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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 07:00

les-revenants-01.jpg

  Tout débute par un accident de voiture. Un couple d'adolescent, Nicole et Craig, font une sortie de route. Shelly, la seule témoin, découvre la scène : Nicole inconsciente et virginale dans les bras de son amoureux. Nicole mourra et Craig sera accusé par la vindicte populaire de l'université d'avoir tué sa petite amie. Pourtant quelques mois plus tard, ce dernier retourne étudier dans les mêmes lieux où il a connu Nicole. Soutenu par son ami Perry qui fut et reste son compagnon de chambre, Craig tente d'avancer et d'oublier. Mais les fantômes du passé rodent toujours. Certains étudiants auraient aperçu la jeune fille sur le campus, Craig reçoit d'étranges cartes postales signées Nicole tandis que Perry s'est inscrit à un cours sur la mort.

 

A l'image de Moi, Charlotte Simmons, de Tom Wolfe auquel le roman m'a fait penser, voici une nouvelle fois un roman acerbe qui décrypte la vie des campus américains. Sous une apparence tranquille où chacun semble couler des jours heureux, l'université cache de sérieuses failles, tant du côté des étudiants, que des professeurs ou des responsables.

Craig tente de faire son deuil tout en étant perturbé de n'avoir aucun souvenir de l'accident. Il se met à croire au retour spectral de Nicole tant ce garçon si amoureux a vu sa vie sombrer à la disparition de la jeune fille.

Perry, le bon copain, semble aussi mal à l'aise. Se passionnant pour ce cours qui détaille les manifestations de la mort dans le folklore traditionnel, il s'avère lui aussi quelque peu fasciné par Nicole qu'il connaît depuis son plus jeune âge et reconnaît à son tour l'avoir vu depuis sa mort.

Shelly, une lesbienne quinquagénaire qui a tenté en vain de faire reconnaître à la presse le ramassis de bêtises qui ont été dites à l'occasion de l'accident, se voit manipulé par Josie, une jolie étudiante qui travaille pour elle et qui s'avère être la compagne de chambre de Nicole.

Enfin, il y a Mira, professeur spécialisée sur la mort, son folklore et les manifestations fantastiques qui lui sont liés. Son couple bat de l'aile, la thèse qui lui permettrait de rester enseigner sur le campus est au point mort. Intriguée par l'effervescence toujours palpable autour de la mort de Nicole, elle décide de consacrer son étude à la mort de la jeune fille.

D'autres personnages gravitent autour qui complexifient un peu plus le sujet.


Car oui, l'intrigue est un véritable imbroglio où tout va avoir son importance. Le roman débute lentement et grâce à des flashs back habilement distillés permet au lecteur de comprendre la vie des uns et des autres avant l'accident. Puis peu à peu, le rythme s'accélère et l'ambiance tendue devient bientôt terriblement étouffante tendant vers un final qu'on attend dramatique. Sans crime, l'histoire tend pourtant à devenir une enquête et le lecteur est avide de révélations et de vérité.

Flirtant avec le surnaturel, Laura Kashischke réussit avec brio à perdre son lecteur dans une ambiance oscillant entre le réalisme le plus dérangeant et un fantastique troublant, et à conclure son roman sans enlever toute l'incertitude concernant ces manifestations spectrales. La fascination pour la mort est clairement palpable ici

 

Véritable charge contre les campus américains, Les revenants n'hésite pas à dénoncer les traditions de fraternité et de sororité, ces confréries estudiantines qui n'hésitent pas à bizuter et à instaurer des rites de passages absurdes, de manière inconséquente. Les responsables du campus ne sont pas épargnés, n'hésitant pas à dissimuler certains faits qui rejailliraient négativement sur l'image de l'université. Tenus par leurs généreux donateurs ou leurs compagnons de fraternité, les petits arrangements entre amis ont force de loi.

Chacun s'inscrit donc dans un groupe et ceux qui s'en excluent librement, comme Craig, doivent affronter le mépris et la vindicte populaire.

 

Les revenants est un formidable roman à la construction impeccable.Très dense, riche de multiples sous-intrigues qui finissent par toutes se rejoindre, il déroule habilement le fil d'une histoire en vase clos. Agrémenté de personnages excellemment étudiés et à la psychologie poussée, il emporte son lecteur à la marge de la réalité pour mieux le perdre dans cette obsession de la mort à la lisière d'un fantastique morbide.

