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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 07:00

ghostopolis-01.jpgFrank Gallows est un chasseur de fantômes de la Force d'Intervention de l'Immigration surnaturelle qui traque les esprits tentant de prendre un peu de bon temps dans le monde des humains. C'est en poursuivant un cheval squelette que Frank croise le jeune Garth. Garth vit seul avec sa mère et est atteint d'une maladie incurable qu'aucun médecin ne sait soigner. Alors que le cheval fuit et passe à travers les murs, Frank réussit à le renvoyer à Ghostopolis, le monde des fantômes, in extremis. Mais ce qu'il ignore, c'est qu'il y envoit par la même occasion Garth, coincé entre les côtes du cheval ! Alors que son poste déjà menacé vient d'être totalement mis à mal par cette bourde, Frank décide de mener ses propres recherches, en parralèle de ses patrons. Il part aussitôt à Ghostopolis, en compagnie de Claire, son ancienne fiancée et découvrent bientôt que la ville est sous la direction du terrible Vaugner qui fait régner sa loi et semble fort perturbé par les étranges pouvoirs que Garth développe dans ce nouveau monde.

 

Bienvenue à Ghostopolis ! Une ville où tous types de morts déambulent : les momies, les squelettes, les loups-garous et autres spectres. Alors que Doug "sympathise" avec le cheval squelette qu'il appelle "Cotelette", Frank retrouve rapidement la trace du jeune garçon. Le petit groupe tente de retourner dans le monde des vivants mais doit bientôt afffronter les sbires de Vaugner, bien décidé à éliminer un concurrent en devenir.

L'auteur nous emmène dans cet étrange univers fantastique où les morts semblent vivre une seconde vie. Loin de toute atmosphère plombante et mortifère, le récit s'avère au contraire très dynamique et parfois même humoristique. Les réparties ironiques de Frank, le fatalisme de Doug qui vit sa maladie incurable sans pathos et qui, curieux et courageux, va faire preuve d'un allant formidable et s'attacher l'amitié des autres membres du groupe, la joyeuse étrangeté des autres personnages, le méchant qui semble aussi attachant à sa façon.


Tout concourt à faire de cet album, une histoire originale et efficace. L'importante pagination s'appréhende sans lourdeur et les nombreux rebondissements donnent du rythme à la narration.

Le trait du dessinateur est plutôt épais et la colorisation se fait sur de grand aplats aux teintes douces. Cela donne un album très aéré où les personnages sont vivants et leurs émotions palpables.

Ghostopolis est un album vraiment très accessible qui peut se donner à lire aux adolescents tout en donnant beaucoup de plaisir aux plus grands !

J'ai eu, pour ma part, un petit coup de coeur pour cette histoire qui oscille entre un récit fantastique et une quête initiatique, le tout ponctué d'une belle dose d'humour, de fraicheur et d'optimiste !

 

 

D'autres avis :

Joelle - Archessia - David Fournol - 1BDparjour -

 

Lien :

Site de l'auteur

 

 

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Titre : Ghostopolis

Auteur : Doug TeNapel

Éditeur : Milady

Parution : Mars 2012

    272 pages

Prix : 23,30€


 

bd du mercredi

chez Mango

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 00:19

Choco Shoot 01

 Attention, attention !

 

Il ne vous reste que 2 jours pour m'envoyer votre photo pour le concours du mois

sur le thème de "Trois"

 

J'ai reçu 4 participations à ce jour. J'attends les autres !

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 20:30

kosaburo-1945-01.jpg1945. Le Japon est en pleine guerre mondiale. Motivé par un désir de victoire et une fierté nationale, le gouvernement japonais et son empereur n'hésitent pas à envoyer à la mort des dizaines de jeunes hommes qui, par devoir de loyauté envers leur pays, acceptent avec fierté de participer aux combats. Parmi eux, quelques uns seront choisis pour se lancer dans des attaques suicides, destinés à faire le plus de dégâts possibles chez les américains.

