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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 07:00

Zizi-chauve-souris-t1-01.jpgCe matin, Suzie, dite Zizi, a décidé d'arborer la dernière coiffure à la mode de Beverly Hills. C'est à dire les cheveux en pétard. Tellement en pétard que ça gêne son voisin de classe de voir le tableau. Mais Zizi a son opinion bien à elle et trouve plutôt que c'est de la faute du jeune garçon et de sa petite taille. Une répartie mordante qui lui vaut d'aller chez le directeur. Une fois de plus.

Sa tignasse sculptée par le vent, Zizi se retrouve bientôt avec une chauve-souris dans les cheveux. Douée de parole, cette dernière sympathise avec la petite fille et tente de rester indéfiniment dans les cheveux bien confortables de Zizi en se faisant passer pour une barette ! Se gavant des araignées si détestées par Zizi, elle va faire découvrir à la petite fille l'effrayant monde de la nuit et ses créatures fantastiques.

 

(...)

 

 

 

Je vous invite à retrouver l'intégralité de cette chronique sur le site Lire et Merveilles,

dont je suis désormais l'une des heureuses contributrices !

 

 

Liens :

Blog de Bianco

 

D'autres avis :

David Fournol - Zaelle - 

 

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Titre : Zizi chauve-souris, tome 1 : Cheveux rester

Dessinateur : Guillaume Bianco

Scénariste : Lewis Trondheim

Éditeur : Dupuis

Parution : Septembre 2012

  48 pages 

Prix : 14,50€


 

bd du mercredi

Chez Mango

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:00

d-air-pur-et-d-eau-fraiche-01.jpg Joshua est fils de trappeur. Un père qu'on envie peu tant son alcoolisme et sa violence pèse sur le jeune garçon, sa mère et sa petite soeur. La petite famille grandit à l'ombre de cet homme puissant qui fait la pluie et le beau temps à la maison. Jusqu'au jour où une bande d'indiens attaquent et massacrent la famille. Seul Joshua réussit à s'en sortir. Le voilà désormais livré à lui-même dans une nature hostile qu'il va devoir apprendre à apprivoiser pour survivre.

 

A l'issue de l'attaque indienne, il ne restera plus à l'adolescent que les cadavres de ses parents, la poupée de sa soeur enlevée, un tas de ruines fumantes en lieu et place de cabane, et un jeune chiot survivant. Il ne lui reste plus que le choix de prendre la route avec le jeune animal et de tenter de survivre dans ces régions sauvages où la nourriture, la chaleur d'une fourrure, la protection d'un toit se mérite. Affamé, transi de froid, il erre jusqu'à la ville où il se fait refouler. Joshua doit alors apprendre à compter sur lui-même et surtout à chasser pour se nourrir, se vêtir et plus tard, faire commerce de fourrure, tel son père autrefois. Une vie solitaire qu'il a choisi mais qui le tourmente aussi parfois. Au point de chercher une femme à tout prix.

 

L'histoire se déroule dans une Amérique des grands espaces à une époque où il est encore de coutume de circuler à cheval. Mais loin d'être une histoire de survie légère, comme le laisserait suggérer le titre, D'air pur et d'eau fraiche se révèle au contraire un album sombre et désabusé sur la nature humaine.

Entre western, histoire de survie et récit initiatique, on assiste à l'évolution du personnage principal au fil des années, à son morne quotidien fait de chasse et de petits travaux. Libéré de son père et des contraintes qu'il lui faisait peser, Joshua va apprendre à devenir adulte et à assumer sa propre (sur)vie. On admire le courage et la volonté des jeunes années. Mais bientôt, ces derniers laisseront place à une certaine rancoeur et misère affective qui pervertira notre héros. Alcool, violence, sexe : c'est à son tour de tomber dans ces travers. Joshua reproduit les gestes de son père et c'est avec amertume que le lecteur fermera cet album. Point de salut dans les grands espaces, dans la nature sauvage et libre. L'homme finit par laisser s'exprimer ses bas instincts et ne semble pas apprendre de ses aînés.