Un récit bien sombre qu'on savoure pourtant avec délicatesse, entouré de ces revenants, les morts invisibles tout comme ces vivants en sursis, pervertis par leurs pairs et à l'innocence cruellement sacrifiée sur l'autel du collectif.

 

 

D'autres avis :

Leiloona - La ruelle Bleue - Kathel - Lucie - Claire - Théoma - Joelle -  

 

 


Titre : Les revenants

Auteur : Laura Kasischke

Editeur : Christian Bourgois

Parution : Septembre 2011

    588 pages 

Prix : 22€


 

prix lectrices ELLE

 

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 07:00

 

st-guilhem-01.jpg

 

Saint-Guilhem le désert - Août 2011

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 


 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 19:40

 

Je les ai lu... Vous pouvez passez votre chemin...

Voici donc une petite sélection express d'albums loin d'être indispensable.

 

 

Theophilia-Werner-t1-01.jpg Théophilia Werner, tome 1:

 

1988 à Genève. Une prise d'otage est en cours à bord d'un avion à terre. A son bord : Neige d'Orchidée, une terroriste communiste et son amant Tobias, un agent double qui vient de trahir les preneurs d'otages et provoque la mort de cette dernière. Peu après, Tobias disparaît, laissant leur fille Théophilia à la garde d'une aveugle, Fausta.

On retrouve Théophilia 20 ans plus tard. La jeune femme est belle et intellligente. Biophysicienne de renom, elle est aussi une Whistleblower, une lanceuse d'alertes. Elle rencontre un jour un mystérieux kosovar qui lui fournit des renseignements sur un accident impliquant la population locale atteinte d'une mystérieuse infection. Elle se lance alors sur la piste de ce cartel qui va la mener aussi sur les traces de son père dont elle n'a jamais de nouvelles...

 

Voilà une métisse asiatique plutôt sexy que les auteurs n'hésitent pas à mettre en scène dans des tenues suggestives (robes ultra fendues et décolletées, jupes déchirées dans l'action,...) qu'on trouvera un peu vaines ou gratuites. Théophilia est une héroine tout ce qu'il y a de plus caricaturale et ce n'est pas le scénario qui vous bouleversera par son originalité. Les rebondissements et hasards sont trop téléphonés. Graphiquement, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé non plus. J'ai trouvé le trait plat et sans grand intérêt. Ce premier album se termine malgré tout sur une révélation surprenante qui ne manque pas de déstabiliser l'héroine et apportera peut-être un peu de sel à cette histoire. Pour ma part, je n'irais pas plus loin...

 

SI quelqu'un veut se faire son propre avis, je peux lui offrir mon propre album.

 

Theophilia-Werner-t1-02.jpg

 

 


  Titre : Théophilia Werner, tome 1

Dessinateurs : Boudjellal / Leïla Leïz

Scénariste : Adele Roost

Editeur : Soleil

Date de parution : Mars 2012

  48 Pages

Prix : 10,95€


 

 

 

Mary-Kingsley-01.jpgMary Kingsley :

 

En 1893, Mary Kingsley débarque en Angola avec la ferme intention de s'enfoncer dans les terres. Son but : atteindre le mont Cameroun sur les traces de son père, grand explorateur africain dont elle conserve précieusement le journal avec elle. Sur la base de petits mensonges, elle réussit à trouver un guide qui pourtant l'abandonnera bientôt. Seule dans une jungle sauvage, encombrée de ses robes à crinolines, Mary va finir par atterir dans un village cannibale où elle va découvrir ue culture inconnue mais également l'amour....

 

Les éditions Glénat lancent la nouvelle collection Explora qui part sur les traces des grands explorateurs. Avec Magellan, Mary Kingsley est un des premiers titres. L'histoire d'une femme intrépide du 19ème qui part dans une aventure incroyable avait tout pour me plaire. Hélas, la déception est à la hauteur de mes attentes. Condenser la vie extraordinaire de cette femme en 56 pages est un pari difficile. Et de fait, j'ai trouvé que le portrait de cette héroine était bien trop raccourci et fort peu approfondi. L'album retrace sa première expédition africaine et Mary semble ici une femme fort inconséquente et non pas une aventurière réfléchie. Le lecteur la voit se faire arnaquer par le premier escroc venu, patauger seule dans la jungle armée de ses quelques colifichets, s'amouracher du bel africain qui lui sauve la vie et se sacrifie pour elle. Certes, l'album ne retrace que ses débuts d'aventurière mais on pouvait tout de même attendre un peu mieux d'une fille d'explorateur qui s'est nourrie des histoires de son père. Heureusement qu'un dossier de 8 pages en fin d'ouvrage vient étayer un peu plus les faits biographiques plutôt absents dans cette histoire qui finalement ne nous apprend pas grand chose sur cette grande figure féminine.

