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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 07:00

 

10 jours japonais

 

Le départ est lancé pour les 10 jours japonais !!

 

Jour 1 :

 

 

Inspirée par l'événement, ces 10 jours japonais ne pouvait commencer sans évoquer le salon du livre 2012 qui invitait cette année, le Japon.

Présente sur une seule journée (le dimanche), je n'aurais pas la prétention de vous parler de la totalité des animations liées au Japon !

Je me contenterais donc de quelques instantanés croisés au fil de mes pérégrinations.

 

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Tout d'abord, pas de pays invité sans un grand pavillon librairie qui vous propose une sélection incroyable de titres ! Dès mon arrivée à 11h, direction donc le pavillon japonais !

Cette année, cet espace était délimitée par une sorte de rideau en bambou qui donne tout de suite le ton.

 

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Derrière, ce sont d'immenses tables thématiques qui s'étalent sous mes yeux assoifés !

Cuisine, jeunesse, essais entourent une vaste sélection d'auteurs classés par ordre alphabétique. Grand formats, poches cotoient de curieux volumes en langue japonaise réservés aux bilingues !

 

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Sur les côtés, une exposition de photos sur la catastrophe de Fukushima a pris place. Emouvante.

 

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Un peu plus loin, dans la zone BD/manga, on pouvait découvrir une petite exposition consacré à Naruto, qui fête ses 10 ans de présence en France. POur ma part, je l'ai trouvé bien décevante avec sa dizaine de planches et de croquis...

 

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En fin de soirée, les enfants pouvaient assister à un petite séance de théâtre animé (?).

Une japonaise animé les différents décors et narre l'histoire en japonais avant qu'une traductrice lise à son tour l'histoire en version française.

 

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Le clou de la journée fut tout de même une conférence sur "La littérature de la catastrophe" en compagnie du prix Nobel de littérature Kenzaburo Ôé et Satoshi Kamata, auteur d'un essai sur Toyota.

 

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Mais de ceci, je vous reparlerais plus tard....

 

En tout cas, vous savez quoi ? Je n'ai RIEN acheté au salon !!

ça vous impressionne hein !?

Moi, je dis que ça mérite bien quels bouquins en cadeau

A vot' bon coeur ^^

 

Challenge Dragon de Feu

 

-----------

 

Aujourd'hui, pour le début des 10 jours japonais, vous pouvez aussi découvrir :

 

- Jérome vous présente le manga "Jintarô, le caïd de Shinjuku"

- Hélène évoque "Les petits contes de printemps" de Soseki

- Ankya a attaqué "Tsubaki", de Shimazaki

- Emmyne poursuit ses haikus avec ceux du temps présent

- Loula plonge dans le manga "Alice au royaume de coeur"

- Ambroisie part sur le manga "Shinobi Life"

- Tiphanya vous propose sa petite bibliographie japonaise

- Anne vous parle de "Kosaburo, 1945", un roman français situé au Japon

- Kathel part sur les traces de "Celle de l'autre rive"

- The Bursar vous plonge dans les bains jponais et romains avec Thermae Romae

(je vous en parle aussi bientôt !)

- Unchocolatdansmonroman voyage au pays du thé


 


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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 13:00

 

Vous le savez, je vous l'avais annoncé : le Japon est le pays invité cette année au Salon du livre !

Inutile de vous dire que ce choix m'enthousiasme !

 

La liste attendue des auteurs japonais invités à cette manifestation vient enfin de tomber.

Je vous la livre ci-dessous :

 

  • Hiroki Azuma, philosophe et essayiste
    qui a écrit Génération Otaku
  • Kaori Ekuni, romancière
    (non traduite)
  • Hideo Furukawa, romancier
    (non traduit)
  • Taro Gomi, auteur jeunesse
    qui a illustré de nombreux livres jeunesse

  • Moto Hagio, mankaka
    (non traduite)

  • Keiichiro Hirano, romancier
    Auteur de 3 romans chez Picquier

  • Toshiyuki Horie, roman
    Auteur du Le pavé de l'ours chez Gallimard

  • Mitsuyo Kakuta, romancier
    Auteur de Celle de l'autre rive chez Actes Sud

  • Satoshi Kamata, journaliste et essayiste
    Auteur d'un essai sur Toyoya : L'usine du désespoir chez Demopolis

  • Kunio Kato, auteur jeunesse
    Auteur de La maison en petits cubes à paraitre chez Nobi Nobi

  • Katsumi Komagata, auteur jeunesse

  • Madoka Mayuzumi, poète
    Auteur de recueils de poemes traduits chez Gallimard et La table ronde

  • Takashi Nagasaki, mangaka
    Scénariste de Urasawa pour Monster, Pluto, 20Th century boys et de Dossier A (sous pseudo)

  • Taku Nishimura, mangaka
    Surnommé Jean-Paul Nishi. Non traduit

  • Kenzaburo Oe, romancier
    Prix Nobel de littérature 1994.
    Auteur très connu d'une vingtaine de romans traduits : Liste ici.

  • Ryoko Sekiguchi, poète
    Editée chez POL

  • Masahiko Shimada, romancier
    Auteur de Maître au-delà chez Le serpent à Plumes

  • Yoko Tawada, romancière
    Ecrit en japonais et allemand. Publiée chez Verdier.

  • Hitonari Tsuji, chanteur et romancier
    Auteur connu d'une dizaine de romans la plupart disponible en poche.

  • Risa Wataya, romancière
    Jeune auteur éditée chez Picquier dont Install (ma critique) ou Appel du pied.

  • Mari Yamazaki, mangaka
    Auteur de Thermae Romae qui sortira en Mars chez Casterman

  • Gozo Yoshimasu, poète



    Que pensez-vous de cette sélection ?
    Je vous avouerais que, pour ma part, je suis un peu déçue....
    Exceptés les 2 grands auteurs : Kenzaburo OE et Hitonari TSUJI, je trouve la sélection littéraire plutôt pauvre...
    On peut également en dire autant, du côté du manga qui ne présente aucun grand dessinateur...
    Sans compter les auteurs encore non traduits en France...
    La faute aux éditeurs qui n'ont pas faits d'invitations d'importance ?
    La faute aux auteurs japonais qui ont refusés de se déplacer ?
    Allez savoir...
    Toujours est-il qu'on peut peut-être espérer que de nouveaux noms viendront se greffer à cette petite liste !

