Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 08:00

 

swallow 1


Auteur : Nate Powell
Editeur : Casterman, Ecritures
Date de parution : janvier 2010
Nombre de Pages : 200
Prix : 15 Euros



Note : 4  / 5









Ruth et Perry sont deux adolescents américains ordinaires, selon les apparences.
Pourtant chacun est habité par une obsession intime. Ruth est obnubilée par les insectes qu'elle collectionne. Ces derniers lui parlent et elle cherche une vérité compréhensible à elle-seule dans l'ordre des bocaux qui les contiennent. Son frère, quant à lui, voit sortir de son crayon un petit bonhomme sorcier qui lui ordonne de tout lâcher pour laisser libre cours à ses pulsions dessinatrices.
Pour ne pas perturber leur parents, déjà affectés par la maladie de la grand-mère qui perd la boule et qui loge désormais chez eux, les 2 adolescents ne confient à personne leur troubles et ont des difficultés à se socialiser.

Ruth et Perry, fuyant les affres de l'adolescence, s'enfuient alors dans un monde imaginaire, peuplés de fantômes. Chaque personnage est sur la corde raide, alternant folie et raison. La grand-mère mourrante plombe un peu plus l'ambiance familiale par ses propres délires et son lent dépérissement inéluctable qui renvoie ses petits-enfants au temps qui passe et à la mort. Les réalités du quotidien sont brutales et seul l'imaginaire permet à la fratrie de la supporter. Une folie, tantôt rassurante, tantôt effrayante et cauchemardesque.

Kate et Perry sauront-ils passer ce cap difficile ?
Nate Powell laisse une fin ouverte : au lecteur d' y mettre ses propres conclusions.
L'auteur travaille auprès d'adultes souffrant de troubles de développement. Son expérience nous donne ainsi un récit très réaliste. Alternant scènes banales du quotidien avec des périodes d'hallucinations, le récit permet de comprendre que le passage de l'adolescence à l'âge adulte ne se fait pas toujours avec facilité.
Le dessin, par ses "fantaisies" visuelles (insectes qui envahissent la page, par exemple) recrée parfaitement un univers orinirique et sombre qui dévore petit à petit l'esprit des 2 jeunes et plus particulièrement celui de Kate qui s'enfonce de plus en plus. Le lecteur sera parfois perdu mais celà semble voulu pour mieux appréhender et comprendre le mécanisme hallucitaoire des personnages.

"Swallow me whole " (ou "
avale-moi tout entier") est un album dur et exigeant qui a reçu l’Eisner Award du meilleur Graphic Novel de l’année 2009.


L'avis de Mathieu



swallow-2.jpg


swallow-3.JPG

swallow-4.JPG
Challenge roaarrrPrix Eisner 2009

Repost 0
Published by Choco - dans A importer
commenter cet article
14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 08:00

Je commence une petite série de billet photos autour du thème des livres-sculptures.
Les livres ont fortement inspirés les artistes et on trouve de nombreuses pièces aussi diverses qu'originales !


Aujourd'hui je vous présente Brian Dettmer
L'artiste, né en 1974, vit à Atlanta.

Il travaille les livres de l'intérieur, en exposant leurs "entrailles"

Voici quelques images de son atelier qui éclaire sur sa façon de travailler :

dettmer-9.jpg

dettmer-10.jpg

dettmer-11.jpg

Pour un résultat époustouflant !!


dettmer-8.jpg
dettmer-12.jpg

dettmer-13.jpg
dettmer-7.jpg
dettmer-6.jpg

dettmer-5.jpg
dettmer-4.jpg
dettmer-3.jpg
dettmer-2.jpg

dettmer-1.jpg
dettmer-14.jpg


Vous pouvez retrouver plus d'infos et de photos sur le lien suivant
qui vous renvoie aux différentes galeries d'exposition et autres sites présentant son travail :
http://briandettmer.com/


Repost 0
13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 08:00

utsala 1







Auteur : Cé Ji et Fred?!
Editeur : Kasitiko
Date de parution : 2009.
Prix : 15,90 Euros
 ISBN: 978-2-7466-1548-9




Note : 3,5  / 5









CéJi et Fred avait un rêve : Partir en Islande. Lorsque le voyage devient réalité, le carnet de route s'est imposé.
Partis pour plusieurs mois de route, ils comptent faire le tour de l'île. Une carte nous aidera à visualiser leur parcours et sera répété à chaque escale.
Chaque jour, ils rapportent leur regard sur ce pays méconnu au fil de leur avancée.
Ecrit à deux mains, le récit alterne les points de vue, pour mieux se rejoindre parfois.

utsala 2

Il s'agit ici d'un ouvrage hybride qui nous offre à la fois un récit de voyage et à la fois un beau livre de photos. En effet, chaque page s'accompagne de vues saisissantes du pays, toujours en corélation avec le texte adjacent. Et ça, il faut le dire, c'est un gros plus.
On a tous lu des descriptions de paysages grandioses sans pouvoir y mettre d'images. Ici, vous découvrirez en même temps les décors dont on parle et c'est très agréable.

Le texte, assez court, n'a pas vocation à être didactique et à vous apprendre tout ce qu'il faut savoir sur le pays. Il se contente de rapporter le ressenti de nos 2 jeunes voyageurs.

utsala-3.jpgPour ma part, j'en suis sortie en allant me renseigner sur les vols pour Reikjavik ! J'ai eu la sensation que c'était un voyage "réalisable" pour moi, sans trop de difficultés. Un billet aller-retour, une location de voiture, une tente : et vous voilà parti !
Les photos font rêver et, moi qui voulait connaitre la Norvège, j'ai désormais rajouté cette destination dans mon tas de VAF (voyage à faire )
Bref, c'est un album sans prétention mais qui a su réveiller des envies cachés !

Je tiens à souligner en plus que les auteurs se sont auto-édités. Ils ont créés leur boite d'édition Kasistiko.
Vous ne trouverez donc pas ce livre chez tous les libraires mais uniquement chez ceux qui ont acceptés le dépot-vente.

Vous trouverez sur leur site la liste des dépositaires français (dont je suis ) et belges ( je pense à certaines !) ainsi que des extraits en images de l'ouvrage. Vous pouvez également le commander directement chez eux.





Si l'Islande vous fait rêver ou si vous voulez vous évader,
 n'hésitez pas à soutenir cette initiative fortement intéressante !



