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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 07:00

 

Tout le monde connaît l'auteur du célèbre Alice au pays des merveilles.  Mais savez-vous que Lewis Carroll était aussi un féru de photographie ?

L'auteur achèterera son premier appareil photo en 1856. Il se rendra au Christ Church Collège pour y photographier la cathédrale mais fera connaissance avec les 3 filles de Mrs Liddell dont la fameuse Alice qui lui inspirera son oeuvre majeure. Il devient rapidemment un photographe réputé et son thème favori restera les petites filles qu'il prend pour modèles dans des mises en scènes de contes de fées, avant de s'adonner à des poses de plus en plus déshabillés (ahem...).


« J'espère que vous m'autoriserez à photographier tout au moins Janet nue ; il paraît absurde d'avoir le moindre scrupule au sujet de la nudité d'une enfant de cet âge. »

 

Il abandonnera la photographie en 1880 et demandera d'ailleurs qu'on détruise ces clichés, contraire à la morale de l'époque.

Aujourd'hui, sur les 3000 photos prises par l'auteur, un millier ont survécu.

 

Actuellement, La Chambre, à Strasbourg, expose jusqu'au 29 juillet les clichés de Carroll. Profitez-en !

 

Pour aller plus loin :

Lewis Carroll, dessinateur et photographe

Patrick Roegiers

Editions Complexe - 2003 - épuisé (à trouver d'occasion !)

 

Liens :

D'autres photos à découvrir ici ou !

 

 

lewis-carroll-01.jpgAlice Liddell - 1858

 

 

lewis-carroll-02.jpgAlice Liddell - 1860

 

 

 

lewis-carroll-03.jpgMarion Polly et Florence Terry

 

 

lewis-carroll-04.jpgSaint Georges et le dragon

 

 

lewis-carroll-05.jpgSes tantes Margaret Anne and Henrietta Mary Ludwidge

 

 

lewis-carroll-07.jpgFlora Rankin

 

 

lewis-carroll-08.jpg

Xie Kitchin

 

 

lewis-carroll-10.jpgXie Kitchin - 1869

 

 

lewis-carroll-11.jpgXie Kitchin - 1873

 

 

lewis-carroll-12.jpgXie Kitchin - 1875

 

 

lewis-carroll-09.jpgWicklife Taylor, 1863

 

 

lewis-carroll-13.jpgLisa Wood

 

 

lewis-carroll-14.jpgEvelyne Hatch couchée, nue - 1879.
(Plaque de verre bombé rehaussée de peinture à l'huile)

 

 

 


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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:00

lady_snowblood-t1-01.jpglady_snowblood-t2-01.jpglady_snowblood-t3-01.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une jeune femme est missionnée dans le quartier des plaisirs de Yoshiwara auprès d'un chef yakuza. Elle réussit à prendre part à un de leur jeu de dés et prend la place du croupier. Mais rapidement démasquée pour tricherie, la belle Yuki dévoile alors ses intentions meurtrières : tuer le parrain. Au terme d'un combat au sabre qu'elle conduit entièrement nue, Yuki apparaît alors comme Lady Snowblood, une meurtrière froide et déterminée, qui n'hésite pas à utiliser ses charmes pour mener à bien ses contrats et sa vengeance.

 

C'est en 1972 que naît cette héroïne de l'imagination de deux grands auteurs japonais : Kazuo Koike et Kazuo Kamimura. Le premier est le scénariste de grandes séries devenues aujourd'hui mythiques comme Crying Freeman et Lone Wolf and Cub, tandis que le deuxième est un dessinateur très prolifique qui s'inscrit à contre-courant de la tendance de son époque et donnera ses lettres de noblesse au genre du Gegika (manga réaliste).

Après le début de sa série Lone Wolf and Cub où l'on suit un homme et son jeune fils dans une quête de vengeance sanglante, Koike propose à nouveau avec Lady Snowblood, une autre histoire de vengeance dont le héros est cette fois-ci une femme, reprenant ainsi les personnages fétiches de Kamimura.

A 20 ans, Yuki est déjà une tueuse professionnelle qui vend ses compétences de tueuse à gages mais aussi une femme qui porte le poids de la vengeance maternelle. Sayo, enfermée pour meurtre sans espoir de sortie pour le meurtre de l'un des 4 assassins de sa famille (mari et fils) envisage la maternité comme l'instrument de sa revanche. Née en prison des amours illicites de sa mère avec les gardiens, Yuki sera "l'enfant de la vengeance" et sa destinée toute tracée se fera dans le sang des bourreaux de sa mère. Reprenant le fardeau de sa mère, la jeune Yuki va dès lors apprendre dès son plus jeune âge à devenir une tueuse parfaite.

