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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 00:10

 

mademoiselle chambon 1


Auteur : Eric Holder
Editions :
 Flammarion - 1996 - 16€
J'ai Lu - 2001 - 4,20€
GF, étonnants classiques - 2008 - 3,50€



Note :  2 / 5










Trouvé complètement par hasard pour 1€ chez un bouquiniste, je me suis laissée tentée par ce roman à cause de l'adaptation ciné qui est sortie il y a peu et qui me tentait beaucoup.  Voilà donc une bonne occasion de commencer mon challenge Lunettes noires pour pages blanches !

Jean est maçon et vit une routine sans heurts avec Anne-Marie, sa femme et leur petit garçon Kevin. Son quotidien s'épanouit autour des chantiers où il travaille, des visites intempestives de son patron et de leur maison à Montmirail, petite ville où tout le monde se connait mais où plus personne n'échange.

"Il faut avoir grandi, puis vivre dans le même bourg de la province profonde pour épouver le poids de l'enlisement, les grandes espérances ramenées aux proportions d'un compte bancaire, l'ennui auquel on n'échappe plus que par d'infimes détails : un magasin qui ouvre, la fermeture d'un ancien, le vote, au conseil municipal, d'une nouvelle fontaine. "

C'est la rencontre avec la maitresse de son fils qui va servir d'électro-choc. Antonio va chercher Kevin pour la première fois à l'école. Mademoiselle Chambon bouleverse notre maçon et elle-même aura le coeur qui s'emballe. Chacun va essayer d'établir un rapprochement de façon innocente : Antonio va prendre l'habitude d'aller chercher son fils, Mademoiselle Chambon lui demandera de changer une fenêtre.
Personne ne parle de ce qu'il ressent et les deux personnages en resteront là, avec leur sentiments.
Iront-ils alors au bout de leur attraction mutuelle ?

 Ce roman prometteur m'a finalement pas mal déçue...
Très marquée par les quelques extraits du film où le couple semble sublime, tout en retenue et en pudeur, j'ai trouvé ce roman très froid et très distancié. Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages et je n'ai pas ressenti du tout l'intensité de leurs sentiments. Au contraire des auteurs asiatiques ( exemple pris complètement au hasard  ) qui savent montrer les non-dits et la force des sentiments à petites touches, on retrouve ici un style complètement plat (excepté quelques passages) qui n'est pas capable de traduire l'amour que se porte les deux personnages. Au point que je me suis même posé la question, si c'était vraiment de l'amour ou un prétexte pour fuir le quotidien...
Car c'est bien de fuite qu'il est question ici. Tel le champ de blé qu'ils contemplent à la fin du roman, leur amour a muri et prêt à être "récolté". Pourtant chacun se dérobera devant leur attirance pour mieux se conformer à ce qu'on attend d'eux. Plus que l'histoire d'un amour impossible, j'y ai surtout vu de la lacheté et du conformisme chez deux êtres qui préfèrent choisir la fuite donc et le désespoir de leur petite vie étriquée.

mademoiselle-chambon-3.jpgLe Crotoy


On y trouve cependant quelques beaux passages, comme la scène des champs de blé ou celle où Antonio part au Crotoy et cherche des traces de la présence de Mademoiselle Chambon alors que cette dernière a décidé de ne pas y partir pour mieux trainer du côté de la maison d'Antonio. Constat amer de deux personnages qui se croisent et ne sont pas destinés à se retrouver.

Je dois dire que j'ai très hâte maintenant de voir le film en question et j'espère qu'il sera à la hauteur de mes attentes en me faisant ressentir toute la force de cet amour impossible que j'attendais.

mademoiselle-chambon-2.jpg
L'adaptation ciné :

Je viens de visionner à l'instant même le très beau film de Stéphane Brizé et je m'empresse de rédiger la suite de mon billet !

