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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 14:30

 

Si Jack London est connu pour ses grands récits d'aventure, on ignore un peu plus que ce fut un grand photographe.

Laissant derrière lui plus de 12 000 photos pris lors de ses voyages, il couvra des sujets variés comme le tremblement de terre de San Francisco en 1906, la révolution mexicaine, la guerre russo-japonaise ou les miséreux de Londres.

 

Les éditions Phébus ont publiés il y a quelques mois un ouvrage reprenant quelques uns de ses clichés les plus importants.

Le tout est découpé en 6 thématiques :

1 - Le Peuple d'en bas (1903), dans les rues de Londres, donc
2 - La guerre russo-japonaise (1904)
3 - Le tremblement de terre de San Francisco (1906)
4 - La croisière du Snark (1907-08), avec des photos prises à Hawaï et Tahiti, dans les îles Samoa et Salomon, etc.
5 - Le Voyage du Dirigo (1912)
6 - La révolution mexicaine (1914)


Voilà une belle occasion d'en découvrir un peu plus sr cet écrivain aventurier !

 

 

london-01.jpgLe Cap Horn vu du Dirigo, 1912

 

london-02.jpgNouvelles-Hébrides, 1908

 

 

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Chow, Corée, 1904

 

london-04.jpgSoldadera membre des forces constitutionnalistes, Tampico, Mexico. 1914

 

london-05.jpg Des ouvrières soûles en train de se battre, Londres, 1902

 

 

london-06.jpg Femmes harrassées, à la pause, Londres, 1903

 

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Titre : Jack London, Photographe

   Auteur : Collectif

Editeur : Phébus

Parution : Octobre 2011

    288 pages 

Prix : 39€ 


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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 07:00

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Née à New York et vivant à Paris depuis 1971, Jane Evelyn Atwood fait l'acquisition de son premier appareil photo en 1975 et commence à photographier un groupe de prostituées à Paris. C'est en partie la force de ces images qui lui valut d'obtenir la première bourse de la Fondation W. Eugene Smith en 1980 pour un autre sujet qu'elle venait d'aborder : les enfants aveugles. Elle n'avait encore jamais publié de photo.
Au cours des années suivantes, Jane Evelyn Atwood réalise plusieurs séries choisies avec soin, parmi lesquelles un reportage de dix-huit mois sur un régiment de la Légion étrangère où elle suit les soldats de Beyrouth au Tchad ; une chronique de quatre mois et demi sur le premier malade du sida en France, qu'elle accompagne jusqu'à sa mort ; et une étude de quatre ans sur les victimes de mines antipersonnel qui la conduit du Cambodge en Angola, en passant par le Kosovo, le Mozambique et l'Afghanistan, toujours avec le même regard personnel et engagé.
En 1989, elle entreprend de photographier les femmes incarcérées et parvient à avoir accès à certains des pires centres pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d'Europe et aux États-Unis, reste aujourd'hui un témoignage photographique déterminant sur le sort des femmes emprisonnées. Il a fait l'objet d'un livre publié en anglais et en français et continue d'être exposé dans le monde entier.
En 2005, Jane Evelyn Atwood se rend à Haïti, sa vision rompt radicalement avec l'imagerie que l'actualité impose régulièrement pour évoquer ce pays. Fascinée par ses habitants, la photographe choisit d'utiliser la couleur, avec ses ombres et ses contrastes, pour témoigner de la dignité et des espoirs d'un peuple qui ne se résout pas à la fatalité. (Source MEP)

 

 

jane-evelyn-atwood-01.jpgLa Rue des Lombards - Paris, 1976-1977

 

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jane-evelyn-atwood-21.jpgBlondine et un client, rue des Lombards, Paris, 1976-1977


 

jane evelyn atwood 05Woods Hole, Cape Cod, Massachusetts, Etats-Unis, 1983

 

jane-evelyn-atwood-04.JPGLe sauna de la prison, colonie de travail pour délinquants juvénils, Ryazan, Russie, Ex-URSS, 1990

 

jane-evelyn-atwood-06.jpgL’Institut départemental des aveugles, Saint-Mandé, France, 1980

 

 

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jane-evelyn-atwood-22.jpgUne prisonnière dans l’atelier de l’établissement, Centre Pénitentiaire Les Baumettes, Marseille, France, 1991

 