(précision : les photos de l'article ne proviennent pas de l'ouvrage)

Repost 0
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 08:00


Chers lecteurs,




Je continue ma série de démolition des idées reçues sur les libraires commencée il y a un petit moment (bon oui je sais j'ai trainé un peu et je remercie Marie L de me rappeler à l'ordre...).

Le cliché du jour est le suivant :

 2 - le libraire est un littéraire qui ne comprend rien aux chiffres

maths.jpg
C'est bien connu, le libraire est un intellectuel. Il a fait des études de lettres, a buché de nombreuses années sur tous les auteurs connus et paré de sa science universelle sur le monde merveilleux de la littérature, il est paré pour prendre la gestion d'un rayon de librairie.
Faisant fi de ses notes catastrophiques en maths et fier de sa réussite professionnelle, il baigne dans un monde parfait où les chiffres sont bannis.

Et bien, si vous croyez le tableau idyllique que je viens de faire, vous vous fourrez le doigt dans l'oeil !
Car le libraire, du chiffre, il va s'en bouffer...

Ben oui, la librairie est un commerce aussi et non une oeuvre caritative... et qui dit commerce, dit chiffres.



Parce que votre rayon, pour ceux qui ont la chance d'en avoir la responsabilité, il va bien falloir le gérer.
Ce n'est pas le tout de conseiller des livres mais faut aussi surveiller son stock et faire ses achats au mieux.

Le libraire doit estimer ses achats à l'aûne de facteurs x ou y, tel que la notoriété de l'auteur, le sujet, l'éditeur, le prix, les ventes des éditions précédentes, les passages promo, ... et j'en passe. C'est loin d'être une science exacte...
Vous voilà donc parti dans de savants calculs :
- Pour le premier tome, j'en avait pris 50, j'en ai vendu 30 en 2 mois, j'en ai retourné 15 mais 3 mois après j'ai du en recommander 10 en sachant qu'il y avait des passages télé. Combien j'en prends pour le 2ème ?
- L'année dernière, c'était une destination à la mode, y'a eu beaucoup de prix promotionnels mais depuis les attentats il y a 6 mois, la demande à baissé. Combien j'en prends ?
Vous voyez un peu comme c'est facile ?
Le but étant de se stocker suffisament pour ne pas être en rupture tout en évitant le surstock qui engendrera des retours.

Faire les retours est donc aussi une tâche indispensable. Il faut les faire assez tôt pour éviter d'alourdir votre stock inutilement et de servir de trésorerie aux éditeurs (je rappelle que les retours sont en général recrédités aux libraires 2 mois plus tard environ...il faut savoir anticiper donc) tout en parant à tout éventualité d'emballement des ventes et en gardant des ouvrages de fond.
Il faut savoir également que les frais de retour sont à la charge de la librairie... donc moins on en fait, moins on dépense d'argent...

Bref, on ne vend pas des petits pois mais faut pas déconner non plus !
Parce que les patrons, eux, ils n'oublient pas l'essentiel :le chiffre d'affaire...


maths-2.jpgTous les mois, vous allez devoir vous bouffer les chiffres récapitulatifs de votre rayon et de la librairie. Et
que ça compare avec N - 1 (le même jour mais l'année précédente), avec le mois précédent, avec le rayon d à coté. Parfois ça donne lieu à des réunions collectives où tout le monde y va de sa petite conclusion. Si les résultats sont mauvais, attendez-vous à devoir justifier la baisse et à trouvez LA solution qui va faire exploser les ventes. Chacun y sera de son petit commentaire pour expliquer la conjecture économique difficile.
Par la suite, on peut vous donner des listings de titres pour vous aider dans vos retours : les titres en stocks depuis plus de 1 an sans vente depuis 6 mois, les titres dépréciés à 100% qu'il faut absolumment liquider, ...

Vous allez également devoir négocier avec vos fournisseurs pour obtenir des sur-remises sur des opérations commerciales, histoire de grapiller quelques misérables points de marge ; Demander des compensations sur des titres non-retournables

Selon les entreprises, la pression des chiffres est plus ou moins importantes bien sûr.
Je ne vous parle même pas des libraires indépendants qui doivent gérer eux-même leur comptabilité...
Au lieu d'étudier le mouvement littéraire victorien ( vous remarquerez l'exemple pris totalement au hasard ), ces derniers doivent passer leur temps plongé dans les chiffres de la librairie...

Donc n'oubliez jamais que le libraire est tout autant un gestionnaire qu'un donneur de conseil.
Beaucoup de mes collègues délaissent cet aspect rébarbatif du métier. Pour ma part, ça me passionne tout autant et me semble interdépendant du reste.

Je tiens aussi à souligner que tous les libraires ne sortent pas de Lettres et qu'ils viennent de tous les cursus scolaires... J'en ai connu qui sortait de Droit, BTS tourisme, Psycho, LEA, ...Etc
Les rayons étant aussi variés que les études, tout le monde est bienvenu !
Pas de sectarisme donc !



Si vous avez des questions, n'hésitez pas !



Pour ceux qui auraient raté le premier épisode :
Previously  in the Grenier :

1 - Le libraire passe ses journées à lire



Repost 0
10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:00

vie chinoise 1



Dessinateur : Li Kunwu
Scénariste : P. Otié
Editeur : Kana, Made In
Date de parution : Juin 2009
Nombre de volumes : 2 / 3 (3, terminé en VO)
Prix : 19,95 Euros


Note : 2 / 5







Nous sommes en République Populaire de Chine dans les années 50. Mao vient d'arriver au pouvoir. Le secrétaire Li, fervent adepte des préceptes révolutionnaires, est l'heureux papa du petit Xiao Li.
Dès lors, c'est à travers les yeux du jeune garçon que nous allons découvrir le quotidien dans une Chine communiste et revivre les grands moments du pays, de la révolution culturelle à la mort de Mao en 1976.

Dès sa première enfance, Xiao Li est entrainé par son père à clamer : "Que notre président Mao vive dix mille ans ! ".  Comme tous les enfants de sa génération, Xiao Li va connaitre un endoctrinement forcené pour la cause du communisme. Avec l'innocence de son âge, il va adhérer à la propagande du parti, habilement transmise à l'école. Peu à peu, les dommages de cette politique se font sentir. La famine menace et les injustices au nom de Mao se multiplient. Alors que le secrétaire Li commence à douter de son engagement révolutionnaire, son fils est complètement embrigadé dans la cause, aveugle aux conséquences tragiques.
Ce n'est que lorsque son père sera lui-même atteint par la calomnie, qu'il ouvrira un peu les yeux sur l'action communiste.