Vous l'aurez compris, j'ai trouvé que cette histoire manquait cruellement de contenu et la tournure quelque peu romantique qu'elle prend m'a franchement déçue. Où est l'illustration de l'engagement de Mary pour la tolérance ? Où est l'ode à la culture africaine ?

Tout ceci est fort dommage car graphiquement, l'album est plutôt chouette. Les décors de jungle africaine sont savamment retranscrits, les personnages sont vivants et convaincants, les couleurs rehaussent avec succès un environnement luxuriant.

Conduite sous la férule de Christian Clot, vice-président de la Société des Explorateurs Français, les auteurs semblent malheureusement être passés à côté de leur sujet, aussi riche soit-il...

Je ne désespère pas néanmoins de découvrir d'intéressants destins dans les autres titres de la collecction. A suivre... !

 

 

 

Mary-Kingsley-02.jpg

Mary-Kingsley-03.jpg

 


Titre : Mary Kingsley, la montagne des dieux

Dessinateur : Julien Telo

Scénaristes : Christian Clot / Guillaume Dorison / Esteban Mathieu

Editeur : Glénat, Explora

Date de parution : Mars 2012

  56 Pages

Prix : 14,50€



 

rani-t1-01.jpg

Rani, tome 1 :

 

Jolanne de Valcourt est la fille illégitime du marquis de Valcourt. Ce dernier se meurt et la guerre fait rage en cette Europe du 18ème . Soucieux de l'avenir de sa famille, il préfère confier son héritage à Jolanne, plutôt qu'à son fils légitime, Philippe, qui préfère courir les jupons et escroquer son père. Prêt à tout pour conserver ses intérêts, il n'hésite pas à tuer son père et à mettre le feu à l'étude abritant le testament, avant d'éliminer à son tour sa riche amante devenue encombrante et à tendre un pière à Jolanne, bientôt accusée de ce meurtre.

 

Lu il y a 2 mois, je ne retient de ma lecture qu'une histoire cousue de fil blanc ! Une héroine qui reprend tous les clichés du genre : la belle orpheline batarde naïve et sexy, spoliée par le méchant fils légitime et accessoirement libidineux qui n'hésitera pas à la violer ; le prince charmant qu'elle va embrasser tout de go et qui l'aidera dans les tomes suivants, on n'en doute pas, à se sortir de ce mauvais pas ; la scène de lesbianisme ; et j'en passe... car j'ai oublié la moitié des horreurs...

Van Hamme est certes un grand scénariste mais là, je dirais vulgairement qu'il s'est chié dessus ^^ Suivant !

 

Stephie vous propose un avis plus positif sur le roman.

 

rani-t1-02-copie-1.jpg

rani-t1-03-copie-1.jpg

 


Titre : Rani, tome 1 : Batarde

Dessinateur : Francis Vallès

Scénaristes : Jean Van Hamme / Alcante

Editeur : Le lombard

Date de parution : Novembre 2009

  48 Pages

Prix : 14,45€


 


 

royaume t1 01Le royaume, tome 1 :

 

Il était une fois un royaume paisible où vit un roi et sa famille. Un roi qui réchauffe son lit avec la gentille Anne, une humble servante. Sauf que les gentils pioupious du village se sont mis à parler et caftent le moindre des faits à qui veut l'entendre. De fait, la reine vire illico Anne qui se retrouve à ouvrir une taverne qui bientôt sera vite fréquenté par les gens du royaume, nantis ou nobles. Anne se retrouve à gérer tout ce petit monde, le roi qui trouvera une solution pour la garder dans son lit, les princes délurés censés être au lit, les commères de la ville et enfin, le forgeron qui est tombé littéralement amoureux d'elle.

