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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 07:00

Soil-t1-01.jpgsoil-t2-01.jpgSoil Newton est une petite ville japonaise de province, une de ces villes nouvelles et artificielles créées en périphérie des grosses cités. Lieu idéal où tout n'est qu'ordre et beauté, Soil est en apparence tout ce qu'il y a de plus tranquille. En apparence seulement.... Car quand toute la famille Suzushiro disparaît, le vernis se craquèle. Le capitaine Yokoi et le lieutenant Sonoda se chargent d'enquêter sur cette affaire et font bientôt d'étranges découvertes comme ses montagnes de sel retrouvées au domicile des disparus et dans la cour de l'école.

 

Soil se veut à l'image de la famille idéale des couvertures de cette histoire : une banlieue charmante aux maisons parfaitement entretenues, égayées de fleurs aux compositions parfaites. Tous les habitants se respectent, entretiennent des relations polies et amicales. Le délégué des habitants qui veille à ce que chacun respectent les règles de la communauté semblent ne pas avoir beaucoup de travail tant la ville semble paisible. Une belle image d'Epinal qui cache bien évidement en son sein une vérité bien moins idéale.

La famille Suzushiro est une de ces familles parfaites qui ne fait pas de vagues et que tout le monde apprécie. Sa disparition survenue pendant une coupure d'électricité n'est pas sans perturber la communauté. A leur place, on retrouve un petit tas de sel dans la chambre de leur fille ainsi qu'une montagne gigantesque de même nature dans la cour de l'école.

Le capitaine Yokoï et sa collègue débutante, le lieutenant Sonoda vont enquêter sur cette disparition et tenter d'en savoir plus au près des habitants idéaux de cette ville idéale.

Yokoï se révèle un être plutôt déplaisant qui n'hésite pas à se curer le nez, se gratter les couilles et à renifler sa transpiration. Plutôt misogyne et sexiste, il rabaisse régulièrement sa collègue, la traite de mocheté et l'interroge régulièrement sur ses activités sexuelles. La jeune Sonoda peine à se défendre et handicapée par une émotivité et timidité extrêmes, tente vainement de recadrer son chef. Mais contrairement aux apparences, ce duo improbable va néanmoins se révéler efficace et mettre à jour les dessous de ce vaste mystère.

 

Soil-t1-04.jpg

 

Derrière l'apparence d'une enquête tout ce qu'il y a de plus classique, se dégage peu à peu une ambiance particulière qui touche au fantastique. Le malaise est palpable depuis le début de l'histoire. Les choses semblent trop parfaites pour être vraies et le capitaine ne s'y trompe pas en affirmant : "les gens normaux, ça n’existe pas." De fait, les personnages dévoilent peu à peu leur deuxième visage, bien plus sombre que soupçonné. Perversion, jalousie, méchanceté, viol, auto-mutilation font peu à peu leur apparition et offrent un autre regard sur la ville de Soil et ses habitants.

Pour autant, si les révélations se succèdent peu à peu, l'intrigue s'épaissit dans une construction complexe qui laisse constamment en attente le lecteur. Nul doute que les questions ne trouveront leurs réponses dans le dernier tome de cette série qui en compte 11.

 

Au vu de ce pitch intéressant, vous pourriez croire que j'ai apprécié cette série. Il n'en est malheureusement rien. Malgré une intrigue intéressante qui joue sur les multiples facettes des personnages, malgré une aura fantastique qui tourne autour d'une intrigue peu banale, malgré un couple d'enquêteurs inhabituels, je suis restée totalement extérieure à cette histoire, hélas. J'ai trouvé que le rythme était extrêmement lent et que la mise en place prenait trop d'importance. Mais le point essentiel est surtout que je n'ai absolument pas aimé le dessin de Atsushi Kaneko. L'auteur a fait le choix d'un trait épais qui accentue les expressions des visages. Grimaçants, figés, caricaturales, les personnages m'ont parus hautement antipathiques. Les trames sont quasi absentes et donnent un résultat assez froid et distancé sur l'environnement et ses habitants, et parfois même fouilli. Certains lecteurs rapprochent ce style des auteurs américains issus de l'underground, parfois de Charles Buns précisément. Ceci expliquerait cela. Élevée à la sauce asiatique, je n'aime tout simplement pas ce style graphique. Si je conçois bien qu'elle est parfaitement en adéquation avec le sujet et l'ambiance de cette histoire, je n'ai pourtant pris aucun plaisir à le découvrir et à m'y plonger.