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 15:22

akasaka mari

Akasaka Mari est née en 1964 à Tokyo. Diplômée de sciences politiques, elle a commencé à écrire alors que, comme la narratrice de Vibrations, elle était rédactrice pour des magazines. Dès ses premières oeuvres, elle a remporté un grand succès public et critique. Elle publie son premier roman, Kibakusha (Détonateur), en 1995 et obtient avec Myuzu (Muse) le prix Noma du nouveau romancier en 2000.

 

Bibliographie traduite en français :

 

1999 : Vibrations

 

 

Vibrations (1999)

 

vibrations 01

 

Edition française :

 

- 2003 : Editions Picquier

Traduit du japonais par Corinne Atlan

134 pages - 14€

2877306801

 

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Elle a trente et un ans, rédige des articles pour des magazines, et en ce moment, sa peau est devenue rêche à force de se faire vomir pour bien dormir ; mais le pire, ce sont ces voix qui parlent dans sa tête, se superposent et se recouvrent, semblables aux sons portés par les ondes radio ou à la cacophonie des médias. Lui a d'abord travaillé pour les yakuzas avant de partir sur les routes comme chauffeur poids lourds, relié au reste du monde par sa CB. Avec leur rencontre de hasard dans un supermarché de Tôkyô commence un voyage dans le nord du Japon. Il y a la neige sur le bas-côté de l'autoroute, le plaisir cru des étreintes, les lumières de la capitale, les conversations qui se mêlent aux souvenirs. Quand on roule, le paysage change sans cesse, et c'est comme si ces paysages successifs étaient chaque fois arrachés à la surface de nous-mêmes, on a l'impression que la peau n'arrive jamais à se reformer, on n'a aucune protection contre le monde extérieur. Ce roman, lui aussi, gratte la surface lisse des apparences pour montrer de l'intérieur le vrai visage d'une certaine jeunesse japonaise. Son originalité de ton a fait sensation lors de sa parution au Japon en 1999.

 

Des avis chez :

Plathey - Orient-extrême - Perles du Japon -

 


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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 01:00

 

Voilà une nouvelle petite rubrique destinée à durer... ou pas !

ça fait longtemps que l'idée me trotte dans la tête...

la rentrée est une bonne occasion pour se lancer !


Je vais essayer de vous annoncer régulièrement :

- la liste des romans japonais à paraître

et éventuellement tout autre parution sur le sujet.

 

Puissiez-vous y trouver votre bonheur !


 

 

LITTTERATURE :

 

18 août :


love-and-pop-01.jpg- Love and pop, de Murakami Ryu

Editions Picquier poche - 7€

 

Love & Pop aborde une forme de prostitution propre au Japon, dont Murakami avait déjà fait le sujet troublant de son film Tokyo Decadence. Par l’intermédiaire de messageries téléphoniques, de jeunes lycéennes acceptent des rendez-vous avec des inconnus pour pouvoir s’acheter des produits de marque. Le roman raconte la journée d’une jeune fille qui, désirant absolument s’offrir une topaze impériale, accepte coup sur coup deux rendez-vous avec des hommes. Mais les rencontres ne vont pas se passer comme elle l’avait prévu.

22 août :


chansons-populaires.jpg- Chansons populaires de l'ère Showa, de Murakami Ryu

Editions Picquier - 17,50€

 

Six jeunes paumés dépourvus d'émotions et de buts dans la vie entrent en guerre avec six femmes trentenaires, divorcées en manque d'amour, dans une spirale de violence qui voit les cadavres s'accumuler avant de culminer dans une explosion (presque) atomique qui raye de la carte toute une ville près de Tokyo.
Six jeunes déseouvrés qui passent leurs soirées à parler sans s'écouter, à rire de façon incontrôlée et à interpréter des chansons à la mode au bord de la mer.
Six femmes qui n'ont en commun que leur prénom, Midori, et qui vont découvrir les vertus de la vengeance.
Murakami a écrit une fable très noire, en forme de karaoké littéraire, jouant avec les références aux mangas, à la culture urbaine et aux chansons populaires japonaises de la seconde moitié du xxème siècle.
Un regard d'une lucidité effarante sur une société où seule l'intrusion de la violence donnerait du sens à un monde voué à la solitude.  

 

25 Août :


1q84-tome-1.jpg1q84-tome-2.jpg- 1Q84, volume 1 , de Murakami Haruki

Editions Belfond - 23€

- 1Q84, volume 2, de Murakami Haruki

Editions Belfond - 23€

 

D'interrogation en rebondissement, de flash-back en hésitation morale, d'épisode sexuel en scène de violence, histoire des aventures et des amours d'Aomamé et de Tengo vécues d'avril à septembre 1984. A moins qu'il ne s'agisse de l'année 1Q84 dans un Japon parallèle ? Ou bien les deux à la fois ?

 

- Sommeil, de Murakami Haruki

Editions 10/18 - 12€

 

Japon, de nos jours. Une femme, la trentaine. Elle est mariée, elle aime son mari. Le matin, elle prépare le repas. L'après-midi, elle prend la voiture pour aller faire les courses, Parfois, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot. Car cette femme ne dort plus depuis dix-sept ans. Du coup, elle fait des rêves étranges et angoissants. Ou peut-être est-ce la réalité.

 

- La ballade de l'impossible, de Murakami Haruki

Editions 10/18 - 8,20€

 

Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend la mélodie d'une chanson des Beatles, qui ressuscite en lui, brusquement, le souvenir de l'amour qu'il a vécu il y a dix-huit ans. Un roman d'apprentissage aux résonances autobiographiques.

 

 

22 Septembre :


quartier-sans-soleil.jpg- Le quartier sans soleil, de Tokunaga Sanao

Editions Yago - 20€

 

Les ouvriers d'une grande imprimerie se mettent en grève pour protester contre le renvoi de leurs camarades et réclamer de meilleures conditions de vie. Alors que la maison du directeur de l'usine est incendiée, que les grévistes sont pourchassés, la lutte s'intensifie. Evoquant un pays à peine sorti du féodalisme, ce récit se fonde sur l'histoire de la grève de l'imprimerie de Kyodo de 1926.

 


 

6 Octobre :


la-digue.jpg- La digue, de Uchida Hyakken

Editions Atelier in 8 - 12€

 

Qui d’entre nous n’a jamais éprouvé en rêve la sensation d’un sol qui se dérobe, le sentiment étrange de déjà-vu, le dédoublement de personnages ?

C’est dans ce monde onirique, où le vent n’en finit pas de souffler, la terre de trembler et la nuit de tomber, qu’Uchida Hyakken nous transporte. Un monde peuplé de femmes impérieuses qui exercent sur des hommes égarés leur pouvoir implacable.

À travers une ironie parfois cruelle et une écriture savamment épurée, Uchida Hyakken crée dans ces textes l’univers envoûtant qui fait de lui le maître incontesté de la nouvelle au Japon.