 

Voilà un univers en apparence banal ce qu'il n'est pourtant pas, compte tenu du caractère totalement improbable de ces oiseaux qui parlent. Un fait incroyable qui ne semble pas perturber grand monde sauf que ces affreux volatiles, spectateurs de tous les faits et gestes de la ville et volontiers moqueurs, n'hésitent pas à balancer les petits secrets de chacun à travers la ville, perturbant ainsi la vie de chacun. Si le scénario ne bouleverse pas par son audace, c'est ici le rire et l'humour qui est prébicisté dans cette série. Et l'humour, comme le chacun le sait est très personnel. Visiblement, celui mis en avant dans Le royaume ne correspond pas à celui qui est le mien. Je n'ai pas (sou)ri une seule fois à ma lecture.  Si j'ai apprécié l'intervention moqueuse des oiseaux, les autres gags m'ont laissés de marbre et j'ai trouvé le scénario franchement court. Le dessin ne m'a pas beaucoup plus emballé : des traits simples, des décors peu travaillés. En bref, un humour décalé qui ne m'a pas parlé mais qui sera peut-être le vôtre.

 

 

royaume-t1-04.jpg

 

royaume-t1-03.jpg

 

 

 


 Titre : Le royaume, tome 1

  Auteur : Benoit Feroumont

Editeur : Dupuis

Date de parution : Septembre 2009

  47 Pages

Prix : 10,60€


 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 07:00

maison-de-sugar-beach-01.jpgHélène Cooper est née au Libéria dans les années 60. Issue d'une famille aisée, ses ancêtres étaient des esclaves américains affranchis qui ont quittés l'Amérique pour s'installer au Liberia au 19ème, des congos. Des hommes qui par leur statut de héros, de responsables politiques ont acquis une position fort enviable par rapport aux indigènes locaux. Mais de toute ceci, Hélène n'a cure, petite fille qui vient de s' installer dans une immense villa et qui s'effraie de ces nuits dans la grande chambre où elle doit désormais dormir seule. Sacrifiant à la coutume, ses parents lui trouve alors une compagne en la personne d'Eunice, jeune indigène de basse condition. Si les débuts de la cohabitation sont difficiles, les  filles finissent par nouer une amitié forte. Leur vie se poursut insouciante jusqu'au coup d'état de 1980 qui obligent Hélène et sa famille à fuir le pays, en laissant Eunice...

 

Hélène Cooper nous livre ici un récit autobiographique qui mélange destinée individuelle et Histoire nationale du Libéria. Le lecteur découvre son enfance libérienne, le quotidien d'une famille d'importance que tout le monde connaît et respecte. On navigue entre les jeux naïfs de l'enfance, les premières amours, le déchirement du divorce parental et les grandes lignes de l'histoire libérienne  à travers le parcours des ancêtres d'Hélène qui ont participé à la création de cet état. 

A la moitié de l'ouvrage, tout bascule et Hélène doit faire face à des violences insoupçonnées. Sa famille fuit aux Etats-Unis où elle peine tout d'abord à reconstruire sa vie. Son coeur est encore au Libéria ainsi que sa soeur Eunice. Peu à peu, elle réussit à devenir une vraie américaine et se lance à corps perdu dans le projet de devenir une grande journaliste reporter. Oubliant son pays d'origine pour mieux avancer, Hélène finira pourtant par revenir à cette terre qui l'a vu grandir.

 

Autant annoncer la couleur tout de suite : ce livre m'a profondément ennuyé....

Contrairement à d'autres lecteurs, je n'ai pas réussi une seule seconde à m'intéresser au parcours d'hélène Cooper. La longue trajectoire de ses ancêtres, la multiplicité de leurs noms qui m'ont totalement perdue, l'insouciance de cette famille aisée qui a des "boys" pour la servir, leur formidable maison de 22 pièces, cette petite Eunice qu'on vient adopter pour mieux réconforter les 2 filles de la famille, l'occultation d'Hélène par rapport à Eunice pendant x années, son retour coupable au Libéria : tout ça m'a laissé de marbre et je n'ai ressenti aucune empathie devant leur parcours plus ou moins chaotique.

Je dois dire que, pour une raison que j'ignore, le continent africain ne m'intéresse pas. Aussi plonger dans l'histoire du Libéria envers lequel je n'ai aucune curiosité outre mesure ne m'a pas aidé à m'enthousiasmer pour cet ouvrage.

