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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 16:00


VentsDominants1

C'est l'été. François, sa femme et ses enfants partent en vacances chez ses parents. Aîné de la famille, il y retrouvera son frère, sa soeur et leur famille chez des parents vieillissants.
Ce qui devait être des retrouvailles familiales sympathiques se transforment, comme d'habitude pour François, en une épreuve où il se doit d'être à la hauteur. En effet, François est constamment sur la défensive et se sent obligé de justifier ses choix : son travail qui ne rapporte pas beaucoup, la maison qu'ils ont achetés en refusant l'aide des parents, l'éducation rigide de ses enfants...
La réussite financière, la liberté d'esprit, les piques moqueuses de sa fratrie le complexe et lui donne l'impression d'être un bon à rien. Les tensions sont exacerbées et vont finir par éclater, par l'intermédiaire des enfants...

Voici le récit d'une famille comme les autres, celle d'un homme qui craint le regard de sa propre famille.
Les situations sont très bien observées et chacun pourra y reconnaitre un épisode familial : les rivalités, les non-dits qui empêche d'avancer, les conflits sur l'éducation des enfants, le report de notre angoisse sur ces derniers, les parents qui vieillissent et veulent profiter des bons moments quand il en est encore temps, l'évocation des bons souvenirs avec sa famille, ...
C'est l'évocation en filigrane de la mort inéluctable des uns qui aidera les autres à relativiser ces petites querelles qui sont finalement sans importance.
Le récit est léger, subtil et simple.
Bref un premier album sans prétention mais très touchant qui vous rappellera de mieux comprendre les vôtres.


Note : ***


Editions Sarbacane - 16,50€

 
VentsDominants2

VentsDominants3


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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 13:42


HAPPY NEW BOOK !!!

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2010 !
Puissons nous enterrer 2009 et ses soucis sous les nombreux livres à venir !

Et gardez la tête dans les livres...



tete-a-livres

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 22:20

 

Mango essayé de débusquer en moi l'esprit de Noël...

 


pere noel

 

  Nous sommes le 24, il fait froid, il pleut, il vente, il neige. Vous êtes dans les transports, sur le point d'arriver chez vous après une dure journée de courses de dernière minute. Enfer et damnation ! Vous vous apercevez du fait que vous avez complètement oublié le plat principal et le livre collector en édition ultra limitée dont vous rêviez depuis des mois et qui est sur le point d'être épuisé. L'ennui, c'est qu'il ne vous reste qu'une heure pour préparer le réveillon et que vous aurez tout juste le temps de faire l'une des deux courses. D'ailleurs, rien n'est moins sûr ! Et puis, il faut avouer que votre journée vous a achevé(e). Que faites-vous ?

Situation strictement improbable....

Je ne fête pas Noël le 24 mais le 25.

Le livre collector est mis de côté depuis bel lurette... c'est à dire depuis que je l'ai reçu dans mes bacs ou ceux de mes collègues !

Quant au repas, le menu a été préparé de longue date, les ingrédients achetés bien à l'avance, et la préparation  en route depuis le matin même. Au pire, j'envoie un membre de la famille me chercher l'ingrédient manquant pendant que je continue à cuisiner.

Alors le 24, je finis plutôt le boulot à 19h... je vais au bain pour me faire belle pour le lendemain et je prépare la décoration de ma table !

 


Vous voilà enfin chez vous ou chez les personnes chez qui vous réveillonnez. Cette année vous avez décidé que l'oncle Fred ferait le Père Noël. Malheureusement, il vient d'appeler pour vous dire qu'il avait rencontré l'amour de sa vie à 80 ans et partait en Indonésie pour sa lune de miel, avec une dulcinée connue deux mois auparavant à son entrée en maison de retraite. Heureusement, vous connaissez des gens célèbres, acteurs, chanteurs, sportifs ou autres (morts ou vivants) qui se couperaient en quatre par amitié pour vous. Qui choisissez-vous pour jouer Santa Claus?

Clint Eastwood bien sûr !

 


C'est l'heure de distribuer les crackers, je me demande ce qui est inscrit sur le vôtre...

Et moi je me demande bien ce que c'est que cette histoire de crakers !