 

- Le mystère de Yoshiwara, de Matsui Kesako
Editions Picquier - 18,50€
Katsugari, une geisha du plus haut rang et la plus prisée du quartier réservé Yoshiwara, a disparu. Un personnage, dont l'identité reste longtemps inconnue, enquête d'après des témoignages de travailleurs de ce quartier. Il découvre peu à peu les secrets de Yoshiwara, son fonctionnement complexe, ses travailleurs et le détail de l'affaire.

- Romans, nouvelles, de Tanizaki Junichiro
Editions Gallimard, Quarto - Prix à définir
Réunit : Un amour insensé - Yoshino - Le coupeur de roseaux - L'histoire de Shunkin - Esquisse d'un portrait - Le chat, son maître et ses deux maitresses - La clef : la confession impudique - Journal d'un vieux fou - Svastika - Le goût des orties - Le récit de l'aveugle.

- Le mauvais (titre provisoire), de Yoshida Shuichi
Editions Picquier - 19,50€
Dans la région montagneuse de Kyûshû, une jeune femme est retrouvée étranglée. Pour sortir de la vie terne de cette province déshéritée, elle faisait commerce de ses charmes. Les réactions des personnages, ni tous bons, ni tous mauvais, à ce meurtre, remettent en question les normes morales et l'idée de justice et de culpabilité. S. Yoshida ébranle les certitudes de la société japonaise.

- Parade, de Yoshida Shuichi
Editions Picquier poche - 8€
Cinq jeunes gens partagent un appartement dans Tokyo. Chacun se présente à tour de rôle : un étudiant amoureux, une belle délaissée, une artiste alcoolique et misanthrope, un garçon assez voyeur, un employé de société de films violent à ses heures. Chacun évoque ses lieux, ses mets, ses séries TV, ses fréquentations. Une fiction sur le phénomène communautaire de la colocation.

13 octobre :

dahlia.jpg- Dahlia, de Hitonari Tsuji
Editions Seuil, cadre vert - 16€
Dahlia apparaît, en premier lieu, comme l'histoire d'une famille installée dans la banlieue d'une capitale. Elle peut être japonaise, française ou tout autre chose. Le quartier où elle habite a été autrefois destiné à la bourgeoisie mais peu à peu occupé par des immigrés.On fait d'abord la connaissance du grand-père. Il s'apprête à aller se promener comme tous les jours et croise trois amis à lui, qui lui proposent de les joindre au bridge. Il accepte l'invitation, mais doit rentrer chez lui pour demander l'autorisation à sa femme. Or, une fois chez lui, il se souvient d'être allé se recueillir sur les tombes des ses amis. C'étaient donc des visions. Puis il se tourne vers sa femme. Et il se rend compte qu'elle non plus, elle n'est plus de ce monde. Depuis qu'elle a confié à une infirmière la tâche de s'occuper de son beau-père sa belle-fille a pris l'habitude de se promener avec son chien. Dans un parc, elle engage la conversation avec un jeune homme au teint basané. Il se nomme Dahlia. Il lui propose de venir dans son appartement et elle le suit. Dahlia se révèle brutal et sans pitié. Il ordonne la femme de se déshabiller dans le seul but de l'humilier et de mettre en évidence la laideur de son corps.Un jour, Dahlia exige qu'elle l'invite à dîner en présence de sa famille. Contre toute attente, son mari, ses fils et sa fille éprouvent de la sympathie pour Dahlia. Le mari prend un verre en tête-à-tête dans salon avec Dahlia et lui propose de rester dormir. La fille demande à la mère de l'engager comme tuteur...L'auteur considère ce livre comme un de ses plus importants. Il rassemble ici de façon symbolique des thèmes qui lui sont chers : la désagrégation du tissu social et familial, l'hermaphroditisme et la visite des fantômes.

10 novembre :
- Chronique de l'oiseau à ressort, de Murakami Haruki
Editions Point seuil, réédition - 10€
Dans la banlieue de Tokyo, la vie de Toru Okada, chômeur qui reste à la maison, est bouleversée par la recherche d'un chat perdu et le coup de téléphone érotique d'une inconnue. Quand sa femme, Kumiko, lui annonce qu'elle le quitte et demande le divorce, il lâche prise et se réfugie dans un puits pour rêver et méditer. Commence pour Okada une quête qui lui fait rencontrer d'étranges personnages.

BANDE-DESSINEES / ILLUSTRATIONS :
( les mangas, trop nombreux, ne seront pas traités) 

24 Août :

contes-cruels-japon.jpg- Contes cruels du Japon, de Jean-David Morvan et Naoki Saito
Editions Delcourt, exlibris - 14,95€

 

Le coeur de glace de la femme des neiges, la complainte du carnage, les larmes de l’hommerequin,
le cerisier du seizième jour, le mangeur de cadavres… Cet inquiétant cortège traîne dans son sillon des Hommes qui, face à des peurs ancestrales, doivent choisir entre promesse et trahison, entre courage et couardise. Huit histoires de fantômes et d’êtres surnaturels, issues du folklore japonais.

 

8 septembre :


magnitude-9.jpg- Magnitude 9 : des images pour le Japon

Editions CFSL.ink - 30€

 

Les plus belles contributions de Tsunami, initiative mise en place sur Internet au lendemain du séisme du 11 mars 2011. Cet artbook est avant tout un hommage au Japon, à sa culture qui, depuis 20 ans, influence le monde entier.

 

 


 

ESSAIS :

 

31 Août :


japan-attitude.jpg- Japan attitude !  Attitudes et cultures japonaises

Editions hachette tourisme, guide bleu - 7,90€

 

Ce guide explore tous les sujets qui permettent une meilleure compréhension de la culture japonaise : histoire, religion, coutumes, traditions, vie quotidienne, etc.
 
 
 
   
22 Septembre :

- Un an et demi à vivre, de Nakae Chômin

Editions Belles Lettres - 21€

 

Lorsqu'il apprend en 1901 qu'il est atteint d'un cancer et que ses jours sont comptés, N. Chômin, au sommet de sa carrière, décide d'écrire cet ouvrage. Ce dernier offre un regard sur la politique et la vie culturelle du Japon de l'ère Meiji.

 

6 Octobre :

 

- Ce n'est par hasard, de Sekiguchi Ryoko

Editions POL - 15€

 

Une femme originaire du Japon se trouvait à Paris le 11 mars 2011, au moment où le Japon subissait un tsunami qui déclenchait la catastrophe nucléaire de Fukushima. Elle rend compte des questions et des propos qu'elle a entendus durant les jours qui ont suivi et décrit l'ambiance qu'elle a observé sur place trois semaines plus tard.