Ce récit autobiographique de Li Kunwu est passionnant par son réalisme et l'éclairage qu'il peut apporter sur la manière dont les chinois ont été amenés à vénérer Mao et se passionner pour sa cause révolutionnaire. Ce premer tome retrace les 25 années de pouvoir de Mao et se termine sur son décès qui désemparera tout le peuple chinois.

Alors pourquoi une note aussi basse me direz-vous ? Et bien, j'ai détesté le dessin !
Je l'ai trouvé extrêmement brouillon et peu abouti. Les détails sont parfois à peine esquissés (les orteils ou les mains ne ressemblent à rien par exemple). Ce graphisme particulier m'a beaucoup gêné et malgré un scénario édifiant, j'ai eu du mal à prendre plaisir à cette lecture. Bref, je pense que, soit on aime, soit on aime pas !
Il ne vous reste plus qu'à vous faire votre propre avis en le lisant !


Les premières pages sont à lire ici.

L'avis de Kactuss beaucoup plus détaillé et que le graphisme n'a pas gêné.


vie-chinoise-3.jpg

vie-chinoise-4.jpg


Repost 0
Published by Choco - dans Manga
commenter cet article
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 12:30

 

tsubaki 1
Auteur : Aki Shumazaki
Editeur : Actes Sud
Date de parution : 1999.
Réédition en 2009
Poche Babel en 2005


Prix : épuisé / 12,04€ / 5,50 Euros


Note : 4 / 5


"Il y a des cruautés qu'on n'oublie jamais.
Pour moi, ce n'est pas la guerre ni la bombe atomique."







Yukiko est une survivante de la bombe atomique. Alors qu'aujourd'hui, elle est mère et grand-mère, elle n'a jamais voulu parler de ce qu'elle avait vécu à Nagasaki à sa famille. Peu après sa mort, sa fille découvre une lettre laissée à son intention ainsi qu'une deuxième adressé à un homme qu'elle ne connait pas et dont elle est chargé de retrouver la trace. Elle y découvre alors ce que sa mère lui avait toujours caché, un secret douloureux porté depuis tant d'années.

Ce premier opus de la série "Le poids des secrets" porte effectivement bien son nom.
A travers cette lettre adressée à sa fille, Yukiko va nous raconter son enfance et son adolescence dans un Japon menacé par la guerre. La menace nucléaire est plus que sérieuse et les enfants sont même envoyés à la campagne où le risque était moindre semble-t'il. Hélas...

" Quand j'habitais à Nagasaki, j'ai rencontré des catholiques. Nagasaki est bien connue pour ses croyants. Un jour, une jeune fille catholique de mon école m'a dit, d'un air très sérieux : « Les Américains sont chrétiens. S'ils trouvent des croix dans notre ville, ils passeront sans faire tomber les bombes. » Je lui ai dit aussitôt : « Pour eux, les Japonais sont des Japonais. » Et la bombe atomique est tombée en face d'une église. "

La bombe tombe bien sur Nagasaki et nous la revivrons ainsi à travers les yeux de la jeune Yukiko qui y échappe par hasard. Les conséquences humaines sont légèrement évoquées quand la jeune fille retourne dans son quartier sur une route où de nombreuses victimes lui demandent de l'aide.

" La vallée était couverte de gens gémissant et criant "De l'eau!" Des enfants hurlant partout "Maman ! Maman !" Je trouvais des visages déformés, des corps brûlés ou déjà morts sur la terre. Dans la rivière, des cadavres flottaient en passant devant moi. La vallée de la mort. (...). Dans la rue je vis un homme sous un toit effondré. Quand on essaya de le secourir en le tirant par la main, son bras se détacha ".

Pourtant, au delà du drame national que va entrainer cette bombe, c'est aussi à un drame familial que nous allons assister. Yukiko découvre un secret qu'elle n'aurait pas du connaitre et son destin en restera marqué, au point de la conduire à un acte violent que je vous laisse découvrir.
Nous découvrirons le poids de la tradition qui est encore bien présent dans les familles où les convenances tiennent lieu de règles de vie. Convenances qui sont bien sûr bafouées dans le secret pour le meilleur et pour le pire...

Cette japonaise émigrée au Canada écrit en français dans une langue simple et pudique. Pas de fioritures dans ce texte qui laisse peu de place à l'extériorisation des sentiments. Certaines questions restent sans réponses mais la suite de la série qui continue de naviguer dans le même cercle familial donnera sans aucun doute les clés des ombres restantes.

"Tsubaki" est donc un récit fort qui fait le lien entre la Petite et la Grande Histoire, qui mélange passé et présent, à l'image du récit qui alterne les 2 temps.

"L'empoisonnement, les bombes atomiques, l'Holocauste, lemassacre de Nankin... Etait-ce nécessaire? C'était, selon elle, une question inutile après une pareille catastrophe. Ce qu'on peut faire, peut-être, c'est de connaître la motivation des gestes".

Ma note n'est cependant pas très élevée car j'ai la sensation que ce roman s'effacera très vite de ma mémoire. Alors que je viens de le lire, il m'a déjà fallu faire un effort pour me remémorer toute l'histoire. Ce n'est donc pas un coup de coeur pour moi. La lecture de la suite de la série permettra peut-être de m'en faire une empreinte  plus marquante.


" C'était ma mère qui aimait les camélias. Le rouge des camélias est aussi vif que le vert des feuilles. Les fleurs tombent à la fin de la saison, une à une, sans perdre leur forme : corolle, étamines et pistil restent toujours ensemble. Ma mère ramassait les fleurs par terre, encore fraîches, et les jetait dans le bassin. Les fleurs rouges au cœur jaune flottaient sur l'eau pendant quelques jours. Un matin, elle dit à mon fils : « J'aimerais mourir comme tsubaki. Tsubaki, c'est le nom du camélia en japonais. » Maintenant, comme elle le voulait, ses cendres sont répandues sur la terre autour des camélias alors que sa pierre tombale est à côté de celle de mon père au cimetière. "




Les avis de Papillon, Abeille, Karine, Jules, Emilie, Joelle, Aifelle, Virginie , Fashion, Chiffonnette, ...


Je vous invite à découvrir quelques images de cette tragédie :




Repost 0
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 12:15



En cette journée de la Femme, je vous propose d'accompagner cette célébration en découvrant les femmes voyageuses !

