Lecteurs, lectrices...
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste encore à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux"
Jules Renard
Le 17-11
:
Je suis en plein dans la phase 2 de mon déménagement !
Après 2000 kms en 2 jours, 4 nuits raccourcies et xxx montées et descentes sans ascenseur...
Me voici de retour dans un appartement plus
qu'encombré : les xxx cartons de livres dorment même sur les balcons !
Objectif : ranger les 12m3 qui viennent d'arriver en un minimum de temps.
Dommages collatéraux : Pas le temps de vous lire et de vous répondre pendant les quelques jours à venir...
Un peu de patience ! Je fais de mon mieux !
***** = Enorme coup de coeur !

**** = Très bon
*** = Bon
** = Moyen
* = Bof...












Madrid, fin des années 80. Paco Cortès, écrivain de roman policier, termine sa dernière oeuvre avec
passion.
"Les dernières phrases résonnèrent dans la tête de leur créateur comme les accords d'une symphonie proche de l'apothéose, juste avant que la salve
d'applaudissement n'éclate."
Mais Paco est plutôt un looser. Sa femme l'a quitté à cause de son infidélité et il croit dur comme fer pouvoir la récupérer à base de fleurs et de pension alimentaire. Il ne comprend pas que sa
passion pour le roman policier fait obstacle à tout réconciliation.
Car Paco est passionné par le crime. Il pond des intrigues à la pelle dans des intrigues pleines de clichés.
" Tout doit parfaitement coller dans un roman policier, sinon, on s'arrange pour que ça colle. Un roman policier est comparable à une comptabilité
scrupuleusement tenue : au bout du compte, il faut que ça tombe juste. Or, pour obtenir un tel résultat, le bon auteur de littérature criminelle a des as dans sa manche. Un peu comme un
tricheur."
"A Madrid, on commettait un assassinat à la fois, tous les trente-six du mois. Pas l'ombre de cette merveille d'hécatombe où quinze ou vingt bonhommes clamsaient,
truffés de balles, dans le bon décor, avec le bon mobile, les bons suspects, comme savait si bien le faire le maitre des maitres, Raymond Chandler. Vingt morts dans un bled de cinq mille
habitants, le rêve ! Ici, il fallait se décarcasser pour arriver à tirer quellque chose des passages à tabac dans les bureaux de la Guardia Civil avec leur crucifix flanqué de la photo du
Caudillo et de celle de Primo de Rivera, l'Absent... Soporifique au possible. "
Auteur bas de gamme, il se contente de publier en série des romans convenus chez un éditeur plus intéressé par leurs ventes que par leur qualité littéraire...
" Alors Paco, qu'est-ce que tu en dis ? Tu me fais un polar et un roman à l'eau de rose, en attendant que je trouve quelqu'un. Après tout, pour toi, torcher une
merde noire ou une merde rose, c'est du pareil au même."
De plus, sa passion l'a conduit à animer un club fermé d'amateurs : Les amis du crime parfait où ces derniers débattent théorie policière et construisent de faux crime parfait (c'est à
dire dont on n'aurait pas assez de preuves pour accuser l'assassin ). Chaque membre y porte le surnom d'un héros de la littérature policière : Maigret, sherlock Holmes, Miss Marple, Perry
mason,...
Nous allons donc suivre ce petit groupe pendant une période agité de l'Espagne, lors de la tentative de coup d'état qui rappellera à certains la guerre civile.
Leur quotidien se déroule lentement, ponctué de quelques accros : la brouille de Paco avec son éditeur et sa décision de devenir détective, ses tentatives pathétiques pour retrouver sa femme, la
fidélité de Modesto, en admiration devant son oeuvre, l'assassinat de son beau-père dont il va être soupçonné, la passion de l'un pour les armes à feu, celle de l'autre pour une jeune
femme,...
Bref rien de bien enthousiasmant...
En effet, il faudra attendre la page 230 sur 363 ( ! ) pour que l'action bouge quelque peu. Paco décide de retrouver l'assassin de son beau-père et se lance dans une enquête digne des
intrigues qu'il créait. Pistes, déductions, indices, témoignages des prévenus,... Paco se croit dans un de ses romans.
Alors le crime sera-t'il parfait ? je vous laisse le découvrir !
Je dois dire que cette lecture ne m'a pas vraiment emballée... Beaucoup d'ennui face à une histoire qui ne décolle pas. L'idée de départ me paraissait originale mais je ressors déçue de ma
lecture.
On y trouve pourtant de bons passages humoristiques où les éditeurs et les policiers en prennent pour leur grade.
