Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 08:00

 

  russie-express 1

 

Auteur : Honoré de Balzac

 Editeur : Nicolas Chaudun

Date de parution : Mars 2010
Prix : 8 Euros

 ISBN :  9782350390857

  160 pages

 

 

Note : 2 / 5

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous présente ici le seul et unique récit de voyage de Balzac pour qui le genre est plutôt vulgaire et ennuyeux. Ce texte est en fait une lettre inachevée, destiné à Armand Bertin, directeur du Journal des débats et par ailleurs ami.

Balzac y relate son voyage de Paris à Berditcheff (Ukraine), en Septembre 1847, bien décidé à prouver qu'on peut relier les 2 villes en 6 jours.

 

On apprendra dans la préface que la raison principale de ce voyage est surtout de rejoindre la célèbre Mme Hanska qu'il compte bien épouser après avoir liquider chacun leur affaires. Nous aurons d'ailleurs 2 lettres destinées à son amante en guise de prologue.

 

russie-express-2.jpgChateau de Mme Hanska



Dès lors, nous assistons à une véritable course épique et à un contre la montre. Balzac doit emprunter les différents moyens de transports de l'époque (malles-postes, trains, courriers, ...), batailler pour trouver les voies et les voitures les plus rapides et réussir à assurer les liaisons entre chacune.

Plus qu'à un récit de voyage classique, on assiste surtout aux tracas administratifs et aux désagréments variés du voyage.

Les envolées sur la beauté des paysages ou des villes se font plutôt rares et Balzac se fait même désagréable à l'encontre des pays traversés. Pressé, il n'aspire qu'à atteindre son but et le reste importe peu.

Le romancier se montrera caustique à l'égard des allemands, des anglais, des russes, ... mais aussi des juifs pour lesquels il aura des mots qu'on qualifierait presque de racistes aujourd'hui, en soulignant leur appât du gain et leur plaisir de l'usure et du commerce.

 

Je dois dire que ce texte a fini par m'ennuyer quelque peu. Si son épopée dans les transports est assez originale et drôle, au bout de 160 pages, ça en devient lassant.

De plus, voir notre Balzac, auprès duquel rare sont ceux qui trouvent gràce à ses yeux, critiquer à tout va finit aussi par être un peu pénible.

 

Bref, ce récit intéressera surement les amateurs balzaciens qui retrouveront l'ambiance de l'époque et le quotidien du grand écrivain mais ennuyera certainement les lecteurs de récits de voyage plus classiques.


 

 

j-aime-les-classiques.jpg  

                                                          

Partager cet article
Repost0
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 08:00

 

vol du paon 1

 

 

 

Auteur : Elodie Bernard

 Editeur : Gallimard, Le sentiment géographique

Date de parution : Avril 2010
Prix : 17,90 Euros

 ISBN :  9782070124954

224 pages

 

 

Note : 4 / 5

 

 

 

 

 

 

 

Elodie Bernard est une jeune femme qui a des couilles.

Nous sommes en 2008, la Chine va accueillir les jeux olympiques dans quelques semaines et des émeutes ont éclatées à Lhassa. Elodie a 24 ans et décide alors de partir pour le Tibet rencontrer la population tibétaine. Partir oui, mais elle fait le choix de pénétrer illégalement au Tibet, en dehors des groupes organisés imposés par les chinois.

 

vol-du-paon-4.jpg

 

Partie de Pékin en train, elle arrive à Xining, dans la région du Qinghai, aux portes du Tibet.

La voilà seule, sac au dos, qui va tenter de passer la frontière historique du Tibet sans aucune autorisation.

Cherchant un bus qui pourrait l'y conduire, elle se voit refuser l'accès, faute de laissez passer.

Elle s'enfonce alors dans la campagne environnante et croise sur sa route de nombreux petits villages reculés. Son avancée se fera alors au gré du hasard et de ses rencontres.

Car les rencontres se feront nombreuses. Tibétains comme chinois lui ouvrent leur porte et parfois même leur coeur.


En anglais et avec les quelques rudiments de tibétains qu'elle possède, Elodie va découvrir peu à peu le quotidien d'un peuple qui vit sous surveillance.

La police chinoise est omniprésente et infiltre même la population pour mieux dénoncer ceux qui menacent la sécurité intérieure. De nombreux tibétains disparaissent et personne ne connait leur sort. La peur règne chez les civils et sont encouragés à l'autocensure et même à dénoncer leurs voisins pour mieux se préserver. Accueillir une étrangère est d'ailleurs interdit et même très dangereux pour ses hôtes qui risquent la prison et bien plus encore. Les rencontres se feront souvent la nuit tombée, à l'abri des regards.

 

vol-du-paon-3.jpg


Pourtant les habitants, moines et religieux n'hésiteront pas à se confier à elle. Ils évoqueront la difficulté de conserver leur culture dans une société qui la stigmatise. Le tibétain n'est enseigné qu'en école primaire et l'administration a banni cette langue. Le tibétain ne sert donc plus à rien et les jeunes finissent par ne plus savoir le parler. On découvrira une littérature tibétaine prolifique mais peu traduite, les problèmes liés aux mariages inter-raciaux, la menace de la succession du Dalai-Lama, les meurtres gratuits, le choix de fuit en Inde ou de rester, les caméras de surveillance qui observent tout, le statut de la femme qui est moindre dans la société chinoise, etc...

Ils parleront aussi du nouveau confort : les bourses qui permettent d'aller étudier à Pékin, les vêtements plus confortables,...

 

Réussissant à atteindre Lhassa, elle découvrira une ville vérolée par l'arrivée des chinois : les maisons traditionnelles qui sont détruites au profit d'immeubles modernes, les prostituées qui essaiment dns les rues d'une ville pieuse et la culture religieuse détournée au profit du tourisme et du commerce.

 

vol-du-paon-2.jpg

 

Dans un récit très fouillé, ponctué de passages historiques et culturels qui éclaireront le néophyte, Elodie Bernard arrive à évoquer toute la difficulté pour les tibétains de se construire une nouvelle identité, entre traditions et modernité chinoise. Société en pleine transition, le Tibet s'affirme de plus en plus et les populations s'unissent peu à peu dans la révolte. La voyageuse livre un essai sans parti pris et laisse son lecteur seul juge des faits qui parlent d'eux-même.

 


Tout ceux que le Tibet intéresse doivent lire ce témoignage passionnant et extremement fort qui apporte un regard différent sur l'intimité d'une population chaleureuse mais cachée au monde.


" - Jamais un peuple ne pourra s'habituer à la présence d'un autre peuple qui s'est imposé chez lui par la force et non par consentement social. " nous dira une jeune tibétaine.


" Voir les files de camions militaires bâchés sur les axes routiers, voir les godasses des soldats fouler la ronde pieuse, ce sont là des signes de la tragédie qui se joue sur leur propre territoire, tel le mauvais ressac d’un mer sale dont on ne se débarrasserait  jamais. "

 

 

A noter : Gallimard lance ici une nouvelle collection de récits de voyage

intitulée "Le sentiment géographique".