Soil est très certainement une série de qualité pour ceux qui sauront en apprécier le dessin si particulier, bien différent des canons habituels du manga. Vous y découvrirez une histoire à l'ambiance mystérieuse marquante et un scénario original non dénué d'étrangeté. Sa narration dénote d'une construction intelligente et étudiée qui réserve de toute évidence de savoureux rebondissements couplés à un avalanche de questions sans réponses. A vous de voir si vous souhaitez embarquer dans une histoire cousine des Twin Peaks ! 

 

 

D'autres avis, tous positifs :

Zorgblog - David - Du9 - SBM - Oliv' - Champi - David F. - Yvan -

 

 

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Soil-t1-05.jpg

 

 

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Titre : Soil

Auteur : Atsushi Kaneko

Éditeur : Ankama

Parution : Janvier 2011 / Avril 2011

    228 / 240 pages

Prix : 8,95€


 

ChallengeDragonFeu

    Chez Catherine


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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 14:45

 

arras-01.jpg

 

Arras (62) - Mai 2012

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 14:40

 

Choco Shoot 01

  Chocoshoot # 11 : Passage du temps

 

Il est temps pour moi de vous présenter les photos des participants à cette session qui n'a pas déchainé les foules.

Vous n'êtes que 6 à avoir bucher sur le sujet.

Le vote n'en sera que facilité, je suppose, pour le jury !

 

Vous avez jusqu'au vendredi 11 mai, 23h59 pour choisir votre photo préférée à l'aide du tableau situé à la fin du billet.

 

Voici les photos en compétition :

Pensez à cliquer sur chacune d'elle pour les agrandir !

 

 

Photo 1 : Il est passé par là...

chocoshoot-passage-du-temps-01-Il-est-passe-par-ici.jpg

 

Photo 2 : Usure du temps

chocoshoot-passage-du-temps-02.jpg

 

Photo 3 :

chocoshoot-passage-du-temps-03.jpg

 

Photo 4 :

chocoshoot-passage-du-temps-04.jpg

 

Photo 5 :

chocoshoot-passage-du-temps-05.jpg

 

 

Photo 6 :

chocoshoot-passage-du-temps-06.jpg

 

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 07:00

Choco Shoot 01

Chocoshoot # 12 :

Pour ce nouveau concours du mois de Mai,

je vous propose un thème très libre (du moins, je l'espère !) :

 

Trois

 

A vous d'utiliser le chiffre 3 comme bon vous semble !

 

Vous avez donc jusqu'au jeudi 31 Mai pour m'envoyer vos photos à cette adresse :

  grenierdechoco@gmail.com

Pensez à réduire le poids de la photo (moins de 1 Mo) et accessoirement à lui donner un titre !

Pour rappel, les modalités de participation sont ici.

 

 

 

trois.jpg©Hugues Hardy


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:10

Demain-demain-01.jpgOctobre 1962. Soraya et ses 2 enfants débarquent d'Algérie pour rejoindre Kader, installé en France. Alors qu'elle pensait arriver dans un palace, Soraya découvre que le logement n'est qu'une miséreuse cabane située dans un bidonville. C'est le choc ! Pas d'électricité, pas d'eau courante, un toit en tôle qui fuit. Soraya peine à accepter la réalité, pourtant elle n'aura pas le choix. Comme des milliers d'autres immigrés entassés dans ce bidonville, la famille Safiri va devoir vivre dans des conditions insalubres, attendant désespérément le logement espéré dans ces grandes barres d'immeubles en construction.

 

Laurent Maffre revient dans cet album sur cette période peu glorieuse de l'histoire française : en pleine reconstruction d'après-guerre, la France a favorisé l'immigration massive de portugais, maghrébins, ... main d'oeuvre peu coûteuse pour les usines et les industries du bâtiment. Des immigrés dont on se soucie peu du logement et qui se retrouve entassés aux portes de Paris tandis qu'ils oeuvrent dans la journée à construire les habitations qui leur manquent. De cet état de fait est né le 127 rue de la Garenne. Ce terrain de 21 hectares situé à Nanterre va devenir un des plus grands bidonvilles de France. On le baptisera La Folie. 8000 à 10 000 habitants qui n'ont pour seule adresse que le 127 rue de la Garenne.

S'appuyant sur le travail de Monique Hervo qui, durant de longues années, vécut à La Folie pour soutenir ses habitants, sur des rencontres avec des familles immigrés ayant vécu au bidonville, Laurent Maffre retranscrit avec succès la situation de l'époque dans cet album très documenté qui offre un témoignage poignant.