 

20 octobre :

 

- Journal d'Hiroshima, de Hachiya Michihiko

Editions Tallandier - 16,90€

 

L'explosion de la première bombe nucléaire racontée par un témoin survivant. Entre le matin du 6 août 1945 et l'arrivée des troupes d'occupation américaines, l'auteur, médecin, s'occupe malgré ses blessures à soigner ses compatriotes et à lutter contre les maladies provoquées par les radiations atomiques. Le récit est riche d'observations psychologiques et d'enseignements humains.

16 Novembre :

- Ici l'amour n'existe pas, d'Agnès Giard
Editions Glénat - 35€

Cet ouvrage recence les cent histoires d'amour les plus connues du Japon, décryptées et commentées par des artistes, des anthropologues ou des historiens.

30 Novembre :

- Nondé ?! : les tribulations d'une japonaise en France, de Nakamura Eriko
Editions NIL - 18€

L'auteure, une Japonaise installée depuis 10 ans en France, dresse le portrait plein d'amour et d'effroi des Français au quotidien. Nôndé ! ? (Mais que se pass t-il ?) c'est la question qu'elle se pose chaque jour. Dans les transports, chez le médecin, lors d'un dîner en ville..., elle fait le tour des façons d'être des Francais, en expliquant comment cela se passe au Japon.



 


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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 22:40

sakyo komatsu 01

submersion du japon 1

Il y a un an, je vous parlais du roman d'anticipation La submersion du Japon.


Ce roman évoquait une catastrophe provoquée par plusieurs tremblements de terre, entrainant la submersion du Japon dans la mer. Un roman dont on a reparlé à l'occasion des évènements récents au Japon.

Paru en 1973, le roman a été un véritable succès et ses ventes ont atteints 4 millions d'exemplaires.

 

Son auteur, Sakyo Komatsu, est décédé d'une pneumonie, le 26 juillet 2011, à l'âge de 80 ans.

Auteur d'autres romans de science-fiction, non traduits en france, il avait reçu  le plus prestigieux prix littéraire de science-fiction japonais, le Nihon SF Taisho Award.

 


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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 07:59

 

akagawa-jiro

 

 

 

Akagawa Jiro est né en 1948 dans la préfecture de Fukuoka.
Après avoir été diplômé du lycée Toho, il travaille comme homme d'affaire dans une compagnie.
C'est durant cette période qu'il commença à écrire.

En 1976, il a obtenu le prix de la revue Oru Yomimono (Toutes lectures) attribué à un jeune auteur de romans policiers, pour Yûrei ressha (Le train fantôme, non traduit).

Son premier roman a été publié en 1976 et remporte le Prix du roman policier Bungei shunju.

Auteur très prolifique, il a publié plus de 480 romans en 30 ans de carrière !!

Bon nombre d'entre eux ont d'ailleurs été adapté à la télévision ou au cinéma et sont devenu très populaires.

Ses romans policiers humoristiques lui valent une grande notoriété. Mais c'est aussi un auteur très apprécié du jeune public et son oeuvre la plus connue est certainement sa série avec le chat Holmes  où le héros s'évère être un chat policier.

 

Cécile Sakai, dans son histoire de la littérature populaire japonaise, voit un lui un des représantants de la nouvelle génération du "roman de déduction à portée sociale", courant initié par Matsumoto Seichô au milieu des années cinquante.


Malheureusement, il reste peu connu en France où l'on ne peut découvrir seulement que deux de ses oeuvres traduites.

 


 

Bibliographie traduite en français :

 

1977 : Le piège de la marionnette

1978 : Meutres pour tuer le temps

 

 

 

Le piège de la marionnette (1977)

 

piege-de-la-marionnette-01.jpg

Editions françaises :

 

- 1994 : Editions Picquier

traduit du japonais par Rose-Marie Fayolle

192 pages - 17,53€ (épuisé)

2-87730-191-5

 

-1998 : Editions Picquier, Poche

traduit du japonais par Rose-Marie Fayolle

192 pages - 7€

2-87730-386-1

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Une petite soeur séquestrée dans un manoir excentrique. Une psychopathe dangereuse. Des meurtres en série. Un hôpital psychiatrique dans lequel les malades vivent un cauchemar... Elle est décidée à tuer. Pas n'importe quel homme. Mais qui tire les ficelles de la marionnette ?

 

 

Des avis chez :

Nini -

 

 

 

 

Meurtres pour tuer le temps (1978) :

 

 

meurtres-pour-tuer-le-temps-01.jpg

Editions françaises :

 

- 1995 : Editions Picquier

traduit du japonais par Aude Bellenger-Sugai

224 pages - 18,29€

2-87730-242-3

 

- 1998 : Editions Picquier, Poche

traduit du japonais par Aude Bellenger-Sugai

224 pages - 7,50€

2-87730-387-X

 


 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

La famille Hayakawa est une drôle de famille. Mais Tachibanagen, le roi du pétrole, se révèle lui aussi un personnage bien mystérieux. Chacun ici a un secret ou un cadavre à cacher, et la seule chose claire, c'est la célèbre collection de diamants qui est l'objet de toutes les convoitises.


 

Des avis chez :

Littérature japonaise - Le vent sombre - Fiorile -

 

 


 

 


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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 21:00

 

 

  ABE kobo 1

 

 

 

 

ABE Kôbô, de son vrai nom ABE Kimifusa est né à Tokyo en 1924. Il a grandi à Shinyou en Chine où son père était un médecin à l'Université de la Mandchourie. En 1943, il commence ses études de médecine à l'Université de Tokyo. Il perd son père lors d’une épidémie de fièvre typhoïde, ce qui le poussera à se pencher sérieusement sur le sens de l'existence humaine.

ABE s’installe à Hokkaido avant de rentrer à Tokyo. Il y noue des accointances avec le mouvement marxiste et devient lui-même un activiste communiste. Il fréquenta des artistes d’avant-garde tels que Okamoto Taro, Tesigawara Hirosi, Haniya Yutaka… Il se marie avec Yamada Matiko qui prit le nom d’Abe Mati une artiste de théâtre qui illustrera également les œuvres de l‘auteur.


En 1947, Il publie "Poèmes anonymes", dédicacé à son père et à son meilleur ami, tous deux décédés à la fin de la deuxième guerre mondiale en Mandchourie.

Il obtient son diplôme de médecine mais choisit la carrière littéraire.