Ils viennent de paraitre également :

- Le voyage d'Allemagne, de philippe Barthelet et Eric Heitz

- La martre et le léopard, de Jean-Marie Laclavetine

 

A découvrir et à suivre pour les amateurs !

 


Partager cet article
Repost0
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:45

seule sur le transsibérien 1
Auteur :
Geraldine Dunbar
Editeur : Transboréal
Date de parution : Août 2006
Prix : 22,50 Euros
 ISBN:
9782361570019
Pages : 290



Note :  4 / 5








C'est très jeune, sur un vieil atlas, que Géraldine Dunbar découvre la Russie et la surface de son territoire qui couvre 1/3 de l'hémisphère Nord. Dès lors, plusieurs signes avant-coureurs vont déterminer son futur départ : la première édition du Routard consacré à Moscou, l'achat d'un guide sur le Transsibérien, des rencontres avec des russes qui lui disent de partir, la vision nouleversante de Soljenitsyne de retour dans son pays, une exposition qui propose un wagon du transsibérien,... Tout concourt à ce que cette jeune femme parte au bout de ses rêves.
Parlant couramment russe et séjournant régulièrement à Moscou, en 2004, elle décide de partir seule à bord du train mythique : le Transsibérien. Ce parcours de 20 000 kilomètres aller-retour à travers la Russie et 7 fuseaux horaires (!) durera 4 mois et sera l'occasion de découvrir de multiples régions différentes et d'aller à la rencontre des russes.


seule-sur-le-transsiberien-4.jpg

Géraldine Dunbar nous offre ici un récit passionnant de son voyage.  Au lieu de faire le trajet en une semaine, elle va effectuer plusieurs arrêts qui seront l'occasion de découvrir plus profondément le quotidien des russes. Traversant un pays aux paysages divers, elle découvrira la steppe, l'Oural, le fleuve Amour, le lac Baikal, des villages perdus sans électricité et des villes communistes tristes et abandonnés.

seule sur le transsibérien 5
La vie à bord du train n'est pas exempt "d'exotisme". Pas de salle de bain où se laver, il faut se contenter d'une toilette de chat à l'aide de lingettes. La rare douche est plus que périlleuse par les soubresauts du train. Des samovars trônent dans les couloirs, offrant aux voyageurs la possiblité de se faire du thé ou autres repas instantannés. Il faut apprendre à dormir au son occidental des années 80, venant des cabines adjacentes. Les arrêts sont l'occasion d'acheter des provisions aux vendeurs à la sauvette.
Bref, le voyage n'est pas de tout repos mais offre une chaleur humaine incomparable, pour peu que vous puissiez communiquer en russe.

Faisant connaissance avec ses compagnons de train, Géraldine va découvrir toute la générosité de l'âme russe. Partageant le peu qu'ils possèdent avec la jeune femme, les repas sont pris en commun et offrent l'occasion de mieux se connaitre. Les questionnant sur leurs vies, leur travail, leur opinion sur l'état du pays, elle découvrira alors les dessous de la Russie et pénétrera l'intimité de ces habitants.

seule-sur-le-transsiberien-2.jpgLa vie se révèle difficile au sein de la Grand Russie et, à part Moscou et ces nouveaux riches, point de salut pour le peuple. Les salaires sont bas ou parfois non payés depuis plusieurs mois, les habitants doivent cultiver leurs légumes, les voyages se font rares et même les anciens cheminots perdent l'avantage de pouvoir voyager à bas prix.
Désabusés, ils ne se font aucune illusion sur l'Etat et l'aide qu'elle n'a jamais su lui apporter. Condamnés à se débrouiller seuls, l'entraide et le partage est leur seul espoir.


Plus qu'un voyage à la découverte des paysages russes, celui-ci se révélèra une véritable rencontre avec ses habitants qui se révèleront attentionnés et charmants et donneront lieu à d'émouvants et déchirants adieux.

Je recommande chaudement ce récit de voyage qui offre un regard différent à bord d'un moyen de transport différent, qui en fait rêver plus d'un !
Personnellement, la Russie ne m'attire pas spécialement mais ce voyage en train m'a beaucoup plu !



Sachez que Google, en partenariat avec les chemins de fer russe, propose une vidéo de l'intégralité du trajet ! Une belle prouesse à ne pas rater !
Vous pouvez la trouver ici !


ann-e-en-russie.jpg


Partager cet article
Repost0
13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 08:00

utsala 1







Auteur : Cé Ji et Fred?!
Editeur : Kasitiko
Date de parution : 2009.
Prix : 15,90 Euros
 ISBN: 978-2-7466-1548-9




Note : 3,5  / 5









CéJi et Fred avait un rêve : Partir en Islande. Lorsque le voyage devient réalité, le carnet de route s'est imposé.
Partis pour plusieurs mois de route, ils comptent faire le tour de l'île. Une carte nous aidera à visualiser leur parcours et sera répété à chaque escale.
Chaque jour, ils rapportent leur regard sur ce pays méconnu au fil de leur avancée.
Ecrit à deux mains, le récit alterne les points de vue, pour mieux se rejoindre parfois.

utsala 2

Il s'agit ici d'un ouvrage hybride qui nous offre à la fois un récit de voyage et à la fois un beau livre de photos. En effet, chaque page s'accompagne de vues saisissantes du pays, toujours en corélation avec le texte adjacent. Et ça, il faut le dire, c'est un gros plus.
On a tous lu des descriptions de paysages grandioses sans pouvoir y mettre d'images. Ici, vous découvrirez en même temps les décors dont on parle et c'est très agréable.

Le texte, assez court, n'a pas vocation à être didactique et à vous apprendre tout ce qu'il faut savoir sur le pays. Il se contente de rapporter le ressenti de nos 2 jeunes voyageurs.

utsala-3.jpgPour ma part, j'en suis sortie en allant me renseigner sur les vols pour Reikjavik ! J'ai eu la sensation que c'était un voyage "réalisable" pour moi, sans trop de difficultés. Un billet aller-retour, une location de voiture, une tente : et vous voilà parti !
Les photos font rêver et, moi qui voulait connaitre la Norvège, j'ai désormais rajouté cette destination dans mon tas de VAF (voyage à faire )
Bref, c'est un album sans prétention mais qui a su réveiller des envies cachés !

Je tiens à souligner en plus que les auteurs se sont auto-édités. Ils ont créés leur boite d'édition Kasistiko.
Vous ne trouverez donc pas ce livre chez tous les libraires mais uniquement chez ceux qui ont acceptés le dépot-vente.

Vous trouverez sur leur site la liste des dépositaires français (dont je suis ) et belges ( je pense à certaines !) ainsi que des extraits en images de l'ouvrage. Vous pouvez également le commander directement chez eux.