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jane-evelyn-atwood-20.jpgAl-Shurooq School, jeunes filles aveugles, Jérusalem, 1982

 

jane-evelyn-atwood-13.jpgLes Gonaïves - Haïti, 2005

 

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Victime de mine, 27 ans, pas de jambes, un bras, un enfant. Kuito, Bié, Angola, 2002

 

jane-evelyn-atwood-19.jpgJames Baldwin et son frère David - St. Germain des Près, Paris, 1981

 

 

 

Jane Evelyn Atwood est actuellement exposée à Paris :


Galerie In Camera, pour sa série "Rue des lombards"

du 6 au 24 Septembre 2011

 

Maison européenne de la photographie

pour une rétrospective de son oeuvre

"Photographies 1976-2010"

du 29 juin au 25 Septembre 2011

 

Un catalogue "Rue des Lombards", édité aux éditions Xavier Barral,

réunit plus de trente ans après, le premier reportage réalisé par Jane Evelyn Atwood.

 

Profitez-en !

 

 

http://www.janeevelynatwood.com/



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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 07:00

 

Gerda Taro, je vous en parlais il y a 2 jours avec la biographie romancée,  En attendant Robert Capa, qui raconte ses années communes avec le célèbre photographe Robert Capa.

Le grand public l'ignore souvent mais Gerda Taro était également devenue photographe sous l'égide de Capa, son compagnon, et d'autres de ses amis. Je vous renvoie à la critique du livre pour les détails de sa vie.

 

Morte écrasée par un char en 1937, elle fut la première femme photographe reporter.

 

 

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Robert Capa par Gerda Taro :

 

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Pour aller plus loin :

- Gerta Taro, une photographe révolutionnaire dans la guerre d'Espagne - Irme Schaber

Editions Le Rocher/Anatolia - 2006 - 23€

- L'ombre d'une photographe, Gerta Taro - François Maspéro

Editions Seuil - 2006 - 14€

 


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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 07:00

 

Après des études d’Histoire de l’art consacrée à la peinture classique, Yang Bin, alors âgé de 31 ans, se lance finalement dans la photographie. Très vite, le succès est au rendez-vous et les œuvres de ce Chinois né à Pékin en 1975 figurent déjà dans de nombreuses collections particulières à travers le monde. Devenu photographe, l’artiste ne renie en rien son passé de théoricien de la Peinture. Yang Bin compose ses photographies comme un peintre construit son tableau et le style de l’artiste métamorphose ses modèles.

 

Je n'ai trouvé que peu d'information et uniquement 4 photos de cet artiste mais elle sont suffisamment intéressante pour vous les présenter. Découvert sur Yellowcorner, je reprend les explications du site.


En effet, le photographe construit ses photographies en reprenant les codes picturaux de la peinture flamande et de la Renaissance. Le cadrage est de 3/4 et le paysage en arrière-plan du personnage est travaillé.

 

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Commerçant tibétain

 

Cette photographie prise en 2010 représente un marchand de bouses de vache utilisées comme combustibles. Le rendu photographique rappelle la touche lisse, spéculaire et d’une précision redoutable des Primitifs flamands. Le rendu des matières - les lainages, fourrures, toiles de lin mais aussi le grain de peau et la chevelure- est hyperréaliste. Ce traitement sensuel donne du relief et magnifie l’ensemble.

 

 

Yang bin 02Portrait d'un lama

 

Le jeune Lama d’un collège bouddhiste du Sichuan tient dans ses mains un jeu de cartes-dominos. Il est placé devant une fenêtre ouverte dans sa tenue traditionnelle de moine. Si le premier plan est consacré au modèle, les plans secondaires ne sont pas pour autant négligés. La représentation du paysage montagneux tout en perspective est une référence directe au tableau de Domenico Ghirlandaio « Portrait d’un vieillard et d’un jeune homme ». La fenêtre ouvre la représentation sur l’infini. Le paysage inventé et recomposé de la Renaissance fait parti des thèmes traités par Yang Bin.

 

 

Yang-bin-03.jpgLe nomade de Noergai

 

Cette photographie prise en 2007 représente un pèlerin. Chaque année, ce vieil homme tibétain se rend en pélerinage au temple bouddhiste de Lanmu dans la province du Gansu.

