau Chris Garneau et ses doigts de fée !

Depuis je veux l'épouser !

 

Ma swappeuse n'a pas râté l'occasion de me faire plaisir !


J'ai reçu un sublime tshirt arborant son joli minois dans une photo un peu décalé qui ne fait pas fan-club lol ! Elle me précisait que c'était un Marcel de nuit mais moi je me verrais bien le porter à l'extérieur !


Tshirt assorti, qui plus est, de son carnet customisé qui contient en prime quelques surprises à l'intérieur !

 

 

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Vous comprendrez bien que, comme les autres blogueuses, je me suis pâmé  j'ai couiné devant ce colis !


 

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Désormais, il est évident pour Chris que je suis la femme de sa vie !


Faut pas venir m'emmerder sinon il va dégainer son engin pistolet !


Je dois préciser qu'on m'a demandé subrepticement ma taille de tshirt et ma pointure !

Ce qui m'a beaucoup intrigué !! Allais-je recevoir des pantoufles à l'effigie de Jude ?!

C'était pour mieux tromper l'ennemi !


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Et maintenant, je peux vous dire qui m'a concocté ce sympathique colis : Il s'agit de Lau(rence) !!

Encore une belge qui a de l'humour !!!

Décidemment, je vais finir par en adopter...

 

Mille merci à toi Lau !

J'ai apprécié chacun de tes cadeaux et l'attente n'en a été que meilleure

Je n'étais pas une "cliente" facile mais tu as su dénicher dans mes blog-it (Chris !!!!!) et la diversité de mes goûts !

 

Merci aussi à Fashion pour son organisation sans faille et sa team de couineuses qui a fait saliver toute la blogosphère !

 

Rendez-vous l'année prochaine (si si !  )

 


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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 23:00

 

 

dunkerque-1.jpg

Auteur : Victor Hugo

 Editeur : Mona Lisait

Date de parution : Décembre 2001
Prix : 3,90 Euros

 ISBN : 2-912100-12-7

 

 

 

Note : 3 / 5

 

 

 

 

 

 


 

 

Alors que je cherchais un petit classique à lire vite fait pour honorer de façon express le challenge de Marie L., je suis tombé sur ce mini livre.

Impossible de trouver une trace de ce livret sur internet mais il semblerait que ce soit la librairie parisienne Mona Lisait qui ait publié cet opus. Ce dernier contient tout simplement 4 lettres de Victor Hugo, adressé à sa femme Adèle. Ce récit épistolaire a été extrait de l'ouvrage "France et Belgique, Alpes et pyrénnées, voyages et excursions" publié par la Librairie Hetzel et Cie à Paris en 1892.

 

dunkerque-2.jpgLettre de Hugo à sa femme avec dessin du beffroi de Mons

 

 

Les Dunes :


Après avoir passé 17 jours en Belgique, Hugo est de retour en France, à Dunkerque. Il raconte son périple quelque peu rocambolesque au départ de Gand. Le cabriolet dans lequel il voyage nécessitant des réparations, hugo cherche une place à bord d'une diligence. La diligence est complète, occupée "par six derrières flamands des mieux conditionnés".  On lui suggère de prendre une chaise de poste mais la route n'est pas achevée. Résultat, voilà notre poète qui case son bagage dans la diligence ( " la grande dame indéfrisable a dû se résigner, avec une rougeur oudique, à avoir des chemises d'hommes entre les jambes") et part faire les 7 lieus à pied pour atteindre Dunkerque. Traversant les dunes, il s'extasie sur leur paysage. Il y rapporte les conversations entendues dans un cabaret et se languit de la longue attente pour récupérer les lettres d'Adèle à la poste.


dunkerque-3.jpg

Lettre de Hugo à sa femme avec dessin de la Place de Gand

 

 


Calais- Boulogne :


Victor Hugo continue de rapporter son périple à sa famille. Il évoque la médiocrité de Gravelines, l'amusant beffroi de Calais, son charmant trajet et son arrivée à Boulogne, sa côte merveilleuse. On s'étonnera de l'entendre critiquer la bière belge qui a "un arrière-goût odieux" au profit de la française, et leur vin qui "sent la violette".