Il publie son premier roman en 1948, imaginant une autre vie pour son ami Kanayama Tokio qui s’était enfuit de chez lui et avait péri dans le désert de Mandchourie.

Abe Kôbô joignit le Parti Communiste afin d‘organiser des cercles littéraires pour les ouvriers des quartiers populaires. Il devient cependant l’élève d’Isakawa Jun qui était contre le marxisme.

En 1950, sa nouvelle "Le Cocon rouge", lui vaut le premier des trois prix littéraires les plus prestigieux du Japon, le prix Akaï Mayu.

En 1951, il obtient le prix Akutagawa, le plus grand prix littéraire japonais, pour son œuvre " Les murs" , anthologie de six récits, dont la préface avait été écrite par Isakawa.

En 1962, parait "La femme des sables"  qui obtient au Japon le Prix Yomiuri et en France, le prix du Meilleur Livre Etranger. Le roman sera d'ailleurs adapté à l’écran par Hiroshi Teshigahara. De plus, cet ouvrage vaut à Abe Kôbô d’être exclu du Parti Communiste, principalement à cause de la thématique qu’il y développe.

 

Il écrit également des pièces de théâtre : en 1967, il fonde la compagnie Abé Kôbo Studio, montant, outre ses propres pièces avant-gardistes (dont la plus célèbre est "Les amis" sur un homme qui reçoit la visite d'une famille inconnue au grand complet), celles d'Arthur Miller et d'Harold Pinter. Il s'oriente alors vers un travail de metteur en scène de théatre et travaille également pour la télévision. Parallèlement, il continue à publier des romans tels que "La Face d'un autre" sur un homme chez qui le désir de se faire mettre un masque sur son visage défiguré a des conséquences inattendues, "Le Plan déchiqueté" sur un détective que la recherche d'un homme disparu va conduire à perdre son identité, "l'Homme-boîte" sur un homme quittant la société pour arpenter les rues d'une grande ville vêtu d'une grande boîte en carton, "Rendez-vous secret" où un homme à la recherche de sa femme disparue se met à découvrir toutes les formes de comportement criminel, "L'arche en toc" sur un homme se cachant dans le métro pour éviter l'apocalypse.

Le romancier meurt à Tôkyô en 1993. "Cahier Kangourou", qui conte l'histoire d'un homme sur les jambes duquel poussent des radis paraît après sa mort, de même que "Mort Anonyme", recueil de nouvelles correspondant à diverses étapes de son parcours littéraire.


Son style est proche du surréalisme européen et son thème récurant est l’existence de l’homme dans un monde absurde.

 


 

 

Liens :

 

- Courte étude de son oeuvre


 

 

 

Bibliographie traduite en français :

 

1949 à 1966 : Mort anonyme

1951 : La vie d'un poète (dans Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines tome II)

1951 : Les murs

1957 : Soldat d'un rêve (dans Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines tome II)

1962 : La femme des sables

1964 : La face d'un autre

1967 : Le plan déchiqueté

1967 : Les amis

1973 : L'homme-boite

1977 : Rendez-vous secret

1985 : L'arche en toc

1991 : Cahier kangourou

 

 

 

- Mort anonyme (1949 à 1966)

 

mort-anonyme-01.jpg

 

Editions françaises :

 

- 1993 : Editions Denoël

traduit du japonais par Minh Nguyen-Mordvinoff

  296 pages - 21,34€

2-207-24109-2

 

- 1995 : LGF, Livre de poche Biblio

traduit du japonais par Minh Nguyen-Mordvinoff

218 pages - 5€

2-253-93242-6

 

 

 

 

 

 

 

A travers des personnages qui semblent d'une grande banalité, un employé de bureau, un fonctionnaire, un soldat, Abe Kobo nous fait toucher du doigt l'essentiel, la condition humaine, avec ses limites désespérantes, ses illusions et ses espoirs.

 

Le recueil  regroupe les nouvelles suivantes :


 - La Mort anonyme  

- L'Envoyé spécial  

- Le Rêve du soldat  

- Les Envahisseurs  

- La Transformation 

- Le Beau parleur  

- La Vie d'un poète  

- Dendrocacalia  

- Le Pari  

- Au-delà du tournant

 

 

Des avis chez :

- Black

 

 

 

- La vie d'un poète (1951) :


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Edition française :


- 1989 : Editions Gallimard, du monde entier

   dans Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines tome II

  Traduit par Marc Mécréant

590 pages - 25,15€

2-07-071388-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Les murs (1951) :

 

les-murs-01.jpg

 

Editions françaises :

 

- 1989 : Picquier

traduit du japonais par Marc Mécréant

320 pages - 14,94€ (épuisé)

2-87730-023-4

 

- 1994 - Picquier, poche

traduit du japonais par Marc Mécréant

256 pages - 8€

2-87730-193-1

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Six récits qui nous entraînent dans un univers fantastique, celui du labyrinthe de l'identité aux frontières du réel et du rêve, et qui ont valu à leur auteur une renommée considérable au Japon avant même que La Femme des sables ne consacre sa renommée internationale en 1962.

 

Le recueil  regroupe les nouvelles suivantes :


- Les Murs

- Le Cocon rouge

- Le Crime de Monsieur S. Karuma

- L'Inondation

- La Craie magique

- Les Affaires

- Le Tanuki de la tour de Babel

 

 

Liens :

 

- Etude de la nouvelle "Le crime de Monsieur S. Karuma (en PDF)

 

Des avis chez :

Julien -


 

- Soldat d'un rêve (1957) :

 

 

Anthologie-de-nouvelles-japonaises-contemporaines-t2

 

Edition française :


- 1989 : Editions Gallimard, du monde entier

  dans Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines tome II  

 Traduit par Marc Mécréant

590 pages - 25,15€

2-07-071388-1

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

La nouvelle "Soldat d'un rêve" (Yume no heishi), publiée en 1957, s'ouvre et se ferme sur un poème énigme, le temps d'une nuit et d'un récit plus illusoire que réel.

Un vieux policier, solitaire, attend dans un monde tragiquement clos par des barricades réelles : le village, le mur de la maison du maire, mais aussi symboliques : son incommunicabilité avec le trio infernal maire, adjoint, prieur, sa conscience. Durée de cette attente : une nuit. Pour quelle action ? Aucune, une absence d'action plutôt.

On reconnaît ici les règles d'une mise en scène tragique qu'accentue un récit en abîme où la description remplace l'action et où se superposent récit du narrateur - le seul fiable par la précision réaliste -, monologue du policier et « chorus » indistinct du maire et de ses deux acolytes, la voix de l'un faisant écho à celle de l'autre jusqu'à l'absence d'identité... volontaire!

