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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 17:00




Yvan a été libraire, à Strasbourg, Vichy, Marseille et  ailleurs. On le retouve dans une maison de la presse à Méribel, où ce dernier a essayé de privilégier des romans de qualité qu'il aime au détriment des nouveautés. En vain. Son patron le met à l'amende et l'oblige à revoir ses positions et à vendre du tout venant... Jusqu'au jour où Francesca, bonne cliente bourgeoise et argentée, vient lui proposer d'ouvrir une librairie où on ne vendrait que des bons romans. Notre libraire saute sur l'occasion de cet emploi rêvé !
La librairie s'ouvrira à Paris et un cercle de 8 grands lecteurs, écrivains tenus anonymes, est créé afin d'assurer la sélection des titres.
Le succès est immédiat mais dérange... Une riposte s'organise contre la librairie et des lecteurs anonymes sont agressés. Comment ont-ils pu être identifiés ? Qui sont derrière ces attaques ?
L'enquête est confié à un policier, client de la librairie "Au bon roman", de façon officieuse.

Un thème très accrocheur pour une libraire qui rêve d'ouvrir sa propre librairie !
L'entrée en matière est quelque peu déstabilisante : il vous faudra plusieurs chapitres pour comprendre de quoi retourne l'intrigue. La première partie se concentre sur les accidents qui touchent nos lecteurs anonymes et vous demanderez ce qu'ils viennent faire dans cette galère !
Le lecteur est enfin happé lorsque l'enquête par le policier commence. En effet, les 2 protagonistes, Yvan et Francesca, vont raconter l'aventure de la librairie et ses déboires, à ce fameux policier et leur récit servira enfin d'explication au lecteur et le sera jusqu'à la fin du roman ou presque. Mais on a du mal à imaginer comment ce dernier trouve le temps d'écouter cette hsitoire abracadabrante avec une tonne de détails fournis expressément pour le lecteur... Tout ça n'est pas très réaliste !

Forcément vous y trouverez de nombreuses références littéraires et pas des plus connus : à vos notes pour vos piles à lire !
On y découvrira un peu le fonctionnement d'une librairie : les offices et réassorts sont cités et expliqués en qqs mots aux néophytes. Mais pas sûr que ça suffise pour comprendre réellement les enjeux et les complexités du métier.
On peut y voir aussi des clins d'oeil au monde littéraire contemporain. Par exemple, on y parle d'un directeur de 160 librairies appelées LA VLAM... (ne pourrait-on y voir la FNAC ?!).
Je vous laisse le soin de trouver les autres !
Le roman est bien sûr aussi un prétexte pour critiquer le monde de l'édition, sa course à la nouveauté, ses prix truqués et la recherche de profits avant tout.

Très emballée par l'idée de ce projet utopique, j'ai pourtant été déçue. 
La construction du roman, qui devait renforcer le suspense m'a carrément empêché de rentrer dans l'histoire de suite et la fin qu'on attendait surprenante est carrément quelconque et ne donne pas toutes les clés... L'intrigue policière tourne court et on y trouve beaucoup de longueurs.
Une histoire d'amour se greffe à notre intrigue mais ne prend pas vraiment.
Le thème de la librairie parfaite en intriguera plus d'un mais finalement on risque de rester sur sa faim.
 
Mon regard de libraire a peut-être biaisé ma lecture. La réflexion sur la commercialisation des livres est intéressante mais démontre que la librairie idéale n'existe pas. Rien ne définit clairement  un bon roman d'un mauvais et le choix de chacun est subjectif. Tous les gouts sont dans la nature... et heureusement !
Mais faut-il (et peut-t'on) avoir uniquement des chefs d'oeuvre dans sa librairie et écarter les romans plus "faciles", au risque de supprimer l'accès aux livres et à la lecture à des lecteurs moins exigeants et plus occasionnels ? La question se pose...  que le roman n'approfondit pas assez.
Chaque librairie est le reflet de ses libraires (et/ou parfois de leurs patrons...).
A chacun de choisir celle qui lui ressemble le plus !


"Nous voulons des livres nécessaires, des livres qu'on puisse lire le lendemain d'un enterrement, quand on n'a plus de larmes tant on a pleuré, qu'on ne tient plus debout, calciné que l'on est par la souffrance;" "Nous voulons des livres écrits pour nous qui doutons de tout, qui pleurons pour un rien, qui sursautons au moindre bruit derrière nous." " Nous voulons des livres splendides qui nous plongent dans la splendeur du réel et qui nous y tiennent;" "Nous voulons des romans bons."


Note : ***

Editions Gallimard - 22€
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commentaires

Reka 09/06/2010 13:58



Je viens de le lire et j'en ai publié ma critique aujourd'hui.


Ce roman a été pour moi un véritable supplice, ni plus ni moins... :s



Choco 09/06/2010 19:20



Ben dis donc, tu n'y vas avec le dos de la cuillère ! Ceci dit , j'ai été aussi fort déçue et en effet, le côté pédant et un poil parisien élististe m'a un peu gonflée aussi ! Surtout, on est à
10 000 lieux du quotidien d'une vraie librairie (je parle d'expérience...), alors que c'est ce que je souhaitais retrouver ici... Je crois qu'on doit être assez rares malgré tout à ne pas avoir
apprécié ce roman...



denis 27/11/2009 21:49


si tu es libraire tu devrais être intéressée par mon "porjet" de faire paraitre un article le 4 janvier sur albert Camus
j'ai mis un article à ce sujet la semaine dernière sur mon blog



Choco 27/11/2009 23:07


Merci pour ton invitation, Denis, mais je ne participerais pas. Camus fait partie de mes grandes lacunes et même s'il n'est pas nécessaire de l'avoir lu pour ton projet, je ne me sens tout de
même assez mal placé pour lui rendre hommage...


Mathieu Doublet 28/07/2009 18:45

Woah, tu donnes vachement envie et paf ! tu la coupes aussi sec en fin de chro ! C'est pas humain, ça ! m'enfin, merci du conseil. Si je tombes dessus, je le lirai peut-être, mais les chances que je tombe dessus sont quand même minces.

Choco 28/07/2009 19:14


lol ! moi je sais gérer le suspense ;) Ceci dit, il est intéressant à lire, même si je m'attendais à autre chose. Ya bien une biblio en normandie qui doit l'avoir :)


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