 

La particularité la plus notable de cet album est qu'il s'agit d'une histoire sans paroles. Pero a fait le choix du silence pour laisser s'exprimer toute la force des illustrations. Et de fait, il fait preuve d'une grande force narrative et réussit à exprimer avec succès les émotions, les interrogations, les réflexions des personnages à travers un découpage judicieux et l'utilisation ponctuelle d'image pour signifier telle ou telle pensée. Le découpage classique met particulièrement en valeur les paysages enneigés (ou pas) de l'ouest mais aussi l'expressivité des visages qui pallie à l'absence de texte. Son trait épuré et pourtant travaillé utilise parfois les hachures, donnant ainsi un caractère torturé et dur au propos. D'une grande fluidité, le lecteur n'est jamais perdu dans ce dédale silencieux en noir et blanc.

 

A travers le portrait de Joshua, D'air pur et d'eau fraiche revient sur la notion de fatalité humaine et délivre une vision éminément pessimiste de la vie. Album graphiquement très intéressant et très réussi, on pourra tout de même regretter la fin abrupte à laquelle on aurait préféré une morale un peu plus aboutie.

Un bel album à découvrir !

 

 

Liens :

Premières pages à découvrir

 

 

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Titre : D'air pur et d'eau fraiche

Dessinateur / scénariste : Pero

Éditeur : La boite à bulles

Parution : Juin 2012

  128 pages 

Prix : 14€




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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:59

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Embarquement pour la Norvège

Port d'Hirsthals

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 


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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 07:00

 

Ragnar Axelsson, surnommé Rax, est un photojournaliste islandais né en 1958.

Voyageant et photographiant l'Artique et les pays du Nord depuis plus de 25 ans, son travail est un témoignage unique des modes de vie traditionnelle en Islande, au Groenland, aux iles Feroé, etc...

 

 

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http://www.rax.is/

 


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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 14:26

 

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Hirsthals, Danemark.

 

Dimanche prochain, on embarque pour la Norvège !

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 07:00

leger-bruit-dans-le-moteur-01.jpgDans un petit village isolé où personne ne s'arrête jamais, excepté le facteur, et où la vie semble être un sac de briques accroché au cou de ses habitants en pleine noyade sociale et financière, un gamin a décidé de tuer tout le monde. Pour d'obscures raisons, il s'attèle à trucider les habitants un par un, en faisant preuve de beaucoup d'ingéniosité.

 

Cette adaptation du roman éponyme de Jean-Luc Luciani (que je n'ai pas lu et dont je ne peux juger l'adaptation) est une oeuvre à la fois noire et cynique. On y suit les pensées et les actes de ce petit garçon qui, persuadé d'avoir commencé à tuer dès sa naissance (sa mère) construit un plan fort réfléchi pour arriver à ses fins : tuer tous les habitants du village, sa propre famille compris. A travers la narration de ce personnage dont nous ne connaîtrons pas le nom, nous allons suivre la fin tragique de chacun d'entre d'eux. Le petit frère qui décède d'un accident de balançoire, l'institutrice qui se prend un coin de bureau dans l'oeil, un gamin qui s'empale dans un piège à sanglier, un autre qui se noie dans la vase, etc...

Seule la petite Laurie trouve quelque peu grâce à ses yeux et, pour cela, devra mourir la dernière.

 


"Madame Frolignac, c'est l'épicière du village. Et c'est son chat que j'égorge si souvent dans mes rêves. C'est la seule à avoir un contact avec le monde de dehors du village. Elle part acheter des aliments qu'elle revend trois fois plus cher. C'est mon père qui l'a dit. Rien que pour ça, elle mourra plus lentement que les autres."