Déployée sur plus de 1000 pages, cette saga vengeresse est découpé en courts chapitres qui alternent à la fois, ses missions de tueuse à gages, sa quête meurtrière et le passé dramatique de sa famille.

Kamimura use d'un dessin réaliste et fort dynamique qui sublime particulièrement la beauté de l'héroine et les scènes de combats au sabre dont nous pouvons apprécier la chorégraphie à travers les arrêts sur images en plein mouvement, révélant ainsi toute la grâce et la beauté de cette danse de la mort.

 

Au-delà de la pure tradition des récits de vengeance, Lady Snowblood se veut également un témoignage particulièrement intéressant d'un point de vue historique. L'histoire de Yuki prend place à l'ère Meiji (1852-1912) et il s'agit d'une période phare pour le Japon qui est en pleine transition. Alors que le pays vient de vivre plusieurs siècles dans un relatif isolement, il commence à ouvrir ses portes à l'Occident sous la poussée de l'empereur Meiji, ardent défenseur des idées européennes. Le système de classe est détruit. Les samourais sont remplacés par une armée militaire munie de modernes armes à feu. L'état entre peu à peu dans un modèle de société capitaliste. Tout cela ne se fait pas sans heurts et la population manifestera son mécontentement en organisant des émeutes. Nous retrouverons bon nombre de détails historiques dans cette histoire : les émeutes des paysans qui donnent son origine au massacre de la famille de Yuki, l'occidentalisation, la montée des mouvements d'extrême-gauche, l'épidémie de peste de 1900, la guerre russo-japonaise, l'arrivée de la photographie, ...). Koike donne une trame fort bien documentée à son histoire et livre un excellent témoignage à rebours d'une époque clé.

 

Pourtant, ce que le lecteur retiendra certainement le plus, c'est cette figure féminine incarnée par la sublime Yuki, dite Lady Snowblood. Belle femme au fort pouvoir hypnotique, Yuki semble à la fois pure et glacée comme la neige, tout en portant en elle une forte charge violente et sensuelle (le titre d'origine Shurayuki Hime est d'ailleurs un jeu de mot sur les termes "blanche", "neige" et "enfer"). Une sensualité froide et vénéneuse qui prend les hommes dans ses filets. La féminité représenté par cette dernière est ici totalement inédite.  Dans une société fortement paternaliste et codifiée où la femme n'a pas de place de premier ordre, Yuki défie ici toutes les conventions. Femme née sans amour pour se venger des hommes, elle représente la prise du pouvoir par une figure féminine. Sa mère use habilement de ses charmes pour mener à bien sa vengeance, par delà sa mort. Sa fille Yuki fera de même pour mieux mystifier et subjuguer ses ennemis. Femme sexuellement libérée, elle n'hésite pas non plus à se laisser aller à des amours saphiques pour mieux arriver à ses fins et les quelques scènes de lesbianisme sont là pour en témoigner. Ainsi donc, les hommes n'ont ici pas le beau rôle et les femmes semblent les régenter selon leur bon vouloir. Le sexe masculin est tourné en ridicule : phallus en bois transperçé d'aiguilles, personnage au sexe surdimensionné incapable d'avoir d'avoir des relations sexuelles avec une femme, tentatives de viol sur Yuki qui n'aboutissent pas.

On notera d'ailleurs que cette série est parue dans "Weekly Playboy" dont le nom ne laisse aucun doute sur les scènes explicites que le lecteur pourra trouver dans cette histoire. Pourtant, sans crudité ni vulgarité, Kamimura réussit à envelopper cette histoire d'une aura érotique sans jamais montrer explicitement un seul sexe mais en suggérant tout acte à connotation érotique ou en floutant habilement les parties du corps concernées.

 

Lady Snowblood, femme à la fois sublime et cruelle, libre et emprisonnée par sa destinée se veut le mélange de tradition et de modernité d'un Japon en pleine transition. Combattant grâce à ses dons de tueuse à l'aide du sabre caché dans son ombrelle et du solide entrainement qu'elle a subi depuis son plus jeune âge, elle incarne la vengeance féminine dans toute sa splendeur. Une quête dure et difficile qui ne laisse pas de place aux sentiments et à la pitié mais rend d'autant plus attachante cette femme à la volonté si forte, capable de s'oublier et de sacrifier pour venger sa mère.