Kosaburo est de ceux-là, ainsi que son ami d'enfance, Akira. Alors que Kosaburo, préparé à mourir, accepte cette mission avec ferveur, Akira, au contraire, s'enfuit dans la montagne, apportant ainsi l'opprobe et la honte sur sa famille. Pour éviter le déshonneur, c'est Mitsuko, la soeur du déserteur dont est amoureux Kosaburo, qui va prendre secrètement sa place.

 

Contrairement à toute attente, c'est une auteur belge qui nous livre ce roman japonisant nous conduisant tout droit dans l'enfer de la guerre.

L'empire du soleil levant est la cible des attaques américaines depuis longtemps et le Japon peine à rester maître des combats. Le pays est affaibli et la guerre est même en passe de se terminer. Pourtant, l'empereur japonais refuse toujours de capituler. Les journaux, la radio continent de faire prospérer de vaines paroles d'espoir et de victoires auprès de la population et d'exciter la fierté nationale, condition essentielle de tout japonais.

 

kosaburo-1945-03.jpgDépart de kamikazes japonais salués par des étudiantes


 

Nous allons donc suivre Kosaburo et Mitsuko dans leur préparation de kamikazes. Kosaburo appréhende son rôle de manière tout à fait sereine. La retraite solitaire qu'il s'est imposé précédemment l'a aidé à affronter ce sacrifice ultime qui ne lui fait pas peur. Mitsuko, de son côté,voit son engagement comme un acte d'honneur envers sa famille. La désertion de son frère est vécue comme une véritable trahison envers son pays et sa fuite rejaillit comme une honte intolérable sur tous les membres de sa famille.

Tous deux suivent donc un apprentissage étudié et deviennent des pilotes chevronnés. Mitsuko doit cacher son sexe mais aussi ses sentiments amoureux envers Kosaburo, qui doivent passer derrière sa loyauté envers le Japon. Jusqu'au jour où l'un d'eux est désigné pour partir en mission suicide.

 

On reconnaît dans ce roman une réelle imprégnation de la culture japonaise chez l'auteur. A travers cette histoire, Nicole Roland s'interroge sur les curieuses raisons qui ont poussées des jeunes gens à tout accepter pour sauver leur pays, avant leur propre vie. Héritier du code samouraï d'autrefois, la question d'honneur reste très forte dans la culture japonaise d'hier et d'aujourd'hui. Ces sacrifices humains volontaires paraissent d'un dérisoire absolu mais participaient d'une tradition qui mettait l'empereur du Japon au niveau des dieux et ses décisions, comme des ordres auxquels il n'était pas envisageable de désobéir.

Loin de l'image de jeunes fanatiques, les personnages semblent ici à la fois transcendés par ce don de soi, cet acte héroïque qui leur parait naturel et indispensable, et à la fois, pleins de doutes qu'ils étouffent en silence. La peur est palpable mais ils ne craignent pas la mort. Ils acceptent sans se rebiffer l'ordre de mourir mais derrière un enthousiasme et une fierté fortement exprimés, se cache aussi une certaine résignation et un "à quoi bon ?" qui pourrait être extrêmement dangereux et révolutionnaire s'il était avoué. La question de leur engagement, de leur ferveur est clairement posée et s'avère particulièrement intéressante. Morts pour leur patrie, on ignore tout de ces jeunes gens, de leurs sentiments face à ce suicide programmé qu'on leur vend comme un acte héroïque. Nicole Roland met en scène avec beaucoup de réalisme ces moments précédant le devoir ultime, où on sait la mort imminente, où on doit régler nos dernières affaires, dirent adieu (ou non) à nos proches.

 

kosaburo-1945-02.jpgAprès des premières pages énoncées par Kosaburo, c'est bien vite la voix de Mitsuko qui conduit le récit. Une femme dans un monde d'hommes, un femme amoureuse et sensible qui semble s'interroger plus facilement que ses compagnons, une femme qui a fait le choix de se faire passer pour un homme. Une voix originale et inédite sur un univers qui ne laisse que peu de place aux sentiments mais qui, pourtant, m'a semblé ne pas utiliser aussi efficacement qu'attendu cette question de la différence des sexes, de leur rôle, de leur statut au sein d'une société où la place de chacun est très clairement définie.