Suite à un travail de recherche dans le cadre de mon travail sur ce thème,
je vous propose aujourd'hui de partager le livret bibliographique qui a été édité pour les clients !







Le voyage au féminin





osa-johnson.jpgOsa Johnson


Savez-vous que le voyage n'est pas qu'une affaire d'homme ? Que les femmes ont pris la route dès le 18ème siècle ?
Poussées par la curiosité, l'envie de liberté ou le besoin de s'affirmer, les femmes ont parcourues le globe, munies de leurs jupons ou de leurs pantalons, au mépris des convenances sociales et des moqueries masculines. Malraux ironisait : " Les hommes ont les voyages, les femmes ont des amants ! ".
Faisant fi des clichés sexistes, les voyaageuses sont parties à la rencontre des autres mais aussi d'elles-même. Une quête de vérité qui s'affirmera plus encore dans leur besoin de partager leurs expériences et de prolonger le voyage, dans les nombreux récits qui feront suite à leurs voyages.
Découvrez donc ces femmes qui voyagent !



1 - Essais




Ellles ont conquis le monde- Elles ont conquis le monde
Alexandra Lapierre, Christel Mouchard
Arthaud 2007, 39,90€ - Arthaud 2009, 25€

Avant 1850, les voyageuses étaient considérées comme des étrangetés de la nature. Isabel Godin des Odonais réussit à survivre dans une nature hostile, pendant que Catalina de Erauso s'habille en homme ou qu'Aphra Behn change d'amant comme de frontière. Alexandra Lapierre et Christel Mouchard dressent trente et un portraits de femmes, connues ou inconnues, à la conquête du monde sur un siècle.
 
Roman-des-voyageuses-francaises.jpg

- Le roman des voyageuses françaises (1800-1900)

Françoise Lapeyre
Payot 2008, 9€

La société française du XIXe siècle préférait voir les femmes à la maison. Cela n'a pas empêché Louise Fusil, Léonie d'Aunet, Charlotte-Adélaïde Dard ou encore Fanny Loviot, Isabelle Massieu et de nombreuses épouses de scientifiques de parcourir le monde, pour le découvrir ou s'installer dans des contrées lointaines. L'auteure s'intéresse à quatre-vingts d'entre elles.



aventurieres-en-crinoline.jpg

- Aventurières en crinoline

Christel Mouchard
Seuil, Points 1989, 7,32€
 
Bien avant Alexandra David-Néel ou Karen Blixen, quelques femmes intrépides ont choisi d'être exploratrices. Rompant avec leur milieu, renonçant aux convenances, elles se lancent dans d'extravagantes expéditions au bout du monde. Christel Mouchard retrace l'histoire de cinq d'entre elles, filles de petits rentiers ou de grands aristocrates, parfois belles, souvent pudibondes, toujours courageuses.
 




Quand-les-voyageuses-decouvraient-l-esclavage.jpg- Quand les voyageuses découvraient l'esclavage
Françoise Lapeyre
Payot 2009, 18,50€

Une histoire des mentalités féminines vis-à-vis de l'esclavage à travers les récits d'une cinquantaine de voyageuses européennes ou américaines qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, ont été confrontées à cette réalité en Orient, en Afrique, en Amérique ou en Russie. Des aristocrates auxquelles l'esclavage semble naturel aux abolitionnistes, elles le nient, s'en accommodent ou le condamnent.






Femmes-d-aventure.jpg- Femmes d'aventure : du rêve à la réalisation de soi
Catherine Reverzy
Odile Jacob poche 2003, 7,50€

Qui sont ces femmes qui se lancent dans des aventures hors du commun? D'où leur vient ce goût du risque, cette recherche de l'exploit? Comment expliquer la force et la confiance qui les animent? Que penser de leur détermination à se réaliser coûte que coûte? De Christine Janin, première Française à gravir l'Everest, à Alexandra Boulat, photo-reporter de guerre, en passant par Catherine Destivelle, Peggy Bouchet ou Nicole Viloteau, toutes ces femmes ont quelque chose à nous apprendre sur nous-mêmes, sur nos peurs et sur le dépassement de nos limites. Par leur exemple et leur courage, toutes nous invitent à réfléchir sur nos choix de vie. Et à reconsidérer notre capacité à avoir du cran, à prendre notre existence en main, à nous sentir plus vrais, à être plus libres.




2 - Les premières aventurières


 

La-naufragee-des-amazones.jpg- La naufragée des amazones
Jean Godin des Odonais
N. Chaudin 2009, 6€

Réédition du récit de l'épopée de madame Godin, retranscrite par son mari et éditée en 1775. Madame Godin traverse en 1769 l'Amérique du Sud pour rejoindre son mari qu'elle n'a pas vu depuis vingt ans. Naufragée, elle voit mourir un à un ses proches. Envers et contre tout, elle fend la jungle amazonienne et affronte la nature hostile, la souffrance et le doute pour rejoindre l'homme de sa vie.





Voyage-en-pays-malais.jpg- Voyage en pays malais
Ida Pfeiffer
Cosmopole, 2009 - 19,50€

Viennoise et mère de famille modèle, Ida Pfeiffer (1797-1858) attendit d'avoir la cinquantaine, de voir ses fils établis et d'être grand-mère, pour assouvir ses rêves d'aventure. Après un tour du monde en 1845, elle partit pour les îles de la Sonde : jungle inhospitalière, pistes escarpées et boueuses, rencontre avec les tribus anthropophages des Dayaks...

 



Une-anglaise-au-Far-West.jpg

 - Une anglaise au Far West

Isabelle Bird
Payot, 2004 - 7,95€

Rien ne prédisposait Isabella Bird (1831-1904) à voyager. Et pourtant, elle est considérée par les Anglo-Saxons comme l'une des plus grandes voyageuses victoriennes. En 1873, elle va demeurer quatre mois dans le Colorado, partageant la vie quotidienne des colons et parcourant à cheval des centaines de kilomètres avec des desesperados notoires.