Un crakers, ça se bouffe, ça ne se lit pas ! ^^

 


Les enfants sont enfin couchés ! Après avoir bien bu et bien mangé, vous décidez de finir la soirée en beauté en faisant une petite séance de spiritisme. Vous commencez en riant bien, mais soudain le tonnerre gronde, la lumière s'éteint, une lueur bleue vaporeuse s'élève au dessus de la table et vous sentez quelque chose de froid et mou se poser sur votre épaule. Que faites-vous ?

Je sursaute et gueule après mon chien qui comme d'habitude me colle aux basques !

 


 Et au fait, on pourrait connaître l'identité du fantôme, vrai ou farceur ?

Ben mon petit vampire personnel, sus-nommé !

 

 

 Enfin vous voilà le 25 au matin et vous allez déballer les cadeaux qui vous attendent depuis quelques heures sous le sapin. Quel est le cadeau inespéré que vous ne pensiez jamais recevoir et qui est là, devant vos yeux ébahis? 

 

Le prince charmant, le seul, l'unique et le dernier ^^

Sinon, au pire, un voyage en Mongolie, au Japon ou en Norvège...


 

Et comme c'est Noël et que son esprit ne m'a pas atteint, je ne l'offre à personne... ^^

sauf à Cynthia qui mérite bien ce petit cadeau 

 


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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 21:50


otaku girls 1

 


Rumi est une jeune lycéenne qui, au lieu de s'intéresser aux garçons de son école, préfère se plonger dans les mangas. Véritable otaku (fan obsessionnel de manga, de jeux vidéos et d'animés japonais), elle se passionne particulièrement pour les mangas Yaoi (qui mettent en scène des amours entre garçons destinés à un public féminin) et finit par voir des homos partout. Surprenant une scène portant à confusion, elle est persuadée que Chiba, le play-boy du lycée, entretient une relation amoureuse avec Takahiro, son meilleur ami.

Le seul problème est que Takahiro est amoureux de Rumi et cherche tant bien que mal à lui faire comprendre. Il accepte de poser pour ses séances de dessins, espérant ainsi passer du temps avec elle. Mais c'est sans compter Chiba, qui commence à s'intéresser à Rumi et la belle Matsui qui en pince pour ce dernier...

Bref il s'agit ici d'une comédie romantique faite de quiproquos, d'humour et d'amours adolescentes.

Rumi, complètement emportée dans ses délires d'otaku est une caricature assez drôle de ces fanatiques qui voient la vie comme un manga. Takahiro le romantique est un gros looser qui se plie aux caprices de la belle et s'emmêle les pinceaux quant il s'agit de séduction alors que Chiba, poursuivi par toutes les filles de l'école, tourne tout en dérision.


Un manga classique dans ses dessins et sa narration mais assez réjouissant pour son traitement original et humoristique d'un sujet qui passionnera les afficionnados !

A réserver aux avertis, donc !

 

 


Note : ***


Editions Doki Doki - 6,50€


otaku girls 2

 

otaku girls 3

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 23:15

aden arabie

"J'avais vingt ans. Je ne laisserais personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. "

Vous avez déjà surement entendu cette citation célèbre : il s'agit de l'incipit du texte de Paul Nizan, Aden Arabie, paru en 1931 et beaucoup moins connu.
Paul Nizan est né en 1905 et fait la connaissance de Sartre au lycée Henri IV. En 1926, il part à Aden, au Yémen pour devenir précepteur. A son retour, en 1927, il adhère au parti communiste. En 1939, à la suite du pacte germano-soviétique qu'il voit comme une alliance entre nazis et communistes, il rompt avec le parti. C'est en 1940 qu'il tombera à la guerre.
Si je vous raconte tout ça, c'est parce que, suite à sa rupture avec le PCF, s'est ensuivit une campagne discriminatoire sur sa personne et qu'il fut peu à peu oublié. C'est la réédition de l'ouvrage en 1960, préfacé par Sartre, qui permettra de le réhabiliter aux yeux du grand public. Et c'est cette même édition qu'on trouve encore aujourd'hui.

La préface de Sartre fait quand même une cinquantaine de pages que j'ai allègrement sauté après les premières !
Je dois dire qu'il va m'être très difficile de parler de ce livre que je n'ai pas complètement compris...

Nizan y relate son voyage à Aden mais on ne se trouve pas face à un récit de voyage...
Il commence tout d'abord par dresser un portrait particulièrement dur sur ses contemporains occidentaux et n'hésite à donner des sentences sans appel sur la fameuse Ecole Normale.