Si l'Islande vous fait rêver ou si vous voulez vous évader,
 n'hésitez pas à soutenir cette initiative fortement intéressante !



(précision : les photos de l'article ne proviennent pas de l'ouvrage)

Partager cet article
Repost0
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 12:15



En cette journée de la Femme, je vous propose d'accompagner cette célébration en découvrant les femmes voyageuses !

Suite à un travail de recherche dans le cadre de mon travail sur ce thème,
je vous propose aujourd'hui de partager le livret bibliographique qui a été édité pour les clients !







Le voyage au féminin





osa-johnson.jpgOsa Johnson


Savez-vous que le voyage n'est pas qu'une affaire d'homme ? Que les femmes ont pris la route dès le 18ème siècle ?
Poussées par la curiosité, l'envie de liberté ou le besoin de s'affirmer, les femmes ont parcourues le globe, munies de leurs jupons ou de leurs pantalons, au mépris des convenances sociales et des moqueries masculines. Malraux ironisait : " Les hommes ont les voyages, les femmes ont des amants ! ".
Faisant fi des clichés sexistes, les voyaageuses sont parties à la rencontre des autres mais aussi d'elles-même. Une quête de vérité qui s'affirmera plus encore dans leur besoin de partager leurs expériences et de prolonger le voyage, dans les nombreux récits qui feront suite à leurs voyages.
Découvrez donc ces femmes qui voyagent !



1 - Essais




Ellles ont conquis le monde- Elles ont conquis le monde
Alexandra Lapierre, Christel Mouchard
Arthaud 2007, 39,90€ - Arthaud 2009, 25€

Avant 1850, les voyageuses étaient considérées comme des étrangetés de la nature. Isabel Godin des Odonais réussit à survivre dans une nature hostile, pendant que Catalina de Erauso s'habille en homme ou qu'Aphra Behn change d'amant comme de frontière. Alexandra Lapierre et Christel Mouchard dressent trente et un portraits de femmes, connues ou inconnues, à la conquête du monde sur un siècle.
 
Roman-des-voyageuses-francaises.jpg

- Le roman des voyageuses françaises (1800-1900)

Françoise Lapeyre
Payot 2008, 9€

La société française du XIXe siècle préférait voir les femmes à la maison. Cela n'a pas empêché Louise Fusil, Léonie d'Aunet, Charlotte-Adélaïde Dard ou encore Fanny Loviot, Isabelle Massieu et de nombreuses épouses de scientifiques de parcourir le monde, pour le découvrir ou s'installer dans des contrées lointaines. L'auteure s'intéresse à quatre-vingts d'entre elles.



aventurieres-en-crinoline.jpg

- Aventurières en crinoline

Christel Mouchard
Seuil, Points 1989, 7,32€
 
Bien avant Alexandra David-Néel ou Karen Blixen, quelques femmes intrépides ont choisi d'être exploratrices. Rompant avec leur milieu, renonçant aux convenances, elles se lancent dans d'extravagantes expéditions au bout du monde. Christel Mouchard retrace l'histoire de cinq d'entre elles, filles de petits rentiers ou de grands aristocrates, parfois belles, souvent pudibondes, toujours courageuses.
 




Quand-les-voyageuses-decouvraient-l-esclavage.jpg- Quand les voyageuses découvraient l'esclavage
Françoise Lapeyre
Payot 2009, 18,50€

Une histoire des mentalités féminines vis-à-vis de l'esclavage à travers les récits d'une cinquantaine de voyageuses européennes ou américaines qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, ont été confrontées à cette réalité en Orient, en Afrique, en Amérique ou en Russie. Des aristocrates auxquelles l'esclavage semble naturel aux abolitionnistes, elles le nient, s'en accommodent ou le condamnent.






Femmes-d-aventure.jpg- Femmes d'aventure : du rêve à la réalisation de soi
Catherine Reverzy
Odile Jacob poche 2003, 7,50€

Qui sont ces femmes qui se lancent dans des aventures hors du commun? D'où leur vient ce goût du risque, cette recherche de l'exploit? Comment expliquer la force et la confiance qui les animent? Que penser de leur détermination à se réaliser coûte que coûte? De Christine Janin, première Française à gravir l'Everest, à Alexandra Boulat, photo-reporter de guerre, en passant par Catherine Destivelle, Peggy Bouchet ou Nicole Viloteau, toutes ces femmes ont quelque chose à nous apprendre sur nous-mêmes, sur nos peurs et sur le dépassement de nos limites. Par leur exemple et leur courage, toutes nous invitent à réfléchir sur nos choix de vie. Et à reconsidérer notre capacité à avoir du cran, à prendre notre existence en main, à nous sentir plus vrais, à être plus libres.




2 - Les premières aventurières


 

La-naufragee-des-amazones.jpg- La naufragée des amazones
Jean Godin des Odonais
N. Chaudin 2009, 6€

Réédition du récit de l'épopée de madame Godin, retranscrite par son mari et éditée en 1775. Madame Godin traverse en 1769 l'Amérique du Sud pour rejoindre son mari qu'elle n'a pas vu depuis vingt ans. Naufragée, elle voit mourir un à un ses proches. Envers et contre tout, elle fend la jungle amazonienne et affronte la nature hostile, la souffrance et le doute pour rejoindre l'homme de sa vie.





Voyage-en-pays-malais.jpg- Voyage en pays malais
Ida Pfeiffer
Cosmopole, 2009 - 19,50€

Viennoise et mère de famille modèle, Ida Pfeiffer (1797-1858) attendit d'avoir la cinquantaine, de voir ses fils établis et d'être grand-mère, pour assouvir ses rêves d'aventure. Après un tour du monde en 1845, elle partit pour les îles de la Sonde : jungle inhospitalière, pistes escarpées et boueuses, rencontre avec les tribus anthropophages des Dayaks...

 



Une-anglaise-au-Far-West.jpg

 - Une anglaise au Far West

Isabelle Bird
Payot, 2004 - 7,95€

Rien ne prédisposait Isabella Bird (1831-1904) à voyager. Et pourtant, elle est considérée par les Anglo-Saxons comme l'une des plus grandes voyageuses victoriennes. En 1873, elle va demeurer quatre mois dans le Colorado, partageant la vie quotidienne des colons et parcourant à cheval des centaines de kilomètres avec des desesperados notoires.