 

Kosaburo, 1945 se révèle ainsi un roman particulièrement prenant sur un épisode tragique de l'histoire japonaise. S'appuyant sur une connaissance de la culture japonaise et plus particulièrement du fameux code d'honneur et de conduite des samouraïs, Nicole Roland réussit à nous plonger dans le quotidien de ces morts en sursis avec une écriture subtile, épurée, à la manière japonaise. Elle questionne la question de l'engagement et du devoir et offre des pistes intéressantes sur la notion de sacrifice et de loyauté, sur l'absurdité de la guerre et l'incurie de ceux qui la font, sur la valeur de la vie qu'on ne comprend que lorsqu'il est trop tard.

Un roman qui m'a plu mais me laisse malgré tout avec un léger sentiment d'inachevé, une sensation que l'auteur n'est pas allée au bout de sa réflexion et est restée peut-être trop collée à son histoire.

De plus, les dernières lignes où l'auteur fait le lien entre Mitsuko et ces jeunes gens fracassés trop tôt par le destin et sa fille décédée m'ont semblées totalement hors de propos et casse, pour moi, la portée plus universelle de cette histoire.

 

Une belle histoire à découvrir même si ce n'est pas un coup de coeur !

 

 

Extrait :

 

" J'avais ouvert le cockpit, l'air marin montait jusqu'à mes narines, je fermai les yeux. Je voyais les autres, mes compagnons, ceux qui étaient morts avant moi, ceux qui avaient quitté leurs hautes écoles, leurs universités pour ceindre leur front du bandeau du kamikaze. J'entendais leurs voix, leurs rires, et maintenant ce silence. Je les revoyais sur une photographie prise avant leur départ. Casques d'aviateur, lunettes ramenées sur le front, aucun d'eux ne souriait. Ils allaient mourir. Ils le savaient. Certains semblaient farouchement déterminés, d'autres, songeurs, portaient encore sur leur visage la marque de l'enfance. Leurs fantômes me rejoignaient et me demandaient des comptes. Il fallait que je meure."

 

 

"Avec les premières brumes vint le temps de rejoindre l'université.
Kosaburo recouvrit de terre les dernières braises de notre feu,je roulai les préceptes des samouraïs et les nouai d'un lien de soie et nous partîmes, non sans avoir mis en pratique une méthode secrète : mettre de la salive sur le lobe de nos oreilles, respirer profondément et briser un objet entre nos mains.
Nous étions prêts. Sil fallait un jour partir au combat, nous abattrions nos ennemis jusqu'au dernier. Jamais nous ne nous avouerions vaincus et si, par malheur, cela devait arriver, nous nous ferions sans attendre seppuku, nous ôtant nous-mêmes la vie.
Nous avions tous les deux fortifié notre esprit et, puisqu'il valait mieux en cas de défaite mourir de la main d'un ami plutôt que de celle d'un ennemi, nous avions pris la résolution de nous assister mutuellement dans le rite de la mort volontaire. Nous avions vingt ans, nous avions mille ans et sur notre coeur palpitait l'éclat d'une armure invisible."


"Il aimait la bonté, la vérité. Mais où étaient-elles ? Ce qu'il endurait à présent venait de leur absence, du pressentiment que la guerre, au lieu de rendre les hommes plus nobles, comme on le leur répétait sans cesse, pouvait en faire des chiens, empoisonner leur âme"

 

 

D'autres avis :

Anne que je remercie ! - Voyelle et consonne - Livrogne -

 

 

 

 


Titre : Kosaburo, 1945

Auteur : Nicole Roland

Éditeur : Actes Sud, un endroit où aller

Parution : Février 2011

    148 pages

Prix : 16€


 


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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 07:00

 

Kwang Mo est un photographe coréen né en 1979. Diplômé de l’école d’art et  de design  Kaywon en Corée, il est le lauréat du prix des jeunes photographes de la célèbre biennale photographique de Daegu. Après  de nombreuses expositions en  Corée, sa carrière s’ouvre à l’international.