Certes, j'ai découvert l'histoire de ce pays à travers le destin des Cooper mais pour autant, je ne m'en trouve pas plus riche. Bref, je pense que ce livre n'était tout simplement pas pour moi. Inutile de m'étaler donc et de trouver des raisons.


Je vous renvoie donc aux avis de lecteurs plus positifs :

Leiloona - La ruelle Bleue - Lucie - Claire -

 

 


Titre : La maison de Sugar Beach

Auteur : Hélène Cooper

Editeur : Zoé

Parution : Septembre 2011

    352 pages 

Prix : 22€


 

prix lectrices ELLE


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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 15:20

Choco Shoot 01

 

Je suis cette fois-ci dans les temps pour vous annoncer les résultats de la session Home Sweet Home !

 

Cette fois-ci, vous avez été 52 votants

(punaise, c'est de moins en moins... )

et vous avez désigné avec une grosse majorité la photo gagnante parmi les 10 participations !

Les points bonus accordés à ceux qui m'envoyèrent une photo Carton ne changèrent rien au classement.

On peut donc dire que la victoire est écrasante malgré un début de votes qui se jouait avec un autre cliché.

 

Alors quelle est-elle ?

 

Il s'agit de la photo 2 magnifiquement mis en scène par son créateur Home less :

Lunch !!


qui remporte cette session avec 18 votes + 3 points de bonus.

 

Chocoshoot homesweet home 02 - homeless

 

Je suis d'autant plus ravie que j'ai moi-même voté pour cette photo pour laquelle j'ai eu un coup de coeur !

La composition est étudiée et m'a rappelé un photographe dont je ne me rappelle pas...ahem...


Lunch démarre donc très fort avec cette première participation

et j'espère donc le retrouver avec nous pour les thèmes suivants !

 

Voici les statistiques de votes :

En rouge, les votes.

En rose, les points bonus.

 

chocoshoot-10-graphique.jpg

 

 

Les photographes participants étaient les suivants :

 

Photo 1 : Oreli

Chocoshoot homesweet home 01

 

Photo 2 : Lunch

Chocoshoot homesweet home 02 - homeless

 

Photo 3 : Choupynette

Chocoshoot homesweet home 03

 

Photo 4 : Kathel

Chocoshoot homesweet home 04

 

Photo 5 : Theoma

Chocoshoot homesweet home 05

 

Photo 6 : Miss Babooshka

Chocoshoot homesweet home 06

 

Photo 7 : Michel Sérialecteur

Chocoshoot homesweet home 07

 

Photo 8 : Liliba

Chocoshoot homesweet home 08

 

Photo 9 : Brize

Chocoshoot homesweet home 09

 

Photo 10 : Gene

Chocoshoot homesweet home 10

Bravo et merci à vous tous pour vos participations !

J'espère vous retrouver pour le thème du mois d'avril :

Passage du temps


En attendant, n'hésitez pas à parler de votre prise de vue, du pourquoi et du comment de votre photo !


 

J'en profite pour vous donner le résultat des votes pour les photos bonus "Carton mon ami" :

 

chocoshoot-10-carton-graphique.jpg

C'est la photo militante F qui remporte le plus l'adhésion,

compte tenu très certainement du message fort qui le soutend !

Merci à Gene pour cette photo !

 

chocoshoot carton 06

 

Photo A : Oreli

chocoshoot carton 01

 

Photo B : Miss Babooshka

chocoshoot carton 02

Photo C : Brize

chocoshoot carton 03

Photo D : Emmyne

(qui a en fait 11 votes... j'ai oublié de prendre en compte mon vote ^^)

chocoshoot carton 04

Photo E : Liliba

chocoshoot carton 05

Photo F : Gene

chocoshoot carton 06

Photo G : Lunch

chocoshoot carton 07


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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 07:00

jardin-albert-kahn-04.jpgJardin Albert Kahn, Paris - Février 2012 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 07:00

les-tournesols-de-mr-vincent-01.jpgNous sommes à Arles. La jeune Thillia découvre un pantin de bois nommé Zobo dont la poitrine est percé d'un coeur. Elle le récupère, l'habille et l'installe comme épouvantail dans un champ de tournesol. Un peintre en mal d'inspiration vient à passer et lui glisse une fleur de tournesol dans le coeur. Peu après, notre pantin prend vie et, s'il se sait pas parler, se met à peindre spontanément des toiles d'une inventivité jamais vue. Le peintre s' hésite pas alors à s'approprier ces peintures qui, bientôt, feront son succès et sa fortune. Mais ce mensonge résistera-t'il à l'amour et la franchise ?