Etaples:

 

Préférant les petits ports, Hugo part à Etaples. La route " est un enchantement perpétuel". Il poursuit son voyage par Montreuil-sur-Mer, Crécy et Bernay.il nous régale d'anecdoctes diverses. Le Tréport, Le Crotoy, Abbeville auront égalemment l'honneur de sa visite.


La lecture de ces quelques extraits de correspondance tenant sur 30/40 pages a été très intéressante !

Elle me rappelle la prose et la poésie de ce grand auteur que j'ai assez peu lu finalement. A travers la description de son "voyage", Hugo n'oublie pourtant pas sa famille et on assiste à de jolis envolées d'amour pour Adèle et ses enfants. On découvrira aussi que l'auteur ne manque pas d'humour et n'hésite pas à critiquer les belges et leur moeurs !

Bref, ce fut un interlude très plaisant !

 

 

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 22:50

 

regard par dessus l'epaule 1

 

 

Dessinateur : Tony Sandoval

Scénariste : Pierre Paquet


 Editeur : Paquet
Date de parution : Janvier 2010
Prix : 15 Euros

 ISBN : 9782888903499

  88  pages

 

 

Note : 5 / 5

 

 

 

 

 

 

"Il paraît qu'il n'y a rien de plus facile que de monter les portes du paradis ...
mais quand le paradis vous fait peur, pourquoi est-il si compliqué de faire marche arrière ?"

 

 

Pepe est un petit garçon de 11 ans pour qui " imaginer des bêtises est tout un art en soi".Alors que sa maman risque de le gronder pour ça, il décide d'aller acheter des fusées-pétards. Il rentre discrètement chez lui et passe devant une statue de la Vierge du salon : quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il découvre un petit bonhomme qui se cache derrière elle ! Pepe essaye de l'attraper mais se retrouve entrainé malgré lui à l'intérieur du mur et plongé dans un monde parallèle. Prisonnier, voilà notre Pepe qui va errer d'univers étrange en monde effrayant, cherchant désespérement à rentrer chez lui.

 

Nous allons ainsi suivre Pepe dans sa quête de retour, cheminant dans des univers fantastiques et oniriques qui se suivent et ne ressemblent pas. Il y croisera des personnages loufouques, d'autres plus effrayants, des monstres qui veulent le dévorer, des humains intriguants,... Il apprendra qu'on peut faire le mal en voulant le bien. Un petit garçon qui ne cherche qu'à sortir de ce cauchemar et de sa solitude et que chaque porte de sortie emmène vers un nouveau monde encore plus étrange que le précédent.

 

Ce parcours qui semble n'avoir aucun sens révèle petit à petit une sorte de quête initiatique, l'apprentissage de la vie d'adulte. Chaque monde traversé suggère de façon sous-jacente une leçon de vie que Pepe assimile de façon inconsciente. On assiste à un cheminement, parfois cruel, qui va demander de jeter son innocence aux orties. Abandonner l'enfance n'est pas toujours un acte simple, réfléchi et voulu.

 

Et puis, la chute de l'histoire tombe et vous en restez coit ! La conclusion est bouleversante et éclaire tout l'album. Vous comprenez alors le sens de tout ce délire précedent et vous n'avez qu'une envie : relire l'album pour mieux appréhender la richesse du scénario.

 

Outre une histoire époustouflante, vous aurez droit au magnifique travail graphique du très bon Tony Sandoval ! Remarqué ,entre autres, pour "Le cadavre et le sofa" et "Nocturno", le dessinateur mexicain nous offre une fois de plus un album de toute beauté ! Son trait convient parfaitement à l'univers onirique de l'histoire et les couleurs sont réalisées avec nuance et élégance.


Vous aurez compris que cet album est un véritable coup de coeur pour moi !

 

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Les amateurs de BD ne doivent pas passer à côté de cette pépite, de cette perle, de ce petit bijou !!


Je pense particulièrement à Aurore et à Mo' la fée : les filles, la lecture de cet album est indispensable !


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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 23:00

 

septieme-rencontre-1.jpg

 

 

 

Auteur : Herbjorg Wassmo


Date de parution VO
: 2000

Date de parution :

2001 - Gaïa - épuisé 

 

Juillet 2009 - 10/18 - 9,40€


 

 

Note : 4,5 / 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rut Nesset est une célèbre artiste peintre norvégienne. Elle expose jusqu'à New York mais aujourd'hui, il s'agit de sa première exposition à Oslo. Un jeune homme est venu là pour elle. Gorm Grande est là  pour la rencontrer. Et c'est ici que tout commence : un flash back qui durera tout au long du roman et qui nous fait remonter à l'enfance de Rut et de Gorm. Car ces deux-là n'en sont pas à la première rencontre...