Et bien, je dois dire que j'y ai trouvé dans cette adaptation tout ce qui faisait défaut dans le roman.
L'histoire avance par petites touches, de façon très lente et laisse ainsi les sentiments grandir peu à peu. La narration est plus fluide, les choses se font de façon beaucoup plus naturelle.
Ici, on ne pénètrera pas dans les pensées des 2 personnages et l'essentiel ne sera exprimé qu'au travers des gestes et des regards. Peu de dialogues et c'est tant mieux. Certains sentiments se passent de commentaires. Peu de musique aussi : un minimum d'effets pour plus de force encore dans les moments essentiels.
Le réalisateur a fait le choix d'ajouter des scènes (dont je ne dirais rien pour ne pas vous gacher le plaisir !) et d'en enlever d'autres. Pas d'ami à qui confier ses penchants affectifs, pas de patron perturbateur, pas de vacances au Crotoy.

Au final, paradoxalement, le film m'a paru beaucoup plus dense que le roman alors qu'habituellement on attend plutôt le contraire ! Les acteurs sont remarquables de justesse et de retenue.
Surtout, je n'ai pas retrouvé le sentiment de lacheté qui imprégnait le roman. On ressent beaucoup plus le côté amour impossible et je dois dire que j'ai versé ma petite larme !
Inutile de vous dire que tout ça m'a rappelé le côté minimaliste de certains films asiatiques...
Bref, le réalisateur a réussi le pari de filmer une histoire d'amour pudique faite de silence, sans tomber dans le côté larmoyant. Je vous le conseille très chaudement donc !
(et oubliez le roman qui, au final, n'a que peu d'intérêt...)

mademoiselle-chambon-5.JPG


Ce billet vous a été gracieusement présenté pour le challenge Lunettes noires pour pages blanches !
challenge litt et cinema
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 08:00

 

La-fille-d-Ho-Chi-Minh-Ville-1.jpg

Auteur :
Robert Olen Butler
Editeur : Rivages / Rivages Poche

Date de parution : 1999 / 2001
Prix :  16,77 / 7,95 Euros


Note : 4 / 5









Ben est un ancien soldat américain qui a fait la guerre du Vietnam. Il a décidé de retourner dans ce pays autrefois en guerre pour comprendre et se trouver lui-même. Pourtant c'est dans les bras de Tien qu'il va se découvrir. Tien est une jeune guide touristique, abimée par l'abandon de sa mère prostituée et par l'absence de père.
Ces deux êtres meurtris vont se trouver tout de suite et se sentir l'un à l'autre indispensable. Leur amour va grandir et s'épanouir de façon naturelle et comme une évidence que chacun attendait. Pourtant, le passé de chacun resurgira et le drame sera inévitable.

L'auteur nous fait rentrer directement dans l'intimité du couple. Alternant entre la voix de Ben et celle de Tien, le récit nous plonge dans l'esprit des 2 protagonistes qui voient grandir leur amour. On assiste à la découverte du corps de chacun, à l'apprentissage de la sexualité pour Tien. Le tout est décrit avec pudeur et ne tombe jamais dans le vulgaire. Puis le récit prend de l'ampleur et on découvre petit à petit leur passé respectifs, leurs failles, leurs peurs, leur rencontre.

Leur parcours affectif est parfaitement rendu et très attachant. Ces deux êtres que tout sépare et qui chacun peine à se trouver réussissent à trouver dans l'autre la part qu'il leur manque. Ben, 46 ans, a construit sa vie en fonction des attentes de son père, est défendre l'honneur de sa patrie que son père n'a pu avoir la fierté de faire. Il s'est oublié et cherche aujourd'hui sa place. Tien, 26 ans, a elle aussi un problème de filiation. Abandonnée par sa mère, elle s'oblige à la croire morte tout en s'interrogeant sur un père inconnu et mort.

Leur fusion des corps et de l'esprit est totale. Hélas, le passé vient se mêler aux affaires de nos deux amoureux et c'est à un véritable coup de théâtre que nous allons assister, digne d'une tragédie grecque.
La route va être longue jusqu'au dénouement. Un dénouement surprenant qui, d'une certaine façon, ne peut se dérouler autrement.

Dans ce roman, il sera aussi question de la guerre et de ses répercussions sur le pays, des prostituées qui étant allées avec des américains ont été lourdement sanctionnées, des soldats qui cherchaient tant bien que mal du réconfort auprès d'elles, mais aussi de la dépression américaine et des difficultés des familles à se nourrir. On découvrira la vie quotidienne dans un Vietnam communiste qui se lance dans la modernité, la prudence qu'il faut garder dans ses relations amoureuses, le culte des ancêtres et la difficulté de s'en sortir en dehors du tourisme.