Anna-d-Arabie.jpg- Anna d'Arabie
Anna Blunt
Phebus, 2009 - 10€


Trente-cinq ans avant T. E. Lawrence, une femme audacieuse et passionnée, Anna Blunt, se risque dans l’immensité de sable et de silence du centre de l’Arabie, véritable terra incognita aux yeux de l’Occident.
La violence de ces espaces, l’absence de points d’eau, l’incertitude des pistes où les bédouins eux-mêmes hésitaient parfois à se risquer, le pouvoir politique, concentré depuis le XVIIIe siècle entre les mains de princes fanatiques : voilà à quoi s’exposaient Anna et son époux, Wilfrid Blunt – lui-même artiste et poète, cavalier émérite et fin connaisseur de l’Orient – en se lançant dans la fournaise du Nefoud, puis au coeur des hautes terres interdites du Nedjed, dans le but de traverser la péninsule de part en part, de la Méditerranée au Golfe.


asie-cavaliere.JPG- L'Asie Cavalière : de Shanghai à Moscou, 1860-1862
 Catherine de Bourboulon
Phebus, 2008 - 11,90€

Lorsque Catherine et son mari arrivent en Chine, en 1853, le pays est encore, pour l'essentiel, interdit aux Européens. M. de Bourboulon et son collègue anglais sont chargés par leurs gouvernements respectifs de gagner Pékin comme ils le pourront et d'y ouvrir les premières légations étrangères. Ce sera chose faite après huit années de tribulations sans nombre sur fond de " guerre de l'opium ". Quand sonne l'heure du retour au lieu de regagner le premier port afin de s'embarquer pour l'Europe, les Bourboulon décident de revenir par voie de terre. Ils traverseront à cheval la Mongolie (où aucune Européenne n'avait voyagé avant Catherine), franchiront les montagnes au sud du Baïkal et manqueront périr dans les marais de Sibérie : un périple de 12000 km.


Ada-Blackjack.jpg
- Ada Blackjack
Jennifer Niven
Paulsen, 2009 - 25€

Ada Blackjack, Esquimaude d'Alaska de 23 ans, participe en 1921 à l'expédition canadienne de Vilhjalmur Stefansson en Arctique. Abandonnée par ses compagnons de voyage, elle se retrouve seule et doit survivre dans cet univers de glace. En se fondant sur les journaux de bord de l'équipage et la presse de l'époque, Jennifer Niven retrace la tragique aventure de cette naufragée de l'Arctique.



3 - Les grandes voyageuses


Alexandra David-Neel (1868-1969)




Voyage-d-une-parisienne-a-Lhassa.jpg- Voyage d'une parisienne à Lhassa
Pocket, 2008 - 5,50€

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet ! Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire. Huit mois d'un long périple à travers les immenses solitudes du « pays des Neiges ». Huit mois d'une vie rude et dangereuse sous l'apparence d'une mendiante tibétaine. C'est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l'auteur. Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu'elle porte sur la civilisation tibétaine.




Au-coeur-des-himalayas.jpg
- Au coeur des Himalayas : le Népal
Payot, 2004 - 7,95€

Au début du siècle, le Népal est encore pratiquement interdit aux étrangers. Grâce à des amitiés et à une connaissance subtile de l'âme orientale, Alexandra David-Néel parvient à y entreprendre le plus étonnant des voyages. Au coeur des Himalayas relate le pèlerinage que «Jétsunema» (la «Dame-Lama») effectua durant l'hiver 1912-1913 sur les lieux mêmes où vécut le Bouddha. Son récit nous fait découvrir le fascinant visage d'un peuple et la richesse d'une civilisation à la fois cruelle et mystique.
 
 




Isabelle Eberhardt (1877-1904)



Sud-oranais.jpg
- Sud Oranais
J.Losfeld, 2003 - 11,50€

Découvert après plusieurs jours de fouilles dans la boue de l'inondation d'Aïn Sefra, où l'auteur a péri, Sud Oranais est le journal de route du dernier séjour d'Isabelle Eberhardt dans cette région troublée du Sahara algérien, où des tribus rebelles résistent encore à l'avancée coloniale, au début du vingtième siècle. L'auteur emmène son lecteur des deux côtés d'une frontière indécise avec le Maroc, dans les camps bédouins, dans les cafés maures fréquentés par les légionnaires... et lui dévoile, de l'intérieur, la vie d'une petite cité théocratique.
 




journaliers.JPG- Journaliers
J.Losfeld, 2002 - 10€

Il y a cent ans, vêtue en cavalier arabe, Isabelle Eberhardt parcourait les pistes sahariennes. Elle y partageait le quotidien des bédouins et des marabouts. Journaliers évoque les années 1900-1903, au cours desquelles l'auteur a également rédigé les nouvelles d'Au pays des sables. Le lecteur suit la voyageuse, depuis la Sardaigne jusqu'aux pistes du Sahara, assiste à ses rencontres amicales ou amoureuses, au drame d'un attentat où elle frôle la mort, accompagne son exil à Marseille et enfin son retour en Algérie.
 
 




Odette du Puigaudeau ( 1894-1991)



Pieds-nus-a-travers-la-mauritanie.jpg- Pieds nus à travers la mauritanie
Phebus, 2003 - 8,90€

On imagine mal ce qu'était le pays des Maures en cette année 1933 où deux jeunes femmes du meilleur monde se laissent débarquer sur la plage d'une terre interdite pour se perdre dans les sables. Ni mission officielle, ni subventions, peu d'argent, presque aucun bagage: les voilà qui se lancent à dos de chameau sur des pistes inconnues, parcourant plusieurs milliers de kilomètres, dans une contrée où les militaires français osaient à peine patrouiller.
 





Le-sel-du-desert.jpg- Le sel du désert
Phebus, 2005 - 8,90€

En 1937, Odette du Puigaudeau et son amie Marion Sénones s'aventurent dans l'une des zones les moins explorées du Sahara central, sur la piste des dernières caravanes de sel. Chaque année l'Azalaï, qui regroupait plus d'un millier de chameaux, quittait la région de Tombouctou pour gagner, droit, au nord, la dépression de Taoudeni, célèbre depuis l'Antiquité pour ses salines : soit 2 000 km de trajet aller et retour, dans la partie la plus déserte du grand désert. Un livre qui en son temps avait fasciné le jeune Théodore Monod. Et l'un des classiques absolus de la littérature du désert.
 



Anita Conti (1899-1997)



Geants-des-mers-chaudes.jpg

- Géants des mers chaudes

Payot, 2002 - 9€

Chargée d'études pratiques de pêche sur les rivages d'Afrique noire, A. Conti a partagé pendant plusieurs années l'existence des pêcheurs mauritaniens en pirogue et fait revivre la vie étonnante des "géants des mers chaudes".
 








Racleurs-d-ocean.jpg
- Racleurs d'océan
Payot, 2002 - 9,75€

Anita Conti, la première femme océanographe, s'est embarquée en 1952, avec un équipage de soixante hommes sur les bancs de Terre-Neuve. Elle raconte la lutte féroce de ces hommes pour pêcher et pour survivre.
 