 

Demain-demain-04.jpg

 

A travers l'histoire de la famille Safiri, nous allons découvrir le parcours d'une famille immigrée au sein de la République Française. La France, mirage fantasmé où coulerait l'argent à flot est loin de cette image d'Epinal. Mais pour ceux qui ont quittés leur pays, il est de bon ton de continuer à entretenir l'illusion. Mise en scène truquée de photos familiales avec décors architecturaux parisiens, cartes postales grandiloquentes, retour au pays triomphal avec argent et cadeaux. Il est difficile de détruire le mythe et de révéler ses difficultés lorsque l'on a tout quitté. La famille qui rejoint le mari ultérieurement n'en est que plus choquée.

La vie au bidonville est loin d'être sereine. La police rode et interdit tout construction en dure. Les habitants travaillent alors la nuit pour rendre "habitable" leur misérable cabane, planquant derrière la tôle et autres déchets le mur en briques monté en cachette. Des destructions arbitraires se font régulièrement. Les incendies menacent. Les ordures s'accumulent et sont brûlés lorsque l'odeur devient trop forte. Les enfants jouent près des camions et vont à l'école du quartier. Stigmatisés par leurs camarades mieux lotis qui vivent dans les HLM,  les "chaussures sales" en prennent leur parti avec la naïveté de l'enfance. Pendant ce temps-là, les pères triment, s'occupent de l'approvisonnement en eau, doivent faire face aux récriminations de leurs femmes, affronte une administration française odieuse et parfois même corrompu.

POurtant, malgré les difficultés, entraide et chaleur n'ont pas disparus, bien au contraire. Il y a les hommes qui se donnent des coups de main pour améliorer leurs logements. Il y a les enfants d'une accouchée qu'on prend en charge. Il y a ceux dont la maison à brûler qu'on reloge ici et là. Il y les français qui n'hésitent pas à fraterniser et à offrir leur aide. Il y a les fêtes aussi où les danses et les chansons amènent lumière et joie.

Voilà la vie d'un immigré au 127, rue de la Garenne.

 

L'auteur offre un récit réaliste et profondément humain sur ces hommes et ces femmes, unis dans l'adversité. Conçu dans le prolongement de son précédent album L'homme qui s'évada, l'auteur a souhaité mettre l'accent sur le témoignage direct de ces immigrés. Il leur laisse la parole, évitant une voix off narrative, et permet une identification plus facile, une empathie plus naturelle vis à vis de ses personnages.

Son trait, épuré et précis à la fois, fourmille de détails et rend avec beaucoup d'ampleur les sentiments et les émotions vécus. Les couleurs absentes se sont pas nécessaires tant le dessin se révèle fort.


Pour ma part, je vous avoue bêtement que j'ai tout découvert des bidonvilles de Nanterre avec cet album. Au delà du contenu historique, j'ai été frappé de la résonnance toute contemporaine de cette histoire. Combien de personnes vivent encore de cette manière-ci en France ? Bien plus qu'on ne l'imagine, je crois. Je pense entre autres aux roms qui subissent encore de nos jours le même genre d'oprobe et de difficultés.

Demain, demain me semble un album essentiel pour qui veut comprendre à quoi rime immigration et intégration. Celle d'hier mais celle d'aujourd'hui également. A l'heure où ces termes sont plus des arguments de campagne et des concepts chiffrés, il me parait indispensable de voir et de comprendre la réalité humaine qui se cache derrière ces mots. Laurent Maffre peut se féliciter d'avoir atteint son objectif : celui de donner la parole à celles et à ceux qui ont été sacrifiés sur l'autel du travail et de la rentabilité.

C'est un véritable coup de coeur que je partage avec vous et je vous enjoins de découvrir cette histoire !

 

 

Liens :

Interview audio de l'auteur et de Monique Hervo.

Archives audio de Monique Hervo : Cette dernière a enregistré des centaines d'heures de témoignages d'habitants du bidonville. Aujourd'hui, plusieurs heures ont été numérisés et vous sont proposés en libre accès, accompagnées des dessins de Laurent Maffre. Je vous encourage chaleureusement à aller écouter ces voix qui ont traversées les années offrant ainsi une prise directe sur la situation de l'époque.

 

D'autres avis :

Mo' -

Demain-demain-02.jpg

 

Demain-demain-03.jpg

Demain-demain-05.jpg

 


  Titre : Demain, demain - Nanterre, bidonville de la folie

Auteur : LAurent Maffre

Éditeur : Actes Sud BD / ARTE

Parution : Mars 2012

    160 pages

Prix : 23,40€



 

 

 


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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 07:00

veridique-histoire-des-compteurs-a-air-01.jpgDans un monde futuriste et quelque peu aseptisé, l'air que nous respirons est devenu une denrée si rare qu'il est désormais compté. L'homme se balade désormais avec un compteur à air dans le dos et est tenu d'économiser coûte que coûte ce précieux "carburant". Des quotas sont imposés et les parents d'Emile dont nous suivons l'histoire lui interdisent bien d'en consommer pour « des bêtises comme respirer des fleurs ou monter l’escalier quatre à quatre ».