Je ne regrette pas ma découverte : un auteur que je ne connaissais pas et un roman suprenant qui, sans être un coup de coeur pour moi, mérite d'être lu pour cette histoire d'amour poignante (qui en dérangera peut-être certain) et pour la justesse de son écriture tout en finesse.

A découvrir donc ! Surtout que Anjelica, que je remercie pour le prêt, le fait voyager !!
Pas d'excuses donc !


D'autres avis chez
Marie et Liliba

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Livre lu dans le cadre du challenge Coup de coeur : C'était le choix d'Anjelica bien sûr !

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 17:00


Aujourd'hui, je vais encore donner du grain à moudre à Cynthia qui cherche des idées pour transformer de façon artistique ses vieux Nora Robert...

Je vous présente Cara Barer, photographe américaine, qui transforme les livres en sculptures tortueuses pour mieux les photographier.
En transformant ainsi des objets du quotidien, elle s'interroge sur le côté éphèmère et périssable des supports de connaissances et sur leur évolution, et par extension sur l'avenir des livres.

 "J'ai réalisé que je possédais de nombreux livres qui ne me servaient plus, ni à personne d'autre d'ailleurs. Aurais-je jamais besoin de Windows 95 ?"

" My photographs are primarily a documentation of a physical evolution. I have changed a common object into sculpture in a state of flux.

The way we choose to research and find information is also in an evolution. I hope to raise questions about these changes, the ephemeral and fragile nature in which we now obtain knowledge, and the future of books. "



 


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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 22:30


zifar 1
Auteur : Anonyme
Editeur : Monsieur Toussaint Louverture
Traducteur : Jean-Marie Barberá
Date de parution : Novembre 2009

Editeur original : Première édition réalisée à Séville en 1512
par Jacob Cromberger
Deux manuscrits connus, l'un à Madrid, l'autre à Paris
Langue originale : castillan médiéval

Prix : 28 Euros
 ISBN: 9782953366419
Pages : 576






Le Livre du chevalier Zifar a été écrit à Tolède au 14ème siècle, en langue castillanne. L'édition présente est sa première traduction française ! C'est dire si l'enjeu était de taille. L'éditeur atypique Monsieur Toussaint Louverture s'est emparé de ce texte et nous offre une édition de haute qualité, comme on n'en voit plus aujourd'hui.
La couverture est en maroquin et agrémentée de dorures. A l'intérieur, 2 marque pages-cordon facilitent le repérage. Le papier est de belle densité. Des illustrations signés Zeina Abirached ponctuent la lecture. Le texte est numéroté tous les 5 interlignes. Les notes du traducteur, situés en fin d'ouvrage sont très érudites et apportent d'amples informations sur le contexte d'écriture.
Bref, nous sommes ici face à un travail éditorial de qualité, non dénoué d'humour...
Je ne résiste pas à vous donner la dernière page où on trouve les indications suivantes :

" L'intérieur de ce livre

a été imprimé sur les presses offsetde france
Quercy à Mercuès, sur du Print Speed Ivoire 90g.
d'une main de 2 et d'un bendsten de 200ml/ min
(il s'agit de la rugosité du papier mesurée par le passage
de l'air sur lui ; plus le courant d'air est faible,
plus la surface du papier est lisse,
remarquable, n'est-ce pas ? )

La toile

qui recouvre le livre est du Skyvertex Ubonga
qui malgré son nom étrange est du plus bel effet "


Il nous est rappelé que, dans le prologue de la première édition, l'auteur anonyme enjoignait ses contemporains et les suivants de ne pas hésiter à corriger et à améliorer le texte en question, si nécessaire !
Ainsi donc le travail de l'éditeur et du traducteur ici a été de rendre le plus clair possible un texte difficile qui a déjà subit plusieurs variations. Et je dois dire qu'il s'en est plutôt bien tiré !

