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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:00

seuls t1 01Yvan, Leïla, Camille, Terry et Dodji sont 5 enfants entre 5 et 12 ans. Ils habitent la même ville mais ne se connaissent pas. Jusqu'au jour où, un matin, ils constatent que leur ville est déserte. Il n'y a plus ni adultes, ni enfants. Tout le monde a disparu de façon inexpliquée. Les communications sont coupées. Errant dans la ville à la recherche de leurs pairs, les 5 enfants vont se trouver et tenter de survivre ensemble dans cette grande ville abandonnée.

 

Il m'aura fallu bien du temps pour lire cette série jeunesse qui a la faveur des enfants comme des professionnels. Et ce à juste titre !

Nous avons donc une bande de 5 enfants confrontés à un vaste mystère qui est la disparition de tout ce que la ville compte d'humains. Cette découverte à la fois effrayante et excitante va obliger nos compagnons à faire preuve de responsabilité et de débrouillardise.

Yvan est le garçon un peu geek qui, pour pallier aux trop longues absences de ses parents, plonge dans les jeux videos et s'occupe sur l'ordinateur. Leïla est une grande débrouillarde qui aime bricoler et fabriquer des inventions de son imagination. Camille est l'élève modèle, première de sa classe qui ne jure que par l'école et les devoirs. Terry est le plus jeune et apparaît comme un petit garnement. Enfin, Dodji est orphelin et sa vie malheureuse en foyer lui a appris à ne compter que sur lui-même. 5 enfants bien différents, d'âge, d'origine et de personnalité variés qui vont donc devoir apprendre à cohabiter et à allier leurs compétences et connaissances afin de parvenir à subvenir à leurs besoins et bientôt à se défendre.

 

Premier tome d'introduction d'une série qui compte 6 albums à ce jour, La disparition présente l'excellent départ d'une série originale et addictive. L'idée d'une bande d'enfants qu'on met dans une situation exceptionnelle, comme la disparition de tous les adultes et accessoirement des autres enfants a de prime abord de quoi faire fantasmer les jeunes esprits. Après les premières frayeurs et l'incompréhension, les enfants se laissent vite aller à la liberté qui leur est offerte. On peut presque tout se permettre, aucun adulte ne viendra les réprimander. La ville, en dehors de sa solitude inquiétante, devient pour certains un terrain de jeu qui permet quelques excentricités comme se baigner dans les fontaines publiques !

Bien évidement, le scénario va au-delà de cette simple récréation. Car s'ils sont libres de toute obligation, il leur reste à subvenir à leurs besoins. Trouver à manger, se protéger de ces animaux qui errent désormais dans la ville, chercher où dormir, rassurer les plus jeunes. Bien vite, une belle entente se forme entre les 5 enfants et la solidarité est de mise dans ces conditions extrêmes.

Chaque personnage possède un profil bien marqué, un caractère particulier qui enrichit le groupe et l'histoire par la même occasion. On assiste à l'évolution de leurs relations et on ne doute pas un instant que cette histoire incroyable les fera murir en même temps que forger de belles amitiés.

Le rythme de l'histoire est particulièrement bien étudié, alternant phases de danger et de stress avec des passages plus posés où les enfants se ressourcent en sécurité.

Si ce premier tome ne développe pas encore complètement le mystère de la disparition générale, on peut néanmoins comprendre que la menace plane sur le petit groupe et que les choses ne vont pas être aussi facile et bon-enfant qu'elles semblent l'être tout d'abord. Bientôt, il faudra fabriquer des armes et des pièges pour se protéger des lions errants, apprendre à conduire la voiture des adultes pour pouvoir circuler dans la ville et bien d'autres débrouilles à venir dans les tomes suivants.

 

Graphiquement, c'est Gazotti, l'auteur de Soda, qui s'y colle. Cela donne un dessin dynamique et réaliste très agréable à lire. Les cases ne sont pas surchargées, et sont facilement accessibles aux plus jeunes, tout en offrant un univers assez riche qui laisse place à l'imagination. Les personnages ont des traits arrondis et la couleur accentue le dynanisme sans trop assombrir l'histoire. La mise en scène rappelle parfois certains angles cinématographiques et on imagine aisément ce genre de scénario au cinéma !