Rut a grandit sur une ile auprès d'un père prédicateur qui ne jure que par Dieu et d'une mère soumise. Elle grandit aux côtés d'un frère un peu attardé qui ne sait rien faire sans elle. Issue d'une famille pauvre où l'instruction n'est primordiale pour les filles, Rut va refuser don destin de bonne épouse pour étudier la peinture et fuir un milieu qu'elle exècre.

Gorm, lui, vient d'un milieu bourgeois. Son père détient une entreprise familiale florissante mais son travail lui prend tout son temps et ses absences sont nombreuses. Sa mère, dépressive, a souvent des crises et reporte toute son affection sur son jeune fils, au détriment de ses 2 autres filles. Choisissant tout d'abord de s'engager dans la marine pour mieux fuit le carcan familial, Gorm finira par reprendre l'affaire paternelle.

Leur première rencontre sera marquante à tout point de vue. Un altercation, un caillou mal lancée et voilà Rut marquée à vie dans sa chair.

Dès lors, les chemins de ces deux-là se croiseront à de nombreuses reprises. Alors que leur sentiment est d'être chacun destiné à l'autre, les circonstances de la vie, les hasards feront qu'ils n'arriveront pas à se retrouver. Leur septième rencontre serait-elle enfin la bonne ?

 


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La septième rencontre est mon premier Wassmo et je peux dire déjà que ce fut un bonheur !

Alors que le premier chapitre est déstabilisant par un manque d'éléments qui nous permettrait de comprendre le pourquoi du comment (en le relisant à la fin, on comprend tout !), on se laisse très vite embarquer dans les vies respectives de ces deux enfants qui se débattent dans leur vie respective et dans leur lot de soucis et de chemin tout tracé.

Après leur première rencontre, quelque chose les relie et chacun reconnaitra plus ou moins vite qu'une partie de leur être leur manque, sans pour autant l'identifier.

Nous les verrons grandir, gagner leur indépendance, aimer, souffrir, devenir parent,...

On se dit que le hasard fait mal les choses et on enrage de voir ces êtres se croiser sans pouvoir se retrouver. Chaque rencontre a un gout d'inachevé. De plus en fortes, elles font monter l'attente chez le lecteur qui ne saura pas lacher ce roman avant la septième rencontre dont il est question dans les premières lignes.


C'est aussi pour Wassmo l'occasion de dresser un portrait de la Norvège d'autrefois. Les paysages semblent enchanteurs mais la vie est difficile. Les pauvres restent pauvres et sans instruction. Les femmes sont condamnées aux seconds rangs. On se marie pour éviter de donner la vie à un enfant hors-mariage. Et les convenances sont de mises. Qui veut sortir du lot doit s'attendre à subir la vindicte populaire.

 

" La septième rencontre" est un roman poignant et fort qui nous conte une très belle histoire d'amour tout en justesse et en subtilité. Les sentiments des personnages sont évoqués avec sensibilité et les non-dits affleurent au fil des mots. Et plus qu'une histoire d'amour, ce roman nous narre le destin de deux êtres qui ont su dépasser la voie qui leur était toute tracée pour mieux s'accomplir dans leur propre chemin.

 

 

 


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Je remercie Alapage, partenaire du prix des blogueurs, qui m'a offert "la septieme rencontre".

 

 

 


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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 18:00

 

bateau usine 1

 

 

Auteur : KOBAYASHI Takiji

 Editeur : Yago

Date de parution : Octobre 2009
Prix : 18 Euros

 ISBN : 9782916209647

  138 pages

 

 

Note : 4 / 5

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes au Japon, dans les années 20. Un bateau-usine est affrété au beau milieu du pacifique, près de la frontière russe, pour pêcher le maximum de crabes possible. Ces navires gigantesques étaient de véritables usines flottantes et on y trouve à bord des marins, des pêcheurs et même des ouvriers pour mettre en boite les fameux crabes.

 

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Nous allons suivre ici le quotidien de l'équipage du Hakkô-maru. Un quotidien qui est loin d'être rose....