Cet étrange récit se découpe en 3 parties de différentes longueurs.
Nous allons suivre tout d'abord un chevalier, Zifar, sa femme Dame Grima, et leurs deux enfants, Roboam et Garfin. Combattant courageux qui se bat avec succès pour son roi, Zifar se traine néanmoins une malédiction bien étonante : tout cheval qu'il monte meurt au bout de 10 jours. Tout ceci demandant de nombreux frais, son seigneur, par des conseils mal avisés, finit par mettre de côté son meilleur chevalier. Zifar décide alors de prendre la route, avec sa famille,  pour se déprendre de cette calamité. Pauvre et sans cheval, le chevalier Zifar erre à la recherche de la vérité. Il finit par perdre sa femme et ses enfants, au gré de ses aventures mais pour mieux les retrouver un peu plus tard.
La seconde partie se présente comme les leçons de morale que le chevalier Zifar donne à ses deux fils.
On y trouve les conseils d'un père basés sur le pardon, la justice, la pondérance et tout autre vertu indispensable quand on est fils de roi.
Enfin la dernière partie aborde l'itinéraire d'un des fils de Zifar, Roboam, parti lui-même chercher l'aventure dans des contrées inconnues.


zifar 4
Manuscrit original.


Ce texte se pare de différentes influences : conte, roman picaresque de chevalerie, récit d'initiation, leçons de morale, rhétorique chrétienne, ... On y trouvera des récits dans le récit et de nombreuses digressions.
Si la technique peut déstabiliser au début, on finit par s'y habituer et le lecteur ne devrait pas trop se perdre en route ! Le texte peut s'apesantir longuement sur un moment clé du récit pour mieux abréger les x années qui peuvent suivre.
Entièrement dévoué à Dieu, le chevalier Zifar fera de nombreuses rencontres dont il sortira riche d'enseignements. Son chemin semé d'embuches sera prétexte à de nombreuses situations aussi variés les une que les autres : compte-rendus de batailles héroiques, "anecdoctes" dignes des milles et une nuit où le lecteur est censé en retirer une morale de l'histoire, reine à sauver de l'avidité de ses voisins, réflexions philosophiques...
Nous retrouverons les même élements dans la 3ème partie, où Roboam suivra les traces de son père et se tracera lui aussi un destin de personne héroique.
En effet, il est beaucoup question de filiation dans ce récit. On peut considérer ces deux parties comme symétriques. La deuxième partie, constituée justement des leçons d'un père à ses fils, sert justement de passage de transmission entre les 2 générations.
Le lecteur est donc invité lui aussi à récupérer la sagesse véhiculée dans le récit pour mieux la faire sienne et la transmettre à son tour.

Je dois dire que ce pavé de plus de 500 pages m'a fait très peur et j'y suis entrée un peu à reculons. Je ne suis pas du tout adepte des romans de chevalerie mais j'avais choisi de découvrir ce livre, par suite des louanges d'un ami libraire qui ne me disait que du bien de cet éditeur.
Force est de constater que, au vu de l'immense travail que la traduction a nécessité, ces louanges sont mérités.
Si j'ai beaucoup apprécié la première partie qui a su m'embarquer dans les aventures rocmabolesques du chevalier Zifar, je dois dire pourtant qu'à partir de la 2ème partie et ses leçons de morale, j'ai complètement décrochée... Ces leçons répétitives et brandissant à tout va la force de la foi chrétienne m'ont très vite lassé, au point que j'ai fini par sauter le reste du chapitre. Ces bons conseils qui pour certains restent pourtant fortement contemporains ont finis par être rébarbatif et la distillation de la lecture en plusieurs fois n'y a rien changé.
Du coup, les aventures de Roboam qui font suite, ont été pour moi beaucoup moins attrayants malgré leurs parallèles avec celles de son père. J'avais décroché et pas moyen de m'y replonger...

Il est très difficile pour moi d'estimer un tel texte. Je suis loin d'être spécialiste de roman médiéval et tout en reconnaissant les qualités du texte, le travail de traduction et d'édition, je ne saurais dire avoir pris beaucoup de plaisir à sa lecture.
Je pense que c'est un texte qui n'est pas à aborder de façon "naïve". La très riche et très intéressante postface éclaire grandement le contexte du récit. J'aurais peut-être mieux appréciée ma lecture si je l'avais lu avant. Mais je reconnais aussi que certains éléments ne peuvent êre compris sans lecture...
Vaste dilemme ! Dans tous les cas, la traduction est parfaite et dans un français contemporain et accessible.