Véritable chef d'oeuvre, Lady Snowblood est un manga qui dépasse les époques et qui n'a pas pris une ride tant par son dessin soigné entre finesse et audace, que par son scénario qui se joue habilement des codes pour afficher une femme conquérante et fière qui, dans sa quête de justice, condamne les hommes au passé.

 

 

A noter :


lady snowblood filmDifficile de parler de Lady Snowblood sans évoquer le cinéma.

Manga adapté cinématographiquement par Fujita en 1973 et 1974, le personnage de Yuki est incarnée par l'actrice Meiko KAJI, déjà connu pour son interprétation dans la série des Sasori (La femme scorpion, Elle s'appelait Scorpion, Beast Stable), série de films de prisons de femme où la vengeance tient également un rôle majeur. Les Sasori et les Lady Snowblood sont aujourd'hui des classiques du genre et on pourra même retrouver son influence chez Tarantino qui s'inspirera de l'histoire de Lady Snowblood et du film de Fujita pour son désormais célèbre Kill Bill. Il reprendra d'ailleurs l'actrice Meiko Kaji dans son film (elle interprète 2 chansons de la bande originale et Lucy Liu en semble fortement inspiré), en forme d'hommage à celle qui l'incarna autrefois au cinéma. Si on présente souvent Lady Snowblood, comme le manga ayant inspiré Tarantino, il est de bon ton d'oublier cette étiquette pour mieux apprécier cette oeuvre majeure qui n'attendit pas Kill Bill pour rentrer dans la légende. Koike, lui-même, dira : "J"ai été déçu."

 

Enfin, il est à noter également que l'histoire de Lady Snowblood se présente en 3 tomes. Sachez que si les deux premiers forment un tout indispensable, le troisième volume de cette saga peut s'oublier sans problème ! Un tome qui semble être une suite plus discutable en rajoutant des scènes inutiles et brodant autour d'une Yuki qui cherche la rédemption en abandonnant la voie du sabre et se consacrant à la pratique de la gymnastique occidentale (!), après sa vengeance achevée.

 

 

D'autres avis :

Yvan - Du9 -

 

 

lady_snowblood-t1-02.jpg

 

lady_snowblood-t1-03.jpg

 

lady_snowblood-t1-04.jpg

 

lady snowblood t1 05

 


Titre : Lady Snowblood

tome 1 : Vengeance sanglante

Tome 2 : Qui sème le vent récolte la tempête

Tome 3 : Epilogue

  Scénariste : KOIKE Kazuo

Dessinateur : KAMIMURA Kazuo

Éditeur : Kana, Sensei

Parution : Novembre 2007 / Janvier 2008 / Août 2008

    512/510/384 pages

Prix : 12,70€ le tome


 

bd du mercredi

Chez Mango

 

ChallengeDragonFeu

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 20:00

Les jours se suivent et les chroniques s'accumulent....


A l'image de certains qui le proposent déjà, je vous propose une petite liste (pense-bête purement égoiste !) de mes lectures du mois dernier dont la majorité n'ont pas (encore ?) été chroniqués sur le blog...

car je refuse de les voir disparaitre des méandres de ma mémoire et espère (vainement ?) pouvoir en chroniquer certaines !

Par ailleurs, je vous invite à réagir et à m'inviter promptement à écrire sur les titres qui vous intéressent... !

 

 

Roman :

 

 

- Kosaburo, 1945 - Nicole Roland

- Le sillage de l'oubli - Bruce Machart

- Entre ciel et terre - Jon Kalman Stefansson

- L'arc-en-ciel blanc - Akira Yoshimura

 

Polar :


- Le chien de Don Quichotte - Pia Petersen

 

 

BD :

 

- Koma - Peeters

- Une nuit à Rome- Jim

- Clown - Le hir

- ça ne coûte rien - Saulne

- Le silence de nos amis - Nate Powell

- O'boys tome 3

- June - Nicolas Moog

- Loki, tome 1 

- Azimuth, tome 1

- inlandsis, tome 1

- Le long hiver, tome 1 - Patrick Mallet

- Furya

- Les seigneurs de bagdad

- Je suis pas petite !

- Haarmann

- Billy wild

- Clara

- Du vent sous les pieds emportent mes pas

- Au royaume des aveugles, tome 1 - Salsedo

- La grande evasion, biribi

- Gueule d'amour- Ducoudray

- Ghostopolis

- David, les femmes et la mort

- Les beaux jours reviennent

 

Manga :


- Ikigami, tome 1

- I am a hero, tome 1

 

 

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:00

 

palavas-1.jpgPalavas les flots - 2011

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.