" Il ne resta plus que l'Ecole Normale, objet comique et plus souvent odieux, présidée par un petit vieillard patriote, hypocrite et puissant qui respectait les militaires."

" On y dresse une partie de cette troupe orgueilleuse de magiciens que ceux qui apeint pour la former nomment l'Elite et qui a pour mission de maintenir le peuple dans le chemin de la complaisance et du respect, vertus qui sont le Bien. "


Il décide de partir pour Aden pour fuir la petite bourgeoisie, son confort et son conformisme qu'il abhore au plus haut point. Une fuite qui peu à peu se changera en révolte contre le devoir et la patrie. Nizan fait partie de la génération de l'après-première guerre mondiale qui reprochera à ses ainés de n'avoir pu empêcher une telle guerre. Une époque faite de vide qui verra les débuts d'une industrialisation galopante. Nizan rêve aux voyages de ses prédécesseurs, Rimbaud, Gauguin et autres artistes. Il attend de l'aventure.
Mais sa désillusion va être grande : Aden est sous protectorat britannique et
Il y retrouvera les vendeurs de pétrole et de café et les hommes d'affaires qu'il exècre. Comme en Europe, c'est la loi du profit qui règne. Le portrait d'un certain Mr C. est, à ce titre, édifiant :

" Le passé dont il tirait une excessive fierté se réduisait au nombre de lakhs de roupies dont pouvait le créditer la National Bank of India "

L'argent fait la loi et conditionne la vie des locaux qui vivent sous l'influence coloniale
C'est écoeuré qu'il rentre à Paris et complètement désabusé sur l'utilité des voyages.

" Avais-je besoin d’aller déterrer des vérités si ordinaires dans les déserts tropicaux et chercher à Aden les secrets de Paris ".

Il conclut en déclarant qu'il faut combattre le capitalisme et l'esprit petit-bourgeois, à sa source même. 
Il oppose le monde des producteurs et des ouvriers à celui des capitalistes et condammne " l'Homo Economicus".

Vu comme ça, le texte parait facile. Sachez qu'il n'en est rien !
Nizan part dans de grandes envolées philosophiques et utilise de nombreuses métaphores qui perde complètement le lecteur non préparé à un tel texte et au contexte historique dans lequel il a été écrit.
On y trouvera aussi de très beaux passages pleins de poésie mais parfaitement obscurs.

On ne s'étonnera pas non plus d'y trouver une ou deux remarques, quelque peu antisémite, époque oblige.
" Mais les bourgeois produisent et possèdent abstraitement. Comme il y a beau temps qu’ils ont hérité d’Israël, ils passent la vie à prêter à intérêt . "

Je dois dire que ma lecture a été très très pénible et que j'ai failli abandonner en cours de route.
Mal préparée et ne m'attendant pas à un tel pamphlet, je n'ai absolument pas adhéré à son écriture que j'ai trouvé confuse, décousue et très abstraite.
Malgré tout, il faut reconnaitre que c'est un livre fort pour l'époque et dans lequel on pourrait tirer certaines sentences encore valables aujourd'hui. Pourtant le texte a vieilli et est devenu difficile d'accès pour les lecteurs d'aujourd'hui.

Aden Arabie reste pourtant le cri d'un homme révolté contre un monde dans lequel il ne se reconnait pas, un monde dirigé par les enjeux économiques et les intérêts coloniaux. Symbole d'une jeunesse désanchanté, Nizan déteste le monde sur lequel il porte un regard très pessimiste. 

" Il n'existe que deux espèces humaines qui n'ont que la haine pour lien. Celle qui écrase et celle qui ne consent pas à être écrasée. "

On pourra constater qu'il se rapproche un tant soit peu de Rimbaud dont le parccours offre quelques similitudes. 

Contente de l'avoir lu mais je ne le recommande pas tant sa lecture est laborieuse...
Quelqu'un a-t'il un autre avis ?
Les seuls avis que j'ai pu trouver sont sur un site d'un groupe de lecture ici .