Bref, le chevalier Zifar est un texte littéraire un peu hors norme qui demande une lecture soutenue et distillée. Il plaira sans aucun doute aux spécialistes de littérature médiévale et aux universitaires (qui doivent se délecter enfin d'avoir accès à ce texte), comme aux fans de récits picaresque.
Je ne fus pas la lectrice idéale pour ce texte qui reste sans contecte une somme mais je vous invite tout de même à y jeter un oeil, en particulier la première partie qui peut se lire de façon indépendante.


" Bienheureux est donc celui qui a su endurer avec patience toutes les pertes de ce monde. "




Les avis des autres blogueuses : Keisha, Folfaerie, Acro,



Je tiens à remercier BOB et les Editions MonsieurToussaint Louverture pour cette découverte hors-norme !


De plus cette lecture entre parfaitement dans le cadre du challenge Classiques de Marie L !

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 22:40

SELF PORTRAIT DU JEUDI




Le principe : se prendre en photo

Le thème du jour : Love

Love de lui, d'elle, d'eux, de la nature, de la vie, love de votre chat ou de votre chien, love de votre bébé, love du chocolat...


Pour en voir plus c'est ici !



SPJ 3


Alors ?
Avez-vous reconnu ce qui fait battre mon ventre coeur ?





SPJ3


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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 21:00

 

Milan-k-1.jpg


Auteur :Sam Timel et Corentin
Editeur : Les humanoides associés
Date de parution : Septembre 2009
Prix : 10,95 Euros
 ISBN:
9782731622539
Pages : 56




Note :  2 / 5







Mikhaïl Khodorkovski est un financier russe dont la fortune et le pouvoir politique grandissant dérangent. L'état russe, dirigé par un certain Paline, organise un complot et réussit à mettre notre oligarque en prison. Son jeune fils Micha, dont la mère est morte, est confiée à la garde d'Igor, son homme de confiance. Les années passent et Micha fréquente une école de riches suisse, où il y rencontre la jolie .
Même en prison, les russes continuent de craindre
Khodorkovski. Ils décident alors de supprimer toute la famille et c'est miraculeusement que Micha en réchappe, suite à un concours de circonstance.
Dès lors, aidé d'Igor, le jeune homme doit vivre caché et continuer à faire croire à sa mort.
Hélas, les hommes de main du président les retrouvent et commence alors une fuite éperdue
qui va demander force et courage de la part de Micha qui devra se battre pour faire éclater la vérité.

L'album dont il est question ici est étonnant par son réalisme. Vous aurez noté le nom du président russe qui vous rappellera forcément quelqu'un et suggère fortement que les faits décrits ici peuvent être parfaitement crédible dans la Russie d'aujourd'hui. D'autant plus que le fameux Khodorkovsky existe bien et est emprisonné en Sibérie...
Le pouvoir présidentiel ne repose donc pas sur des bases très honnêtes et le recours aux meurtres pour arranger ses petites affaires semblent monnaie courante. Il est à noter que le scénariste lui-même, est un journaliste qui écrit sous pseudonyme...

La trame est classique : un jeune homme seul contre tous qui va devoir se battre pour sa vie. On verra Micha grandir et évoluer dans un univers impitoyable. Il va devoir faire preuve d'intelligence pour découvrir les arcanes de la politique et de la finance, et découvrir des informations cachés par son père. Bref c'est aussi à une véritable quête de soi que nous allons assister.
Ce premier tome d'introduction commence sur les chapeaux de roues et se termine en plein suspense !
On devine un peu l'action que va mener Micha pour se sortir d'affaire et on se doute que le personnage va s'étoffer par la suite. Malgré un personnage attachant qu'on a envie de voir évoluer, j'ai tout de même regretté la froideur et le peu de place qui est fait aux "sentiments".