 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 07:00

 

zingaro-01.jpg

 

Théâtre Zingaro, Aubervilliers

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 19:56

Choco Shoot 01

 

Chocoshoot # 13 :

 

Dernier thème avant la pause estivale où chacun ira s'egayer ici et là !

J'ai choisi un thème qui me plaît avant tout ^^

(oui, c'est un mois anniversaire et je fais keskejeveu )

 

Le sujet est libre.... mais la contrainte est la suivante :

 

  noir et blanc

 

La couleur est donc interdite pour ce mois-ci !

 

Vous avez donc jusqu'au samedi 7 juillet pour m'envoyer vos photos à cette adresse :

  grenierdechoco@gmail.com

Pensez à réduire le poids de la photo (moins de 1 Mo) et accessoirement à lui donner un titre !

Pour rappel, les modalités de participation sont ici.


 

paoluzzo.jpg©Marco paoluzzo

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 19:04

Choco Shoot 01

C'est avec un peu de retard que je vous présente les participations de ce dernier chocoshoot, consacré au thème "Trois".

 

Vous êtes 6 à avoir trouvé une idée pour ilustrer ce chiffre !

 

Vous avez donc jusqu'au samedi 16 Juin, minuit pour choisir votre photo préférée et voter à l'aide du tableau situé sous les photos.

 

Voici donc les photos participantes et n'hésitez pas à cliquer sur chacune pour les apprécier en grand format .

 

C'est à vous !

 

 

 

Photo 1 : Invite

Chocoshoot-trois-01---Invite.jpg

 

Photo 2 : Trois grenouilles vertes

Chocoshoot-trois-02---3-grenouilles-vertes.jpg

 

 

Photo 3 : Trois boules de poil

Chocoshoot-trois-03---Trois-boules-de-poils.jpg

 

 

Photo 4 : Les roses vont par trois

Chocoshoot-trois-04---Les-roses-vont-par-trois.jpg

 

 

Photo 5 :

Chocoshoot-trois-05.jpg

 

Photo 6 : Moscownice

Chocoshoot-trois-06---moscownice.jpg

 

 

 

 

 


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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 23:30

les-beaux-jours-reviennent-01.jpgJoseph Lapouthre est professeur au lycée Georges Brassens. Il découvre le nouveau président de la république qui vient d'être élu :  Pierre-Marie Tardjet. Ce dernier met rapidement en place une politique sécuritaire et traditionaliste. Il instaure le catéchisme à l'école, les cours de morale, la conscription militaire et les professeurs doivent se conformer aux nouvelles directives. Joseph, choqué, semble pourtant résigné et préfère s'intéresser de près à la jolie et nouvelle collègue, Marie.

 

Voilà une histoire à forte teneur réaliste qui nous conte la plongée d'un état vers une prise de pouvoir totalitaire. Tardjet, après de premières mesures qui ne semblent pas rencontrer beaucoup d'opposition, intensifie ses actions. Bientôt des caméras de surveillance envahissent les rues et même les salles de classe. Une milice chrétienne est créée et les contestations publiques qui commencent à se faire entendre sont durement réprimées. Au milieu de tout ceci, Joseph tente de contester gentiment au sein de l'école ces mesures mais face à lui il n'y a qu'indifférence ou pire encouragement de son directeur au visage fasciste. Seule Marie, qu'il va bientôt fréquenter, semble éclairer son morne quotidien fait de passivité. Mais, en attendant que les beaux jours reviennent, Joseph va peut-être finir par s'en mêler...

 

C'est avec effroi que l'on découvre les dérives totalitaires de cet état qui ressemble tant au nôtre... Un état raciste, ultra-sécuritaire qui utilise les peurs des habitants et manipule la population et qui ne sera pas sans rappeler une présidence sarkozyste qui aurait extrêmement mal tournée. Manolo Prolo signe ici un album très engagé envers toute forme de mesure liberticide mais dénonce par ailleurs les dangers de la passivité. Si une certaine opposition secrète finira par se manifester, on ne pourra que constater que le mal et la violence ont, hélas, déjà pris place dans le pays.


On ne peut que remercier l'auteur pour cette intention louable de mise en garde contre les extrêmismes, en ces temps d'élections en tout genre. Si les nouvelles règles édictées se mettent en place progressivement et de manière tout à fait insidieuse, leur accumulation dans un temps plutôt court semble malgré tout moins réaliste. Les personnages, très différenciés, offre d'un angle d'approche très intéressant. Joseph est un monsieur tout le monde qui, tout en s'indignant immédiatement sur ces différentes mesures, peine malgré tout à aller au bout de son engagement et à s'impliquer de manière plus concrète dans la rébellion. Son direteur, au contraire, présente un visage plus que déplaisant, appuyant avec enthousiasme toute sorte de réflexions racistes et moralisantes, stigmatisant les intellectuels forcément inutiles, les arabes forcément tous intégristes, les pauvres forcément des branleurs, les jeunes forcément tous des sauvages, etc...