 









Anne-Marie Schwarzenbach (1908-1942)


Ou-est-la-terre-des-promesses.jpg- Où est la terre des promesses ?
Payot, 2004 - 7,95€

Le 6 juin 1939, Anne-marie Schwarzenbach quitte Genève dans la Ford Roadster «Deluxe» que vient de lui offrir son père, avecs a compagne de voyage : la déjà célèbre Ella Maillart. Elles partent dans le Nuristan, une région isolée de l'Afghanistan. Un témoignage intimiste mais aussi prémonitoire sur la poudrière afghane. La voyageuse mêle journalisme et poésie sous une plume dont la puissance ne tarit jamais. C’est avec un même talent qu’elle promène son errance intérieure dans l’immensité de la steppe et qu’elle s’interroge sur le statut de la femme en terre d’Islam.
 



Loin-de-New-York.jpg- Loin de New York
Payot, 2006 - 6€

Entre 1936 et 1938, l'auteure se rendit deux fois aux Etats-Unis, notamment dans les Etats du Sud, afin d'étudier pour plusieurs grands journaux les effets de la Grande Dépression sur les conditions de vie quotidienne des gens modestes, des jeunes syndicalistes, la misère des ouvriers et des fermiers.









Ella Maillart (1903-1997)

 
Oasis-interdites.jpg- Oasis interdites
Payot, 2002 - 9,75€

En janvier 1935, Ella Maillart quitte Pékin en direction de l'intérieur avec son compagnon Peter Fleming, correspondant du Times... Il s'agit de traverser la Chine d'est en ouest, d'atteindre les oasis interdites du Sinkiang, berceau millénaire d'une culture d'origine arménienne, et de là de gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. Clandestinement, car le Turkestan chinois, dont la population est en majorité musulmane, est en plein soulèvement...
 





Envoyee-speciale-en-Mandchourie.jpg
- Envoyée spéciale en Mandchourie
Zoé, 2009 - 16€

En 1934, E. Maillart voyage dans la Mandchourie occupée par le Japon. A cette époque, la construction du chemin de fer est primordiale. L'auteure sillonne le pays en suivant la voie. Elle explique ce qui se passe entre les populations chinoises, japonaises et mandchoues, et les enjeux gouvernementaux. La Russie soviétique est, pour eux, menaçante.
 







4 - Voyageuses d'aujourd'hui



 
au-bord-du-monde-0.jpg- Au bord du monde : une vagabonde dans le Grand Nord sibérien
 Astrid Wendlandt
R. Laffont, 2010 - 20€

Astrid Wendlandt est une journaliste franco-canadienne. Alors qu'elle est en Russie pour un reportage, son chemin croise durant quelques secondes le chemin d'un Nénets. Cette vision la boulerse. A la différence de la culture inuit canadienne,  celle des Nénets s'est maintenue malgré l'effondrement du régime communiste et à la collectivisation forcée. Pourquoi n'ont-ils pas été engloutis par la modernité ? C'est ce qu'Astrid va chercher à savoir en partant vivre quelques mois auprès d'eux. A travers son exploration, l'auteure tente de comprendre leur mode de vie, leurs croyances, coutumes, et insiste sur le contraste avec les Russes sédentaires.

 
aylal.jpg- Aylal, une année en Mongolie
Linda Gardelle
Gaïa, 2004 - 19€
Linda Gardelle avait tout juste son bac en poche lorsqu'elle est partie, seule, passer un an en Mongolie. Une année complète, pour s'immerger à la fois dans le mode de vie, la culture du pays, et expérimenter la variété des climats... Son récit, réaliste, ne dissimule rien de ce qu'elle découvre : l'hospitalité des gens qu'elle rencontre, sa joie simple face à l'immensité de la steppe, la sensation de liberté lors de chevauchées, le plaisir de partager la vie quotidienne des nomades sous la yourte, les amitiés naissantes, et aussi les frayeurs, les déceptions et la désolation face aux plus mauvais aspects d'une modernisation qui n'épargne pas la Mongolie.
 
 
Promenades-anglaises.jpg- Promenades anglaises
Christine Jordis
Seuil, Points, 2008 - 8€

Du coeur de la forêt de Sherwood à l'Angleterre victorienne de Trollope, en relisant Emily Brontë et Virginia Woolf, l'auteur nous convie à un voyage fascinant et inédit. Dans les pas de cette voyageuse passionnée, nous parcourons les chemins et les mythes anglais, de Londres à Manchester, de Margaret Thatcher à Lady Di, à la découverte d'une île singulière et éternelle.
 





Nomade-sur-la-voie-d-Ella-Maillart.jpg

- Nomade sur la voie d'Ella Maillart
Amandine Roche
Payot, 2005 - 9€
Fascinée par l'aventurière suisse Ella Maillart, A. Roche part sur ses traces soixante-dix ans après, en quête spirituelle, parcourant des milliers de kilomètres à la découverte des peuples nomades. Son périple lui fait découvrir le Pakistan, la Chine, l'Inde, le Népal, le Tibet, la Mandchourie, la Russie, etc.
 




Au-coeur-de-la-chine.jpg- Au coeur de la chine
Françoise Grenot-Wang
Albin Michel, 2007 - 22€

La rencontre de Françoise Grenot-Wang avec les Miao a transformé sa vie. les Miao sont près de neuf millions dans le sud de la Chine, où ils constituent l'une des minorités ethniques les plus importantes. Émue par le dénuement et la générosité de ce peuple aux traditions toujours vivantes, la sinologue a décidé un jour de rester vivre parmi eux. De l'histoire des Miao et de leur culture ancestrale à leur vie quotidienne et aux défis du présent, c'est un autre visage de la Chine qu'offre le récit de Françoise Grenot-Wang qui s'est engagée, avec l'association «Couleurs de Chine», à favoriser la scolarisation des enfants en pays Miao.


 
Du-baikal-au-bengale-1.jpg - Du baikal au bengale
Tome 1 : Soifs d'Orient -Tome 2 : Méandres d'Asie
Caroline RIEGEL
Phébus, 2008 - 19,50€ le tome

De mars 2004 à décembre 2005, Caroline Riegel  a traversé l'Asie du lac Baïkal, en Sibérie, jusqu'à Bangkok, un voyage aux confins des contrées où l'homme vit et subit les caprices de l'eau. Ingénieur en constructions hydrauliques, elle a conçu ce périple en prévoyant de s'attarder autant qu'il était nécessaire pour comprendre les liens qui unissent l'homme à cet élément. Dans ce récit conçu en deux volumes, nous la suivons dans la taïga, en divers endroits du gigantesque Baïkal, en compagnie de pêcheurs, puis dans la traversée d'une partie du désert de Gobi mongol, avec deux chevaux, à pied, puis avec un chameau.
 

Saisons-japonaises.jpg
- Saisons japonaises
Nicole-lise Bernheim
Payot, 2002 - 8,50€

Nicole-Lise a passé plusieurs saisons au Japon aux côtés des Imai, une famille de Kosayan qui confectionne du Tofu. A travers de nombreux textes, elle tresse dans ce livre les détails d'un quotidien bien éloigné du Japon des mégapoles. Situé près d'Osaka mais perdue dans les montagnes, la petite cité de Kosayan possède tant de sanctuaires bouddhiques qu'elle sera prochainement inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco.
 