Pour ma part, je ne suis pas du tout friande de ce type de dessin et de récit très classique. Gagné à un concours, j'ai cependant lu l'album sans déplaisir.
Pour ma part, je men tiendrais là et ma note sera peu élevée, n'étant pas le public pour ce type de bande dessinée.
Par contre, c
'est un album qui plaira sans aucun doute aux lecteurs de Largo Winch (dont on retrouve beaucoup la trame ici), Lady S, IRS et autres polars du genre et je la conseille donc aux amateurs.
 




Milan k 2


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Published by Choco - dans A importer
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 08:00


Continuons sur la découverte des artistes qui utilisent le livre pour laisser libre cours à leur fibre créative !

Cette fois-ci découvrons Jacqueline Rush Lee.




rush lee 1

rush lee 11
rush lee 12
rush lee 2
rush lee 3
rush lee 10
rush lee 8
rush lee 9
rush lee 4
rush lee 7
rush lee 6


Vous pouvez retrouver l'artiste sur son site :

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:45

seule sur le transsibérien 1
Auteur :
Geraldine Dunbar
Editeur : Transboréal
Date de parution : Août 2006
Prix : 22,50 Euros
 ISBN:
9782361570019
Pages : 290



Note :  4 / 5








C'est très jeune, sur un vieil atlas, que Géraldine Dunbar découvre la Russie et la surface de son territoire qui couvre 1/3 de l'hémisphère Nord. Dès lors, plusieurs signes avant-coureurs vont déterminer son futur départ : la première édition du Routard consacré à Moscou, l'achat d'un guide sur le Transsibérien, des rencontres avec des russes qui lui disent de partir, la vision nouleversante de Soljenitsyne de retour dans son pays, une exposition qui propose un wagon du transsibérien,... Tout concourt à ce que cette jeune femme parte au bout de ses rêves.
Parlant couramment russe et séjournant régulièrement à Moscou, en 2004, elle décide de partir seule à bord du train mythique : le Transsibérien. Ce parcours de 20 000 kilomètres aller-retour à travers la Russie et 7 fuseaux horaires (!) durera 4 mois et sera l'occasion de découvrir de multiples régions différentes et d'aller à la rencontre des russes.


seule-sur-le-transsiberien-4.jpg

Géraldine Dunbar nous offre ici un récit passionnant de son voyage.  Au lieu de faire le trajet en une semaine, elle va effectuer plusieurs arrêts qui seront l'occasion de découvrir plus profondément le quotidien des russes. Traversant un pays aux paysages divers, elle découvrira la steppe, l'Oural, le fleuve Amour, le lac Baikal, des villages perdus sans électricité et des villes communistes tristes et abandonnés.

seule sur le transsibérien 5
La vie à bord du train n'est pas exempt "d'exotisme". Pas de salle de bain où se laver, il faut se contenter d'une toilette de chat à l'aide de lingettes. La rare douche est plus que périlleuse par les soubresauts du train. Des samovars trônent dans les couloirs, offrant aux voyageurs la possiblité de se faire du thé ou autres repas instantannés. Il faut apprendre à dormir au son occidental des années 80, venant des cabines adjacentes. Les arrêts sont l'occasion d'acheter des provisions aux vendeurs à la sauvette.
Bref, le voyage n'est pas de tout repos mais offre une chaleur humaine incomparable, pour peu que vous puissiez communiquer en russe.

Faisant connaissance avec ses compagnons de train, Géraldine va découvrir toute la générosité de l'âme russe. Partageant le peu qu'ils possèdent avec la jeune femme, les repas sont pris en commun et offrent l'occasion de mieux se connaitre. Les questionnant sur leurs vies, leur travail, leur opinion sur l'état du pays, elle découvrira alors les dessous de la Russie et pénétrera l'intimité de ces habitants.

seule-sur-le-transsiberien-2.jpgLa vie se révèle difficile au sein de la Grand Russie et, à part Moscou et ces nouveaux riches, point de salut pour le peuple. Les salaires sont bas ou parfois non payés depuis plusieurs mois, les habitants doivent cultiver leurs légumes, les voyages se font rares et même les anciens cheminots perdent l'avantage de pouvoir voyager à bas prix.
Désabusés, ils ne se font aucune illusion sur l'Etat et l'aide qu'elle n'a jamais su lui apporter. Condamnés à se débrouiller seuls, l'entraide et le partage est leur seul espoir.