" Modesto revint à 10 heures le lendemain matin (...), comme l'inspecteur le lui avait indiqué. C'était l'heure à laquelle le commissaire divisionnaire chargé de
l'enquête (...) prenait son service. Effectivement, il arriva à 11h30. "
"...la police, composée en fin de compte de fonctionnaires ayant un faible pour la bureaucratie, n'est jamais pressée, elle aime les détours autant que les délinquants aiment les
raccourcis"
mais ces séquences ne suffisent pas à amener un peu d'action dans une histoire qui en manque cruellement. Quel paradoxe pour un texte qui se veut pencher vers l'univers du roman policier
!
Le club des amis du crime parfait ne nous donne finalement qu'assez peu d'éléments de leurs discussions et seules quelques pages nous laisse entrevoir leur travail théorique sur le crime, très
intéressant ceci dit. L'intrigue, au final, ne tourne pas autour de ce fameux club qui ne sert que de point de départ.
Ce roman n'est d'ailleurs pas à prendre comme un polar mais aussi comme le témoignage d'une époque.
C'est peut-être ce qui rattrape quelque peu le reste : les tensions politiques sont exacerbées et la tentative de coup d'état fait ressurgir dans la tête du peuple les traumatismes de la guerre
civile. On y découvrira aussi que les conséquences restent importantes pour les bourreaux comme pour les victimes, même bien des années plus tard, et que l'esprit de vengeance ne s'est pas apaisé
devant l'immunité de certains activistes.
Bref c'est un roman qui aurait pu être très original dans son traitement du crime et par l'humour incisif qui point régulièrement dans les dialogues mais qui est, à mon goût, complètement plombé
par la lenteur et l'inaction de l'intrigue. Dommage...
Note : **
Editions Quai Voltaire - 21,50€
Je remercie BOB et les éditions du Quai Voltaire pour leur envoi.
Excepté les niaiseries de Oui-oui et Martine, un des premiers romans dont je me souviens est un titre de la
Bibliothèque Rose (toujours de Blyton) : "La famille Tant-mieux", famille qui décide de vivre en roulotte !
Cette famille m'a tellement marqué par l'originalité de son style de vie que je rêve toujours d'habiter dans un lieu atypique...
et le deuxième roman (ou plutôt série), c'est la fameuse saga de l'Etalon noir de Walter
Farley, que j'ai lu et relu au moins une quinzaine de fois...
La jeune cavalière que j'étais s'est passionnée pour Alec et sa vie auprès de Black et de sa descendance !
Je garde encore précieusement ma vieille collection avec ses couvertures méga kitch !
2. Quel est le chef-d’œuvre “officiel” qui te gonfle
?
Et bien, je n'ai pas encore trouvé... J'aime Proust, Balzac, Flaubert, Dostoievski, Tolstoi, ...
Les autres, je ne les ai pas lu !
Sinon je dois dire que je ne suis pas trop sensible à la prose de Messieurs Roth et Auster...
3. Quel classique absolu n’as-tu jamais lu
?
Ah ben nous y voila... un bon paquet, je dois dire...
Pérec, Céline, Vian, Joyce, Camus, Cohen, ... et tant d'autres !
Au moins, je vais faire durer le plaisir de découvrir des classiques toute ma vie !
4. Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as “honte”
d’aimer ?
et bien, aucun... Je n'aime que de la qualité...
5.Quel est le livre que tu as le sentiment d’être la seule à aimer
?
euh... je ne vois pas, là non plus... Je n'ai pas encore découvert le chef d'oeuvre inconnu de tous...
!
6. Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?
Je vous donnerai le titre cité à l'occasion du challenge Coup de coeur de Théoma : "Les
belles endormies" du japonais Yasunari KAWABATA.
Superbe récit qui oscille entre érotisme, amour, solitude et vieillesse où l'on y suit un vieil homme seul qui
paye pour dormir avec des jeunes filles endormies. On y parle de l'amour du corps féminin, de la peur de la vieillir et de l'impuissance à donner du plaisir.
"La beauté atteinte par les seins de la femme n'était-elle point la gloire la plus resplendissante de l'évolution de l'humanité ? "
et je vous donnerais aussi "l'éternité n'est pas de trop" de François Cheng qui est pour moi le plus
beau
roman d'amour que j'ai lu...
Dao-Sheng, qui vit une vie de reclus, décide de retourner en ville afin de retrouver l’unique amour de sa vie, rencontré un soir, il y a 20 ans. Il la retrouve mal mariée et malade. Alors qu’il la soigne, leur amour s’épanouit dans la chasteté et la spiritualité. La fin sublime du roman donnera tout son sens à ce récit empli de poésie et d’amour.
7. Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer ?
Un harlequin... en hommage à cette grande folie qui a eu cours il y a peu sur la blogosphère !
Et quitte à faire dans le dépaysement...
Merci à Hildebad pour cette découverte
essentielle à ma culture japonaise...
8. Quel livre pourrais-tu lire et relire ?
Je ne relis quasi jamais de livres, excepté quelques uns lus, appréciés et oubliés.