 

 

Yang-bin-04.jpgLe musicien de erhu

 

Cette photographie représente un musicien de campagne. Dans sa province d’origine, Hebei, existent de très nombreux petits théâtres traditionnels. Il est alors courant que les agriculteurs endossent les rôles d’acteurs ou de musiciens pour participer. Le vieil homme représenté est un joueur d’ Erhu. Cet instrument de musique traditionnelle chinoise peut être comparé à un violon.


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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 07:00

 Liégois né en 1979, Geoffrey Gilson propose des photos minimalistes où il mélange noir et blanc (le plus souvent), et poses longues pour un résultat magnifique...

 

 

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Pour découvrir plus de photos :

 

http://www.geoffreygilson.net/

http://www.behance.net/geoffreygilson/frame


Interview du photographe.

 

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Je vous invite désormais à continuer les samedis photographiques

en découvrant la nouvelle rubrique "New photos" de Fleur !

Au programme :

- Liens sur l'actualité de la photo et sur de nouveaux projets

et

- Découverte d'une photo ancienne

 

Je suis fan !


 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 07:00

Nick Brandt est né en 1966 et a grandi à londres, où il a étudié le cinéma et la peinture à l’école des Art « St Martins ». Il s’est installé aux Etats-unis en 1992 y réalisant des clips-vidéos, pour des personnalités telles que Michael Jackson (« Earth Song », « Stranger in Moscow »), Moby, Badly Drawn Boy et Jewel.
Il débute en Afrique sa carrière de photographe en 2000, où il a réalisé l’ensemble de son travail.
Le premier ouvrage photographique de Nick Brandt sur la photographie, « On this Earth » a été publié en Octobre 2005 par Chronicle Books, avec des avant-propos de Jane goodall et Alice Sebold (Auteur de « The lovely Bones »).
Depuis 2004, il a exposé dans les plus grandes galeries de londres, Berlin, Hambourg, New York, los Angeles, Santa Fe, Sydney, Melbourne.

 

 

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Vous en conviendrez, c'est sublime !

Pour en voir plus, allez visiter le site du photographe :

 

http://www.nickbrandt.com/

 

A lire : une interview du photographe sur son travail.


 

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 08:00

 

 

 

http://satoshi-minakawa.com/

 

 

 

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quinzaine nippone

 

Quinzaine nippone jour 13

 

A découvrir également :

 

Jérome présente le manga Ubel Blätt

Emmyne fait un atelier cuisine japonaise !

Ötli nous fait visiter la Japan Expo 2011

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 17:20

 

De par son isolationnisme, le Japon a été un des derniers grands pays à découvrir la photographie. C'est en 1853, avec l'arrivée de l'Amiral Perry, bien décidé à favoriser l'ouverture du Japon au monde, que la photographie commence à se répandre. Ce dernier débarque entre autres, avec un dessinateur et un photographe, le but étant de diffuser les avancées technologiques occidentales de manière pacifique. Le photographe réalise quelques portraits de personnalités locales et d'officiels qui leur sont remis en cadeau. Le principe du daguérotype est pourtant connu des japonais mais la production est resté au point mort, faute de compétences. 

C'est en 1859 à la fin du régime du Bakufu et l'ouverture officielle du Japon aux étrangers que la photographie se répandra véritablement. Les ports de Yokohama, Hakodate et Nagasaki sont ouverts au commerce international et connaissent l'arrivée d'une forte population étrangère. La population locale marque un vif intérêt pour ces occidentaux exotiques et pour leur mystérieuse technologie. Des estampes montrent même la pratique de la photographie. 


 

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Issen Yoshikazu, Français, estampe polychrome, format ôban, 1861, coll. Christian Polak, Tôkyô.

 

Dès 1860, les premiers ateliers de photographie apparaissent. Tenus par des occidentaux, de nombreux apprentis photographes japonais s'y initient avant d'ouvrir eux-même leur propre atelier, récupérant le matériel des érangers : Ukai Gyokusen (1807-1888),  Shimooka Renjô (1823-1914), Hori Yohei (1826-1880), Shima Kakoku (1827-1870), etc...

 

Debut-photo-japonaise-02.jpgHori Yohei, militaires, ambrotype, quart de plaque, v. 1866-1870, coll. Charles Schwartz, New York.