 

Ses photos en ton sépias sont totalement troublantes et nous renvoient à une sorte d'univers onirique en dehors du temps.

 

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http://www.kwangmo.com/

 

 


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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:00

Billy-Wild-t1-01.jpgBilly-Wild-t2-01.jpgBilly-Wild-integrale.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Billy Wild, le plus grand chasseur de tête de l'Ouest en est à son 240ème corps. C'est que notre homme est une fine gâchette et qu'il semble résister aux balles. Pour le moment, la préoccupation de Billy est de retrouver ce satané Linus qui a disparu. Cet "ami" qui lui fournit un curieux élixir qui l'aide à résister aux balles. Quelques gouttes suffisent pour que les plaies se referment, comme par enchantement. Mais pour la première fois en 2 ans, Linus reste introuvable et Billy s'impatiente...

Mais retournons au commencement de cette histoire.


Billy Wild est alors un jeune garçon du nom de Hans Gut qui rêve de devenir le plus grand tireur de l'Ouest. Mince, filiforme, il est constamment embêté par une bande d'enfants plus forts que lui. Jusqu'au jour où Linus, un mystérieux charlatan, se pose en défenseur providentiel de ce dernier. Reconnaissant envers son bienfaiteur, il n'aura de cesse de l'accompagner et de vanter les produits que Linus colporte. Usant de sa naïveté et de ses faiblesses, Linus finit par lui offrir un immense pouvoir qui permettra à Hans de devenir Billy Wild. Mais Billy découvrira bientôt que le prix à payer de ce pacte contre nature est élevé avant que la colère ne se transforme en froide vengeance.

 

L'histoire de Billy Wild, entre western et fantastique, est un concentré de noirceur qui se déploie dans une ambiance malsaine et crépusculaire.

Car ce qui marque avant tout ici, c'est l'extraordinaire graphisme de Griffon qui étend le noir de l'histoire à toutes les pages. Usant d'un trait acéré, tranchant, il donne magnifiquement corps à ce western gothique. Les corps sont longilignes, parfois démesurés. Les visages, taillés à la serpe, offrent des expressions grimaçantes, tordues qui laissent affleurer la cruauté ou le malheur qui les habitent. Les paysages désertiques, torturés, sont sous la surveillance de corbeaux de mauvais augure. L'encre noire habite pleinement les pages et l'auteur joue habilement des effets de lumière et d'ombre qui accentuent durablement l'atmosphère plombante et post-apocalyptique qui se dégage ici. Griffon a fait naître de la beauté dans ce maelström où le Mal et l'Enfer ne sont pas absents. Bientôt, les 13 cavaliers de l'apocalypse apparaîtront pour semer la mort.

La narration en voix off remplace judicieusement une prolifération de dialogues qui n'ont pas leur place dans ce monde en décadence où l'humain disparaît au profit de l'occulte.

 

Ce diptyque fut à l'époque une véritable claque graphique. Sa relecture, aujourd'hui, est loin d'affaiblir mes impressions et je reste tout aussi impressionnée par le travail en noir et blanc de Griffon qui allie efficacité, beauté et originalité dans un même trait. L'histoire, même mâtinée de détails fantastiques, reste simple et classique : une vengeance qui prend naissance dans un pacte avec le diable ou ses acolytes.  Mais sa mise en images est d'une telle force, d'une telle puissance à travers ce fourmillement de détails qu'on ne peut qu'être emporté par la qualité de l'ensemble.

 

Une histoire plus que saisissante donc que les amateurs de graphisme original et étudié doivent lire absolument !