 

Ce premier tome est donc plus que prometteur, étant déjà une belle réussite qui accrochera sans aucun doute enfants et parents. Les enfants s'enthousiasment pour l'aspect ludique et libre auquel cette bande d'enfants est confronté, tandis que les parents y verront une belle parabole sur la responsabilité et la force de l'entraide. Faits plus qu'avérés puisque que j'ai survendu cet album à Noël pour ces mêmes raisons, réussissant même à convaincre les enfants auxquel l'album n'était pas destiné à la base ! Depuis ma lecture, c'est clairement un des albums jeunesse que je réussis à conseiller le plus.

Bref, voilà un album intelligent et aventureux qui contente tout le monde et a le grand mérite de ne pas infantiliser le jeune public. Autant dire une denrée rare !

 

D'autres avis enthousiastes :

Mo' - Cely - Noukette - Bulles et Onomatopées - Et Jérome sur les 5 premiers tomes.

 

 

Challenge roaarrr 

Prix jeunesse Angoulême 2007

Prix BD Boum 2006

 

 

 

 

 

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Titre : Seuls, tome 1 - La disparition

 Dessinateur : Bruno Gazzotti

Scénariste : Fabien Vehlmann

Editeur : Dupuis

Parution : Janvier 2006

     56 pages 

Prix : 10,60€

 


 


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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 07:00

Octave_et_le_cachalot-01.jpgOctave vit avec sa maman dans une maison au bord de l'océan. Mais Octave n'aime pas la mer. On ne l'obligerait pour rien au monde à mettre un pied dans l'eau.

" C'est froid. C'est mouillé. Et ça sent mauvais. "

La plage est envahie de touristes, alors le petit garçon s'occupe comme il peut pendant les vacances. Un jour, il va farfouiller dans le grenier et tombe sur un livre évoquant des histoires de monstres marins, des batailles de poulpes et de cachalots qu'il recrée à l'aide de figurines en papier. Mais une nuit, le petit garçon est réveillé par un rêve étrange où une voix semble l'appeller. C'est alors qu'il découvre une ombre sur la plage : un immense cachalot échoué qui lui demande de l'aide. Comment faire quand on est si petit et que la mer vous effraie ?

 

Cet album à destination des plus jeunes (6-8 ans) fait partie, à juste titre, des recommandations de l'Education Nationale.

Octave est un petit personnage très attachant qui semble vouer à la mer une haine et une peur viscérales liées. C'est que, nous l'apprendrons plus loin dans l'histoire, la mer lui a pris son papa.

Pourtant, par l'intermédiaire d'un livre d'aventures marines, voilà notre petit héros rêvant de combats dans les grandes profondeurs pendant que ses petits copains s'amusent sur la plage. Pourtant quand une situation d'urgence se présente, Octave réussira à affronter ses peurs pour sauver son ami le cachalot du danger.

 

Voilà un joli album plein de fraicheur et de naïveté qui aborde le sujet des peurs enfantines. La mer étant symbole de mort, Octave éprouve une peur classique devant cet immense étendue d'eau.

Seul le monde des rêves permet au petit garçon de se libérer. Monde du rêve et du fantastique ! Car les auteurs n'ont pas hésité à intégrer à leur histoire de cachalot, un personnage de farfadet qui détiendrais le pouvoir d'animer la mer et de provoquer une tempête salvatrice pour l'animal échoué. Jouant sur les oppositions entre le rêve et la réalité, la mer et la terre, l'album fait aussi référence de manière subtile aux contes traditionnels ( le "c'que t'as de grandes dents" d'Octave devant la machoire du cachalot par exemple rappelle le Petit chaperon rouge) tout en préservant une atmosphère légère et parfois humoristique. Le narrateur de l'histoire est omniscient mais reprend les sentiments ou impressions du petit garçon, comme lorsqu'il souligne que la maman "fait sa tête de c'est pas l'moment d'm'embêter". Aussi, le ton reste léger et simple tout en offrant une histoire consistante pour les jeunes enfants.

Au niveau du dessin, l'album est tout aussi intéressant. Sans surcharger les cases, les couleurs sont particulièrement prégnantes pour donner de la force aux illustrations qui appuient de manière intelligente la séparation entre rêve et réalité. Le visage d'Octave est très expressif et ses moues prêtent même à sourire.

Bref, l'album nous plonge dans une véritable ambiance onirique où tout est possible : que les cachalots prennent la parole et apprennent à nager aux petits garçons !