Volontaire, puisque, semble-t-il, Kōbō a tissé d'absence la trame plastique de son récit : neige, soldats disparus, écran des shoji, trace... tous sont confondus dans un gris de rêve, mais quel rêve ?

"Soldat d'un rêve" se veut une nouvelle de l'attente d'un vieillard aussi observateur que le héros du Rivage des Syrtes, Aido, et aussi accusateur d'un immobilisme général.

Mais tandis qu'Aido fuit dans l'action, le vieux policier fuit, lui, dans le rêve, le vide - l'exil intérieur.

 

 

 

- La femme des sables (1962) :

 

femme-des-sables-01 femme-des-sables-02Editions françaises :

 

- 2002 : Stock, La cosmopolite

traduit du japonais par Georges Bonneau

378 pages - 9,50€

2-234-05483-4

 

- 2004 : LGF, Livre de poche, Biblio

traduit du japonais par Georges Bonneau

317 pages - 6,50€

2-253-05995-1

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Un professeur parti à la découverte de quelque insecte des sables échoue dans un petit village du fond des dunes - village dont il ne pourra plus sortir. Comme les autres habitants, le voilà prisonnier du sable : le sable qui envahit tout, qui s'infiltre dans la moindre fissure et qu'il faut sans répit rejeter. Particulièrement dans le trou où est tapie la maisonnette qu'il habite en compagnie d'une femme fruste, vraie maîtresse-servante. Jour après jour, mois après mois, l'homme et la femme rejettent le sable. Cet esclavage est la condition même de leur survie. Lassé de cette routine, l'homme tentera de s'échapper, de retrouver sa liberté... Roman insolite d'une extraordinaire richesse, dur et angoissant, qui, sous l'exactitude et la précision des détails d'une fiction réaliste, retrouve la dimension des mythes éternels. Il ne s'agit de rien d'autre que de la condition humaine avec ses limites désespérantes, ses illusions et ses espoirs.

 

Ce roman a été adapté au cinéma par TESHIGAHARA Hiroshi en 1964 sur un scénario de l'auteur lui-même.

 

Extrait :

 

"Maison déjà à demi-morte, se dit-il ; maison saisie par les tentacules du sable qui sans fin continue de couler ; maison aux viscères à demi-déchirés par la morsure du sable... Du sable, de ce rien qui n'a, pour l'ordinaire, qu'un huitième de millimètre, et qui , hors son grain élémentaire, ne possède même pas de forme propre... De ce rien qui s'appelle sable, de ce sans-corps et dont pourtant le pouvoir destructeur est tel que rien n'est capable de lui faire front, rien au monde... A moins que... quisait ?... de ne pas avoir de forme ne soit précisément ici le privilège, l'expression la plus haute de la Force en soi !..."

 

 

Liens :

 

- Avis de blogueurs chez Papillon, Lecture-écriture, Plathey, Domiwind,

- Fiche du film et avis sur Cinémasie

 

 

- La face d'un autre (1964) :

 

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Edition française :

 

- 1999, Stock, La cosmopolite

240 pages - 9,15€

2-234-05135-5

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Le narrateur de cette histoire a eu le visage horriblement brûlé à la suite d'un accident. De telle sorte qu'il est condamné à vivre la figure enveloppée de bandages. Depuis, sa femme a élevé entre eux un mur de silence qu'il veut à tout prix faire tomber. Il imagine alors de se fabriquer un masque en matière plastique, réaliste au point de faire de lui un autre homme derrière un nouveau visage. Et il en vient peu à peu à se dire qu'il pourrait ainsi séduire sa femme, tout comme un étranger.

Il réussit dans son entreprise. Ou du moins, il le croit. Car sa femme ne l'a-t-elle pas reconnu n'a-t-elle pas deviné quel était son dessein ? N'a-t-elle pas joué le jeu en espérant de sa part un geste, une preuve d'amour ? On le voit, ce roman cruel et fascinant pose le vieux, l'éternel problème de l'identité. Qu'est ce le moi réel, et que recouvre-t-il ? Le masque dissimule-t-il l'ancienne personnalité ou bien en crée-t-il une nouvelle ? Version moderne, à sa façon, du Dr Jekyll et Mr Hyde, La face d'un autre connaît depuis plus de trente ans un succès jamais démenti.

 

Le roman a été adapté au cinéma, en 1966, par TESHIGAHARA Hiroshi sur un scénario de l'auteur lui-même.

 

 

Extraits :

 

- Incipit :
" Enfin tu es là, après avoir franchi les détours sans nombre du labyrinthe. Tu as pu trouver ce refuge grâce au plan qu'il t'avait donné. Tu as monté l'escalier d'un pas mal assuré, en faisant résonner les marches, comme si tu avais frappé avec tes pieds les pédales d'un orgue. La première porte en haut de l'escalier. Tu as retenu ton haleine en frappant. Pas de réponse. Cependant, une fillette accourut vers toi avec des souplesses de chatte. Elle devait t'ouvrir la porte. Tu lui as adressé la parole, espérant qu'elle avait quelque chose à te dire. Mais sans te répondre, elle s'est enfuie en souriant malicieusement. Alors tu as regardé partout dans la chambre, le cherchant. mais tu ne l'as pas trouvé, ni lui ni son ombre. La chambre t'a parue morte ; y flottait une odeur de ruines. Et tu as tressailli, à ton tour regardée par ces murs qui maintenant ont perdu leur expression. Te sentant mauvaise conscience, tu voulus rebrousser chemin. C'est alors que tes yeux sont tombés sur les trois cahiers et la lettre qui étaient sur la table. Tu eus l'impression d'être tombée dans un piège. Ton coeur était lourd d'angoisse, mais tu ne pus résister à la tentation. Et d'une main qui tremblait un peu, tu as décacheté la lettre que, maintenant, tu es en train de lire."

 

-  " La liberté ne consiste pas seuleument à suivre sa propre volonté, mais aussi parfois à la fuir. "


- " La souffrance de l’emprisonnement réside dans le fait que l’on ne peut, à aucun moment, s’évader de soi-même."