 

 

Liens :

Preview

 

D'autres avis :

Mo' - Mike, tome 1 et tome 2 - Yvan - Joelle -

 

 

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Titre : Billy Wild

  Scénariste : Céka

Dessinateur : Guillaume Griffon

Éditeur : Akileos

Parution : Janvier 2007 / Mai 2008

Intégrale : Avril 2009 - 220 pages

Prix : tome 1 et 2 épuisés - 25,50€ l'intégrale




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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 00:20

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 Depuis 2002, tous les premiers mai, se tient à Arras, dans le Pas de Calais, un salon du livre d'expression populaire et de critique sociale. Un salon plutôt engagé à tendance gauchiste mais pas que !

 

Le salon se tient dans le centre ville dans différents lieux. 1 grande tente centrale accueille les stands d'auteurs d'un côté et ceux des éditeurs de l'autre. Un peu plus loin, c'est deux tentes spécial BD et jeunesse qui s'offrent au visiteur.

Arrivée à l'heure du déjeuner, j'ai constaté que les auteurs avaient désertés leurs tables pour aller se restaurer.

 

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Tant mieux, cela permet de prendre un peu la température, de voir qui est où et d'aller faire un tour dans les rues de la ville, profiter des autres animations.

 

Les bouquinistes ont colonisés quelque rues...

 

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... et je n'ai pu m'empêcher de craquer pour quelques ouvrages !! A 2/2,5€ le bouquin, on ne se prive pas !

(oui, je sais, 3 romans asiatiques ^^)

 

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Alors que des concerts battent leur plein dans différents endroits de la ville, on peut admirer sur les grilles d'un parc les photographies d'Antoine Repessé sur le Mali.

 

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Dans un autre coin de la ville, sont dressés les stands associatifs, humanitaires, politiques, etc... Un coin militant et festif au son de la musique d'un petit groupe et des bavardages des terrasses.


Pour ma part, il est surtout l'heure d'aller rencontrer MES auteurs !! Les dessinateurs se laissent aller et prolonge la pause déjeuner alors direction la tente littérature où les auteurs sont alignés le long des rangées qui leur sont uniquement consacrées.

 

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C'est pratique, c'est convivial, ça papote ! Il ne vous reste plus qu'à vous servir, à discuter avec les auteurs et à leur demander quelques dédicaces, puis éventuellement de passer à la caisse en sortant !

 

Armée de ma petite pile de livres, je me suis tout d'abord jetée sur Laurence Vilaine, auteur du magnifique roman Le silence ne sera qu'un souvenir dont je vous avais dis tout le bien que j'en pensais  ICI.

 

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L'auteure est charmante et, petite surprise, m'a semblé connaître de nom mon modeste blog. Nous avons pu discuter de l'origine de son premier roman, parti d'une image de jeune fille dansant sous la pluie qui, par la suite, l'a conduit sur les bords d'un fleuve où vivaient des tsiganes. Elle m'a annoncé travailler sur son deuxième roman en me disant prudemment que ça ne serait pas pour tout de suite ! Dans tous les cas, j'ai hâte !

 

Quelques mètres plus loin, c'est Valentine Goby en pleine discussion avec sa voisine que j'interromps pour me faire dédicacer son roman Banquises pour lequel j'avais aussi eu un coup de coeur. Un peu coite sans trop savoir quoi dire, la rencontre fut brève mais agréable !

 

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Du côté des polars, direction Antonin Varenne. Un auteur que je n'ai jamais lu mais qui me tente depuis quelque temps ! Un auteur très agréable (sur tous les points de vue...ahem... tu veux noter ton numéro dans le bouquin ? non, bon ben tant pis...) qui remporte d'ailleurs cette année le prix Amila-Meckert 2012 remis à Arras.

 

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A ses côtés, on pouvait trouver Caryl Ferey ( pas déplaisant non plus ^^) qui racontait avec passion son voyage chez les mapuches d'Argentine et l'intensité de sa rencontre avec les vieilles grand-mères de là-bas. Un enthousiasme qui me fait envisager ma lecture avec beaucoup d'impatience !