 

 

Debut-photo-japonaise-04.jpgShima Kakoku, « Kawazu Izu no kami », tirage albuminé, 7,8 x 6 cm, v. 1860, coll. Shima Eiichi.

 

La population japonaise, de son côté, découvre de nombreuses photographies importées, notamment des images érotiques qui les marquent par leur grand réalisme, comparativement aux estampes érotiques populaires et fortement diffusées, et participeront à une connaissance accrue de la photographie auprès des locaux.

De leur côté, les missions japonaises à l'étranger se font photographier, prouvant ainsi leur volonté de s'ouvrir au monde et ramènent de nombreux documents photographiques.

 

Debut-photo-japonaise-03.jpg A. Beato, ambassadeurs de la mission diplomatique japonaise de 1864 devant le Sphinx,

tirage albuminé, 21,8 x 27,9 cm, 1864, coll. Miyake Tatsuo.

 

 

Tout en s'ouvrant au monde, les japonais souhaitent revendiquer la différenciation de leur identité. Les photographes utilisent des éléments très marqués de l'identité japonaise tout en incluant dans la composition des éléments occidentaux, comme le décor. Les chaises occidentales deviennent par exemple le symbole de la modernité. Ces clichés, le plus souvent destinés aux étrangers, font donc la part belle à des contenus "ethnographique" ou "exotique" très marqués. Les éléments occidentaux étant réservés aux notables locaux.

 

Debut-photo-japonaise-05.jpgUeno Hikoma, samouraï, portrait carte de visite, coll. Hubert Bidault

 

Debut-photo-japonaise-06.jpgUeno Hikoma, « Jeunes femmes japonaises », 5,5 x 8,7 cm, tirage albuminé, v. 1866, coll. BnF.

 

 

Debut-photo-japonaise-07.jpgUeno Hikoma, fille du daimyô d’Ômura, portrait carte de visite, v. 1869-1873, coll. Hubert Bidault.

 

 

La capitale Edo (Tokyo) est toujours interdite aux étrangers et c'est à Yokohama que la production photographique sera la plus florissante. Le célèbre Felice Beato (1833-1904) s'y installe en 1863. Ses portraits sont très souvent coloriés et le deviennent même systématiquement à partir de 1868. Cette concurrence entraîne rapidement la conversion des autres photographes à cette technique. La photographie coloriée devient alors la caractéristique essentielle de la photographie touristique de 1875 à 1905. La colorisation des photos se fait par des techniciens de l'estampe ou par des peintres et se caracérise par des couleurs douces et sourdes qui respectent les couleurs originales.

 

Debut-photo-japonaise-08.jpgFelice Beato - 1863

 

 

Les ateliers occidentaux concurrents les plus connus sont ceux de Stillfried, Adolpho Farsari, William Saunders et produisent également des images à destination des voyageurs, vendues à l'unité. Mais Béato va bouleverser le marché de la photo-souvenir, en proposant des albums souvenir regroupant sous de luxueuses couvertures une sélection de photographies. Ces albums, le plus souvent monochromes, et les photos de format cartes de visites.


 

Debut-photo-japonaise-09.jpgAtt. à Shimooka Renjô, scène d’intérieur, tirage albuminé, 10 x 8 cm, v. 1865, coll. Christian Polak, Tôkyô.

 

Debut-photo-japonaise-10.jpgShimooka Renjô, Kowairozukai, carte de visite, v. 1870, coll. Tokyo Metropolitan Museum of Photography

 

Debut-photo-japonaise-11.jpg Ueno Hikoma, courtisane assise en seiza, carte de visite, v. 1865, coll. Christian Polak.

 

A partir de 1868, Béato ne vend plus ses photos que sous forme d'albums afin d'éviter qu'elles soient mélangées avec d'autres photos concurrentes. Ses albums souvenir constitué d’épreuves de grand format coloriées deviennent alors la norme et ses concurrents ont du mal à rivaliser. La majorité des albums vendus à Yokohama proviennent alors d'ateliers européens et les photographes japonais se replient sur Tokyo.

En 1868, Tokyo devient la capitale du pays et le symbole de la modernisation du pays. L'atelier des photographes devient la vitrine de l'occident et se transforme en lieu luxueux : fenêtres vitrées, mur de briques, moquettes, ameublement à l'européenne. Ils prennent place dans des étages supérieurs pour bénéficier d'une meilleure lumière. Aller se faire prendre en photo se révèle être une véritable expérience de la modernité occidentale

On note l'émergence de plusieurs photographes comme Uchida Kuichi (1846-1875) qui devient le photographe officiel de l'empereur.