Plus qu'un voyage à la découverte des paysages russes, celui-ci se révélèra une véritable rencontre avec ses habitants qui se révèleront attentionnés et charmants et donneront lieu à d'émouvants et déchirants adieux.

Je recommande chaudement ce récit de voyage qui offre un regard différent à bord d'un moyen de transport différent, qui en fait rêver plus d'un !
Personnellement, la Russie ne m'attire pas spécialement mais ce voyage en train m'a beaucoup plu !



Sachez que Google, en partenariat avec les chemins de fer russe, propose une vidéo de l'intégralité du trajet ! Une belle prouesse à ne pas rater !
Vous pouvez la trouver ici !


ann-e-en-russie.jpg


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 18:00

tigre-blanc-1.jpg

Auteur :
Aravind Adiga
Editeur : Buchet Chastel
Date de parution : Septembre 2008
Prix : 22 Euros
 ISBN:
9782283023327
Pages : 320




Note :  4 / 5







Dans une société indienne inégalitaire où on est soit riche, soit pauvre, Balram Halwai fait partie des exclus. Son père gagne péniblement sa vie en tant que rickshaw et Balram est obligé d'arrêter l'école, malgré son intelligence, pour aller travailler dans un Tea-shop. Vivant à Bihar, dans un village où la misère règne, le salut ne peut venir que de ces nouveaux riches qui dirigent et possèdent tout. La chance sourit au jeune garçon qui va devenir le chauffeur de l'un d'eux, dans la grande ville de Delhi. Refusant de rester un esclave toute sa vie, Balram va se battre pour devenir un "entrepreneur", quitte à devenir un criminel...
Car dès le début, il nous l'annonce : il a tué son maître.

tigre blanc 2
Le récit se fait à la première personne par Balram qui décide d'écrire une longue lettre au président chinois en visite en Inde. Découpée en 7 nuits, la lettre va peu à peu dérouler le fil de son existence, sous le prétexte de lui faire le portrait d'une réussite entreprenariale.

" Si j'ai bien compris, vous autres Jaunes, malgré vos immenses réussites en matière de canalisations, d'eau potable, de médailles d'or olympiques, vous n'avez pas la démocratie. A la radio, certains politiciens expliquent que c'est la raison pour laquelle nous, les indiens, allons vous surpasser. Nous n'avons pas de tout-à-l'égoût, d'eau potable ni de médailles d'or aux jeux olympiques, mais nous avons la démocratie.
En ce qui me concerne, si je construisais un pays, je commencerais par installer le tout-à-l'égoût, ensuite la démocratie, et après seulement je distribuerais des brochures et des statuettes de Gandhi. Mais que vaut mon avis ? Je ne suis qu'un criminel. "



Nous allons découvrir une Inde bien réelle qui broie les pauvres pour mieux enrichir un cercle restreint de riches à qui sont accordés tous les pouvoirs. L'argent fait l'homme et la corruption règne à tous les étages. La police ferme les yeux sur des accidents de la route en échange de pots de vins, les riches arrosent les hommes politiques qui les soutiennent,... Bref le portrait qui est fait de l'Inde n'est pas très glorieux.
Les pauvres sont condamnés à le rester et se montrent aussi dans toute leur laideur : rapacité, saleté, chantage, ...

" En résumé, il y avait autrefois mille castes et destins en Inde. De nos jours, il ne reste que deux castes : les Gros Ventres et les Ventres Creux. Et deux destins : manger ou être mangé. "

Balram, lui, se refuse à suivre le chemin tout tracé qu'il lui est offert, semblable à son père. Tel un Tigre blanc, espèce rare qui ne se présente qu'une fois par génération, Balram sera l'exception et gravira les échelons que sa naissance lui refuse normalement et réussira à s'évader de "la cage".
Parti à Delhi, au service de Monsieur Ashok, Balram va découvrir un autre monde : celui des centres commerciaux, du luxe, des prostitués et du business. Il goutera au Whisky anglais, écoutera attentivement les conversations de son maitre et apprendra la corruption et le pouvoir de l'argent.