 

Vous l'aurez compris, inutile de chercher un peu de lumière dans cette histoire à la fois malsaine et oppressante. Le gamin tueur est effrayant de sang-froid et d'absence de remords et de compassion. Il nous explique ses faits et gestes avec une certaine naïveté, fautes d'orthographe à l'appui, tout en faisant preuve d'une résolution incompréhensible.  Sa seule volonté est d'achever tout le monde et de partir, dans le monde, hors de cette communauté bien peu amène. Si les enfants seront les premiers à subir sa violence, les adultes ne seront pas en reste. Et d'une certaine façon, on pourrait presque le comprendre ! Les habitants de ce petit village vivent en vase clos, dans une misère crasse qui les enfoncent dans la médiocrité, la méchanceté et la perversion. Chômage, misère, folie, avarice, luxure, inceste, infidélité, racisme... les adultes de ce groupe donnent de beaux exemples d'immoralité et sont prêts à planquer les cadavres dans le jardin pour continuer à toucher les pensions de ces derniers. Aucun des personnages ne semble pouvoir être sauvé ici.

Cette descente aux enfers s'avère pourtant surprenante. Le contraste entre un propos profondément noir et une narration enfantine et innocente donne un effet totalement décalé qui donne presque envie d'en rire. On s'étonne à attendre la suite du récit avec impatience, s'interrogeant sur les limites sans cesse repoussées du jeune assassin.

 

Mais si le scénario en perturbera certains, on ne pourra que s'enthousiasmer pour son traitement graphique. Dans une palette aux tons ocres et bleu nuit, Munoz a imaginé un univers oppressant dont l'ambiance crépusculaire est rendue à la perfection. Son trait offre à la fois un côté naïf avec des traits épais, appuyés, et un côté très travaillé sur le grain, la lumière, donnant ainsi beaucoup de profondeur et de densité. Un aspect qui m'a fait un peu penser au dessin de Tirabosco, dont j'apprécie aussi le travail. Les personnages sont fort bien croqués et leurs expressions mises en avant. Par exemple, on ne peut oublier le regard perdu et désespéré de Laurie dans un lit où elle ne devrait pas être.

 

Un léger bruit dans le moteur est un album qui ne manquera pas de troubler son lecteur. Une histoire hors-norme qui ne vous laissera pas indifférent. Laissez-vous embarquer malgré tout dans ce cauchemar sauvage qui, tout en piétinant toute forme de morale, montre l'aspiration d'un jeune garçon à une vie "normale" en dehors de ce village inhumain. Faut-il aller au bout de son inhumanité pour retrouver une quelconque forme d'humanité ? La question est posée. En attendant, nous pourrez toujours vous régaler de l'étrange beauté qui ressort de ces pages, sublimé par le dessin de Munoz.

Un petit coup de coeur pour ma part !

 

 

Lien :

Blog du dessinateur, Jonathan Munoz

 

 

 

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Titre : Un léger bruit dans le moteur

Dessinateur : Jonathan Munoz

  Scénaristes : Gaet's / Jean-luc Luciani

Éditeur : Physalis

Parution : Août 2012

  120 pages 

Prix : 17,90€


 

bd du mercredi

Chez Mango


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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 21:15

Mangas :

 

- Btoom, tomes 2 et 3

- Peacemaker, tomes 1 et 2

- Front mission dog life and dog style, tome 1

- Prophecy, tome 1

- Dengeki Daisy, tome 3

- Hotaru, tomes 1 à 3

- The arms peddler, tome 1

- Blue, tomes 1 à 3

 

BD :

 

- La cité de l'arche, tome 1

- Georges et la mort

- Métronom, tomes 1 et 2

- Hilda et le géant de la nuit

- Zarla, tome 1

- Scalped, tome 1

- Daytripper

- Karma salsa

- La peau de l'ours

- Texas cowboys

- Un léger bruit dans le moteur

 

Romans :

 

- Nous étions faits pour être heureux - Olmi

 


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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 07:00

 

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Hirsthals, Danemark

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 


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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 07:00

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Brás a 32 ans. C'est le jour de son anniversaire et son père l'a encore oublié. Alors qu'il travaille pour la rubrique nécrologique d'un journal, son père est un célèbre écrivain qui l'écrase de sa supériorité et de son succès. Mais on ne choisit pas sa famille et ce soir-là, Brás décide tout de même d'aller assister au gala donné en l'honneur de son père. Le détour par le café du coin pour acheter des cigarettes lui sera fatal. Il mourra par balles quelques minutes plus tard.