 

- " La solitude est un enfer pour ceux qui tentent d'en sortir, elle est aussi le bonheur pour les ermites qui se cachent. "

 

 

 

Liens :

 

- Avis de blogueurs chez : Bibliophagie -

- Fiche et avis du film sur Cinémasie

 

 

 

- Le plan déchiqueté (1967) :

 

plan-dechiquete-01plan-dechiquete-02Editions françaises :

- 1993 : LGF, Livre de poche Biblio

traduit de l'anglais par Jean-Gérard Chauffeteau

279 pages - 10,40€ (épuisé)

2-253-06309-6

 

- 1997 : Stock, La cosmopolite

traduit de l'anglais par Jean-Gérard Chauffeteau

272 pages - 10,67 € (épuisé)

2-234-04846-X

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Le plan déchiqueté nous raconte une histoire mystérieuse pleine de suspense où une intrigue quasi policière se superpose à un drame spirituel. Le personnage central - on hésite à dire le héros - est un chasseur, un détective privé qui recherche un disparu dans l'immense désert de la cité moderne. La poursuite - violente, parfois cauchemardesque - le conduit de plus en plus profondément dans les bas-fonds de Tokyo : entreprises frauduleuses, spectacles douteux, chauffeurs de taxis en marge de la loi, voyous qui rançonnent homosexuels et drogués, hommes d'affaires qui font commerce de la corruption et de la mort

A mesure que le rythme s'accélère, les disciplines professionnelles qui lient le détective au monde réel exigent paradoxalement qu'il "devienne" en quelque sorte l'homme qu'il recherche. Il lui faut penser comme pense son gibier, agir comme il agit. Peu à peu, inéluctablement, impitoyablement, son identité, sa personnalité, son moi vont se confondre avec ceux du disparu.

 

Le roman a été adapté au cinéma, en 1968, par TESHIGAHARA Hiroshi sur un scénario de l'auteur lui-même.


 

Liens :

 

- Avis de blogueurs chez : Lecture-écriture - Domiwind -

- Fiche et avis du film sur Cinémasie

 

 

 

- Les amis (1967) :

 

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Edition française :

 

- 1987 : Gallimard, Le manteau d'Arlequin

traduit du japonais par Cécile et Françoise Sakaî

88 pages - 9,91 €

2-07-071138-2

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Un homme, un jour, reçoit une surprenante visite : celle d'une famille au grand complet - grand-mère, parents et enfants - qui s'installe dans son appartement et prétend l'arracher à la solitude. Pourtant, ce sont là des inconnus... A partir de cette situation inédite, se développe une logique implacable qui fera du protagoniste un otage dérisoire ; le rire devient grinçant. Il se pourrait que tout fût un cauchemar, mais, réaliste ou onirique, cette fiction pose en termes dramatiques le problème de l'individu face aux autres. Cette angoisse, peut-être appartenait-il à un écrivain japonais de l'exprimer.

Depuis sa création en 1967, cette pièce - représentative de l'oeuvre dramaturgique de Kōbō Abe - a été jouée plusieurs fois au Japon ainsi que dans divers pays étrangers, notamment les Etats-Unis et la France (Théâtre Renaud-Barrault, 1981). La traduction présentée ici se fonde sur une version remaniée par l'auteur à l'occasion d'une reprise.

 

 

- L'homme-boite (1973) :

 

homme-boite-03.jpgEditions françaises :

 

- 1979 : Stock, La cosmopolite

traduit du japonais par Suzanne Rosset

206 pages - 9,30€ (épuisé)

2-234-00805-0

 

- 1999 : Stock, La cosmopolite

traduit du japonais par Suzanne Rosset

208 pages - 8,40€ (épuisé)

2-234-05134-7

 

- 2001, Stock, La cosmopolite

traduit du japonais par Suzanne Rosset

271 pages - 8,45€

2-234-05426-5

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Cet homme qui a enfoui sa tête et le haut de son corps dans une boîte en carton n'est pas un Diogène cynique réfugié dans un tonneau par mépris de l'humanité. Tourmenté et solitaire, c'est un anti-héros, un être mythique dont le mal profond est l'impuissance, et pour qui la boîte, à la fois sécurisante et protectrice, est un écran placé entre lui et les autres, destiné à le protéger des contraintes de la société...

Ecrit dans une langue dense, drue, dépourvue de sentimentalisme, ce roman a eu un immense succès au Japon, avant d'être traduit dans une quinzaine de langues.

 

 

Note de la traductrice:


" Lorsqu'on m'a demandé si j'étais d'accord pour traduire le roman d'Abe Kobo, "L'homme-boîte", je savais, par avance, que j'allais, en acceptant, au devant de difficultés. La principale d'entre elles était de déchiffrer, à travers une histoire atypique, les principes de la philosophie de l'auteur et la façon dont il envisageait la situation de l'homme dans le monde moderne. L'homme-boîte qui a enfoui sa tête et le haut de son corps dans un boîte en carton est un personnage oppressé par la complexité des temps modernes ; il est le symbole de l'impuissance individuelle face à un monde hostile. La boîte est donc, pour lui, un endroit protecteur et sûr. Il y découpe, à hauteur des yeux, une ouverture qui lui permet de jeter un regard vers le monde extérieur. C'est ce regard même, d'un microcosme vers un macrocosme, qui le sauvera, car il entrera ainsi en communication avec la femme aimée qui l'obligera à sortir de sa boîte et à se révéler au monde. On peut dire que "L'homme-boîte" est une sorte de roman philosophique à "suspense". "

 

 

- Rendez-vous secret (1977) :

 

rendez-vous-secret-02.jpgEditions françaises :

 

- 1985 : Gallimard, Du monde entier

traduit du japonais par René de Ceccaty, Ryôji Nakamura

209 pages, 14,94€ (épuisé)

2-07-070088-7

 

-1996 : Gallimard, Folio

traduit du japonais par René de Ceccaty, Ryôji Nakamura

272 pages - 7,30€

2-07-039473-5  

 

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Une femme disparaît. Emmenée à l'aube en ambulance. Hospitalisation forcée ? Enlèvement ? Fugue d'adultère ? Son mari enquête, de plus en plus certain d'être privé de son libre arbitre. Dans les souterrains d'un hôpital labyrinthique, structuré comme une ville fantôme sous surveillance électronique, entre des ruines de fondations, au milieu des préparatifs tragi-comiques d'une sinistre fête de commémoration, l'«homme» ne cesse d'errer, tout en rédigeant minutieusement des cahiers d'enquête. Un cheval qui mène l'opération. Une secrétaire nymphomane, conçue in vitro. Une fillette prostituée et mourante qui rétrécit d'heure en heure. Les figures que le narrateur croise appartiennent à un monde dominé par le sexe, l'angoisse, les manipulations scientifico-policières, le grotesque.

Dosant avec une fascinante maîtrise l'absurde et le rationnel, Kôbô Abé signe avec Rendez-vous secret un roman policier, un livre pornographique, une fable poétique, un exercice de style de haute virtuosité. La comédie hyperréaliste du désespoir.