Balram se révèlera un personnage amoral et égoiste. Ne se souciant pas du sort de sa famille, il préferera travailler pour son bénéfice personnel. C'est en volant et tuant qu'il trouvera la clé de la réussite.
Mais sa confession en fait aussi un être attachant qui aura su se battre comme un tigre pour arriver là où personne ne l'attendait, et qui saura aussi épprouver de la compassion pour les pauvres dont il ne fait plus partie.
Cet anti-héros est un véritable personnage ambivalent, à l'image de son pays qui,
en plein boom économique, fait se cotoyer villages sordides et villes high-tech, sans se poser de questions.


tigre-blanc-3.jpg

Récit de l'ascension d'un pauvre qui s'élèvera à la Lumière par le crime et le vol, Le tigre blanc est une formidable plongée dans l'Inde moderne. Critique et non dénué d'humour, le roman est une véritable dénonciation de l'aliénation et de l'amoralité qu'elle entraine.

" Je clamerai que ça valait la peine de connaître, ne serait-ce qu'une journée, une heure, une minute, le sentiment de n'être pas un serviteur. "

Doté du Booker price 2008, ce roman passionnant est à découvrir absolumment !


Je remercie Gambadou qui me l'a fait découvrir et Saxaoul qui me l'a prêté !

D'autres avis aussi chez : Kathel, Amanda, Papillon, Lily, Fashion,Brize, ...



Edit du 19 Mars :

Saxaoul vient de m'indiquer que ce livre peut voyager ailleurs !
Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à me contacter avant que je le renvoie à sa propriétaire !

Edit du 26 mars :

Et bien, finalement, j'avais mal cherché !!
Ce roman sortira bien en poche le 1er Avril !
Plus d'excuses désormais pour l'acheter !



challenge inde
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:00

bol-plein-de-bonheur-1.jpg


Auteur : Tsuru MORIYAMA
Editeur
: Delcourt

Date de parution : Janvier 2010
Nombre de volumes Oneshot
Prix : 7,50 Euros
ISBN :
9782756 018294



Note : 1,5 / 5








Osaka, années 60. Kazuko est marié à un homme paresseux et alcoolique qui dilapide l'argent dans le jeu.
Jusqu'au jour où elle décide de tout quitter et de partir avec son jeune fils de 6 ans, Hiroshi.
Dès lors, elle va se battre pour élever seule son enfant, se privant et travaillant sans compter pour lui offrir le nécessaire. On assiste ici à un portrait de la vie des 2 personnages et de leur relation à travers de nombreuses années et on y abordera l'éducation d'un enfant et le rôle parental.

Alors que, à mon grand étonnement, je n'ai lu que des critiques élogieuses sur le net, je dois vous dire tout de suite : je n'ai pas du tout aimé ce manga...

Condensé sur un seul volume, nous allons voir se dérouler une vingtaine d'années de ces 2 parents à travers de courtes scènes de leur quotidien. Nous verrons le petit Hiroshi devenir adulte et devenir à son tour un père. Faisant face au mépris, la mère s'émancipe et se bat par amour pour son enfant. De l'amour, il va en être beaucoup question ici. Si l'idée de base était intéressante sans être originale, le récit dégouline de bons sentiments et de mièvrerie...
Nous assisterons à l'abnégation d'une mère courage pour un fils aimant et parfait. L'amour qui les lie est constament mis en avant et sert de prétexte à de nombreuses leçons de dévouement envers ses enfants et ses parents. Toutes les 5 pages, vous trouverez des scènes où tout le monde fond en larmes dans un grand élan de sentimentalisme.
On tombe dans le cliché : si les enfants deviennent des voyous, c'est parce qu'ils n'ont pas été assez aimés par leurs parents. Si ça peut parfois se révéler juste, on est tout de même bien loin d'une règle de vie !

Pour ne rien arranger, le dessin est plutôt grossier. Les personnages sont très caricaturals et leurs expressions très marquées deviennent des grimaces figées et récurrentes.

Bref un manga lourd bourré de pathos et de bons sentiments que vous allez pouvoir allègrement éviter !

Je vous conseille plutôt "Une sacré mamie" autrement plus touchant et pudique.


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Published by Choco - dans Manga
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Humeur

Le 26 Août 2013 :
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