5 - A votre tour !
 

Le-guide-de-la-voyageuse.jpg- Le guide de la voyageuse
Nadège Demanee
Femme actuelle, 2009 - 15,90€

Dédié aux femmes, ce guide donne des conseils pour préparer un séjour à l'étranger, un week-end ou des vacances, avec ou sans enfants. Il donne des informations sur la destination, les us et coutumes locaux, la sécurité, la santé, le shopping, etc.






Partager cet article
Repost0
28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:00

Ti-Puss-1.jpg


Ella Maillart (1903-1997) est une des voyageuses les plus célèbres. Cette jeune femme suisse fut d'abord une grande sportive et navigatrice qui gagna de nombreuses régates avant de parcourir la planète. Russie, Asie centrale, Chine, Tibet, Inde, Liban, Turquie, Afghanistan,  ... verront son passage. Son récit le plus célèbre "Oasis interdites" relate son voyage en compagnie de Peter Fleming sur la route de la soie. Ce dernier publiera son expérience dans "Courrier de Tartarie".
Ella Maillart passera les 5 années de la 2ème guerre mondiale en Inde. Elle s'installe dans le sud du pays auprès de deux sages,
Ramana Maharishi et Atmananda, pour y recevoir leur enseignement.
Ti-Puss est le récit de cette quête spirituelle en Inde tout en étant à la fois l'histoire de ses relations avec sa chatte Ti-Puss. Ecrit en anglais, il sera publié pour la première fois en 1951.

Ti-Puss-3.jpgTirùvannàmalai, au sud de Madras, et ses temples


Ti-Puss est un récit de voyage atypique. Loin d'être une description classique de l'Inde traversé, il s'agit avant tout du récit de sa relation avec sa chatte Ti-Puss. Menant une vie ascétique et se contentant de peu, Ella Maillart adopte une petite chatte.

" Par compassion envers moi-même, je désire avoir un animal à choyer. Je suis venue à Tiruvannamalai afin de vivre auprès d'un maitre incarnant la sagesse hindoue, et tandis qu'un cours pour débutants m'eût mieux convenu, je me trouve trébuchant, de but en blanc, dans l'aride silence du Vedanta qui, à la fin des Vedas, propose l'essence de la connaissance hindoue. (...) Un penchant sentimental me pousse à souhaiter, en récompense, un jouet vivant à caresser quand je voudrai fuir la réalité. J'ai besoin de sourire à nouveau. "

Ti-Puss 2Dès lors, la voyageuse s'attache à ce petit animal qui lui apporte force joie et affection.
Relatant l'évolution de la sa relation à l'animal, elle epprouve tour à tour étonnement, amusement, amour, peur de la perte.
La relation entre ces 2 êtres est riche et tous les amoureux des chats s'y reconnaitront.

Mais c'est avec elle qu'Ella apprendra la force de l'amour universel prôné par ses maîtres, mais aussi la voie de la liberté. Elle saura laisser partir Ti-Puss qui, de par sa nature, mérite la liberté.
Ti-Puss est donc le cataliseur qui permet à Ella d'appliquer les leçons de ses maîtres dans le monde concret. Elle "incarne la plénitude du moment présent", obligeant sa maitresse à vivre dans l'instant et à profiter du moment présent, éphémère par essence.

" Suis-je déjà l'esclave de nos habitudes communes ? Peut-on savoir le comment et le pourquoi le l'amour ? De toute évidence, la chatte est venue satisfaire mon besoin d'aimer mais vais-je désormais souffrir d'un lien que je me suis forgé au moment même où un sage me guidait sur la voie de l'immuable liberté ? Quel illogisme ! Je ne donnerai pas la chatte par renoncement car mieux vaut comprendre pourquoi j'ai noué une servitude. C'est important, car c'est mettre en pratique l'enseignement quotidien. La nature d'un attachement peut-être transformée si elle tens constamment vers l'amour infini - source de nos joies et de nos affecttaions - vers cette puissance d'Amour qui, dit-on, forme notre essence. "

                                                                                            
                   Ramana Maharishi
Ti-Puss-4.jpgDe l'Inde, nous ne verrons pas grand chose. Traversant le pays dans des bus et des trains cahotant et pittoresques, Ella nous parle de ses habitants à petites touches, au gré de ses rencontres. Voyageant en 3ème classe, accompagnée de sa chatte, elle intrigue ses voisins qui la prennent pour une chrétienne originale.

"Somme toute, j'étais parvenue à comprendre clairement que pour la plupart des Occidentaux, l'équilibre, l'amour du prochain, la sagesse seront inaccessibles aussi longtemps que la plus importante partie de nous-même restera ignorée ou encore étouffée par nos vies profanes, axées uniquement sur l'obtention d'une sécurité qui ne peut pas exister sur le plan  matériel.

Pour la première fois je pus accepter sans révolte, parce que je commençais à la comprendre, l'absurdité de notre monde et l'absurdité des efforts que jusqu'ici j'avais tentés en aveugle pour gagner une harmonie profonde."


Ti-Puss-5.jpgJe dois dire que j'ai été quelque peu déstabilisée par ce récit. M'attendant à un récit de voyage aventureux, je me suis retrouvé dans une histoire de chat. Si ce texte est surement un des livres les plus personnels d'Ella Maillart, comme l'indique la 4ème de couverture, je dois dire que sa lecture m'a un peu ennuyée.
On partage parfaitement les sentiments de la voyageuse pour l'animal, on suit son cheminement spirituel, parfois un peu flou pour les non-initiés mais au final, on ne découvrira qu'assez peu le pays lui-même.
Si vous espérer voyager en Inde, découvrir des paysages magnifiques, les US et coutumes, il vaut mieux choisir un autre titre.

Ce texte plaira avant tout aux amateurs de chats (Manu si tu me lis ) et à ceux qui souhaitent découvrir la facette spirituelle d'Ella Maillart.

Ella Maillart reste malgré tout une grande voyageuse à découvrir. Morte à 94 ans, elle venait de faire renouveler son passeport... Comme quoi, il n'y a pas d'age pour aller au bout de ses rêves !