Note : **


Editions de La Découverte - 6€


j-aime-les-classiques.jpg
Lecture dans le cadre du challenge "J'aime les classiques" chez Marie. L


Objectif-PAL.jpg
Objectif PAL : # 9



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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 20:22


Koryu d Edo


Le Japon, de nos jours.
Koji se débat entre deuil maternel et bagarres avec de jeunes garçons qui l'importunent régulièrement. Sa seule porte de sortie : le dessin dont il aimerait faire son métier (dessinateur de manga).
Parrallèlement, il cotoie Atsumi, une camarade de classe dont le père est historien. Cette dernière cherche à se rapprocher de Koji qui reste distant, jusqu'au jour où elle lui parle du travail de son père sur l'origine et l'histoire d'une série d'estampes anciennes qu'il restaure.
Jour après jour, Atsumi lui en fait le récit. Ces estampes racontent la fuite d'un samourai, à l'époque d'Edo, qui a eu une liaison avec une des concubines de son maitre. Pourchassé par ce dernier, il est recueilli par des aubergistes à qui il racontera son histoire, pour le meilleur et pour le pire...
Peu à peu, Koji va s'ouvrir, trouver sa voie et l'amour.

Ce premier album de Dimitri Piot est une belle réussite. L'auteur réussit à mener en parallèle deux récits auxquels il associe à chacun un style graphique différent. Le récit du samourai est traité à la manière des estampes anciennes alors que l'histoire de Koji et d'Atsumi tire un peu sur le manga. Piot a su mêler avec succès ses différentes influences : occidentale et asiatique pour nous donner un album  qui a su faire le lien entre ces différentes cultures.
Outre un travail graphique indéniable, on y suivera 2 intéressantes histoires d'amour à des époques différentes que le lecteur pourra habilement mettre en parallèle.

Découvrez donc cet album très maitrisé qui vous emportera dans un Japon médiéval plutôt romantique !

Les premières planches sont à lire ici.

Et découvrez son blog : http://blog.dimitripiot.com/



Note : ****


Editions Glénat - 14,99€

Koryu d Edo 3

 

Koryu d Edo 6


Koryu d Edo 2


Koryu d Edo 4


 

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 23:20


sapin 1


Je vous souhaite à tous un bon Noël !

et beaucoup de livres sous le sapin...




sapin 2
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:15


comock

 



Souvenez-vous....
Robert Flaherty réalisa en 1922, un film documentaire "Nanouk l'esquimau", considéré comme un des films précurseurs du documentaire. Ce film raconte la vie d'une famille esquimau dans les conditions difficiles du grand Nord canadien.

comock 4(Cap Wolstenholme - 1925)

En 1912, alors qu'il se trouve au cap Wolstenholme, le cinéaste fait la connaissance de Comock, en mer sur une drôle de chaloupe. Ce dernier lui fait alors le récit de son incroyable histoire.

1902. Comock et sa famille meurent de faim et sont obligés de traverser la banquise pour atteindre une ile riche en gibier. Les voilà partis avec 3 traineaux et leurs chiens pour 2 jours de traversée.
La nature se déchainera et tous n'arriveront pas sur l'île. Arrivés à destination, ils vivront une dizaine d'année, de manière autosuffisante avant de décider à retourner sur la terre ferme pour assurer l'avenir (et la descendance) de leurs enfants.

comock 3
C'est le récit simple d'une tranche de vie esquimau avec toutes ses difficultés qui nous est présenté ici.
Comock raconte simplement sa vie, ses difficultés à trouver à manger, la perte d'être cher avec beaucoup de pudeur, presque trop, semblable à l'univers glacial qu'il habite. L'émotion est assez peu ressenti même devant des événènement douloureux.
On y découvre un style de vie "primitif" qui se contente de peu. L'objet précieux est, à leurs yeux, le lot de pierres qui permettent de faire du feu, élément essentiel de leur survie et de leurs repas.



Comock raconte la chasse au phoque, la construction d'un igloo, le travail des peaux pour en faire des vêtements, la confection de couteaux et de harpons, la pêche,...
Une vie simple tournée vers l'essentiel, une vie de "riche" dès lors que l'on à manger tous les jours...

comock 2
"
- Nous sommes riches, dis-je. Nous étions tous assis sur le sable autour d'un grand feu de bois.
-Oui, dit ma femme. Nous sommes riches, mais si seulement le reste de notre groupe était avec nous, ils auraient tout, eux aussi. Nous pourrions tous être heureux ensemble"
-On ne peut pas tout avoir, dis-je. Personne n'a tout.
- C'est vrai, dit Annunglung. Peu importe combien on a, on voudrait toujours plus. "




Une belle philosophie de vie, sur laquelle je vous laisse méditer.