Brás a 21 ans. Il a toute la vie devant soi. Avec son ami Jorge, il est parti au Salvador où il rencontre la belle Olinda. Mais il y rêvera de la déesse de la mer qui prendra bientôt sa vie. Il mourra noyé dans les festivités qui célébreront la déesse.

Brás a 28 ans. .... et ainsi de suite, tout au long des 10 chapitres qui constitue cet album.

 

Vous l'aurez compris, le héros de cette histoire est Brás. Nous le suivons à travers les chapitres, à des âges différents et de manière non chronologique. Et si notre personnage meurt à chaque fin de chapitre, se profile pourtant le portrait d'un homme à travers ses possibles.Si vous supprimez toutes les morts et que vous remettez dans l'ordre le fil de vie du personnage, vous pouvez redessiner le parcours d'un homme, à travers les moments clés de son existence.

 

Car c'est bien de cela qu'il s'agit : de ses petits moments insignifiants qui construisent votre vie, de ces choix pris plus ou moins consciemment qui peuvent déterminer une vie entière.

 

" N'est ce pas étrange que l'on semble toujours se souvenir des détails les plus anodins de notre quotidien... alors que l'on oublie trop souvent le plus important ?"


A travers ce procédé original de faire mourir le protagoniste principal à chaque chapitre, les auteurs mettent l'accent sur le pouvoir de la vie à travers la mort. " La mort fait partie de la vie" comme le dit un des personnages. Et de fait, c'est elle qui donne de l'importance à ces moments précieux, rares et éphémères que l'on vit tous. La mort peut surgir à tout moment et il est important de profiter du moment présent, voilà ce que nous disent en substance les frères Moon et Bá.

 

" Bràs se réveilla et comprit qu'au coin de la rue , cet avenir que vous aviez prévu et espéré n'était pas toujours celui qui vous attendait. En réalité, c'était généralement tout le contraire... en sortie de virage, ne se trouvait qu'un autre grand et ennuyeux point d'interrogation. ça s'appelait la vie."

 

Daytripper est tout simplement un chef d'oeuvre. La perle de l'année que j'attendais !

Sous l'apparence d'une fausse simplicité, cet album se penche sur l'existence toute entière. Il y sera question de filiation, de l'amour, de l'amitié, mais aussi de l'écriture et de la transmission. Il y sera question de nos choix de vies, ceux qu'on prend un peu par hasard et les autres, mûrement réfléchis. Il y sera question de la vie et de la mort, la notre, celles de nos proches. De ce que nous transmettons à nos enfants. De la façon dont tout cela nous construit et nous permet d'avancer. Du fait qu'accepter la mort est une manière d'accepter la vie, et inversement.

La qualité graphique n'est pas en reste mais je n'ai même pas envie de vous en parler !


Daytripper est un album extrêmement fort qui parlera à chaque lecteur de façon différente. C'est un de ses albums précieux qui, par une construction intelligente, hors-norme et des dialogues soignés et réfléchis, atteint à une sorte d'universalité tout en touchant à l'intime, à l'émotionnel du lecteur.

C'est un album vibrant qui m'a personnellement bouleversé, comme tant d'autres avant et après moi.

 

Un album qui, entre tristesse, nostalgie et joie de vivre donne envie de VIVRE tout simplement.


"La vie est belle, mon pote"


Oui, la vie peut être belle. Profitons en.

 



On ne s'étonnera pas du parrainage de Pedrosa, qui signe la préface, et de Craig Thompson, qui s'est chargé de la postface, deux auteurs qui ont mis l'humain au coeur de leur travail.