Les conditions de travail et de vie sont catastrophiques. Les hommes sont soumis à des cadences inhumaines. Le sommeil passe après le profit et on les oblige à écourter ou sauter leur nuit si le crabe se présente. L'hygiène est déplorable et les hommes blessés ou malades sont forcés de travailler ou se meurent à petit feu sans aucun soin.


Les chefs sont écoeurants d'égoisme et de méchanceté, s'offrant ce quils refusent à leurs hommes. Ils n'hésitent pas à donner de mauvais traitement en cas de contestation et vont jusqu'à ignorer un autre navire en détresse ( qui coulera avec ses 500 hommes...) pour ne pas faire baisser leur quota de pêche.

Les bateaux-usines sont d'ailleurs des épaves ambulantes : de vieux batiments russes gagnés à la guerre vaguement repeints feront l'affaire...

Bref la révolte gronde chez ces hommes qui n'en peuvent plus d'être considérés comme du bétail etqui sont à deux doigts d'y laisser leur vie.

Nous assisterons à la prise de conscience collective des travailleurs qui apprendront à s'unir pour lutter contre l'exploitation et le capitalisme.

 

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Le bateau-usine est un texte majeur de la littérature dite prolétarienne.

Ecrite en 1929, ce texte est frappant de réalisme. L'auteur s'est appuyé sur de véritables faits pour construire son roman. Le capitalisme et le développement industriel sont en plein essor mais au détriment des populations ouvrières et paysannes dont les conditions de vie s'aggravent.

 

 

Dans ce texte (et ses précédents écrits), Kobayashi veut dénoncer ce capitalisme à outrance qui conduit à la déshumanisation des travailleurs. Un engagement qui lui valut de connaitre plusieurs fois la prison. Vivant dans la clandestinité, il est une nouvelle fois arrêté et passe un an enfermé. Il meurt alors brusquement, officiellement d'un arrêt cardiaque.... officieusement de tortures.... Il avait 29 ans.

 

Ce roman met donc en avant la prise de conscience des travailleurs qui apprendront que l'union fait la force, dans le processus de contestation et de grèves. Un parfait exemple pour les membres de la classe ouvrière qu'il enjoint à faire de même

 

Vous trouverez à la fin de l'ouvrage plusieurs postfaces très intéressantes sur la biographie de l'auteur, le contexte historique et politique ainsi que sur la redécouverte récente (2008) de ce texte majeur.

 

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Sinon vous pouvez trouver ici  de très bons dossiers en PDF.

 

A noter : ce roman a bénéficié de 2 adaptations cinématographiques (1959 et 2009...si quelqu'un sait me trouver... ) et même d'une série manga !


 

 

Un roman passionnant pour qui s'intéresse au Japon, à l'histoire ou à toute forme d'engagement politique !

 

 

 

  L'avis de Michel

 

 

 

bateau usine 2(Photos tirés du film de 1959 : Kanikosen)

 


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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 14:00

 

Aujourd'hui, je vous emmène à Buenos Aires pour une des plus belles librairies au monde !


 

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En 1919, un certain Max Glucksman avait décidé de construire un fabuleux théâtre. Son rêve devient réalité et il le nomme Grand Splendid.

Pendant de nombreuses années, on y verra de grandes représentations avec les stars locales, comme Gardel ou Corsini.

En 1924, Glucksman lance sa propre radio (Radio Splendid) et crée un studio, Odeon, qui enregistrera les premiers disques de tango.

Fin des années 20, le théâtre est converti en cinéma et proposera les premiers films parlants.

 

En 2000, sous la direction de l'architecte Fabrizio Manzone, le lieu se transforme en librairie et en discothèque : El Ateneo.

Il conserve l'architecture et le faste décoratif de l'époque : Le plafond, peint par l'artiste italien Nazareno Orlandi, les rideux de velours rouge de la scène, les tapis, l'éclairage, les dorures et autres détails architecturaux.

Les 1000 fauteuils de cinéma ont disparus au profits d'étagères.

L'ancienne scène accueille désormais un café et les balcons offrent des lieux de repos et de lecture.


El Ateneo propose 120 000 titres et reste ouverte jusqu'à 22h ou minuit, le week-end.


 

Bref, le rêve quoi !

 

 

 

El Ateneo
1860 Avenue Santa Fe

Buenos Aires

 

 

 

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
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