Une très bonne série donc à faire découvrir aux jeunes enfants !

 

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Titre : Octave et le cachalot

 Dessinateur : Alfred

Scénariste : David Chavel

Editeur : Delcourt, jeunesse

Parution : Février 2003

    32 pages 

Prix : 9,95€


 


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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 07:00

tib et tatoum t1 01Tib est un petit garçon d'une dizaine d'années qui vit à l'époque de la préhistoire. Son problème vient de cette tache de naissance qui lui recouvre l'oeil. Les autres enfants du clan ne cessent de se moquer de lui, aussi Tib se retrouve très souvent seul pour jouer. Jusqu'au jour où Tib rencontre un étonnant dinosaure ! Bien que l'animal ne parle pas, ils deviennent rapidement amis. Heureux d'avoir enfin un copain, Tib s'empresse de parler du fameux Tatoum ( nom donné d'après le bruit de l'animal quand il coure) aux autres membres du clan. Le hic : c'est que les dinosaures sont censés avoir disparus depuis des milliers d'années. Adultes et enfants se refusent à croire à son existence et persistent à se moquer de l'imagination débordante du petit garçon.

 

Voilà le premier volume d'une nouvelle série rafraîchissante et de qualité pour les enfants !

Tib est un petit garçon extrêmement attachant mis à l'écart par les autres enfants de son âge, à cause d'une ridicule différence. Une différence dont se moque totalement le petit dinosaure. Affectueux envers Tib, il suit sans difficulté le petit garçon dans ses jeux. Par contre, il se révèle plein de ressources lorsqu'il s'agit de se cacher des autres personnes. Adoptant des postures d'équilibriste, il parvient toujours à rester caché, au grand désarroi du petit garçon qui persiste à vouloir le présenter. Un petit dinosaure sans prétention donc mais qui cache aussi une grande force. Végétarien aux yeux de Tib, on le voit pourtant croquer régulièrement des petites bestioles derrière son dos. Il sait plonger comme un athlète des JO, bondir comme un lapin et courir le 100 mètres comme un léopard. Bref, les aventures des 2 compères sont loin d'être de tout repos et se termine souvent de manière imprévue et comique.

Car de l'humour, cet album en possède beaucoup. Destiné aux plus jeunes, je ne vous cacherais pourtant pas que j'ai personnellement pouffé tout haut à sa lecture !

La narration, sans être découpée en différentes histoires, est rythmée malgré tout par une succession de séquences qui se terminent à chaque fois en une sorte de petite chute comique du meilleur effet.

Les dessins sont de qualité et contribuent à créer un univers coloré et dynamique où les expressions de Tib et Tatoum sont particulièrement soignés.

 

Vous l'aurez compris, Tib et Tatoum est un album particulièrement savoureux tant par ses gags et les réflexions du petit Tib que par les personnages en eux-même, qu'on peut clairement trouver Kawaiiiiiiii (* mignon) ! Plongeant ses jeunes lecteurs dans un temps préhistorique adouci où les hommes partent à la chasse pendant que les enfants jouent dans les bois, cette nouvelle série ne pourra que rallier les enfants. Une série qui fait la part belle à l'humour mais contient de jolies notions comme l'amitié et l'acceptation de la différence.

Soyons clair, je suis ultra-fan : je veux la suite !! (Comment ça, je n'ai pas 7 ans ?!)

 

Cet album est nominé, à juste titre pour le coup, pour le festival d'Angoulême 2012 en sélection jeunesse, aux côtés du très chouette Waluk, je le rappelle !

 

 

D'autres avis :

Cely - Blog BD de C. - Lire pour le plaisir -

 

Liens :

Les 16 premières pages à lire ! N'hésitez pas !

 

 

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 Titre : Tib et Tatoum, tome 1 - Bienvenue au clan !

 Dessinateur : Bannister

Scénariste : Grimaldi

Editeur : Glénat, Tchô ! la collec

Parution : Novembre 2011

    48 pages 

Prix : 9,95€

 


 

bd du mercredi

Chez Mango


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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 22:37

Petit-chaperon-rouge-en-transylvanie-01.jpgLe petit chaperon rouge : tout le monde connaît. Dans cet album, les auteurs se sont amusés à revisiter quelque peu le conte originel.