 

Debut-photo-japonaise-12.jpgUchida Kuichi, « Yagatabune sur la Sumida », tirage albuminé, colorié à la main, 19,7 x 25,7 cm, 1872. coll. part.


Dès les années 1870, la photographie se propage aux campagnes grace aux photographes ambulants et devient le symbole de la modernité qu'elle a contribué à faire naître dans l'état japonais.

 

On relèvera plus tard le travail de Kasakabe Kimbei (1841-1934). Elève de Beato et Stillfried, il ouvre son propre cabinet en 1881.S'attachant particulièrement aux portraits montrant la vie quotidienne, les métiers de l'époque, ses photos mises en scène en studio sont aujourd'hui une source documentaire remarquable.

 

Debut-photo-japonaise-13.jpgKusakabe Kimbei

 

Debut-photo-japonaise-14.jpgPaysan tatoué - Kusakabe Kimbei

 

Debut-photo-japonaise-15.jpgJaponaise sous l'orage - Kusakabe Kimbei

 

 

Si vous voulez en savoir un peu plus sur le sujet, je vous renvoie à l'article de Claude Estève, spécialiste de la photographie japonaise, sur lequel je me suis appuyé pour rédiger ce billet. Article très complet mais malgré tout partiel, la version complète étant payante.

 

Bibliographie :

Il existe peu d'ouvrages traduits sur le sujet et encore moins de disponibles en neuf...

 

Photographes occidentaux :

- "  Hugues Krafft au Japon de Meiji : photographies d'un voyage, 1882-1883" - épuisé

- " Le Japon dans la lanterne magique : photographies de Charles Vapereau, 1897" - 35€

- "Japon, fin de siècle" Felice Beato, 22,71€

- "Felice Beato et l'école de Yokohama" - Photo poche - épuisé

 

Photographes japonais :

- "Souvenirs du Japon en couleur" (dont je vous parle très bientôt ) - épuisé

- " La photographie japonaise sous l'ère Meiji (1868-1912)" - Patrick Bonneville, 34€

- " Traditionnel Japon, 240 photographies du XIXe siècle coloriées au pinceau" - David Michaud, 35€


 

quinzaine nippone

Jour 6 :

 

d'autres nipponeries chez :

 

Katel nous emmène sur "Les tendres plaintes" de Yoko Ogawa

Mrs Pepys nous fait voyager avec "un voyage au Japon", d'Antoine Piazza

Emma poursuit sa saga avec "Hamaguri", de Aki Shimazaki

 


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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 14:18

 

André Kertesz

(1894-1985)

 

 

Né en 1894 à Budapest, Andor (André en hongrois) n'a que huit ans quand son père meurt. Son oncle, Lipot Hoffman, se charge de son éducation et de celle de ses deux frères. Diplômé de l'Académie de commerce de Budapest, il occupe un emploi à la Bourse. Sa première photographie connue date de 1912 : Jeune homme endormi, qui annonce de façon prémonitoire ce qui fera l'essentiel de son art, à savoir, la clarté du style et la primauté de l'émotion.
Appelé dans l'armée austro-hongroise, il dépeint la vie quotidienne des soldats, l'attente dans les tranchées et les longues marches. Qu'il photographie la campagne ou ses amis, Kertész n'élimine jamais la charge affective qu'il porte en lui. Dans la Vache et le soldat (1917) et Jenö tel Icare (1919), il se montre imaginatif en adoptant des cadrages inédits qui annoncent la vision au Leica. Kertész veut devenir photographe. Il réalise son désir en France, où il émigre plein d'espoir et de détermination.