Anna-d-Arabie.jpg- Anna d'Arabie
Anna Blunt
Phebus, 2009 - 10€


Trente-cinq ans avant T. E. Lawrence, une femme audacieuse et passionnée, Anna Blunt, se risque dans l’immensité de sable et de silence du centre de l’Arabie, véritable terra incognita aux yeux de l’Occident.
La violence de ces espaces, l’absence de points d’eau, l’incertitude des pistes où les bédouins eux-mêmes hésitaient parfois à se risquer, le pouvoir politique, concentré depuis le XVIIIe siècle entre les mains de princes fanatiques : voilà à quoi s’exposaient Anna et son époux, Wilfrid Blunt – lui-même artiste et poète, cavalier émérite et fin connaisseur de l’Orient – en se lançant dans la fournaise du Nefoud, puis au coeur des hautes terres interdites du Nedjed, dans le but de traverser la péninsule de part en part, de la Méditerranée au Golfe.


asie-cavaliere.JPG- L'Asie Cavalière : de Shanghai à Moscou, 1860-1862
 Catherine de Bourboulon
Phebus, 2008 - 11,90€

Lorsque Catherine et son mari arrivent en Chine, en 1853, le pays est encore, pour l'essentiel, interdit aux Européens. M. de Bourboulon et son collègue anglais sont chargés par leurs gouvernements respectifs de gagner Pékin comme ils le pourront et d'y ouvrir les premières légations étrangères. Ce sera chose faite après huit années de tribulations sans nombre sur fond de " guerre de l'opium ". Quand sonne l'heure du retour au lieu de regagner le premier port afin de s'embarquer pour l'Europe, les Bourboulon décident de revenir par voie de terre. Ils traverseront à cheval la Mongolie (où aucune Européenne n'avait voyagé avant Catherine), franchiront les montagnes au sud du Baïkal et manqueront périr dans les marais de Sibérie : un périple de 12000 km.


Ada-Blackjack.jpg
- Ada Blackjack
Jennifer Niven
Paulsen, 2009 - 25€

Ada Blackjack, Esquimaude d'Alaska de 23 ans, participe en 1921 à l'expédition canadienne de Vilhjalmur Stefansson en Arctique. Abandonnée par ses compagnons de voyage, elle se retrouve seule et doit survivre dans cet univers de glace. En se fondant sur les journaux de bord de l'équipage et la presse de l'époque, Jennifer Niven retrace la tragique aventure de cette naufragée de l'Arctique.



3 - Les grandes voyageuses


Alexandra David-Neel (1868-1969)




Voyage-d-une-parisienne-a-Lhassa.jpg- Voyage d'une parisienne à Lhassa
Pocket, 2008 - 5,50€

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet ! Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire. Huit mois d'un long périple à travers les immenses solitudes du « pays des Neiges ». Huit mois d'une vie rude et dangereuse sous l'apparence d'une mendiante tibétaine. C'est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l'auteur. Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu'elle porte sur la civilisation tibétaine.




Au-coeur-des-himalayas.jpg
- Au coeur des Himalayas : le Népal
Payot, 2004 - 7,95€

Au début du siècle, le Népal est encore pratiquement interdit aux étrangers. Grâce à des amitiés et à une connaissance subtile de l'âme orientale, Alexandra David-Néel parvient à y entreprendre le plus étonnant des voyages. Au coeur des Himalayas relate le pèlerinage que «Jétsunema» (la «Dame-Lama») effectua durant l'hiver 1912-1913 sur les lieux mêmes où vécut le Bouddha. Son récit nous fait découvrir le fascinant visage d'un peuple et la richesse d'une civilisation à la fois cruelle et mystique.
 
 




Isabelle Eberhardt (1877-1904)



Sud-oranais.jpg
- Sud Oranais
J.Losfeld, 2003 - 11,50€

Découvert après plusieurs jours de fouilles dans la boue de l'inondation d'Aïn Sefra, où l'auteur a péri, Sud Oranais est le journal de route du dernier séjour d'Isabelle Eberhardt dans cette région troublée du Sahara algérien, où des tribus rebelles résistent encore à l'avancée coloniale, au début du vingtième siècle. L'auteur emmène son lecteur des deux côtés d'une frontière indécise avec le Maroc, dans les camps bédouins, dans les cafés maures fréquentés par les légionnaires... et lui dévoile, de l'intérieur, la vie d'une petite cité théocratique.
 




journaliers.JPG- Journaliers
J.Losfeld, 2002 - 10€

Il y a cent ans, vêtue en cavalier arabe, Isabelle Eberhardt parcourait les pistes sahariennes. Elle y partageait le quotidien des bédouins et des marabouts. Journaliers évoque les années 1900-1903, au cours desquelles l'auteur a également rédigé les nouvelles d'Au pays des sables. Le lecteur suit la voyageuse, depuis la Sardaigne jusqu'aux pistes du Sahara, assiste à ses rencontres amicales ou amoureuses, au drame d'un attentat où elle frôle la mort, accompagne son exil à Marseille et enfin son retour en Algérie.
 
 




Odette du Puigaudeau ( 1894-1991)



Pieds-nus-a-travers-la-mauritanie.jpg- Pieds nus à travers la mauritanie
Phebus, 2003 - 8,90€

On imagine mal ce qu'était le pays des Maures en cette année 1933 où deux jeunes femmes du meilleur monde se laissent débarquer sur la plage d'une terre interdite pour se perdre dans les sables. Ni mission officielle, ni subventions, peu d'argent, presque aucun bagage: les voilà qui se lancent à dos de chameau sur des pistes inconnues, parcourant plusieurs milliers de kilomètres, dans une contrée où les militaires français osaient à peine patrouiller.
 





Le-sel-du-desert.jpg- Le sel du désert
Phebus, 2005 - 8,90€

En 1937, Odette du Puigaudeau et son amie Marion Sénones s'aventurent dans l'une des zones les moins explorées du Sahara central, sur la piste des dernières caravanes de sel. Chaque année l'Azalaï, qui regroupait plus d'un millier de chameaux, quittait la région de Tombouctou pour gagner, droit, au nord, la dépression de Taoudeni, célèbre depuis l'Antiquité pour ses salines : soit 2 000 km de trajet aller et retour, dans la partie la plus déserte du grand désert. Un livre qui en son temps avait fasciné le jeune Théodore Monod. Et l'un des classiques absolus de la littérature du désert.
 



Anita Conti (1899-1997)



Geants-des-mers-chaudes.jpg

- Géants des mers chaudes

Payot, 2002 - 9€

Chargée d'études pratiques de pêche sur les rivages d'Afrique noire, A. Conti a partagé pendant plusieurs années l'existence des pêcheurs mauritaniens en pirogue et fait revivre la vie étonnante des "géants des mers chaudes".
 