 

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Ma tournée chez les littéraires est terminé ! Direction la tente des bulles où une belle sélection d'auteurs est présente.

 

Le gang de Charlie Hebdo avec Honoré et Charb, un fidèle du salon :

 

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Le gang de L'Association :

 

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Avec Matt Konture :

 

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Matthias Picard :

 

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Olivier Josso :

 

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Etienne Lecroart :

 

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Fritz Bol :

 

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Joe pinelli :

 

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Bryan Talbot :

 

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Terry Moore :

 

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Li-Chin Lin :

 

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Jérémie Drès et Christopher Hittinger :

 

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Personnellement, je ne venais que pour deux auteurs : Laurent Maffre et Jeff Pourquié dont les albums furent des coups de coeur !

 

Laurent Maffre, auteur de  Demain, demain s'est prêté de bonne grace à mes nombreuses questions et nous a raconté, à ma voisine de dédicace et à moi, la conception de cet album, ses rencontres effectuées auprès de familles migrantes, l'impact que cette histoire de bidonville a sur la deuxième génération. Un auteur passionnant qui fait prendre connaissance des documents sonores liés à l'album (voir chronique).

 

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Enfin, Jeff Pourquié, en train de papoter, se fait attendre...

 

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Mais finit par arriver !

 

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Au final, j'ai adoré ce salon !! Première fois que je le fais, je ne regrette pas le déplacement !

Les auteurs se sont avérés très accessible.On peut discuter avec eux très facilement, en prenant votre temps et surtout sans attendre 3h ! Même pour les dessinateurs, je n'ai pas eu à attendre plus de 10 minutes ! Le fait est assez rare pour être souligné !

Bref, un salon véritablement humain, sous le signe de la rencontre et de la bonne humeur. L'ambiance est bon enfant, pas de cohue mais pas de grand désert non plus. Des lecteurs juste ce qu'il faut et des auteurs régionaux qui se marient à des auteurs de plus grande envergure.Il y a des conférences aussi dont je ne vous ai pas parlé, faute d'y avoir assisté.

Aussi, je ne peux que vous encourager les années à venir à monter jusqu'à Arras, si vous êtes dans le coin, afin de profiter de cette occasion de rencontres en toute simplicité.

 

Le détail sur le site de l'association : http://www.coleresdupresent.com/

 

 

Merci aux auteurs !

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 12:24

 

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Il y avait longtemps que je n'avais plus participé à mon propre Chocoshoot !

Voici donc mon interprétation pour le passage du temps que j'envisageais surtout en terme d'usure sur les objets inanimés et non sur les gens ! ^^

 

La photo a été prise en couleurs puis retravaillée en noir et blanc, en accentuant les contrastes et les noirs.

J'ai également donné un effet de vignetage (assombrissement des coins) qui me plaît beaucoup.

 

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

Tiphanie, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 11:54

Choco Shoot 01

 

Voici venu le temps des résultats de ce concours sur le thème du

Passage du temps

 

Peu de participants cette fois-ci : Vous deviez choisir entre 6 photos et vous avez été 54 à exprimer votre vote !

Si deux photos sont sorties très rapidement du lot, pas de deuxième tour pour les départager ici !

 

Le gagnant de ce mois-ci est donc ... :

 

Kathel

 

qui remporte pour la deuxième fois le concours avec un total de 32 votes !

 

Sa photo était la suivante :

 

chocoshoot passage du temps 01 Il est passé par ici

Merci et bravo à Kathel pour cette chouette photo, pour laquelle, j'ai moi-même voté !

Une belle composition qui évoque le passage du temps sous toutes ses formes !

 

 

Voici les statistiques de votes :

 

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Et voici les heureux photographes :

(cliquez sur les photos pour agrandir)

 

Photo 1 : Kathel

chocoshoot passage du temps 01 Il est passé par ici

 

Photo 2 : Choco

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Photo 3 : Michel

chocoshoot passage du temps 03

 

Photo 4 : Lunch

chocoshoot passage du temps 04

 

Photo 5 : Didi

chocoshoot passage du temps 05

 

Photo 6 : Liliba

chocoshoot passage du temps 06

 

 

 

 

N'hésitez pas à présenter votre photo sur votre blog et à en expliquer la réalisation !