 

 

- L'arche en toc (1985) :

 

arche-en-toc-02.jpgEdition française :

 

- 1987 : Gallimard, Du monde entier

traduit du japonais par René de Ceccatty, Ryôji Nakamura

352 pages - 17,53 €

2-07-070965-5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Peut-on imaginer la fin du monde sans Arche de Noé? Peut-on imaginer, de nos jours, la fin du monde sous une autre forme qu'une guerre nucléaire? Cette arche serait donc un abri antiatomique.

 

 

 

- Cahier kangourou (1991) :

 

cahier-kangourou-01cahier-kangourou-02Editions françaises :

- 1995 : Gallimard, Du monde entier

traduit du japonais par René de Ceccatty, Ryôji Nakamura

192 pages - 17,53€

2-07-073045-X

- 2003 : Gallimard, L'imaginaire

traduit du japonais par René de Ceccatty, Ryôji Nakamura

192 pages - 6,50€

2-07-076812-0

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Un homme se réveille un matin, les mollets recouverts d'une espèce de légume qui ressemble à de la luzerne. Il se précipite chez un dermatologue aussi stupéfait que lui devant ces étranges symptômes. Dès lors, la journée du malade se déroule comme un rêve d'une extraordinaire précision réaliste. Des événements plus incongrus les uns que les autres s'enchaînent...

Kôbô Abe, qui devait mourir moins d'un an après la parution de ce dernier roman, était atteint d'une grave maladie. Sur un ton tour à tour guilleret et dramatique, il décrit dans cette fable onirique les dernières heures d'un malade.

 

Liens :

 

- Critiques chez : La femelle du requin - Takija -

 

 

 


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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 12:30

 

amants papillons 1

 

 

Auteur : Benjamin Lacombe

Editeur : Seuil jeunesse

Date de parution : Novembre 2007

Prix :  18 €

40 pages

 

Naoko est une jeune japonaise, toujours en deuil de sa mère. A ses 14 ans, son père qui l'élève seule décide de l'envoyer à Kyoto pour qu'elle aprenne les bonnes manières et devienne une parfaite épouse. Mais elle, ce qu'elle aime, c'est lire et écrire des haikus, activités peu convenables pour une jeune fille...

Aussi, aidée de la ccomplicité de sa servante, elle s'enfuit déguisée en homme et part étudier la litterature. Son chemin croise celui de Kamo, un beau jeune homme de 16 ans qui va devenir son compagnon de chambre et d'étude. L'amour nait entre eux malgré le déguisement. Puis soudain, le père de Naoko la rappelle pour la marier subitement. Leur histoire d'amour finira alors tragiquement mais se poursuivra dans le corps de deux papillons.

 

Cette histoire toute japonaise est pourtant inspiré d'une ancienne légende chinoise. Une jeune fille, contrainte par les traditions de son rang et de son sexe à se conformer à un mariage de raison reste impuissante et soumise devant la volonté de son père. Elle trouvera la liberté dans la mort et se métamorphosera en papillon, dont la vie est si éphémère.

 

L'histoire de déroule donc devant nos yeux de manière assez froide et détachée. On n'y retruvera pas la subtilité et les non-dits dont les japoanis sont si friands. La fin abrupte se fait innatendue et on regrette que l'album soit si court !

 

amants papillons 2On y retrouvera donc l'univers d'un Japon féodal où les jeunes femmes portent des kimonos, où l'on se déplace à cheval ou en chaise à porteur, où l'on s'éclaire à la lanterne.

Et si cela n'est pas clairement dit dans l'album, Naoko semble bien être appelée à devenir une geisha. En effet, elle évoque les 5 années d'apprentissage pour apprendre à jouer le luth, servir le thé, faire danser les éventails. En effet, les Maikos (apprentis geishas) vont suivrent pendant 5 ans un apprentissage où elles apprendront l'art de tenir compagnie aux hommes : danse, musique, litterature, élégance et mantien, ... avant de devenir de vraies geishas.

Le petit hic de l'histoire, c'est que Naoko porte des kimonos fort décolleté dans la nuque et se farde le visage de blanc (marques vestimentaires des maikos) alors qu'elle n'est pas encore en apprentissage. Sa coiffure en chignon, orné de peigne et d'épingles à cheveux est également typique de cet état. De plus, sa passion de la litterature ne devrait pas être un frein à son éducatin car une geisha se doit d'être très cultivée.

Autre souci : le père de Naoko la rappelle à lui pour la marier. Hors les geishas sont censés être célibataire. Se marier signifie abandonner le métier.

De petites incohérences regrettables donc... L'auteur a-t'il voulu jouer sur le côté extremement esthétique du personnage de geisha ou bien est-ce de l'ignorance ? J'aurais aimé ce souci de la réalité historique...

 

amants papillons 4

Néanmoins, cet album se rattrape par ses illustrations de toute beauté. Etalant une palette variée allant du rouge profond jusqu'au bleu - vert, Lacombe met formidablement en valeur la profondeur et la poésie qui se dégage de ce conte. On notera la branche de cerisier (symbole de beauté éphémère) qui illustre de façon symbolique la derniere planche de l'album où les 2 papillons s'éloignent pour s'aimer en toute liberté.

On relèvera aussi la très belle première page qui dévoile un découpage de papier ajouré qui révèle le beau orangé de la page suivante.

 

Etant peu habituée aux lectures jeunesse, je ne saurais évaluer clairement le niveau de lecture pour les enfants.

L'album pose la question de la mort de façon assez directe et demande surement un accompagnement par un adulte. La transformation des 2 amoureux en papillons et le contexte japonais peu connu peut dérouter et entrainer quelques questions. Il s'agit ici d'un albim qui fait réfléchir et c'est tant mieux !

 

 

"Les amants papillons " est donc un très bel album qui utilise avec brio les codes esthétiques japonais. Je ne peux donc que regretter les erreurs citées ci-dessus sur certains éléments du contenu, qui en aurait fait un album exceptionnel.

 

Les avis de : Cynthia, Emmyne, ...

 

 

Mille merci à Manu qui m'a offert ce superbe album !

 

amants papillons 3

 

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 13:12

      

Allison découvre dans le miroir qu'elle ne ressemble pas à ses parents mais plutot à sa poupée japonaise. Elle apprend alors qu'elle a été adoptée. Commence alors une phase de révolte jusqu'à ce qu'un petit chat abandonné qui ne demande qu'à être recueilli fasse son apparition.
De beaux dessins et un album plein de tendresse pour expliquer l'adoption aux plus jeunes.
A partir de 5 ans.

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
Ce blog sera à terme supprimé.
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