 

Cette fable si moderne est pourtant une réédition d'un album ô combien visionnaire paru en 1973. Evoquant de manière directe une dégradation de l'environnement telle que des compteurs deviennent nécessaire pour vivre, il pointe aussi du doigt les inégalités sociales. Alors que pour le petit Emile, le simple fait de respirer une fleur en cachette ou même de rire est du gaspillage, on voit d'autres enfants plus nantis avoir la chance de posséder un animal et de courir en leur compagnie. Plus loin, ce sont des ouvriers d'usine qui meurt dans l'indifférence. Et plus loin encore, on découvre une zone où l'air est tellement pollué qu'il en est gratuit.


Cardon dessine ici un monde effrayant, presque déshumanisé. Les humains sont affublés d'un boite disgracieuse sur le dos qui engendre une mode en conséquence et n'évite pas la surenchère sur de nouveaux compteurs toujours plus performants. Les rues sont vides, silencieuses. Il n'y a plus de voitures, plus de cris d'enfants, plus de vie pourrait-on dire. Résignation et désespoir semblent être le quotidien.

 

La mise en forme graphique dans un format à l'italienne est tout aussi curieuse. Le texte ne prend pas place dans le dessin et l'album se présente comme une alternance de dessins muets et de page de texte. Un texte court, percutant qui tient en une phrase mais éclaire l'image d'à côté. Les dessins sont donc en pleine page ou même en double page. Le trait est épuré, se construisant sur des lignes graphiques étouffantes, écrasantes qui laissent peu de place à la liberté des hommes. Aucune couleur pour alléger l'atmosphère pesante. Les seuls tâches colorées présentes ne font que souligner l'importance d'un détail : les nouveaux compteurs, la fleur interdite,...  Le monde de Cardon se veut fort sombre...

 

La véridique histoire des compteurs à air est une histoire à la fois surréaliste et se basant sur des réalités sociales et environnementales bien réelles. Vu à travers le regard d'un enfant d'ouvrier qui se confie à son journal intime, le monde inégalitaire est dénoncé de manière subtile. Un album atypique d'une grande force et qui n'a pas perdu son étonnante actualité.  

 

Liens :

Interview de Cardon

 

D'autres avis :

L'accoudoir - Du9 -

 


 

veridique-histoire-des-compteurs-a-air-02.jpg

 


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Titre : La véridique histoire des compteurs à air

Auteur : Jacques-Armand Cardon

Éditeur : Buchet Chastel, Les cahiers dessinés

Parution : Février 2012 (1ère édition : 1973)

    160 pages

Prix : 28,40€


 

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 15:40

 

10 jours japonaisHum, voilà 3 semaines que j'aurais dû vous donner les résultats du petit concours organisé à l'issue des 10 jours japonais.

Je prends enfin le temps de vous donner les résultats !

Vous avez été peu nombreux à participer et seuls 3 questionnaires me sont parvenus :

ceux d'Emmyne, Kathel et Tiphanya

Mais peu importe, cela fut suffisant pour qu'il y ait un gagnant !

Sur les 3 questionnaires, hélas seuls deux sont sans fautes.

Kathel a fait une petite erreur sur laquelle je reviendrais plus bas.

 

J'avais décidé de départager les gagnants avec la question bonus qui demandait de me conseiller un titre que je serais susceptible d'aimer.

Après moult hésitations, j'ai choisi le choix de.... tadam...

 

Tiphanya

 

Cette dernière m'a suggéré l'ouvrage suivant :

 

jardins-de-rue-au-japon-01.jpg

Le printemps passe.
Les oiseaux crient
Les yeux des poissons portent des larmes.

 

 

 

 

Et la question bonus :

10 - Conseillez-moi un titre sur la thématique du Japon ! (roman, manga, essai, voyage,...)

En dehors de Tiphanya, la gagnante, les deux autres participantes m'ont suggérés également de bien jolis titres :

Emmyne me propose Les sept roses de Tokyo, de Inoué tandis que Kathel pensait à Celle de l'autre rive de Mitsuyo Kakuta.

2 livres que j'avais déjà repéré et qui sont déjà dans ma LAL ! Autant dire que les filles ont parfaitement ciblés leur proposition !


 

Un grand merci à toutes les trois pour leur participation active à ce questionnaire !