Une vieille mamie, fort bien renseignée par une voyante autrefois, recroise sur son chemin cette dernière. Cette fois-ci, la voyante lui promet de grands malheurs et lui offre une pelote de laine rouge qui protégera ce qu'elle a de plus cher. La grand-mère tricote alors une jolie petite cape rouge pour sa chère petite-fille Ruby. Le petite est enchantée par ce nouveau vêtement et est bien décidée à remercier sa grand-mère, malade depuis quelques jours, en lui portant quelques victuailles. Ruby prend la route et croise dans les bois un loup. Malgré l'interdiction de parler aux inconnus, Ruby entame la conversation avec celui-ci, bien convaincue que sa cape la protège de tout. Le loup convainc la petite Ruby de s'arrêter chercher un trèfle à quatre feuilles pour porter chance à la mamie. Vous connaissez la suite... ou presque ! Car la petite Ruby d'aujourd'hui est beaucoup moins naïve que celle d'autrefois...

 

Vous pouvez le constater, le scénario de Martin Powell (connu chez Disney et Marvel) suit quasiment l'histoire d'origine et ne s'autorise que de légères variantes. Seule la fin, qui sera tout aussi fatale pour le loup, surprendra le lecteur par sa petite touche comique et fantomatique.

Et de fait, on peut se retrouver quelque peu déçu si l'on s'attendait à une grosse réécriture du conte. Le titre quelque peu trompeur qui nous emmène en Transylvanie ne vaut que pour les quelques esprits et fantômes que nous retrouverons dans les dernières pages. Néanmoins, difficile de bouleverser totalement une histoire si connue.

Finalement cet album est surtout intéressant pour son traitement graphique. Victor Rivas (connu lui aussi surtout aux États-Unis) donne à Ruby et à son univers un petit côté féerique à la Burton. Le trait est sombre, les visages et les décors hachurés. Le loup a toujours de grandes dents effrayantes et Ruby, une bouille et de grands yeux ronds qui la rendent attachantes. Mais le tout donne une ambiance moderne et contemporaine qui allie de manière ingénieuse noirceur et légèreté, tragique et humour.

 

Le petit chaperon rouge en Transylvanie est finalement une manière bien plus moderne narrativement et graphiquement d'aborder ce conte si éculé et un peu gnan gnan. Alliant un dessin qui oublie l'imagerie enfantine pour brosser un décor plus torturé, avec un scénario parsemé de petites idées ici et là, qui allègent la frayeur de l'histoire en y ajoutant quelques petites touches humoristiques, l'album s'avère une vraie bonne surprise !

 

D'autres avis :

David Fournol -

 

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 Titre : Le petit chaperon rouge en Transylvanie

 Dessinateur : Victor Rivas

Scénariste : Martin Powell

Editeur : Emmanuel Proust, Jeunesse

Parution : Septembre 2011

    32 pages 

Prix : 9,95€ 


 


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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 22:10

waluk-01.jpgWaluk est un jeune ours polaire abandonné par sa maman qui n'est jamais rentrée. Il a faim, il a froid, il ne sait pas chasser et traine son désespoir sur la banquise jusqu'au moment où il croise la route du vieux Esquimo qui, lui, a perdu le flair indispensable à sa survie. Le vieil ours va, dès lors, prendre Waluk sous son aile et lui prodiguer force conseil et sagesse pour amener notre jeune ours sur les traces du légendaire Nanook.

 

Ce sympathique album vient du duo Miralles (Djinn) et Ruiz qui nous proposent en même temps un autre album destiné aux adultes cette fois-ci (l'orientalisant Muraqqa).

Bien loin de son univers habituel donc, la dessinatrice nous emmène sur les traces des ours polaires, dans un monde menacé peu à peu par la pollution et l'homme.

On y suit les aventures du petit Waluk, naïf et inexpérimenté, qui va peu à peu apprendre à se nourrir et à survivre dans une contrée, de plus en plus dénaturée par l'homme.

Ce récit initiatique dénote d'ailleurs d'un certain parti-pris et dénonce en arrière-fonds la dégradation de l'environnement. On y voit des ours condamnés, faute de nourriture suffisante suite à une banquise qui se réduit, à venir manger chez l'homme des poissons qui servent à attirer les animaux pour mieux les observer ou à farfouiller ses poubelles.