Le seul qui fait exception est "Mémoire d'une jeune fille rangée" de Simone de Beauvoir qui a bercé mes années de fac. Pour la suite, voir la question suivante !
9. Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de
ta personnalité ?
Beauvoir donc car c'est son parcours de femme et d'intellectuelle, plus que d'écrivain, qui m'a vraiment marqué et que
c'est une des rares figures à laquelle je me suis un tant soit peu identifiée. Au point de consacrer mon mémoire de maitrise à cette femme !
10. Quel livre t’a fait verser tes plus grosses larmes ?
- "Des souris et des hommes" de Steinbeck (Larmes poignantes)
- "Le sourire étrusque" de Sampedro (La grosse boule dans la gorge)
- "Le dernier train" de Maria Mercè Roca ( Sanglots du passé)
- "La disparition d'Esme Lennox" de Maggie O'Farrell ( A
gros bouillons)
11. Quel livre t’a procuré ta plus forte émotion érotique ?
Dans mes jeunes années de lycéennes : Sade et les passages érotiques de "la philosophie dans le boudoir" acheté trois fois rien chez Maxi-Liv... Rien compris
au reste... ![]()
12. Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ?
Un livre infini ou une énorme saga genre "La comédie humaine" de Balzac ou "A la recherche du temps perdu" de
Proust pour remplir ma solitude de leurs nombreux personnages de papier.
et je rajouterais un "Copain des bois" version adulte lol !
13. De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande
impatience ?
Rien de particulier, j'ai déja assez de titres dans ma LAL... Peut-être le prochain Claudie Gallay.
Mais je dois dire que je suis à chaque fois impatiente de lire mon auteur de BD préféré : Chabouté !
14. Quel est selon toi le film adapté d’un
livre le plus réussi ?
- "L'amant" de Duras, même si elle même n'a pas apprécié le film.
- "Le seigneur des anneaux" de Tolkien, une véritable gageure !
- "Orange mécanique" de Burgess, une claque !
et je rajouterais ces derniers, même si je ne les ai pas lus :
- "Shining" de King et le flippant Nicholson
- " La ligne verte" de King
- "Into the wild"
- "le secret de Brokeback moutain"
- "Mysterious skin"
oui ok ça fait beaucoup trop mais je n'ai pas su tranché !
Marie et Esmeraldae m'offrent le prix de l'amitié... et le tag qui va avec !
Je les en remercie :)
Il m'est demandé de vous citer 7 choses que j'aime ou que je n'aime pas.
Etant doublement tagguée, je vous ferais l'honneur des deux !
J'aime :
- Faire la grasse matinée bien au chaud sous la couette
- Lire toute une journée complète non-stop
- Recevoir des surprises chocolatés et livresques par la poste
- Qu'on me brosse les cheveux et avoir pleins de frissons de plaisir
- Regarder des films asiatiques en V.O que personne ne connait
- Etre amoureuse et avoir l'impression d'exister
- Rêver...
Je n'aime pas :
- Les cons qui jettent leur déchets par terre
- Etre déçue par mes amis
- Manquer de temps pour faire tout ce que je veux faire
- Avoir froid
- Les clientes qui font caca dans les librairies (...°_°...)
- Le gouvernement français
- Voir les autres voyager et rester en rade
Je ne désignerais pas 7 volontaires mais je dédie ce prix (et son tag...gniark, gniark...!)
à Cynthia
qui me fait découvrir la joie d'une amitié
bloguesque...
Edit du 18 Novembre :
A la demande générale, voici donc les précisions scatologiques que vous attendez tous...
Ames sensibles...éloignez-vous !
Nous avons effectivement une cliente un peu... spéciale qui, suite à un accident, perd un peu la boule.
Elle ne porte pas de culotte... et il arrive qu'elle laisse "tomber" des morceaux de crotte dans les rayons, particulièrement quand elle se gratte les fesses....
Il semblerait que ça arrive fréquemment quand on la perturbe ou la contrarie...
Je précise que cette femme est d'une hygiène très douteuse et que le rayon embaume pendant 15 min après son passage... Bref elle pue et a des jambes de yéti !
Et pour aller dans le détail, ses "pertes" sont sèches... On ne sait pas très bien comment c'est possible...
Est-ce que ça reste collé à ses fesses... ?
et bien sûr, pour couronner le tout, elle marche dedans pour bien l'étaler dans tout le rayon (c'est pas voulu tout de même).
Et la semaine dernière, c'est MON rayon qui a eu droit à son petit cadeau...
et c'est MOI qui ait dû ramasser sa merde... tout sèche bien collée et étalée au sol...
Je vous laisse imaginer la scène... les odeurs...
Et mon humeur... ![]()
Bref, cette cliente qui vient quasi tous les jours ne peut en plus pas être mis à la porte...
car elle fait partie des meilleures clientes et dépense des sommes folles !!!
Voila ! je termine cette parenthèse particulièrement glauque...
mais vous l'avez voulu !!
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