Editions Payot - 7,95€


    challenge inde

 
     j-aime-les-classiques.jpg








Partager cet article
Repost0
25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 20:00


au pays des mangas


Charley, douze ans, est un jeune australien fanatique de jeux vidéo et de manga, et plus particulièrement de Gundam. Son père, Peter Carey, célèbre écrivain, décide de s'intéresser à la passion de son fils.
Dès lors, il essaie de s'immerger dans la culture japonaise traditionnelle d'un côté et manga de l'autre.
Ils se conseillent mutuellement des titres de mangas, visionnent des films japonais ( l'été de kikujiro, de Kitano). C'est aussi une manière pour Peter de communiquer avec son fils et de partager sa passion.
Peter va donc découvrir un univers dont il ignorait tout et fasciné par la passion de son fils décide de l'emmener en voyage au Japon, sous prétexte d'interviewer les grands noms du manga et de l'animation japonaise.

au pays des mangas 2Peter va alors confronter sa vision du pays et de ses traditions, obtenue par ses nombreuses lectures, avec la réalité du pays. Pourtant ses idées seront à chaque fois démontées et battus en brêche par les interlocuteurs qu'ils rencontrent. Chacun lui signifiant que sa vision est celle d'un étranger et qu'elle ne peut qu'être fausse. La déception et le désapointement est à la clé, et Peter se sent un peu perdu dans ce pays.
A côté de ça, Charley se refuse à rencontrer ce qu'il nomme le "vrai Japon" traditionnel, synonyme d'ennui et préfère se prendre d'amitié avec un jeune japonais au look voyou rencontré par Internet et qui ne jure lui aussi que par Gundam. Le jeune garçon est comme un poisson dans l'eau et désarme son père par son habileté à prendre en main son séjour dans le pays et les différentes technologies qui lui sont associés.

Au delà de l'aspect voyage, cet ouvrage est d'abord un récit sur la relation père-fils, leur communication et les différences générationnelles. En découvrant le Japon des Otakus, le père va découvrir des facettes de son fils qu'il ignorait. En effet, Charley en général taciturne, s'anime dès qu'il s'agit de sa passion et démontre une certaine habileté à manipuler des objets obscurs à son père ( portable japonais, billeterie automatique du métro, ...) sans parler un mot de japonais.

au pays des mangas 3On va suivre le cheminement de Peter sur la voie de la connaissance du Japon, en passe de devenir un vrai passionné lui aussi.  On découvrira avec lui l'univers des mangas, des films d'animation, l'impact de la bombe atomique dans ces derniers, le processus de fabrication d'un sabre, un début d'analyse du film Totoro de Miyazaki, les règles de politesse stricte et les contraintes de la bienséance, ...
Les interviews qu'il réalise sont très intéressantes car rares et on ne peut s'empêcher de baver de jalousie lorsqu'il rencontre le grand maître Miyazaki.
La curiosité de Peter Carey est forte et il semble s'intéresser à tous les aspects de la culture japonaise. Il traite avec humour son ignorance et les petits chocs culturels qui s'accumulent.

Pourtant sa découverte reste malgré tout assez superficielle. Les amateurs de Japon n'y apprendront pas grand chose. Les néophytes beaucoup plus, mais je ne suis pas certaine que le portrait qui est dressé ici soit très flatteur. Les japonais paraissent hautains, réfractaires aux opinions étrangères et trop à cheval sur l'étiquette. De plus, il semblerait que l'ami japonais de son fils soit une invention de l'écrivain, histoire de pimenter l'histoire...
Au final, ce récit de voyage est beaucoup plus centré sur le père, son fils et leurs rapports respectifs dans un univers qui leur est étranger.
J'ai, pour ma part, trouvé cette lecture plaisante mais quelque peu décevante par rapport à mes attentes, malgré quelques bons passages très intéressants.
Il parlera beaucoup plus aux parents de jeunes otakus qui cherchent à comprendre la fascination de leurs ados pour les mangas ou à ceux qui voudront découvrir un aspect plus moderne d'un Japon méconnu.
Ceux qui n'y connaissent rien trouveront pleins de références bibliographiques et cinématographiques disséminées dans le texte et l'ouvrage leur donnera surement envie de découvrir les mangas et autres facettes du Japon, au côté de l'auteur !



Note : ***


Editions Hoëbeke - 15€


 

Photo de Tokyo : © Cyril Almeras

http://www.cyrilalmeras.com/


Partager cet article
Repost0
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:15


comock

 



Souvenez-vous....
Robert Flaherty réalisa en 1922, un film documentaire "Nanouk l'esquimau", considéré comme un des films précurseurs du documentaire. Ce film raconte la vie d'une famille esquimau dans les conditions difficiles du grand Nord canadien.

comock 4(Cap Wolstenholme - 1925)

En 1912, alors qu'il se trouve au cap Wolstenholme, le cinéaste fait la connaissance de Comock, en mer sur une drôle de chaloupe. Ce dernier lui fait alors le récit de son incroyable histoire.

1902. Comock et sa famille meurent de faim et sont obligés de traverser la banquise pour atteindre une ile riche en gibier. Les voilà partis avec 3 traineaux et leurs chiens pour 2 jours de traversée.
La nature se déchainera et tous n'arriveront pas sur l'île. Arrivés à destination, ils vivront une dizaine d'année, de manière autosuffisante avant de décider à retourner sur la terre ferme pour assurer l'avenir (et la descendance) de leurs enfants.

comock 3
C'est le récit simple d'une tranche de vie esquimau avec toutes ses difficultés qui nous est présenté ici.
Comock raconte simplement sa vie, ses difficultés à trouver à manger, la perte d'être cher avec beaucoup de pudeur, presque trop, semblable à l'univers glacial qu'il habite. L'émotion est assez peu ressenti même devant des événènement douloureux.
On y découvre un style de vie "primitif" qui se contente de peu. L'objet précieux est, à leurs yeux, le lot de pierres qui permettent de faire du feu, élément essentiel de leur survie et de leurs repas.



Comock raconte la chasse au phoque, la construction d'un igloo, le travail des peaux pour en faire des vêtements, la confection de couteaux et de harpons, la pêche,...
Une vie simple tournée vers l'essentiel, une vie de "riche" dès lors que l'on à manger tous les jours...

comock 2
"
- Nous sommes riches, dis-je. Nous étions tous assis sur le sable autour d'un grand feu de bois.
-Oui, dit ma femme. Nous sommes riches, mais si seulement le reste de notre groupe était avec nous, ils auraient tout, eux aussi. Nous pourrions tous être heureux ensemble"
-On ne peut pas tout avoir, dis-je. Personne n'a tout.
- C'est vrai, dit Annunglung. Peu importe combien on a, on voudrait toujours plus. "




Une belle philosophie de vie, sur laquelle je vous laisse méditer.

Ce récit que le réalisateur consigna par écrit a été exhumé par Edmund Carpenter, autre explorateur.
" Il me sembla alors que ce récit de la vie humaine – réduite à un homme, une femme, des pierres à feu et la volonté de perpétuer la vie – parlait en fin de compte de la renaissance de l’humanité. " 
Dénichant une série de dessins et de croquis exécutés par des esquimaux, il décide de les réunir et de les exposer (actuellement au Royal Ontario Museum) ; mais aussi de les intégrer au récit de Comock dont il nous propose aujourd'hui la publication.
Je n'ai pas de photos à vous montrer mais les dessins sont dans la même veine que ceux de la couverture, de légers crayonnés qui s'éparpillent sur les pages de ce joli album cartonné.