 

Extraits :

 


" La vie est comme un livre, fils. Et tous les livres ont une fin. Peu importe combien tu aimes ce livre, tu arriveras à la dernière page et ce sera fini. Aucun livre n’est complet sans une fin. Et une fois que tu y es, au moment où tu lis les derniers moments, tu sais à quel point le livre est bon. Ça sent le vrai. "

 

" Quand tu accepteras qu'un jour, tu mourras... Tu rofiteras vraiment de la vie. C'est ça le grand secret. C'est ça, le miracle. "

 

 

D'autres avis :

Mo' - David - Zorg - Zaelle - Jérome - Lunch et Badelel - Yvan - Oliv' - David F - K.BD -

 

Liens :

Préview

Interview video des auteurs

 

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Titre : Daytripper, au jour le jour

Auteurs : Fábio Moon / Gabriel BÁ

Éditeur : Urban comics

Parution : Avril 2012

  256 pages 

Prix : 22,50€


 

Challenge roaarrr

Eisner Award du meilleur album 2011

 

bd du mercredi

Chez Mango

 

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 19:47

megabras-01.jpgGuillaume Bouzard s'est réveillé un matin avec un super pouvoir. C'est en s'énervant sur un agriculteur peu aimable qu'il a découvert que son bras pouvait muter en un mégabras herculéen, sous la force de la colère. Un super pouvoir, c'est chouette. A l'image de Superman ou de Batman, Guillaume décide donc de devenir un super héros. Sauf que c'est plus facile à dire qu'à faire. Surtout quand on ne contrôle pas son super-pouvoir.

 

Comme dans ses autobiography précédentes, Bouzard reprend son propre personnage de gars un peu médiocre, empêtré dans son quotidien.

Ici, plein de bonne volonté, il décide de défendre les citoyens contre les gros (petits ?)  méchants, comme ce pauvre jeune qui demande quelques euros sous un prétexte de prendre un train, pris pour un amateur de tournantes. La bonne volonté, ça ne suffit pas. Et ça peut se retourner contre vous. ça peut vous mettre en colère et tout peut partir en cacahuètes. Parce que le problème de Guillaume, c'est que son pouvoir ne marche que sous le coup de sa colère qu'il ne contrôle pas. Guillaume décide alors de se trouver un fidèle acolyte, son ami David, chargé de le rendre énervé au bon moment, comme en laissant tomber une tartine de confiture sur ses disques préférés. Mais bientôt, Mégabras va découvrir que son pouvoir a une contrepartie. Qui exacerbe ses désirs sexuels. Et que tout de même un super-héros qui fantasme sur les sous-vêtements de la mère de son meilleur pote, ça ne le fait pas du tout. Et puis les choses vont se compliquer encore plus quand le célèbre super-héros "aspic du marais poitevin" vient l'inviter à séjourner dans une école de super-héros. Il ignore encore que tout cela va le mener dans un vrai nid de guêpes...

 

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Mégabras est l'aventure totalement barrée de ce super-héros improbable qu'est Guillaume Bouzard, affublé de ce bras super-puissant qu'il peinera à maîtriser. Bouzard, l'auteur, s'est beaucoup amusé dans cette histoire (et le lecteur aussi !) dans laquelle il reprend les codes des super-héros : découverte du pouvoir, appropriation de ce dernier, défense de la veuve et de l'orphelin. Sauf que l'auteur fait côtoyer le tout avec le quotidien basique de notre anti-héros et nous offre une succession de gags et de chutes comiques du meilleur effet. On pourra y découvrir des personnages de super-héros tous plus ridicules les uns que les autres : le frelon asiatique dont tout le monde écorche le nom (frolon), Super ginglin qui se transforme en nain sodomite, le caméléon qui se fond dans le décor aussi bien que vous et moi, etc...

Vous l'aurez compris, on ne se prend pas au sérieux ici. Pour autant, le dessin n'est pas à mettre de côté et l'auteur signe d'un trait efficace et soigné une narration dynamique et ponctué de multiples rebondissements.

 

Bref, on se marre à la lecture de cet album jouissif et on ne peut qu'en redemander ! Amateurs d'humour, jetez-vous dessus !

 

 

D'autres avis :

David F. -


 

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Titre : Mégabras

Auteur : Guillaume Bouzard

Éditeur : Fluide Glacial

Parution : 29 août 2012

  64 pages 

Prix : 14€ 



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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
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