 

Les tournesols de Mr Vincent est la deuxième aventure du pantin Zobo mais se lit de manière tout à fait indépendante.

Zobo est donc un curieux bonhomme de bois qui prend vie lorsqu'on lui met une fleur dans le trou en forme de coeur qui transperce sa poitrine. Le personnage s'anime et devient très vite attachant. Il n'attend rien des autres mais offre beaucoup sans se poser de questions, ne parle pas et pourtant il va intégrer très vite un petit cercle d'ami, en particulier Thillia qui prend soin de lui. A l'image d'un certain Vincent Van Gogh, Zobo va réaliser de magnifiques peintures où la couleur a le premier rôle. Des oeuvres exubérantes, foisonnantes que le pauvre peintre est bien en peine d'exécuter. La pression de son galeriste se fait sentir et suite à un petit quiproquo, il va lui vendre les peintures de Zobo comme étant les siennes. Mais loin d'être détestable par sa roublerie, le peintre n'en est pas moins affublé d'un bon fond et sa panne de peinture n'en est que désolante et triste. Amoureux de la maman de Thillia, une belle chanteuse de cabaret que toute la ville admire, il peine à se dévoiler et à se mettre en avant. Mais peut-être que ce petit pantin jouera son rôle dans l'histoire ?

 

Voilà une très jolie histoire, toute pleine de poésie et de fraicheur réalisée par l'auteur chinois de My Street.

On se laisse envahir par la plénitude et la douceur silencieuse de ce curieux Zobo qui semble distiller le bonheur autour de lui. Le scénario, simple et accessible à un large public, rappelle d'une certaine façon le conte.

Ce que le lecteur retiendra particulièrement, c'est la chaleur et la magie du graphisme qui, dans une explosion de couleurs, nous offre un album vivant et lumineux. Le clin d'oeil à Van Gogh est bien évidement évident avec la situation en Arles, la présence quasi permamente de ces tournesols qui semble bien inspirer notre pantin artiste, et même du fameux pont peint par ce dernier.

 

Une surprenante et fort agréable découverte que voilà à laquelle vous pourriez très facilement céder !

 

 

Lisez les premières planches pour vous en convaincre :

 

 

 

 


Titre : Une aventure de Zobo, tome 2 : Les tournesols de Mr. Vincent

Auteur : Nie Jun

Editeur : Paquet, Bao

Parution : Février 2012

    48 pages 

Prix : 13,50€


 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 07:00

Sad-girl-01.jpgShiori se réveille un matin dans une appartement dévasté. Son mari cuve l'alcool qu'il a ingurgité et, elle, et bien, elle se souvient des plaques de médicaments qu'elle a ingurgité. Dans un sursaut de lucidité, elle déclare "ça ne peut plus continuer comme ça."

Dès lors, Shiori nous narre son parcours qui s'avère une véritable descente aux enfers...

 

Shiori s'enfuit donc de chez elle et trouve refuge chez M., une ancienne amie d'université. On découvre qu'elle est dépendante aux médicaments et que son mari, alcoolique, la bat de temps à autre. Malheureusement M. est, elle aussi, dépendante. POur elle, il s'agit de la drogue et très vite, elle initie Shiori à ses plaisirs coupables qui leur font oublier leurs angoisses et leurs soucis. Lorsque la police débarque, elle se retrouve à nouveau dans la rue. Cette fois-ci, c'est vers un ancien amant qu'elle se tourne. Heureux de trouver une femme pour s'occuper des 5 enfants dont il a la garde, il l'accueille chez elle. Mais bientôt, c'est la prostitution qui la guette.

 

Je n'en dirais pas plus mais vous l'aurez compris, la vie de Shiori va aller de Charybde en Scylla et c'est avec horreur que nous la voyons tomber dans une spirale infernale dont la jeune femme est incapable de se dégager.