Racleurs-d-ocean.jpg
- Racleurs d'océan
Payot, 2002 - 9,75€

Anita Conti, la première femme océanographe, s'est embarquée en 1952, avec un équipage de soixante hommes sur les bancs de Terre-Neuve. Elle raconte la lutte féroce de ces hommes pour pêcher et pour survivre.
 
 









Anne-Marie Schwarzenbach (1908-1942)


Ou-est-la-terre-des-promesses.jpg- Où est la terre des promesses ?
Payot, 2004 - 7,95€

Le 6 juin 1939, Anne-marie Schwarzenbach quitte Genève dans la Ford Roadster «Deluxe» que vient de lui offrir son père, avecs a compagne de voyage : la déjà célèbre Ella Maillart. Elles partent dans le Nuristan, une région isolée de l'Afghanistan. Un témoignage intimiste mais aussi prémonitoire sur la poudrière afghane. La voyageuse mêle journalisme et poésie sous une plume dont la puissance ne tarit jamais. C’est avec un même talent qu’elle promène son errance intérieure dans l’immensité de la steppe et qu’elle s’interroge sur le statut de la femme en terre d’Islam.
 



Loin-de-New-York.jpg- Loin de New York
Payot, 2006 - 6€

Entre 1936 et 1938, l'auteure se rendit deux fois aux Etats-Unis, notamment dans les Etats du Sud, afin d'étudier pour plusieurs grands journaux les effets de la Grande Dépression sur les conditions de vie quotidienne des gens modestes, des jeunes syndicalistes, la misère des ouvriers et des fermiers.









Ella Maillart (1903-1997)

 
Oasis-interdites.jpg- Oasis interdites
Payot, 2002 - 9,75€

En janvier 1935, Ella Maillart quitte Pékin en direction de l'intérieur avec son compagnon Peter Fleming, correspondant du Times... Il s'agit de traverser la Chine d'est en ouest, d'atteindre les oasis interdites du Sinkiang, berceau millénaire d'une culture d'origine arménienne, et de là de gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. Clandestinement, car le Turkestan chinois, dont la population est en majorité musulmane, est en plein soulèvement...
 





Envoyee-speciale-en-Mandchourie.jpg
- Envoyée spéciale en Mandchourie
Zoé, 2009 - 16€

En 1934, E. Maillart voyage dans la Mandchourie occupée par le Japon. A cette époque, la construction du chemin de fer est primordiale. L'auteure sillonne le pays en suivant la voie. Elle explique ce qui se passe entre les populations chinoises, japonaises et mandchoues, et les enjeux gouvernementaux. La Russie soviétique est, pour eux, menaçante.
 







4 - Voyageuses d'aujourd'hui



 
au-bord-du-monde-0.jpg- Au bord du monde : une vagabonde dans le Grand Nord sibérien
 Astrid Wendlandt
R. Laffont, 2010 - 20€

Astrid Wendlandt est une journaliste franco-canadienne. Alors qu'elle est en Russie pour un reportage, son chemin croise durant quelques secondes le chemin d'un Nénets. Cette vision la boulerse. A la différence de la culture inuit canadienne,  celle des Nénets s'est maintenue malgré l'effondrement du régime communiste et à la collectivisation forcée. Pourquoi n'ont-ils pas été engloutis par la modernité ? C'est ce qu'Astrid va chercher à savoir en partant vivre quelques mois auprès d'eux. A travers son exploration, l'auteure tente de comprendre leur mode de vie, leurs croyances, coutumes, et insiste sur le contraste avec les Russes sédentaires.

 
aylal.jpg- Aylal, une année en Mongolie
Linda Gardelle
Gaïa, 2004 - 19€
Linda Gardelle avait tout juste son bac en poche lorsqu'elle est partie, seule, passer un an en Mongolie. Une année complète, pour s'immerger à la fois dans le mode de vie, la culture du pays, et expérimenter la variété des climats... Son récit, réaliste, ne dissimule rien de ce qu'elle découvre : l'hospitalité des gens qu'elle rencontre, sa joie simple face à l'immensité de la steppe, la sensation de liberté lors de chevauchées, le plaisir de partager la vie quotidienne des nomades sous la yourte, les amitiés naissantes, et aussi les frayeurs, les déceptions et la désolation face aux plus mauvais aspects d'une modernisation qui n'épargne pas la Mongolie.
 
 
Promenades-anglaises.jpg- Promenades anglaises
Christine Jordis
Seuil, Points, 2008 - 8€

Du coeur de la forêt de Sherwood à l'Angleterre victorienne de Trollope, en relisant Emily Brontë et Virginia Woolf, l'auteur nous convie à un voyage fascinant et inédit. Dans les pas de cette voyageuse passionnée, nous parcourons les chemins et les mythes anglais, de Londres à Manchester, de Margaret Thatcher à Lady Di, à la découverte d'une île singulière et éternelle.
 





Nomade-sur-la-voie-d-Ella-Maillart.jpg

- Nomade sur la voie d'Ella Maillart
Amandine Roche
Payot, 2005 - 9€
Fascinée par l'aventurière suisse Ella Maillart, A. Roche part sur ses traces soixante-dix ans après, en quête spirituelle, parcourant des milliers de kilomètres à la découverte des peuples nomades. Son périple lui fait découvrir le Pakistan, la Chine, l'Inde, le Népal, le Tibet, la Mandchourie, la Russie, etc.
 




Au-coeur-de-la-chine.jpg- Au coeur de la chine
Françoise Grenot-Wang
Albin Michel, 2007 - 22€

La rencontre de Françoise Grenot-Wang avec les Miao a transformé sa vie. les Miao sont près de neuf millions dans le sud de la Chine, où ils constituent l'une des minorités ethniques les plus importantes. Émue par le dénuement et la générosité de ce peuple aux traditions toujours vivantes, la sinologue a décidé un jour de rester vivre parmi eux. De l'histoire des Miao et de leur culture ancestrale à leur vie quotidienne et aux défis du présent, c'est un autre visage de la Chine qu'offre le récit de Françoise Grenot-Wang qui s'est engagée, avec l'association «Couleurs de Chine», à favoriser la scolarisation des enfants en pays Miao.