Ce petit ouvrage qui se lit très rapidemment et n'est pas indispensable demeure tout de même un témoignage très intéressant sur les esquimaux et l'origine du documentaire de Flaherty. On trouvera d'ailleurs à la fin de l'ouvrage un petit chapitre consacré à Comock et à la suite possible de sa vie et de ses descendants.

EDIT du 27 Décembre : Quelques photos de l'intérieur et des dessins !

comock 5
comock 6
comock 7
comock 8


Note : ***


Editions  Héros-Limite - 25€

Objectif-PAL.jpg
Objectif PAL : # 8

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 20:03

pelerinage-88-temples.jpg
La petite ile de Shikoku au Japon est célèbre pour son pélerinage religieux. il consiste à effectuer le tour des 88 temples associés à un certain Kukaï. Ce dernier, ancien ermite et moine itinérant, a fondé l'école bouddhique Shingon. Un culte se développa autour de sa personne et entraina une vague de pélerins. C'est ce périple de 1400 kms que Ariane Wilson et son amie Aude ont effectués à pied en près de 2 mois.

pelerinage 88 temples 1
Architectes, les 2 jeunes femmes ont créées un abri éphémère, modifiable et transportable pour les accompagner. S'inspirant des traditions du pélérinage, la toile sera blanche comme la veste des pélérins et demandera à être recouverte de calligraphies. En effet, chaque pélerin récolte dans un cahier le tampon et la calligraphie du temple visité, attestant de leur passage. A l'inverse, ils se doivent de laisser un Fuda, petite bande de papier où sont inscrits ses voeux, à l'autel du temple. Pour nos 2 occidentales, ce sera un morceau de leur abri.


C'est donc munie de leur lourd abri et de leur bâton de pélerin qu'Ariane et Aude vont parcourir les pelerinage 88 temples 3chemins japonais de Shikoku. Au gré de leur parcours, nous découvrirons l'histoire de Kukaï l'ermite et des différents courants bouddhiques.  Suivant des chemins perdus en foret comme des routes encombrées d'automobiles, les temples se suivent mais ne se ressemblent pas. Les rituels à chaque temple sont immuables même si aujourd'hui le pélérinage peut se faire en bus, en taxi, en voyage organisé ou par petits bouts le week-end. Les marcheurs se voient gratifier de très nombreux Settai, aumône faite au pélerin en argent ou en nourriture qui ne se peut se refuser . L'accepter est signe d'humilité et le donner est comme donner au saint Kukaï et le bénéfice est aussi grand pour le donneur.
Les deux jeunes femmes feront de nombreuses rencontres. Que ce soit des pélerins croisés au cours du chemin, des habitants qui offriront un abri ou un repas, des anges-gardiens qui veillent en silence à indiquer la bonne route, tous donneront la preuve de la gentillesse et de la générosité japonaise.

pelerinage 88 temples 4 (Photos d'Ariane Wilson)

Le seul bémol de cet ouvrage est peut-être l'absence de ressenti de l'auteur face à un tel voyage. Ariane reste, en effet, assez floue sur les raisons intrinsèques de son pélérinage et nous fait part assez rarement de ses impressions devant l'aspect réflexif et philosophique de sa progression. De même, l'aspect dépassement de soi semble plutôt absent malgré quelques difficultés physiques bénines rencontrées. La relation avec sa compagne de voyage est aussi complètement occultée et nous ne saurons presque rien d'elle.

Ce récit reste avant tout un témoignage original sur un Japon méconnu, ponctué d'une galerie de portraits et d'anecdoctes historiques et culturelles autour du pélerinage de Shikoku.
Une quarantaine de photos sont regroupées dans un cahier central et un glossaire à la fin de l'ouvrage vous éclairera sur certains termes japonais.


Note : ***


Editions Presses de la renaissance - 19€

Objectif-PAL.jpg
Objectif PAL : # 7

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:00



En écho au rayon littérature de voyage dans lequel je travaille entre autres, j'ai décidé de créer cette nouvelle rubrique et de promotionner cette littérature plutôt méconnue !
Certains d'entre nous offrent de superbes photos de voyage (Théoma, Keisha,...) appréciées par tous. J'espère donc que cette rubrique aura une résonnance auprès de vous !

Rien de tel pour débuter cette rubrique que ce petit essai sur le voyage !
Pierre Tahon s'est penché sur les raisons qui nous poussent à voyager... ou à ne pas voyager !
Son essai se découpe d'ailleurs en 3 parties : Partir, Demeurer, Rester.

Dans la première, il s'interroge sur les raisons que le voyageur a de partir : se mettre en danger, découvrir d'autres cultures, contempler des paysages inédits, retrouver une perception au monde pure et déliée de toute habitude, rechercher un état de nature utopique, aller à la rencontre d'autres peuples et s'arracher de nos cercles familiaux et amicaux qui ne peuvent plus nous surprendre, trouver une nouvelle philosophie de vie, pour se fuir, fuir le vide de sa vie et éviter l'introspection, ...

La deuxième partie détaille au contraire les raisons qui poussent certains à demeurer chez eux : c'est savoir apprécier les beautés qui vous sont proches, par pauvreté et déficit d'imaginaire ou par déception devant les excès d'imagination, par prudence et sagesse, pour avoir le temps de la réflexion et de la méditation, parce que l'on se laisse gagner par la facilité de l'immobilité, par besoin d'enracinement,

Enfin, la dernière section de l'ouvrage s'arrête sur la question du retour, plus ou moins facile. Le voyage n'existe-t'il que s'il y a un retour ? ou peut-être est-ce la finalité du voyageur qui n'a pas trouvé le lieu qui lui convenait ? Qui n'a jamais souhaité s'installer ailleurs ? Le voyageur est-il un sédentaire qui s'ignore ? Le retour est peut-être aussi le tarissement de l'imagination rassasiée, ou bien encore la fin d'une liberté retrouvée. le voyageur peut redouter les contraintes, les habitudes liées à sa vie quotidienne et appréhender. Le vrai voyageur n'est-il pas le vrai nomade ? Mais ce quotidien fait de routine n'est-il pas notre chez-nous où nous retrouvons nos racines et nos proches ?

Bref un essai passionannt qui pose beaucoup de questions et où chaque voyageur se retrouvera dans au moins une des nombreuses réponses proposées.
Le texte est émaillé de citations d'écrivains voyageurs, d'écrivains ou de philosophes sur le voyage. Cet essai lui-même se prête à de nombreuses citations mais vous n'en verrez aucune ! Le choix est trop difficile et le texte tout entier serait propice à être rapporté !

Alors je concluerais tout de même par : "Il faut voyager : physiquement ou dans sa tête, peu importe"

Je ne peux que vous recommander chaudement ce petit essai sans prétention, accessible à tous, voyageur immobile ou en mouvement.


Note : ****


Editions Milan - 15€
 (attention l'ouvrage en cours d'épuisement...)

Partager cet article
Repost0

Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
Suivez moi désormais sur :

 

Rechercher