Marie et l'histoire d'amour qu'elle entraîne m'a semblé plus effacée et moins pertinent.

 

Manolo Prolo déploit un trait fort adéquat à cette histoire morose et délaye de beaux lavis en noir et gris.

Il nous offre un album intelligent qui nous rappelle de ne pas être des moutons et de n'accepter aucune action qui tenderait à resteindre nos libertés. Une histoire plus qu'intéressante mais qui peine quelque peu à s'éléver et à être véritablement marquante. A découvrir sans se poser de question pour la piqure de rappel libertaire et pour apprécier son expression graphique !

 

 

D'autre avis :

Paka -

 

les-beaux-jours-reviennent-02.jpgles-beaux-jours-reviennent-03.jpg

 

les-beaux-jours-reviennent-04.jpg


 


Titre : Les beaux jours reviennent

Auteur : Manolo Prolo

Éditeur : Même pas mal

Parution : Avril 2012

    112 pages

Prix : 20€


 


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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 07:00

Vers-l-aube-01.jpgAujourd'hui Murdo Munro marie sa fille. Loin de se réjouir pour cette dernière, il anticipe surtout le moment où il va se retrouver seul avec sa femme Margaret. Leurs relations sont depuis longtemps sous le signe de l'indifférence et de l'hostilité silencieuse et cette perspective lui est désormais insupportable. Murdo claque la porte de l'église en pleine cérémonie, incendie la maison familiale, symbole de compromission et d'humiliation, et s'enfuit d'Acheninver.

 

Après l'âpre et délicieuse découverte de son premier roman Le coeur de l'hiver, je me suis plongé à nouveau dans les les âmes et paysages tourmentés de Dominic Cooper.

Vers l'aube nous emmène, à son tour, sur les terres écossaises de l'auteur, dans un petit village insulaire et côtier où la vie se déroule lentement, où tout le monde se connaît.

Solitaire, silencieux, Murdo est un homme amer qui noie son ressentiment pour sa femme dans l'alcool et le travail. Son acte inconsidéré le pousse à fuir et c'est naturellement dans la Nature qu'il part se réfugier. Errant de longs jours sur des terres désertiques, dormant à même le sol,  Murdo se cache et reprend goût à une certaine forme de liberté. Aussi tourmenté que les paysages qu'il traverse, Murdo fuit pour mieux se trouver. Il se cherche une place, un rôle qu'il trouvera temporairement auprès du petit Doug, jeune substitut de sa fille qu'il n'a jamais réussi à s'attacher. Notre homme va vagabonder, s'arrêter auprès de sa soeur pour mieux repartir, envisager de rejoindre les côtes écossaises avant de vouloir retourner faire face à ses responsabilités.


 

Vers-l-aube-02.jpg©Chris Close


Entre fuite et quête de soi, le cheminement de Murdo traverse surtout des paysages grandioses que l'auteur se fait fort de mettre en valeur. Rendant avec force l'aprêté des paysages, le vent qui caresse les montagnes escarpés, la violence des pluies soudaines, le coupant des roches escarpées, Dominic Cooper donne vie aux terres de son coeur et faire la part belle aux longues descriptions extérieures qui, d'une certaine manière, symbolisent les souffrances de Murdo. Comme dans son premier roman, inutile de chercher de l'espoir et la joie ici.

 

Vers l'aube est un récit lent qui prend son temps pour se perdre dans un goût de finitude et de mélancolie. L'homme accablé de n'être rien, ni un bon père, ni un bon mari, affrontera dans cette nature sauvage et sans concession son propre reflet et se soumettra à cette terre qu'il ne sait véritablement quitter.

Un très beau roman à la langue pure et éclatante qui plaira aux amateurs de romans sur la désespérance et de nature writing !

 

 

Vers-l-aube-03.jpg©Chris Close


 

D'autres avis :

Cryssilda - Keisha - Kathel - Marie - Yv - Hecate - Aifelle -

 

 


Titre : Vers l'aube

Auteur : Dominic Cooper

Éditeur : Metaillé

Parution : Octobre 2009

    192 pages

Prix : 18€


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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 12:00

 

pont-du-diable-01.jpg

Pont du diable - Herault, Septembre 2011

 

Les dimanches en photos sont aussi chez

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
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