Ce récit que le réalisateur consigna par écrit a été exhumé par Edmund Carpenter, autre explorateur.
" Il me sembla alors que ce récit de la vie humaine – réduite à un homme, une femme, des pierres à feu et la volonté de perpétuer la vie – parlait en fin de compte de la renaissance de l’humanité. " 
Dénichant une série de dessins et de croquis exécutés par des esquimaux, il décide de les réunir et de les exposer (actuellement au Royal Ontario Museum) ; mais aussi de les intégrer au récit de Comock dont il nous propose aujourd'hui la publication.
Je n'ai pas de photos à vous montrer mais les dessins sont dans la même veine que ceux de la couverture, de légers crayonnés qui s'éparpillent sur les pages de ce joli album cartonné.

Ce petit ouvrage qui se lit très rapidemment et n'est pas indispensable demeure tout de même un témoignage très intéressant sur les esquimaux et l'origine du documentaire de Flaherty. On trouvera d'ailleurs à la fin de l'ouvrage un petit chapitre consacré à Comock et à la suite possible de sa vie et de ses descendants.

EDIT du 27 Décembre : Quelques photos de l'intérieur et des dessins !

comock 5
comock 6
comock 7
comock 8


Note : ***


Editions  Héros-Limite - 25€

Objectif-PAL.jpg
Objectif PAL : # 8

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 23:00

 

chemin-des-ames.jpg

C'est grace à Amanda que je découvre enfin cet auteur qui me tentait depuis un moment et je dois dire que je n'ai pas été déçue... Autant vous le dire tout de suite, il s'agit même d'un coup de coeur !
Je rejoins donc le clan des adeptes !

Nous sommes en 1919, dans l'Ontario. Niska, une vieille indienne de la nation Cree a quitté la forêt où elle vit pour attendre son fils à la gare. Elijah et Xavier son neveu, se sont engagés dans l'armée pour combattre aux côtés des canadiens contre les allemands qui ont envahis le Nord de la France.
Mais c'est Xavier, le neveu qu'elle a élevé, qui descend du train, détruit physiquement et moralement par la guerre. Alors qu'elle le ramène en canoë vers leur terre, elle tente de sauver l'esprit de Xavier, perdu dans les aléas de la guerre et de la drogue.

Ce retour servira de toile de fond pour les récits alternés de Niska et de Xavier.
Xavier, sous la coupe de la morphine, se souvient de son départ enthousiaste avec son ami Elijah, de la découverte de la guerre et de ses atrocités, de leur talent de chasseurs mis à contribution, des difficultés d'intégration et de la folie meurtrière dans laquelle Elijah bascule peu à peu. Son esprit erre entre vie et mort, sur le chemin des âmes, à la recherche de son ami perdu. Lors de ses rares moments de conscience, il souffre de sa déchéance et de son infirmité et ne cherche qu'à fuir un peu plus, quitte à quitter ce monde si dur.
Niska, au contraire, cherche à ramener son neveu auprès d'elle. Sa seule arme : l'histoire familiale qu'elle lui raconte depuis son enfance et celle de sa soeur, mère de Xavier. Elle se souvient de l'éducation traditionnelle dans la forêt, du pouvoir hérité de son père, de l'influence des blancs qui ont cherchés à éliminer des traditions dites de sauvages et la culture indienne. Culture qui est, peu à peu, reniée par son peuple pour rejoindre le monde blanc et ses corruptions. Elle constate qu'il en reste bien peu comme elle et c'est une raison supplémentaire pour se battre pour son neveu.

Ces deux voix alternent et peu à peu nous donne un témoignage très fort, à la fois sur une culture indienne en perdition et sur les ravages de la guerre sur l'humanité du monde.
Les conditions de vie, ou plutôt de survie, des soldats sont extrêmement détaillées et nous plonge véritablement dans l'horreur d'une guerre où l'humanité est absente et où la mort est présente à chaque moment : les compagnons qui meurent sous vos yeux, les bombes qui rendent sourds, les ordres ridicules à appliquer, le pays natal et les proches qui vous manquent, le poids des morts qui vous hantent, etc...
Rien n'est facile à la guerre et on peut y perdre facilement son âme...
Alors qu'Elijah devient le tireur d'élite de sa compagnie et devient une machine à tuer pour la simple raison de devenir un héros de la guerre, Xavier cherche à prendre appui sur les rites ancestraux de son peuple. Leur amitié sera mise à rude épreuve...
A des milliers de kilomètres de là, c'est une culture amérindienne qui se bat pour survivre. Le respect des animaux, de la terre, la connaissance d'une nature tantôt généreuse ou parcimonieuse laisse place à la facilité d'une vie au milieu des blancs, de leur culture chrétienne, de leurs excès de boissons et de violence, de leur manque de tolérance.