Mais loin d'être une histoire plombante, Waluk se révèle plein de fraicheur et de drolerie. Le petit ours est l'auteur de réparties innocentes qui font sourire et ses déboires ne sont jamais trop sombres.

Son apprentissage auprès d'Esquimo lui sera fort profitable et le menera vers plus de maturité et de responsabilité. Soulignant avec intelligence la force de l'entraide et du collectif, cette petite histoire qui tire vers le conte est pleine de douceur et laisse passer ses messages de manière subtile sans être moralisatrice.

 

Le dessin est à l'image du récit : doux et rond, il emporte son lecteur dans un univers de glace facilement représentable. Les ours sont extrêmement attachants et leur figure, très expressive.

 

Waluk est un album qui s'offrira très facilement aux enfants, qui apprécieront ce petit ours maladroit dans lequel ils s'identifieront sans aucun doute, tout en convenant aux parents, soucieux d'offrir un album de qualité intelligent et bien gratté.

N'hésitez pas à craquer pour cet album qui passera peut-être malheureusement inaperçu.


 

D'autres avis :

Lire pour le plaisir - Cely -

 

Liens :

Premières pages à lire

 

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 Titre : Waluk

 Dessinateur : Ana Miralles

Scénariste : Emilio Ruiz

Editeur : Delcourt, Jeunesse

Parution : Novembre 2011

    47 pages 

Prix : 11,95€


 


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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 07:00

Petit pierrot t2 01Petit Pierrot est un petit bonhomme étrange qui vit entre rêve et réalité. Avec son copain l'escargot, il s'imagine approcher les étoiles en construisant une sorte de livre volant.

 

C'est avec ce deuxième tome que je découvre le personnage si attachant de petit Pierrot. Libéré de toute contingence matérielle et réaliste, Petit Pierrot navigue au gré de son imaginaire, fait de fantasie et de poésie.

A son image, le lecteur (re)plonge dans un univers onirique de petite enfance où tous les rêves sont encore possibles. On parle à la lune qui donne parfois un coup de main, on se déplace dans le ciel chevauchant un livre qui perd ses pages. Il sera question de gants de boxes qui gênent pour cueillir des fleurs ou de la belle Emilie qui fait aimer l'école.

Son ami Mr l'Escargot est plus terre à terre et ramène l'enfant à des considérations moins surréalistes. A l'image de duos célèbres comme Boule et Bill par exemple, les 2 personnages se complètent. Alors que l'un multiplient les bêtises et les idées saugrenues, l'autre le ramène sur une voie plus sage. Les réparties de chacun font souvent sourire, tant le bon sens préside parfois à des affirmations loufoques (voir la 3ème illustration ci-dessous, pour exemple).

 

A ma grande surprise, l'album n'est une histoire suivie. Il se constitue de petites histoires en 1 page ou même parfois d'une simple illustration. Ce qui, je dois le reconnaître m'a parfois un peu perdu au début, car rien n'indique le début ou la fin d'un épisode.

Sans tomber dans le "gnangnan", l'album libère des trésors d'imagination et de douceur, dans un univers à mille lieux de notre vie contemporaine. Varanda quitte ici les univers plus adultes qu'il a développé dans des séries comme La geste des chevaliers dragons. Au contraire, on aborde ici un album au dessin tout en rondeur s'épanouissant dans une palette sépia qui accentue le côté léger et onirique des histoires.

 

Véritable petit bijou de poésie, Petit Pierrot emportera petits et grands dans une atmosphère décalée où la lune est reine et où l'imagination fait force de loi, ou presque...

 

 

D'autres avis :

Lire pour le plaisir - Faelys - Yaneck -

 

Liens :

Le blog de Petit Pierrot

La preview

 

 

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 Titre : Petit Pierrot, Approcher les étoiles

Auteur : Alberto Varanda

Editeur : Soleil

Parution : Février 2011

    51 pages 

Prix : 17,50€


 


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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 07:00

 

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Auteur : Nicolas Poupon

1ère édition : Triskell - 2001

Editeur : Editions de la Gouttière

Date de parution : Mai 2011

  32 pages

Prix : 10,50€

 

 

Publié une première fois en 2001, "Kirouek" connait une nouvelle vie avec la réédition que les petites Editions de la Gouttière nous offrent aujourd'hui. L'édition a été revue et corrigée : dessins et dialogues retravaillés.