Femme brisée, angoissée qui ne tient que grace à ses médicaments qu'elle réclame comme le saint Graal, Shiori fuit sa vie comme elle a fuit le domicile parental, enfermée dans des préceptes religieux et sectaires qui lui coupait les aîles. 

Drogue, alcool, dépression, manipulation, viol sur mineur, prostitution, embrigadement sectaire. cette histoire ne vous épargnera aucune horreur et c'est l'écoeurement qui vous guette devant cette femme qui refuse de se secouer et de prendre sa vie en main. Sauf que, il y a une chute à ce récit. Totalement innattendue, elle donne un autre regard sur tous les détails glauques survenues jusque là. Impossible d'expliciter plus sans vous dévoiler le sens de cette histoire !

 

Kan Takahama, éditée depuis quelques années chez Casterman, est connue pour ses ouvrages appuyant particulièrement les relations entres les hommes et les femmes. Vous vous souviendrez peut-être de Mariko Parade écrit à quatre mains avec Frédéric Boilet. Dans Sad Girl, on retrouve ce souci de mettre en lumière la difficulté d'être et de communiquer avec les autres. Son héroine semble seule au monde et les seuls personnes qui lui tendent la main ne font que la plonger un peu plus dans la déchéance.  

Ecrit expressément pour la France, sans passer par la case Japon, ce récit bénéficie d'un traitement graphique à l'aune de l'histoire. Alors que la couverture évoque une histoire féminine pleine de fraicheur, l'intérieur se décline dans une large gamme de noir et de gris qui laisse peu de place à la lumière, présente par quelques petites touches peu apaisantes et plutôt mélancoliques.

Sad Girl est au final un livre sans concession qui déplaira peut-être par son parti-pris extrême et exagéré mais qui finalement se révèle d'un espoir surprenant et sert de fonction cathartique. Un ouvrage plutôt intéressant sur la dépendance, qui peut permettre d'ouvrir les yeux sur les actes extrêmes qu'elle peut nous faire faire.

 

 

D'autres avis :

David Fournol -

 

 

Sad-girl-02.jpg

Sad-girl-03.jpg

Sad-girl-04.jpg

 


  Titre : Sad Girl

Auteur : Ken Takahama

Editeur : Casterman

Parution : Avril 2012

    88 pages 

Prix : 16€


 

  ChallengeDragonFeu

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 14:00

Choco Shoot 01

 

Chocoshoot # 10 : Home sweet home

 

C'est encore avec un peu de retard que je viens vous présenter les photos de cette session !

 

Vous avez été 10 participants à cocooner et m'envoyer des participations variées.

 

A présent, c'est à votre tour de voter pour votre photo préférée !

Vous avez jusqu'au samedi 14 avril, 23h59 pour vous décider en utilisant le tableau situé en bas du billet.

 

 

 

Photo 1 :

Chocoshoot homesweet home 01

 

Photo 2 : Homeless

Chocoshoot homesweet home 02 - homeless

 

 

Photo 3 :

Chocoshoot homesweet home 03

 

 

Photo 4 :

Chocoshoot homesweet home 04

 

 

Photo 5 :

Chocoshoot homesweet home 05

 

Photo 6 :

Chocoshoot homesweet home 06

 

 

Photo 7 :

Chocoshoot homesweet home 07

 

 

Photo 8 :

Chocoshoot homesweet home 08

 

 

Photo 9 :

Chocoshoot homesweet home 09

 

 

Photo 10 :

Chocoshoot homesweet home 10

 

 

 

Le bonus carton :

 

Comme vous le savez, je vous avais proposé un petit bonus autour du thème Carton mon ami !

Quelques participants ont joués le jeu et se verront donc gratifiés de 3 votes supplémentaires !

 

Vous pouvez découvrir leurs clichés :

 

Photo A :

chocoshoot carton 01

 

Photo B :

chocoshoot carton 02

 

Photo C :

chocoshoot carton 03

 

Photo D :

chocoshoot carton 04

 

Photo E :

chocoshoot carton 05

 

 

Photo F :

chocoshoot carton 06

 

Photo G :

chocoshoot carton 07

 

Et pour le fun, je vous propose également de me dire quelle est votre préférée !

 


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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 13:28

 

jardin-albert-kahn-03.jpgJardin Albert Kahn, Paris - Février 2012

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 

 

 

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
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