Quant aux votants, dites-nous ce qui vous a séduit chez les uns et les autres !

 

A présent, je vous donne rendez-vous le mois prochain avec le nouveau thème en cours :

Trois

J'espère que vous serez nombreux cette fois-ci à participer !

 


 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 07:00

club-de-chasse-01.jpgComme tous les étés, James Quinn vient passer quelque semaines au Club du centenaire, fréquenté par divers hommes d'affaires ou riches rentiers. Il y retrouve entre autres son ami Vernon Stanton, un fanfaron qui aime semer la zizanie et provoquer en duel ses comparses. Alors que chacun tente de chasser, pêcher, profiter des vacances en toute quiétude, l'ambiance se dégrade peu à peu, sous les coups de butoir de Vernon.

 

Voilà longtemps que je n'avais pas autant peiné à lire un ouvrage... Ma découverte de Thomas McGuane, par l'intermédiaire de son tout premier roman réédité par les Éditions Bourgois s'est faite sous le signe de la déception. J'avais lu une vingtaine de pages auxquelles je n'avais rien compris avant de l'abandonner lâchement. Engagée auprès de Babelio, j'ai fini par reprendre ma lecture du début et à la mener à bien. Hélas, je crois bien que le but, le sujet de ce texte m'a totalement échappé.

 

Nous suivons donc les différents membres de ce club de chasse fondé par leurs aïeux et dont la carte se transmet de génération en génération. A son arrivée, Quinn appréhende de rencontrer Vernon, certain que ce dernier n'hésitera pas à le ridiculiser une fois de plus. Et de fait, Vernon écrase avec orgueil et souffrance son ami à l'occasion de plusieurs duels au pistolet. Car oui, contre toute attente ces deux-là sont amis de longue date alors que tout portait à croire que les deux hommes se détestaient.

Il est difficile de saisir quelles sont les relations entre eux deux, tout comme le pourquoi des actes et des paroles de Vernon qui n'hésite pas à semer les graines de la mésentente entre les membres du club. Il réussit à faire virer l'intendant, remplacé par un incompétent notoire qui mettra bientôt le club sens dessus dessous.

 

Bref, la narration m'a semblée franchement obscure et même décousue. Si on finit par comprendre quelque peu le but inavoué de Vernon à la toute fin de l'histoire, le ton censément ironique m'a laissé de marbre, les personnages m'ont ennuyés au possible, l'action m'a paru très statique malgré les fantaisies de Vernon.

Au final, je n'ai rien compris à ce roman que je trouve mal fichu et serais ravie que quelqu'un m'éclaire sur le sujet...

 

 

 


Titre : Le club de chasse

Auteur : Thomas McGuane

Éditeur : Bourgois, Titres

Parution : Janvier 2012

    248 pages

Prix : 8€

 


 

Je m'excuse auprès de Babelio d'avoir, pour la première fois, tant tardé à rendre mon avis...

 

 

tous les livres sur Babelio.com
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 06:00

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Addidas Em et son père vivent dans une ville industrielle, hérissée de hautes cheminées. La petite fille, par sa petite taille, aide son père ramoneur à se nettoyer les conduits étroits où ce dernier ne peut pénétrer. Petite fille dégourdie, elle semble parfois bien plus mature que son papa qui s'oublie parfois dans la boisson en ressassant la perte de sa femme dans une cheminée et se souciant de l'étrange maladie de sa fille. C'est que Addidas plonge parfois dans un bref coma inexplicable qui l'a laisse inanimée, et ce, plusieurs fois par jour. Un matin, alors que le papa cuve sa cuite de la veille, Addidas part seule effectuer le travail de ramonage. Sa rencontre avec leurs plus sérieux concurrents qui veulent lui prendre le contrat se terminera sur des paroles malheureuses qui poussera la petite fille à s'enfoncer au plus profond de la cheminée. C'est là qu'elle y rencontre une étrange créature qui lui fera découvrir les machines secrètes liées aux hommes.