Bref, c'est un excellent roman que tous devraient lire !
Pourquoi ?
- Car c'est un des récits les plus forts que j'ai pu lire sur la première guerre mondiale
- Car les différents narrateurs, les flash-backs et l'alternance de la narration en fait un petit bijou de construction
- car c'est au final une superbe réflexion sur notre humanité et notre identité.


Lisez les avis chaleureux d'Amanda, Kathel, Papillon, ...


Note : *****                                                  livre-coeur7.jpg


Editions Albin Michel - 22,50€
Editions Livre de poche - 6,95€


Si quelqu'un veut me prêter la suite " les saisons de la solitude", je l'accueillerais avec plaisir !


challenge-theoma.jpg

Il s'agissait du coup de coeur de Neph !

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 22:49


mon année 1



Collaboration de l'année entre le japonais Taniguchi et le français Jean David Morvan (le scénariste de Sillage pour ceux qui ne le connaissent pas), cet album était très attendu. Peut-être trop car je n'ai pas complètement été emballée par cet album hybride.

C'est l'anniversaire de Capucine, une petite fille de 8 ans pas comme les autres : elle est trisomique mais ne porte pas les signes physiques qu'on associe habituellement à cet état.
Ses parents s'impliquent fortement dans son éducation, espérant la voir atteindre un stade d'évolution le plus élevé possible. Malheureusement, la petite va devoir quitter l'école classique, l'attention qu'elle demande retardant quelque peu la classe...
L'échec est palpable pour les parents chez qui apparaissent des tensions sous-jacentes... le père, soutien financier de la famille, qui passe sa vie au travail et la mère, vendeuse de lingerie, qui voudrait ne pas avoir toutes les responsabilités d'éducation sur le dos...  
Pendant ce temps, Capucine observe le monde à sa façon et ressent bien des choses...

C'est un récit très touchant sur un handicap dont on parle peu. Traité avec pudeur et précision (les auteurs se sont beaucoup documentés et ont visités un institut spécialisé), la trisomie est vue sous l'angle du quotidien d'une famille. On y aborde les difficultés d'un couple à élever une enfant différente et les écueils qui se dressent : la question de l'avortement, l'incompréhension des proches, les difficultés de scolarisation, les différents parentaux sur l'éducation à donner, le poids des responsabilités et la force nécessaire pour tenir tout ça à bout de bras. 
Capucine est également très touchante. Elle est formidablement traitée. Ses pensées en voix off, un langage bien à elle et son refuge auprès d'un ami imaginaire "Douroudoudou" qui ressemble étrangement à un transfuge de Totoro, font d'elle une petite fille étrange mais sensible aux moindres émotions.

On reconnaitra la patte de Taniguchi dans les dessins de l'album mais je n'y ai pas retrouvé la force de ses autres albums. La couleur, inhabituelle chez lui, est plutôt réussie et le papier, de très belle qualité, est un plus non négligeable. L'histoire se passe en France, à Reims puis, à la fin de l'album, dans mon pays chti ! (les locaux reconnaitront nos belles maisons en brique rouge, la gare Lille Europe et un terril, détourné en Douroudoudou !) Taniguchi a travaillé sur photos pour nous donner ces décors français inconnus pour lui.

Alors pourquoi cette petite déception ?
Voici mon bémol : la narration que j'ai trouvé un peu poussive et des dialogues un peu bateau...
Difficile de vous donner des exemples, c'est une impression diffuse que je n'ai pas réussi à identifier ou à mettre mieux en mot...

Je n'ai pas eu de coup de coeur, l'album ne m'a pas bouleversé et il a surement manqué le petit truc qui fait la différence mais je vous recommande malgré tout sa lecture pour le traitement original et touchant d'un état (car la trisomie n'est pas une maladie) tabou dans nos sociétés. Les critiques sont unaniment positives alors n'hésitez pas !



Note : ***

Editions Dargaud - 18€



mon année 4

mon année 2

mon année 3

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Humeur

Le 26 Août 2013 :
Le grenier de choco n'est plus...
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