Le petit nombre de répondants fait que j'avais très envie de les faire gagner toutes les 3 !

Et je me tâte donc encore à envoyer aux perdantes une petite surprise....

 



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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 12:52

 

arenes-de-nimes.jpg

Arènes de Nimes - Juillet 2011

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 12:33

Choco Shoot 01

 

Amis photographes à la mémoire défaillante !

 

Je vous rappelle qu'il ne vous reste plus que 4 jours pour m'envoyer votre photo sur le thème du mois :

 

Passage du temps

 

A ce jour, je n'ai reçu aucune participation !

Mazette !

 

 

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 07:00

TMLP-01.jpgBanlieue de Montmorency, dans les années 70. On y suit une bande d'ados un peu désoeuvrés qui errent dans la cité.  Des gamins comme les autres, ni des enfants de coeur, ni des caïds qui occupent leurs journées à coups de défis débiles, de petites vengeances, de parties de foot, d'échange de k7 musicales ou de vulgaires vols à la supérette du coin.

 

 « Nous à la base, on n’est pas des méchants ni des dangereux… Tout juste des branleurs, des fumistes disaient nos profs, mais pas des mômes méchants ».

 

Au pied des barres d'immeubles, la vie n'est pas rose. Promiscuité, chômage, misère. Les mères font ce qu'elles peuvent. Et l'insulte "Ta mère la pute" prend parfois tout son sens, même si tout le monde cherche à l'occulter.

Une embrouille entre jeunes, une parole qui dérape, et voilà le drame qui arrive. Bouleversant le quartier et la vie de ces jeunes garçons  considérés désormais comme de dangereux personnages que la société se fait forte de recadrer.

 

Gilles Rochier se penche ici sur la vie dans les quartiers populaires. Une vie que l'auteur connaît bien pour avoir grandi dans ces cités parisiennes constituées de tours. Il porte sur la banlieue un regard à la fois nostalgique et sombre.


"Ce quartier ce n'est pas que des super bons souvenirs mais le quitter a été une déchirure" indique l'auteur.

 

A travers l'histoire de quelques adolescents dans lesquels il s'inclut, il nous fait revivre cette période insouciante où les copains suffisaient, où le simple prêt tournant d'une cassette de musique les unissait les uns les autres, leur faisant oublier l'inertie et la misère du lieu.

Parallèlement, l'auteur n'hésite pourtant pas à évoquer le désoeuvrement qui mène à la violence, la misère sociale qui pousse à des extrémités honteuses, les autorités qui portent un regard négatif sur ces jeunes sans chercher à les comprendre.

Sans tomber dans un misérabilisme cliché, il nous donne sa vision de la banlieue exempt de tout jugement.

 

Son histoire, il nous la livre dans une bichromie beige assez douce mais qui donne corps à l'ennui persistant, à la morosité d'une vie étriquée, passée entre les barres d'immeubles. Si son trait n'est pas élégant, son économie, la simplicité de son écriture permet d'y projeter toutes les émotions de ses personnages. La narration se fait à la fois à travers le langage imagé du groupe de jeunes mais aussi par l'intermédiaire d'une voix off qui donne un regard plus extérieur, plus détaché des faits mais non dénué d'amertume.

 

Véritable témoignage urbain dont l'actualité est toujours palpable malgré la différence d'époque, TMLP est un album choc qui à travers le drame noué autour d'une bande d'adolescents nous donne à voir les meurtrissures d'une enfance désenchantée, stoppée en plein vol. Conçues dans les années 80, ces grands cités de béton recélaient une utopie de mieux vivre. Il n'en fut rien et aujourd'hui, l'état des banlieues s'est inexorablement dégradée, au détriment de ses habitants. Comment peut-on vivre sereinement dans ces grands ensembles urbains ? Les drames qui s'y nouent se sont-ils pas le reflet de la violence intrinsèque qu'ont à subir ses habitants ? Peut-on réellement sortir de la cité ou celle-ci vous marque-t'elle à jamais ? A ce jour, l'Etat français cherche toujours les réponses...


 

Lien :

Les premières pages à lire.

Blog de l'auteur.

 

D'autres avis :

Paka - Lunch et Badelel - Mr Zombi - Belzaran - Oliv' - David - Yvan -

 

 

 


 

TMLP-02.jpg

 

TMLP-03.JPG

 

TMLP-04.jpg

 

 


Titre : TMLP, Ta mère la pute

Auteur : Gilles Rochier

Éditeur : Six pieds sous terre

Parution : Février 2011

    72 pages

Prix : 16€


 

 

Challenge roaarrrPrix spécial du jury - Angoulême 2012

 

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
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