L'auteur, on le connait, c'est Nicolas Poupon, plus connu pour ses albums "Le fond du bocal".

 

Nous sommes ici dans une ville toute grise touchée par une étrange maladie : la rabougrite. Les bâtiments sont gris, les gens sont gris. Toute couleur a disparue ou presque, les gens ne voyant que mauvais goût en elle.

 

"(...)le gris était partout même dans les esprits."

 

La couleur n'existe donc plus, excepté chez un réfractaire.... Barnabé est un irréductible qui continue de vivre dans la couelur, dans une maison entourée d'un jardin où pousse un arbre rare : le bouquinier. Tous les jours, Barnabé raconte à son arbre et à son fidèle oiseau-bec qui crie "Kirouek" à tout va, des histoires du temps jadis où "les bouquiniers étaient de grands arbres majestueux, pleins de feuilles, et de livres." Un temps où les livres murissaient sur l'arbre avant de prendre leur envol "là où leurs pages les portaient".

Depuis les bouquiniers ont disparus et le dernier survivant peine à produire un dernier livre sur lequel pèse tous les espoirs de Barnabé...

Car l'ambition secrète de Barnabé est bien de rendre couleurs, joie et bonheur à cette ville plongée dans la tristesse et surtout de sauver les livres des Monsieurs je sais tout qui cherchaient à éteindre toute velleité de leur part...

Le vieux Barnabé y réussira-t'il ou sera finalement happé lui aussi par la rabougrite ?

 

Vous l'aurez compris, cette histoire est une ode à la lecture et aux livres !

Destinée plutôt aux jeunes enfants, ce petit conte fait la part belle au pouvoir des mots et des livres dans une ville atteinte de sclérose.

La population est dégoûtée de voir des couleurs, tellement elle en est déshabituée. De mystérieux hommes de pouvoir semble vouloir imposer la rabougrite et souhaitent voir disparaitre Barnabé ainsi que tous les livres.

 

" Le spectacle d'un livre en cage m'a toujours ravi, mais là, savoir que c'est le dernier... les mots me manquent."

 

"Imaginez-vous que plus jamais ils ne pourront venir voleter sous notre nez, en débitant des fariboles. "

 

L'idée de l'arbre à livres et de la méthode de Barnabé pour faire les fructifier et les multiplier est d'une poésie surréaliste qui met en valeur la force de l'imagination.

Opposant réalisme terne et imagination débridée et créatrice, "Kirouek" réussit à faire passer un message somme toute assez simple : les livres et la lecture sont indispensables pour mettre de la couleur, de la joie et de la vie dans nos existences.

 

Si l'histoire m'a plutôt plu, je suis malgré tout plus réservé sur le graphisme. Le dessin est naïf, le trait gras et épais et les couleurs fort marquées. Quelque chose me gêne sans que je réussisse à noter le pourquoi.

Néanmoins, le tout reste efficace et sert de manière approprié l'univers coloré de Kirouek.


 

Un album sans prétention à découvrir !

 

 

 

 

 

 

Découvrez la bande-annonce de l'album :

 


Bande-annonce de "Kirouek" de Nicolas Poupon par OAMSLB

 

 

 

Vous pouvez lire une petite moitié de l'album ci-dessous :

 

 

 

 

bd du mercrediChez Mango

 


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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 07:00

 

roi-catastrophe-t1-01.gifroi catastrophe t2 01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dessinateur : Fabrice Parme

Scénariste : Lewis Trondheim

Editeur : Delcourt, jeunesse

Date de parution : Mars 2001 / Août 2001

Prix : 9,40 €

46 pages

 

 

Adalbert est un jeune garnement de 7 ans qui mène tout son petit monde à la baguette. Car Adalbert n'est pas n'importe qui : c'est le roi de Porto-Cristo et il a le pouvoir d'accéder à tous ses caprices. C'est un enfant prétentieux absolument détestable qui exige n'importe quelle chose, aussi surréaliste et stupide soit-elle.

Dans le premier tome, Adalbert, jaloux de la petite fille de sa maitresse qui acapare tout son temps, décide d'exiler tous les enfants du royaume et de les remplacer par des robots à son image ! Des clones tout aussi exigeant que notre petit roi et qui vont mettre la pagaille ! Plus loin, c'est une envie de pique-nique à la campagne qui le prend. La campagne c'est bien mais c'est mieux sans les mouches, sans les fourmis, la terre, le vent, etc... A force de s'en protéger, le roi finit par saccager ce coin de nature et par se retrouver dans un palais identique au sien...