 
Du-baikal-au-bengale-1.jpg - Du baikal au bengale
Tome 1 : Soifs d'Orient -Tome 2 : Méandres d'Asie
Caroline RIEGEL
Phébus, 2008 - 19,50€ le tome

De mars 2004 à décembre 2005, Caroline Riegel  a traversé l'Asie du lac Baïkal, en Sibérie, jusqu'à Bangkok, un voyage aux confins des contrées où l'homme vit et subit les caprices de l'eau. Ingénieur en constructions hydrauliques, elle a conçu ce périple en prévoyant de s'attarder autant qu'il était nécessaire pour comprendre les liens qui unissent l'homme à cet élément. Dans ce récit conçu en deux volumes, nous la suivons dans la taïga, en divers endroits du gigantesque Baïkal, en compagnie de pêcheurs, puis dans la traversée d'une partie du désert de Gobi mongol, avec deux chevaux, à pied, puis avec un chameau.
 

Saisons-japonaises.jpg
- Saisons japonaises
Nicole-lise Bernheim
Payot, 2002 - 8,50€

Nicole-Lise a passé plusieurs saisons au Japon aux côtés des Imai, une famille de Kosayan qui confectionne du Tofu. A travers de nombreux textes, elle tresse dans ce livre les détails d'un quotidien bien éloigné du Japon des mégapoles. Situé près d'Osaka mais perdue dans les montagnes, la petite cité de Kosayan possède tant de sanctuaires bouddhiques qu'elle sera prochainement inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco.
 




5 - A votre tour !
 

Le-guide-de-la-voyageuse.jpg- Le guide de la voyageuse
Nadège Demanee
Femme actuelle, 2009 - 15,90€

Dédié aux femmes, ce guide donne des conseils pour préparer un séjour à l'étranger, un week-end ou des vacances, avec ou sans enfants. Il donne des informations sur la destination, les us et coutumes locaux, la sécurité, la santé, le shopping, etc.






Repost 0
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 14:50


dieu en personne 1


Auteur :
Marc Antoine Mathieu

Editeur : Delcourt

Date de parution : 09/09/2009
Prix : 14,95 Euros




Note : 4 / 5











Nous sommes en plein recensement de population et un homme barbu, dont nous ne voyons pas le visage attend son tour dans la file. Arrive le moment où il doit se présenter : il n'a aucun papier, aucun numéro d'identification, aucune traçabilité.
" C'est à croire que vous n'existez pas ! "
La seule identité qu'il porte, c'est Dieu.
Stupeur et perplexité générale. Puis Dieu réussit à réaliser quelques prodiges, répond de façon métaphysique aux énigmes qui lui sont présentés.
Dès lors, un énorme engouement médiatique s'organise, accompagné d'un procès gigantesque sur les actes de Dieu, coupable de tous les malheurs ici-bas.

L'auteur, connu pour ses Julius Corentin, s'attaque ici à un sujet de taille : Dieu existe-t'il ?
Sa venue sur terre est présentée à la façon d'un reportage télé retraçant les épisodes de son arrivée, les prodiges réalisées, ses réflexions métaphysiques, le tout accompagné de témoignages individuels donnant différents point de vue sur le personnage.
L'engouement médiatique auprès de sa personne est tel que Dieu devient une marionnette aux mains des humains qui lui intentent procès sur procès pour des raisons aussi diverses que la guerre, la souffrance de l'homme,... Si Dieu est la cause de toute chose, il est le coupable universel et parfait  de tout le Mal sur terre.
Le clan des défenseurs affronte celui des accusateurs et c'est à une vraie foire d'empoigne que nous assistons. Chacun cherche à ramasser quelque indemnisation pour son usage personnel. Les dizaines d'avocats aux côtés de Dieu lui conseille une attitude plus people afin de mieux mettre l'opinion de son côté.

Ce déchainement est l'occasion pour l'auteur de dénoncer les travers de notre société moderne basée sur la consommation et les plaisirs éphémères. Une société perdue qui cherche à tout prix des icones médiatiques pour mieux échapper à son inconsistance. On y découvrira des réalisateurs narrant l'incroyable arrivée de Dieu sur terre, des chaines de télé qui lui sont consacrés, des éditeurs qui sortent de faux livres témoignages de Dieu, des libraires qui ne vendent plus que ces livres-là,...
Les masses agissent comme des moutons et ne cherchent pas à sortir du système.
Bref, le profit avant tout et une société bien flippante !

Le tout est entrecoupé de vastes réflexions métaphysiques de Dieu, quelque peu obscures. Les scientifiques finissent par inventer un super ordinateur, entité supra intelligente douée de parole, seule à même de questionner et répondre à Dieu.

On retrouvera dans cet album la patte graphique de Mathieu qui, toujours dans son noir et blanc habituel, évitera les fantaisies structurelles de Julius Corentin. Nous ne verrons jamais Dieu de face, laissant ainsi planer le mystère sur sa représentation.

"Dieu en personne" est un album qui pose beaucoup de questions donc, et la solution finale qui tombera comme un couperet en surprendra plus d'un ! La quête de sens se révèlera finalement plus essentielle que la réponse elle-même.

Je dois dire que la lecture m'a tout d'abord enchanté par son originalité et la critique acerbe et extrêmement juste des humains. Pourtant, j'ai tout de même été quelque peu ennuyée par certaines envolées métaphysiques qui m'ont quelque peu perdues et ces longueurs m'ont empêchés d'apprécier pleinement cet album.
Je reconnais pourtant que c'est un album extrêmement fort qui contient de riches réflexions. Passer à côté me semble vraiment dommage même si ça reste une lecture plutôt cérébrale à réserver aux lecteurs avertis. Le grand public n'y trouvera pas son compte de rêveries !



Les premières pages sont à lire ici !

L'avis de Mo(rue) la Fée est !

Avez-vous noté la date très précise de publication.... ?


dieu en personne 6
dieu-en-personne-3.jpg
Challenge roaarrr

 grand prix de la critique acbd 2010

Prix bdboum 2009

 

Repost 0
Published by Choco - dans A importer
commenter cet article
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:57

vie d'une autre 1

Auteur : Frédérique Deghelt

Editeur :
Actes Sud - Janvier 2007 - 21€
Actes sud, Babel - Juin 2008 - 8,50€
Livre de Poche - Janvier 2010 - 6,50€




Note
: 5 / 5







Marie est une jeune femme de 25 ans. Alors qu'elle fête son embauche avec des amis dans un restaurant, elle y rencontre le beau Pablo. Ces deux-là se plaisent tout de suite et finiront la nuit ensemble. Au matin, Marie le retrouve à ses côtés. Il lui parle de leur première nuit d'amour il y a 12 ans, de leurs enfants. Mais de quoi parle-t'il ?! Tout d'abord abasourdie, elle finit par comprendre que 12 ans de sa vie se sont envolés de sa mémoire. Oubliés le mariage, sa vie de couple, ses grossesses et ses 3 enfants !
Cachant son amnésie à ses proches et surtout à son mari, Marie va se lancer à corps perdu dans la recherche de la femme qu'elle était, pour le meilleur mais aussi pour le pire.