 

Série incontournable, c'est avec quelques années de retard que je découvre ce petit bijou !

Peeters et Wazem nous emmène sur les pas de la petite Addidas pour une histoire sombre et poétique.

Addidas est une petite fille profondément attachante dont la naïveté émeut. Portant un regard innocent sur les choses, elle n'en est pas moins parfois incroyablement adulte. Son père semble faire ce qu'il peut pour ne pas se laisser sombrer et on comprend que sa fille est tout ce qui lui reste, la seule chose qui compte à ses yeux. Sa disparition dans les cheminées, comme sa mère, est une véritable déchirure pour lui qui fera tout pour la retrouver. La relation entre Addidas et son père est particulièrement forte et d'autant plus puissante que la mère a disparue. Ces deux-là se soutiennent mutuellement mais parfois l'un se perd quand l'autre a encore besoin du réconfort paternel. C'est alors dans les entrailles de la ville que Addidas cherchera refuge.


La ville semble ici tentaculaire. La campagne, totalement absente, sonne comme une promesse lointaine, comme un fantasme idéal inatteignable. A quoi servent toutes ces cheminées qui ponctuent le paysage ? Quelle est cette étrange créature chassée par les siens qui s'attache à Addidas ? Que cherchent ces hommes en secret dans les entrailles de la terre ? A quoi servent ces machines sur lesquelles travaillent sans repos des êtres inconnus à la force surhumaine ? Addidas a -t'elle rencontré ce qu'ils s'escriment à trouver depuis si longtemps ?

Les rouages urbains semblent menaçants et l'administration s'obstine à manipuler ses habitants et les envoyer contre leur gré creuser un trou dont personne ne connaît le but.

 

Au fur et à mesure de l'histoire, la fraîcheur et l'innocence d'Addidas s'oppose à la fumée, à la grisaille d'un monde trop terre à terre. L'espoir et les rêves n'existent plus que dans l'imagination. Et seule Addidas comprendra son importance, cette capacité de recréer un monde parfait, sans les contraintes du réel, tel un démiurge devant sa création.


Peeters déploie dans ces albums un univers à l'époque et à la géographie indéfinie. Addidas est dessinée avec beaucoup de tendresse : de grands yeux innocents qui ne peuvent laisser indifférent, une bouille adorable et pleine de candeur. Le trait est dense, profond ; les personnages sont expressifs, mis en valeur par l'économie de paroles. Si le dessin de Peeters se passe sans aucun problème de couleurs, ces dernières, réalisées ici par Albertine Ralenti, donnent encore plus d'ampleur, de chaleur et de lumière à cette géographie urbaine assombrie par les cheminées, la fumée, la résignation.

 

Koma est tout simplement inexplicable. Fable métaphysique et bien plus encore, échappant à une compréhension pleine et entière, cette histoire semi-réaliste s'épanouit dans un onirisme final qui donne au récit une autre dimension. Série indispensable qui ne se refuse à tout classement, Koma est juste un chef d'oeuvre de poésie, de tendresse et d'amour. Une oeuvre unique qui rend hommage au pouvoir de l'imagination et du rêve face à la bêtise des hommes.

 

D'autres avis :

Yvan - David - Champi -

 

A noter :

Une intégrale des 6 tomes existe depuis peu en version non colorisée.

 

 

 

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Titre : Koma

Dessinateur : Benoir Peeters

Scénariste : Pierre Wazem

Éditeur : Humanoides associés

Parution : de 2003 à 2008

    48 pages

Prix : 11,20€

Intégrale noir et blanc : Mai 2010 / 279 pages / 24,95€

 


 

bd du mercredi

Chez Mango

 

 


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Published by Choco - dans Bande dessinée
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