Dans le 2ème tome, l'arrivée d'un garde du corps pousse notre héros à tester les capacités de ce dernier mais la recrudescence des attentats qu'il commandite finit par lasser les assureurs qui annule le contrat de protection. La jalousie maladive qu'Aldabert épprouve envers son cousin Romaric, qui cherche à être le meilleur en tout, pousse notre roi à troquer la monnaie contre du chocolat ! etc...

 

Vous l'aurez compris, toutes les décisions prises arbitrairement par Adalbert selon ses caprices se révèleront toutes catastrophiques. Et le thème de cette série est bien celui-là : les caprices absurdes que nos enfants n'hésitent pas à nous faire épprouver.

Voilà une série très intéressante qui, destinée aux enfants, n'hésite pas à dénoncer leurs travers enfantins.

Mais "Le roi catastrophe" aborde également des thèmes plus adultes comme l'écologie, la guerre, le pouvoir, la société. Le tout d'une manière très accessible et très fine.

Si en tant qu'adulte, je n'ai pas éclaté de rire à ma lecture, nul doute que les petites têtes y trouveront leur compte de drôlerie dans ce petit bonhomme qui n'est pas loin de leur ressembler !

 

  " Ce n'est pas parce que je suis un enfant qu'il m'est interdit d'avoir les caprices d'un roi. Ce n'est pas parce que je suis un roi qu'il m'est interdit d'avoir les caprices d'un enfant. "

 

 

 

 

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 bd du mercredi

 

Chez Mango

 

 

 

 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 17:45




Achab est un jeune garçon de 13 ans, vivant sur l'île de Nantucket. Elevé par sa tante, il vit au rythme des campagnes de pêche de l'île auquel participent ses 2 frères et des jeux de simulation de chasse au cachalot avec les copains. Les histoires extraordinaires contées par les vieux, l'aura héroique de son père tué par le cachalot blanc que tout le monde nomme Moby Dick, tout concourt à transmettre la passion de la chasse au cachalot chez ce jeune garçon trop jeune encore pour s'embarquer sur les baleiniers et qui combat son impatience en jetant des lances sur le rocher du Cachelot. Jusqu'au jour où les interdictions et remontrances de sa tante l'insupporte au point de vouloir partir en mer coûte que coûte...

L'histoire vous rappelle quelque chose ? C'est normal ! Vous découvrez ici l'enfance du fameux Capitaine Achab de Melville qui nous as raconté son combat mémorial contre Moby Dick. Mallet imagine donc ici la génèse de cette histoire et vous découvrirez pleins de clés renvoyant au récit de Melville : l'origine de la cicatrice d'Achab, sa haine pour Moby Dick
La description de ce village dont la vie est entièrement dédié à la mer et à la pêche est fort réaliste.
Le scénario vous emporte dans un récit d'aventures à la Melville.

Un premier tome très réussi qui plaira à un public très large.







Note : ****


Editions Treize étrange - 12,50€

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 14:14









Pico Bogue est un jeune garçon d'une dizaine d'années, à la chevelure improbable. Il vit avec ses parents et sa petite soeur Ana Ana. Nous allons découvrir son quotidien ponctué de réflexions philosophiques et d'interrogations sur la vie. Doué d'un sens de la répartie étonnant, il épuisera ses parents dans des joutes oratoires où il aura toujours le dernier mot.
Héros très attachant, Pico nous parle de la vie vue par un enfant, et les adultes ne pourront que s'attendrir devant ses remarques souvent pleines de finesse.
Le dessin au crayon et  à l'aquarelle rappelle Sempé et son petit nicolas auquel Pico tire son influence.

Une série pleine de tendresses qui s'adressera donc aux petits comme aux grands.
A noter, Alexis Dormal dessine les scénarios de Dominique Roques...sa mère ! Peut-t'on en déduire que ces petites histoires sentent le vécu ? Il suffit d'un pas que je franchis allègrement pour penser que oui !




Note : ***


Editions Dargaud - 10,40€

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Published by Choco - dans BD jeunesse
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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
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