Nous allons découvrir son passé petit à petit, au fur et à mesure des découvertes de l'héroine : le couple idéal qu'elle forme avec Pablo et que ses copines lui envient, un job passionnant, des enfants charmants et aimants. Marie découvre et réapprend les gestes du quotidien. Elle découvre son rôle de mère et les responsabilités qui en découlent. Son amour pour Pablo est naissant. Son regard est celle d'une jeune femme de 25 ans sur la vie d'une autre qu'elle. Puis, on sent que des éléments manquent, que certaines choses perturbantes se sont passées. Son mari lui parle d'un pacte, elle a quitté son emploi de son propre chef, ...
Les failles qu'elle va découvrir sont bouleversantes et je n'en dirai pas plus.

Je dois dire que j'ai adoré ce roman ! Je me suis parfaitement identifiée au personnage de Marie. Comment réagirais-je si, demain, moi célibataire, je me réveillais au sein d'une famille ? Je serais aussi perturbée qu'elle, si ce n'est plus !

C'est un roman qui pose de nombreuses questions. La mémoire est ce qui nous constitue. Sommes nous une autre personne si nous oublions notre passé ? Etre mère s'apprend-t'il ou est-ce inné ? Pouvons-nous avoir assez de recul pour voir les choses pour la première fois ?
Ce qui m'a impressionnée, c'est le fait que Marie a le pouvoir de voir sa vie de façon "innocente", avec une approche extérieure. Sommes-nous capable d'avoir autant de recul sur nos vies pour en pointer les défauts, les regrets ? Sommes-nous capable de constater que nous sommes devenus celui ou celle que l'on ne voulait pas être, et plus encore, d'avoir la volonté de changer ? Son amnésie est à la fois une chance d'avoir un regard neuf sur les choses et une perte du passé qui nous constitue tous. Marie aborde son couple avec l'envie du début. Son couple est établi et son mari s'étonne de la fraicheur de son amour. Mais n'est-ce pas ainsi que nous devrions continuer de vivre nos couples. Peut-on éviter de tomber dans la routine et le quotidien ?
"La vie d'une autre" est aussi un éloge du pardon. Pouvons-nous continuer à avancer malgré nos erreurs ? à faire table rase du passé pour prendre un nouveau départ ?

Le texte est très beau et se révèle une introspection très touchante qui ne tombe pas dans le mièvre. Les pensées de Marie et les dialogues se mélangent parfois, sans prévenir. Déroutant au début, j'ai très vite compris la gymnastique. De Pablo, de ses sentiments, on ne saura pas grand chose finalement, juste ce qu'il partage avec Marie. C'est le roman de Marie, sorte de journal de bord de son avancée dans la mémoire et la vie.
La tension monte jusqu'à la fin qui n'offrira pas de happy end car rien n'est jamais tout noir ou tout blanc dans le monde réel.

Mon seul bémol se situera au niveau de la réaction des rares personnes au courant de l'amnésie. Je les ai trouvés fort peu bouleversés par cette annonce et quelque peu "absentes" . On aurait attendu plus de surprise et de soutien. De même, l'anecdocte finale de l'esthéticienne me parait bien trop fortuite pour etre crédible.

J'ai lu ce roman d'une traite, sans m'arrêter. J'ai été complètement bouleversée. C'est venu des tripes, de mon passé ou de mon petit coeur sensible. Vous êtes peu nombreuses à avoir eu le même coup de coeur que moi et je le regrette... Pour moi, ce fut une lecture très personnelle qui m'a beaucoup parlé.
J'en ai même oublié de noter des extraits...

En voici quelques uns, piochés ici et là :

  " On dit toujours que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, mais on devrait ajouter que ce qui nous mine quotidiennement fini par nous tuer ! "


  " La mélancolie et la tristesse sont déjà le commencement du doute ; le doute est le commencement du désespoir ; le désespoir est le commencement arrêté des différents degrés de la méchanceté. "


" Le chagrin est une blessure qui demande à saigner pour pouvoir guérir."


"
Tout, plutôt que le non-être, le non-recevoir, le non-dit, le non. Tout plutôt que l'anonymat soudain de deux personnes qui se côtoient et ne savent plus rien de l'autre que ses soucis quotidiens, ses rythmes intestinaux. "


L'avis de Cynthia avec qui c'était une lecture commune quelque peu retardée !, de Manu, Mango, Celsmoon, Liliba, ...


Je remercie mille fois Babelio et Le Livre de poche pour cette lecture si bouleversante !

masse-critique.jpg




Repost 0
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:40

what's michael 1
Auteur : Makoto Kobayashi
Editeur : Glénat
Date de parution : Juillet 2009
Nombre de Volumes :  9 au Japon (fini)   
Prix : 6,50 Euros
Age : dès 14 ans.



Note : 2 / 5











Sorti au Japon en 1985, What's Michael n'avait été que partiellement traduit en France et vite épuisé. Aujourd'hui, Glénat réédite enfin cette série culte au Japon.

Le manga se compose d'une série d'histoires courtes qui tournent toutes autour des chats, en particulier un certain Michael qui revient plusieurs fois dans le recueil. Que ce soit chez une famille, un yakusa célibataire, ... le quotidien à leurs côtés est ici prétexte à l'humour. On y découvrira leurs obsessions, leurs côtés agaçants, leur indifférence à leur maitre, leurs peurs, leur façon de simuler un ratage ou une chute en "dansant" !
Les situations sont très réalistes et chaque maitre pourra y reconnaitre sa bestiole.

Pourtant, j'ai été très déçue .... Réputé pour être un référence d'humour, comparable à Garfield, What's Michael s'est révélé pour moi assez quelconque. Les histoires sont très inégales, un peu datées et même parfois quelque peu vulgaire. Bref pas de quoi fouetter un chat...

J'envisageais d'offrir ce manga à Manu, pour la petite surprise que je lui devais... Après lecture, j'ai laissé tombé... Je n'aurais pas osé lui filer ce genre de truc...
Pour moi, c'est un manga dont on peut faire largement l'impasse.


Repost 0
Published by Choco - dans Manga
commenter cet article

Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
Suivez moi désormais sur :

 

Rechercher