Kertész arrive à Paris en 1925 et s'installe dans le quartier de Montparnasse. Il fréquente les milieux littéraires et artistiques (Mondrian, Chagall, Zadkine, Foujita, Colette, etc...) et commence à photographier ses amis hongrois, les ateliers d'artistes et les scènes de rue. Il flâne dans les jardins publics, déambule le long des quais de la Seine et retrouve ses amis, ses compatriotes, au café du Dôme. Son talent est reconnu rapidement et il expose, en 1927, à la galerie Au Sacre du Printemps. En 1933, il réalise la célèbre série des Distorsions, où les corps nus de ses deux modèles russes, se reflètent dans un miroir déformant. Pâmées ou révulsées, ces anamorphoses dialoguent avec Picasso, Arp et Moore. Un livre, Paris vu par André Kertész avec un texte de Pierre Mac Orlan, est publié en 1934. C'est à Paris que Kertész réalise les chefs-d'œuvre que sont la Danseuse burlesque (1926), Chez Mondrian (1926), et les Mains et les lunettes de Paul Arma (1928).
En France comme en Allemagne, la presse lui commande reportages et illustrations. La revue d'avant-garde Art et Médecine publie ses photographies en même temps que celles de Germaine Krull, Man Ray, Emmanuel Sougez, François Kollar ou Brassaï, que Kertész rencontre en 1926 et initie à la photographie. Utilisant le Leica dès 1928, il est jusqu'en 1935, l'un des principaux collaborateurs du magazine Vu.
En 1936, Kertész part pour New York, avec sa femme Elisabeth épousée en 1933, afin d'honorer un contrat avec l'agence Keystone. Sa collaboration avec la plus grande agence mondiale de l'époque dure moins d'un an. House & Garden, Harper's Bazaar, Vogue ou Coronet le sollicitent. Les expositions à la PM Gallery (1937) et à l'Art Institute of Chicago (1946) ainsi que la publication de Day of Paris (1945), conçu par A.Brodovitch, ne suffisent pas à imposer Kertész comme l'un des principaux représentants de la photographie d'avant-garde aux Etats-Unis. Naturalisé américain en 1944, il signe en 1949 un contrat d'exclusivité avec les éditions Condé Nast pour lesquelles il réalise essentiellement des photographies d'architecture intérieure. Se sentant incompris et mal employé, il décide, en 1962, de mettre fin à sa carrière professionnelle.

En 1963, Kertész retrouve ses négatifs des périodes hongroise et française, laissés à Paris en 1936. Après la Bibilothèque nationale, le Museum of Modern Art de New-York présente une exposition consacrée à ses photographies (1964). De nombreux hommages lui sont rendus à travers le monde et les expositions se multiplient à Tokyo, Stockholm, Budapest, Londres, Paris, Helsinki... En 1975, il est l'invité d'honneur des Rencontres internationales de la Photographie d'Arles.
Kertész cesse alors d'arpenter les rues. Il réalise de sa fenêtre la plupart de ses photographies. L'enchevêtrement des toits et les vues plongeantes sur Washington Square le fascinent. Son regard gagne en maîtrise formelle. Depuis le milieu des années 50, la photographie en couleur le passionne. Il l'aborde avec simplicité en refusant tout effet coloriste. Les publications se succèdent et des monographies importantes lui sont consacrées : Hungarian Memories (1982), puis Of Paris and New-York (1985) et André Kertész, ma France (1990). En 1984, désireux de sauvegarder son œuvre, Kertész fait don de l'ensemble de ses négatifs ainsi que de sa documentation personnelle à l'Etat français (Ministère de la Culture).
Il s'éteint à son domicile new-yorkais le 28 septembre 1985.
L'œuvre de Kertész colle doublement à sa vie : à ce qu'il a vu et à ce qu'il a éprouvé. Elle en est comme le reflet, car l'adhésion du photographe au monde visuel fut telle que chacune de ses prises de vue et fut riche de sa sensation et de son émotion. Elle est sincère, fidèle, profonde, au point que toute photographie semble être le double parfait de la présence tangible de son auteur. Tellement parfait que le réel et la fiction s'y confondent. L'homme photographique est entier dans son cliché qui est autant une prise (un prélèvement, un extrait) qu'une projection de lui-même.

 

 

 

 

 

Je vous présente aujourd'hui une série qui devrait vous intéresser

car elle concerne les lecteurs !

 

"L'intime plaisir de lire"


 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 07:00

 

Cédric Pollet, vous le connaissez certainement....

 

C'est l'auteur du magnifique livre "Ecorces"

et son truc, vous l'aurez deviné, c'est de photographier les écorces des arbres du monde entier.

 

Un vrai délice pour les yeux... !

 

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La suite se découvre sur le site de l'auteur :

http://www.cedric-pollet.com/site/galeries.php

 

 

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
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